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Fissures sur votre maison, ce que l'assurance habitation prend en charge

Fissures maison et assurance habitation : régime CatNat sécheresse argile (franchise 1 520 €), garantie décennale, expertise et délais de déclaration.

19 mai 202617 min de lectureMis à jour le 13 juin 2026

Face à des fissures maison, la question de l'assurance habitation dépend entièrement de l'origine du désordre. Trois régimes distincts s'appliquent. Les fissures structurelles liées à un défaut de construction relèvent de la garantie décennale du constructeur et de la dommages ouvrage, dans les dix ans suivant la réception. Les fissures provoquées par le retrait gonflement des argiles, phénomène géologique reconnu, relèvent du régime des catastrophes naturelles, avec une franchise légale de 1 520 euros, à condition qu'un arrêté interministériel reconnaisse l'état de catastrophe pour la commune et la période. Les fissures esthétiques superficielles, liées au tassement normal du bâti, restent à la charge du propriétaire.

L'enjeu financier est lourd. Une réfection esthétique se chiffre en centaines d'euros, une reprise structurelle légère entre 5 000 et 15 000 euros, une reprise de fondations sur sols argileux dépasse fréquemment 50 000 euros et atteint parfois 150 000 euros. Le bon réflexe : diagnostiquer l'origine avant tout travaux, documenter par photographies datées, déclarer le sinistre dans les délais légaux.

À retenir :

  • La franchise légale du régime CatNat pour la sécheresse argile est de 1 520 € pour une résidence principale en maison individuelle (article A125-1 du Code des assurances), contre 380 € pour une catastrophe naturelle standard.
  • Le délai de déclaration du sinistre CatNat est passé de 10 à 30 jours par la loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021, à compter de la publication de l'arrêté au Journal officiel.
  • Le décret n° 2024-82 du 5 février 2024 impose que l'indemnité serve à une remise en état effective de l'ouvrage, conforme au rapport d'expertise, sous peine de restitution des sommes versées.
  • Environ 10 millions de maisons individuelles sont exposées au retrait gonflement des argiles et plus de 3 millions sont déjà fissurées (France Assureurs, 2024) ; le coût pour les assureurs avoisine 1,5 milliard d'euros par an.
  • La garantie décennale (article 1792 du Code civil) couvre pendant dix ans les fissures qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

Ce guide détaille les trois régimes, la procédure de déclaration, l'expertise et les recours. Pour la vue d'ensemble, le guide assurance habitation pose le cadre. Pour la catastrophe naturelle en détail, voyez notre article sur la franchise CatNat et l'indemnisation.

Identifier l'origine de la fissure

Le diagnostic préliminaire conditionne toute la procédure. Une fissure mal qualifiée oriente vers le mauvais régime et fait perdre des mois. Quatre familles se distinguent à l'observation.

Les fissures structurelles d'origine constructive

Elles apparaissent dans les premières années suivant la construction, souvent au niveau des angles, des linteaux ou des appuis. Elles révèlent un défaut de fondation, une malfaçon de gros oeuvre ou un sous dimensionnement de la structure. Leur orientation est verticale ou diagonale, leur ouverture dépasse fréquemment le millimètre. Elles relèvent de la garantie décennale, posée à l'article 1792 du Code civil, qui couvre pendant dix ans les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.

Les fissures liées au retrait gonflement des argiles

Le retrait gonflement des argiles (RGA) est un phénomène géologique : les sols argileux se contractent en perdant leur eau lors des sécheresses, puis gonflent en la récupérant, créant des mouvements différentiels sous les fondations. Ces fissures apparaissent ou s'aggravent après les étés secs (2003, 2018, 2022, 2023). Elles sont typiquement en escalier, suivent les joints de maçonnerie et se concentrent autour des ouvertures (portes, fenêtres). Selon le Bureau de Recherches Géologiques et Minières, près de la moitié du territoire métropolitain est exposée à un aléa moyen ou fort. Ce risque relève du régime CatNat avec une franchise spécifique de 1 520 euros.

Les fissures liées à un événement extérieur

Vibrations d'un chantier voisin, tassements liés au creusement d'une tranchée mitoyenne, dégâts d'inondation ou de séisme : ces événements fragilisent une maison. Selon l'origine, la responsabilité civile de l'entreprise ou du voisin peut être engagée, ou la garantie CatNat peut s'activer si un séisme ou une inondation est reconnu par arrêté.

Les fissures esthétiques superficielles

Microfissures sur l'enduit, faïençage du crépi, marques de retrait du plâtre intérieur : ces défauts cosmétiques n'affectent ni la solidité ni l'étanchéité. Ils ne sont couverts ni par la MRH (multirisque habitation, le contrat d'assurance habitation classique), ni par la dommages ouvrage. Leur réparation relève de l'entretien courant à la charge du propriétaire.

Type de fissure Régime d'indemnisation Délai de déclaration Coût indicatif des travaux
Structurelle constructive (< 10 ans) Garantie décennale + dommages ouvrage 5 jours ouvrés (dommages ouvrage) 5 000 à 50 000 €
Retrait gonflement des argiles CatNat (franchise 1 520 €) 30 jours après arrêté 50 000 à 150 000 €
Événement extérieur (chantier, séisme) RC tiers ou CatNat selon l'origine 5 jours ouvrés Variable
Esthétique superficielle Non couverte Sans objet 200 à 2 000 €

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Le régime CatNat sécheresse argile

Le régime des catastrophes naturelles (CatNat) a été créé par la loi n° 82-600 du 13 juillet 1982, codifiée aux articles L125-1 et suivants du Code des assurances. Il indemnise les dommages directs causés par un événement naturel reconnu par arrêté interministériel publié au Journal officiel. Pour la sécheresse et la réhydratation des sols argileux, plusieurs conditions doivent être réunies.

D'abord, la commune doit faire l'objet d'un arrêté reconnaissant l'état de catastrophe pour la période concernée. La liste des arrêtés est consultable sur Géorisques. Ensuite, l'assuré doit détenir un contrat MRH au moment du sinistre : la garantie CatNat y est obligatoirement incluse. Le sinistre doit présenter un lien de causalité directe avec le phénomène reconnu. Le délai de déclaration à l'assureur est de 30 jours à compter de la publication de l'arrêté. La franchise applicable est de 1 520 euros (article A125-1 du Code des assurances), bien supérieure à la franchise CatNat standard de 380 euros.

La modulation de la franchise

Dans les communes non couvertes par un PPRN (plan de prévention des risques naturels), la franchise est modulée en cas d'arrêtés répétés sur le même risque dans les cinq ans. Pour la sécheresse argile, elle est doublée au 3e arrêté, triplée au 4e, quadruplée au 5e : 1 520 €, puis 3 040 €, 4 560 € et 6 080 €. Cette mécanique incite les communes à se doter d'un plan de prévention.

À retenir : Les désordres préexistants à la souscription du contrat ne sont jamais couverts. L'assureur peut exiger des preuves de l'état du bien à la souscription (photographies, factures, rapports) pour exclure les désordres anciens. Documenter le bien dès la signature du contrat est la meilleure protection.

L'indemnisation couvre la reprise des fondations (micropieux, longrines, soutènement), la reprise de la maçonnerie endommagée et parfois la démolition reconstruction de certaines parties. Le rapport d'expertise détermine la nature des travaux et le montant de l'indemnité, après application de la franchise et de la vétusté éventuelle.

La réforme du régime CatNat sécheresse

Le régime CatNat sécheresse argile a été profondément réécrit entre 2021 et 2024 pour mieux prendre en charge ces sinistres techniquement complexes. La chaîne de textes est précise.

La loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021 relative à l'indemnisation des catastrophes naturelles a porté le délai de déclaration de 10 à 30 jours à compter de la publication de l'arrêté, laissant aux propriétaires le temps de constater les dégâts et de consulter un expert.

L'ordonnance n° 2023-78 du 8 février 2023 a élargi le champ de la couverture aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à « la succession anormale d'événements de sécheresse d'ampleur significative », une formulation qui assouplit les critères de reconnaissance de l'état de catastrophe.

Le décret n° 2024-82 du 5 février 2024 (publié au Journal officiel le 6 février 2024) précise les modalités d'indemnisation. Trois apports majeurs :

  • L'indemnité doit servir à une remise en état effective de l'ouvrage, conforme aux recommandations du rapport d'expertise. À défaut, l'assureur peut réclamer la restitution des sommes versées. Fini les réparations cosmétiques qui ne traitent pas la cause.
  • Les désordres susceptibles de s'aggraver et d'affecter la solidité sont désormais couverts, même s'ils ne sont pas encore graves au moment de l'expertise.
  • Les constructions neuves édifiées après le 1er janvier 2024 sans attestation géotechnique sont exclues de la garantie, de même que les annexes (garage, terrasse, piscine) non solidaires de la structure.

Un décret complémentaire encadrant l'expertise (compétences de l'expert, contenu du rapport, délais d'élaboration) est entré en vigueur le 1er janvier 2025. Le délai pour engager les travaux après acceptation de l'indemnité est fixé à 24 mois.

La garantie décennale et la dommages ouvrage

Pour les fissures apparaissant dans les dix ans suivant la réception, deux régimes complémentaires interviennent.

La garantie décennale du constructeur, posée à l'article 1792 du Code civil, couvre pendant dix ans à compter de la réception les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Elle est obligatoire pour tout constructeur (entreprise, artisan, architecte) et matérialisée par une attestation d'assurance fournie à l'ouverture du chantier.

La dommages ouvrage (DO), obligatoire pour le maître d'ouvrage selon l'article L242-1 du Code des assurances, permet une indemnisation préfinancée sans attendre la détermination des responsabilités. L'assureur DO paie rapidement le maître d'ouvrage, puis se retourne contre les constructeurs et leurs assureurs décennaux pour récupérer les sommes. Son absence dans le dossier de vente d'un bien de moins de dix ans doit d'ailleurs être mentionnée dans l'acte notarié (article L243-2 du Code des assurances).

La procédure DO suit des délais encadrés par l'article L242-1 :

Étape Délai légal Acteur
Notification de position de l'assureur 60 jours Assureur DO
Offre d'indemnisation 90 jours Assureur DO
Paiement après acceptation 15 jours Assureur DO

En cas de dépassement de ces délais, l'indemnité est majorée du double de l'intérêt légal. Sans dommages ouvrage souscrite, l'indemnisation passe par l'activation directe de la garantie décennale du constructeur, avec une procédure plus longue et un recours souvent contentieux. La souscription d'une DO doit intervenir avant l'ouverture du chantier ; son absence pour une construction destinée à l'habitation expose à six mois d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende (article L243-3), sanction dont le particulier construisant pour lui-même est dispensé.

L'expertise et les recours

L'expertise est l'étape clé de tout dossier fissures. Trois acteurs peuvent intervenir.

L'expert d'assurance, mandaté par l'assureur, évalue l'origine, l'étendue et le coût de la réparation. Son rapport sert de base à l'indemnisation proposée. Pour les dossiers complexes (sécheresse argile, défaut constructif), il s'agit souvent d'un expert spécialisé en pathologie du bâtiment.

L'expert d'assuré, mandaté par le sinistré, contre expertise le rapport de l'expert d'assurance et défend les intérêts du propriétaire. Il est généralement rémunéré à un pourcentage de l'indemnité supplémentaire obtenue, de 5 à 10 pour cent. Sa mobilisation devient rentable au delà de 10 000 euros d'indemnité contestée. Pour le détail, voyez notre article sur l'expert d'assuré et l'expert d'assurance.

L'expert judiciaire, nommé par un tribunal en cas de procédure contentieuse, statue de manière indépendante. Sa désignation se fait dans le cadre d'un référé expertise (procédure d'urgence ordonnant une mesure d'instruction avant tout procès), généralement après l'échec de la phase amiable.

En cas de désaccord persistant entre l'expert d'assurance et le propriétaire, la tierce expertise permet de désigner un troisième expert pour trancher. Les frais sont partagés entre l'assureur et l'assuré.

Étude de cas : un pavillon fissuré par la sécheresse

Une maison individuelle de 120 m² à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), zone d'aléa fort, voit apparaître des fissures en escalier de 4 mm après l'été 2022. La commune obtient un arrêté CatNat publié en mars 2023. Le propriétaire déclare dans les 30 jours, l'expert d'assurance chiffre la reprise par micropieux à 62 000 euros. Jugeant l'évaluation trop basse, le propriétaire mandate un expert d'assuré (honoraires 8 % de l'indemnité supplémentaire). La contre expertise porte l'indemnité à 84 000 euros. Après franchise de 1 520 euros, l'indemnité nette atteint 82 480 euros, dont 22 000 euros n'auraient pas été obtenus sans contre expertise.

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Documenter, déclarer, déclarer ses obligations

Trois réflexes facilitent considérablement l'indemnisation.

Documenter l'état du bien à la souscription du contrat, par photographies datées de l'intérieur et de l'extérieur, état des fondations apparentes, factures de travaux antérieurs. Cette documentation initiale exclut tout litige sur des désordres préexistants.

Suivre l'évolution des fissures par photographies datées à intervalle régulier (tous les six mois), avec une règle ou un objet de référence pour mesurer l'ouverture. Cette chronique démontre le lien entre le sinistre et l'événement déclencheur.

Déclarer le sinistre dans les délais légaux : 5 jours ouvrés pour une fissure structurelle relevant de la dommages ouvrage, 30 jours après publication de l'arrêté pour une fissure CatNat sécheresse argile, 5 jours ouvrés à compter de la découverte pour un événement extérieur.

L'article L113-2 du Code des assurances impose par ailleurs de déclarer toute aggravation du risque. L'apparition de nouvelles fissures significatives doit être signalée à l'assureur, même si elle n'est pas encore déclarée comme sinistre. Les travaux modifiant la structure (extension, suppression de murs porteurs) doivent également l'être. Un défaut de déclaration expose aux sanctions des articles L113-8 (nullité du contrat en cas de fausse déclaration intentionnelle, dont la preuve incombe à l'assureur) et L113-9 (réduction proportionnelle de l'indemnité en cas d'omission de bonne foi).

Les zones les plus exposées en France

La cartographie de l'aléa retrait gonflement des argiles a été établie par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières et publiée sur Géorisques. Trois niveaux distinguent les communes : faible, moyen, fort. Près de la moitié du territoire métropolitain est classée en aléa moyen ou fort, soit environ 10 millions de maisons individuelles exposées et plus de 3 millions déjà fissurées, selon France Assureurs (2024).

Les départements les plus exposés en aléa fort se concentrent dans le sud ouest (Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Gers, Haute-Garonne), le sud est (Bouches-du-Rhône, Hérault, Vaucluse, Drôme), l'Île-de-France (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-de-Marne) et certains secteurs du bassin parisien (Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Loiret).

Le coût du risque sécheresse argile avoisine 1,5 milliard d'euros par an pour les assureurs, et le coût total des évènements naturels a atteint 5 milliards d'euros en France en 2024 (France Assureurs). À défaut d'adaptation du bâti, France Assureurs projette un coût cumulé passant de 13,8 à 43,3 milliards d'euros d'ici 2050.

Avant l'achat d'une maison, la consultation de la carte d'aléa reste un réflexe. Pour les terrains situés en zone moyenne ou forte, une étude géotechnique préalable de type G1 PGC (norme NF P94-500) est obligatoire à la vente d'un terrain à bâtir depuis le 1er janvier 2020, en application de l'article 68 de la loi ELAN (loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018). Elle est à la charge du vendeur et permet d'identifier la nature du sol et de dimensionner les fondations en conséquence.

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FAQ : fissures maison et assurance habitation

Mon assurance habitation couvre-t-elle les fissures liées à la sécheresse ?

Oui, mais sous conditions. La garantie CatNat, incluse dans toute MRH, couvre les fissures dues au retrait gonflement des argiles uniquement si la commune fait l'objet d'un arrêté interministériel reconnaissant l'état de catastrophe naturelle pour la période concernée. La franchise est de 1 520 euros pour une résidence principale en maison individuelle (article A125-1 du Code des assurances). Sans arrêté, aucune indemnisation CatNat n'est possible.

Quel est le délai pour déclarer des fissures à mon assureur ?

Le délai dépend du régime. Pour une fissure CatNat sécheresse argile, vous disposez de 30 jours à compter de la publication de l'arrêté au Journal officiel, délai porté de 10 à 30 jours par la loi du 28 décembre 2021. Pour une fissure structurelle relevant de la dommages ouvrage, le délai est de 5 jours ouvrés. Pour un événement extérieur, 5 jours ouvrés à compter de la découverte.

Les fissures esthétiques sont-elles indemnisées ?

Non. Les microfissures sur l'enduit, le faïençage du crépi ou les marques de retrait du plâtre n'affectent ni la solidité ni l'étanchéité du bâti. Elles ne sont couvertes ni par la MRH ni par la dommages ouvrage et relèvent de l'entretien courant à la charge du propriétaire.

Faut-il mandater un expert d'assuré ?

Cela devient rentable au delà de 10 000 euros d'indemnité contestée. L'expert d'assuré contre expertise le rapport de l'assureur et défend vos intérêts, moyennant 5 à 10 pour cent de l'indemnité supplémentaire obtenue. Pour un dossier sécheresse argile chiffré à plusieurs dizaines de milliers d'euros, le gain dépasse fréquemment le coût de l'expert.

Que change le décret du 5 février 2024 sur l'indemnisation ?

Le décret n° 2024-82 du 5 février 2024 impose que l'indemnité serve à une remise en état effective de l'ouvrage, conforme au rapport d'expertise, sous peine de restitution. Il couvre aussi les désordres susceptibles de s'aggraver et exclut les constructions neuves postérieures au 1er janvier 2024 dépourvues d'attestation géotechnique. Le délai pour engager les travaux est de 24 mois.

Une fissure dans une maison de moins de dix ans est-elle couverte ?

Oui, par la garantie décennale du constructeur (article 1792 du Code civil) si elle compromet la solidité de l'ouvrage ou le rend impropre à sa destination. Si une dommages ouvrage a été souscrite, elle préfinance la réparation sans attendre la détermination des responsabilités, avec une offre sous 90 jours et un paiement sous 15 jours après acceptation.

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Qualification du régime applicable

Nous orientons d'abord le dossier vers le bon régime (CatNat, dommages ouvrage, responsabilité civile tiers), étape qui détermine le délai de déclaration et le montant de la franchise. Une erreur d'aiguillage à ce stade fait perdre des mois et parfois l'indemnité elle même.

Constitution du dossier d'expertise

Nous aidons à réunir les pièces décisives : photographies datées, chronique d'évolution des fissures, factures, état des risques. La qualité du dossier d'expertise pèse directement sur l'indemnité, qui se compte ici en dizaines de milliers d'euros.

Mobilisation d'un expert d'assuré

Pour les dossiers significatifs, nous mobilisons un réseau d'experts d'assurés et de cabinets d'avocats spécialisés en droit des assurances. La contre expertise est mobilisée dès que l'indemnité contestée dépasse 10 000 euros.

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Conclusion

Les fissures maison et leur prise en charge par l'assurance habitation répondent à trois régimes distincts : la garantie décennale et la dommages ouvrage pour les défauts constructifs dans les dix ans suivant la réception, le régime CatNat avec franchise de 1 520 euros pour le retrait gonflement des argiles, et l'exclusion des fissures esthétiques. Le diagnostic de l'origine commande toute la suite. Les délais de déclaration, 30 jours pour la CatNat et 5 jours ouvrés pour les autres, doivent être respectés à la lettre. Avec la réforme de 2021 à 2024, l'indemnité doit désormais financer une remise en état durable de l'ouvrage. L'expertise reste l'étape décisive, et le recours à un expert d'assuré s'impose dès 10 000 euros d'enjeu.


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