
Fonctionnement du système GAREAT et CCR : 4 niveaux de protection, garantie illimitée de l'État, taxe attentat 6,50 €, cat bond Athéna I et enjeux cyber.
Le système français de réassurance terrorisme repose sur le GAREAT (Gestion de l'Assurance et de la Réassurance des risques Attentats et actes de Terrorisme), un pool de coréassurance créé en 2002 et adossé à la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) avec la garantie illimitée de l'État. Ce dispositif à quatre niveaux protège les entreprises françaises sans plafond absolu, depuis les premiers euros d'indemnisation par les assureurs directs jusqu'à l'intervention sans limite de la CCR au delà de 2,8 milliards d'euros. Unique au monde par son caractère obligatoire et sa garantie étatique illimitée, ce mécanisme assure que toute entreprise en France bénéficie d'une couverture terrorisme intégrée à son contrat d'assurance de biens (source : GAREAT, gareat.com).
À retenir :
- Le GAREAT fonctionne en pyramide à quatre niveaux, de 0 à 2,8 milliards d'euros, puis la CCR prend le relais sans plafond
- La garantie de l'État est illimitée et n'a jamais été activée depuis 2002
- La taxe attentat s'élève à 6,50 € par contrat et finance le FGTI pour l'indemnisation des victimes corporelles
- En 2025, GAREAT a émis son premier cat bond (Athéna I) de 100 millions d'euros pour diversifier ses sources de réassurance
- La CCR a enregistré un bénéfice net de 536 millions d'euros en 2025, avec 11,4 milliards d'euros d'actifs financiers
Le risque terroriste présente trois caractéristiques qui le rendent inassurable par les mécanismes classiques du marché de l'assurance. Comprendre ces spécificités permet de saisir pourquoi un dispositif public est indispensable.
L'imprévisibilité radicale distingue le terrorisme des sinistres classiques. Contrairement aux incendies, dégâts des eaux ou vols dont les statistiques permettent de modéliser fréquences et coûts moyens, les attentats échappent à toute modélisation actuarielle fiable : leur localisation, leur ampleur et leur fréquence sont par nature aléatoires.
Le potentiel catastrophique représente le deuxième obstacle majeur. Un seul événement peut générer des milliards d'euros de dommages concentrés sur une zone géographique restreinte. Les attentats du 11 septembre 2001 ont coûté plus de 40 milliards de dollars aux assureurs mondiaux, soit le sinistre le plus coûteux de l'histoire de l'assurance à cette date (source : Swiss Re Sigma).
Le cumul extrême complète le triptyque. Le terrorisme frappe des zones à forte densité de valeurs assurées : centres villes, quartiers d'affaires, infrastructures stratégiques. Cet effet de concentration empêche les assureurs d'absorber seuls les pertes sans compromettre leur solvabilité.
Face à cette réalité, la plupart des pays développés ont mis en place des partenariats associant les assureurs privés pour les sinistres de faible et moyenne ampleur, et l'État comme réassureur en dernier ressort pour les catastrophes majeures.
| Pays | Dispositif | Année de création | Plafond public | Couverture |
|---|---|---|---|---|
| France | GAREAT + CCR | 2002 | Illimité (au delà de 2,8 Mds€) | Obligatoire |
| Royaume Uni | Pool Re | 1993 | £2,75 Mds de rétrocession + État | Facultative |
| États Unis | TRIA | 2002 (renouvelé 2027) | 100 Mds$ fédéraux | Facultative |
| Espagne | Consorcio | 1954 (élargi 2004) | Garantie État illimitée | Obligatoire |
| Allemagne | Extremus | 2002 | 10 Mds€ + État | Facultative |
La France se distingue par une garantie illimitée de l'État et un caractère obligatoire de la couverture, ce qui en fait l'un des systèmes les plus protecteurs au monde (source : WTW, The Terrorism Pool Index 2024).
Avant 2001, la garantie terrorisme existait en France depuis la loi du 9 septembre 1986, mais elle était portée directement par les assureurs sans mécanisme de réassurance spécifique. Les attentats du 11 septembre ont provoqué le retrait quasi total des réassureurs internationaux de la couverture terrorisme, créant un vide de capacité sur le marché français.
En réponse, les acteurs du marché français ont créé le GAREAT en janvier 2002, sous la forme d'un groupement d'intérêt économique (GIE) réunissant les sociétés d'assurance membres. Le dispositif repose sur trois piliers fondamentaux : deux pools de réassurance distincts (Petits et Moyens Risques, Grands Risques), la CCR comme réassureur public illimité, et la garantie de l'État français sans plafond.
En 2006, le dispositif a été élargi aux risques NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique et Chimique). Cette extension couvre les attentats à l'arme chimique, les contaminations radiologiques, les agents biologiques et le sabotage d'installations nucléaires. La France est devenue l'un des systèmes les plus complets au monde en intégrant ces risques non conventionnels.
En janvier 2025, GAREAT a franchi une étape majeure en émettant son premier cat bond (obligation catastrophe) via le véhicule Athéna I Reinsurance DAC. Cette émission de 100 millions d'euros constitue seulement le troisième cat bond terrorisme au monde, après les deux transactions Baltic émises par Pool Re au Royaume Uni. Le cat bond couvre les dommages matériels liés au terrorisme en France sur trois périodes annuelles de risque, de janvier 2025 à fin 2028 (source : Artemis.bm). Les investisseurs perçoivent un spread de risque de 5,25 %. Cette diversification des sources de réassurance renforce la résilience financière du pool français.
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Le système GAREAT fonctionne comme une pyramide à quatre étages où chaque niveau prend le relais lorsque le précédent atteint sa limite. Le seuil de 20 millions d'euros de capitaux assurés détermine le passage du régime Petits et Moyens Risques au régime Grands Risques (source : GAREAT, gareat.com).
Les compagnies d'assurance assurent directement les entreprises et indemnisent les sinistres terrorisme jusqu'à un plafond cumulé de 2 milliards d'euros par événement. Chaque assureur conserve une quote part de ses risques terrorisme et constitue des provisions à partir des primes collectées (hors taxe attentat). La capacité estimée de ce premier niveau atteint 2 milliards d'euros cumulés pour l'ensemble des assureurs français.
Le pool PMR intervient pour les sinistres cumulés dépassant 2 milliards d'euros et jusqu'à 2,5 milliards d'euros. Ce pool gère les risques dont les capitaux assurés sont inférieurs à 20 millions d'euros : commerces, PME, TPE, risques courants. Les assureurs cèdent une partie de leurs risques au pool, et les cotisations sont mutualisées entre tous les membres.
Le pool GR prend le relais de 2,5 à 2,8 milliards d'euros pour les risques dont les capitaux assurés dépassent 20 millions d'euros. Ce niveau couvre les immeubles de grande hauteur (IGH), les centres commerciaux de plus de 20 000 m², les sièges de grandes entreprises et les infrastructures critiques. La tarification est spécifique selon l'exposition (localisation, valeur, secteur d'activité), avec des taux de prime GAREAT pouvant descendre jusqu'à 12,6 % contre 18 % historiquement pour les grands risques.
La Caisse Centrale de Réassurance, adossée à la garantie illimitée de l'État français, réassure 100 % des sinistres au delà de 2,8 milliards d'euros. Aucun plafond n'est fixé : la CCR s'engage sans limite de montant. Le déclenchement est automatique dès le franchissement du seuil, sans vote parlementaire nécessaire. Cette garantie permet de couvrir des scénarios catastrophiques que le seul secteur privé ne pourrait absorber.

La CCR (Caisse Centrale de Réassurance) est un établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1946, placé sous la tutelle du ministère de l'Économie et des Finances. Ses missions couvrent la réassurance des catastrophes naturelles (tempêtes, inondations, sécheresses), la réassurance du risque terrorisme depuis 2002, et le soutien à l'assurabilité de risques stratégiques.
Chiffres clés CCR (exercice 2025, source : CCR Rapport d'Activité 2025) :
| Indicateur | Valeur 2025 | Variation vs 2024 |
|---|---|---|
| Bénéfice net | 536 M€ | x 2,9 (+193 %) |
| Chiffre d'affaires brut | 1,878 Md€ | +51,8 % |
| Résultat financier | 505 M€ | Taux de rendement 5,1 % |
| Actifs financiers (valeur marché) | 11 404 M€ | En progression |
Ces chiffres attestent de la solidité financière du réassureur public français, dont les réserves constituent un rempart supplémentaire avant même l'activation de la garantie étatique.
La garantie de l'État français au bénéfice de la CCR est inscrite dans le Code des assurances (articles L431-9 et suivants). Le scénario d'activation suit une séquence précise en quatre étapes : un attentat majeur provoque des dommages supérieurs à 2,8 milliards d'euros cumulés ; les trois premiers niveaux (assureurs directs, GAREAT PMR, GAREAT GR) sont épuisés ; la CCR active sa garantie illimitée et indemnise les sinistres excédentaires ; si les provisions de la CCR sont insuffisantes, l'État français apporte les fonds nécessaires via avance de trésorerie ou dotation budgétaire.
Le montant mobilisable est théoriquement illimité, adossé à la signature de l'État français. Depuis 2002, la garantie n'a jamais été activée : l'État n'a donc rien déboursé, tandis que les primes collectées ont constitué des provisions substantielles estimées entre 2 et 2,5 milliards d'euros pour l'ensemble du système GAREAT (source : Argus de l'Assurance).
Les cotisations des entreprises et particuliers assurés constituent la première source de financement. La part terrorisme représente généralement 2 à 5 % de la prime totale d'assurance professionnelle multirisque. La surprime terrorisme/GAREAT s'élève à environ 16 % du total des primes cédées au pool (source : PLF 2026, Le Moniteur).
Exemple concret pour une PME :
| Poste | Montant annuel |
|---|---|
| Prime MRP totale | 2 000 € |
| Part terrorisme estimée (4 %) | 80 € |
| Taxe attentat | 6,50 € |
| Total | 2 086,50 € |
La taxe attentat est une contribution obligatoire prélevée sur chaque contrat d'assurance couvrant des biens en France. Son montant actuel est de 6,50 € par contrat et par an depuis juillet 2024. Elle ne s'applique pas aux contrats limités à la seule responsabilité civile. L'intégralité de cette taxe est versée au FGTI (Fonds de Garantie des Victimes des actes de Terrorisme et d'autres Infractions), créé en 1986 (source : Service-Public.fr).
Évolution historique de la taxe attentat :
| Période | Montant par contrat |
|---|---|
| 2016 à 2019 | 4,30 € |
| 2020 à 2023 | 5,90 € |
| Depuis juillet 2024 | 6,50 € |
Le FGTI gère environ 17 000 demandes d'indemnisation par an, dont moins d'une centaine concerne des victimes du terrorisme. La majorité des fonds sert à indemniser les victimes d'infractions de droit commun (source : Fonds de Garantie, fondsdegarantie.fr).
| Garantie terrorisme (via primes d'assurance) | FGTI (via taxe 6,50 €) |
|---|---|
| Dommages matériels des entreprises | Dommages corporels des personnes |
| Bâtiments, équipements, stocks | Décès, blessures, traumatismes |
| Perte d'exploitation | Préjudices économiques des victimes |
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Demander un audit gratuitCréé en 1993 après les attentats de l'IRA à la City de Londres, Pool Re est un pool de réassurance mutualiste entre assureurs. En 2026, Pool Re a finalisé le renouvellement d'un programme de rétrocession de £2,75 milliards placé auprès de 65 réassureurs internationaux (source : Artemis.bm). La couverture terrorisme n'est pas obligatoire au Royaume Uni, ce qui crée des inégalités de protection entre entreprises.
Le Terrorism Risk Insurance Act (TRIA), créé en 2002, est un programme fédéral temporaire renouvelé périodiquement. Sa dernière extension court jusqu'en 2027. L'État rembourse 80 % des pertes dépassant certains seuils, dans la limite de 100 milliards de dollars. Le Département du Trésor américain doit publier un rapport d'efficacité du programme d'ici juin 2026 (source : Federal Register, mars 2026). Le caractère temporaire du TRIA, soumis au renouvellement par le Congrès, contraste avec la pérennité du système français.
Le Consorcio de Compensación de Seguros, créé en 1954 et élargi au terrorisme en 2004 après les attentats de Madrid, est un organisme public d'assurance. Il partage avec le système français deux caractéristiques fondamentales : la couverture obligatoire et la garantie illimitée de l'État. L'Espagne et la France disposent des deux systèmes les plus protecteurs au monde.
Le GAREAT se distingue par cinq atouts majeurs selon le rapport WTW Terrorism Pool Index 2024. L'obligation de couverture garantit qu'aucune entreprise n'est oubliée. La garantie illimitée élimine tout plafond absolu, contrairement aux États Unis ou à l'Allemagne. La stabilité dans le temps, sans renouvellement politique périodique, assure une visibilité à long terme. La réactivité du déclenchement, automatique et sans vote parlementaire, accélère les indemnisations. La solidarité nationale mutualise le risque sur l'ensemble du territoire. Un point d'attention subsiste : la transparence limitée sur les comptes détaillés du GIE GAREAT, dont les données restent commercialement confidentielles.
L'extension du dispositif GAREAT aux cyberattaques à motivation terroriste constitue le débat le plus structurant pour l'avenir du système. Actuellement, les attaques informatiques ne sont pas couvertes par la garantie terrorisme, même si elles sont revendiquées par un groupe terroriste. Selon le panorama de la cybermenace 2025 publié par l'ANSSI, les cyberattaques continuent de croître en volume et en sophistication sur le territoire français (source : ANSSI, cyber.gouv.fr).
Les arguments en faveur de l'inclusion comprennent la capacité des cyberattaques à causer des dommages matériels massifs (sabotage de centrales, paralysie de réseaux), la cohérence avec l'inclusion des risques NRBC en 2006, et la protection renforcée des infrastructures critiques (énergie, santé, transport). Les arguments contre incluent les difficultés d'attribution et de qualification de l'auteur, le cumul potentiel extrême (une attaque peut toucher simultanément des milliers d'entreprises), et la nécessité de définir précisément la frontière entre cyber terrorisme et cybercriminalité.
La loi LOPMI du 24 janvier 2023 a déjà posé un premier cadre en créant l'article L12-10-1 du Code des assurances, qui encadre l'indemnisation des pertes causées par les cyberattaques, y compris le paiement des rançons, sous condition de dépôt de plainte dans les 72 heures (source : Legifrance). Cette avancée législative pourrait préfigurer une intégration progressive du cyber terrorisme dans le périmètre GAREAT.
Le projet de loi de finances 2026 a introduit un amendement gouvernemental visant à créer une hybridation entre le système Spinetta, la garantie GAREAT et l'assurance catastrophes naturelles pour couvrir les dommages causés par les émeutes. Ce rapprochement entre régimes d'indemnisation témoigne de l'évolution des menaces vers des formes hybrides combinant violence politique, vandalisme de masse et terrorisme (source : Le Moniteur).
Une nouvelle augmentation de la taxe attentat à 7,50 € voire 8 € est évoquée pour renforcer les provisions du FGTI, anticiper les coûts croissants d'indemnisation (notamment les traumatismes psychologiques reconnus), et financer l'extension éventuelle au cyber terrorisme. L'évolution de cette taxe reflète l'adaptation permanente du système au niveau de menace.
1. La protection est automatique. Tout contrat d'assurance de biens inclut obligatoirement la garantie terrorisme. Aucune démarche spécifique n'est nécessaire.
2. Le système est illimité au niveau national. Grâce à la garantie de l'État via la CCR, il n'existe aucun plafond absolu. Seuls les plafonds du contrat individuel s'appliquent.
3. La taxe de 6,50 € apparaît sur l'attestation d'assurance. Elle finance le FGTI (victimes corporelles) et non la garantie matérielle.
4. Le système n'a jamais connu de défaillance. Depuis 2002, tous les attentats en France ont été indemnisés dans les délais et montants prévus.
5. Les plafonds individuels méritent une vérification. Si le système GAREAT est illimité, le contrat individuel de l'entreprise peut comporter des plafonds (par exemple un capital assuré limité à 5 millions d'euros). Un audit régulier de ces plafonds est recommandé.
Pour optimiser sa protection, un chef d'entreprise doit poser ces questions précises à son assureur ou courtier.
Quel est le plafond de garantie terrorisme pour mes bâtiments ? La réponse attendue est un montant précis ou la mention « capital assuré du bien ».
Ma perte d'exploitation terrorisme est elle plafonnée en durée ? La réponse attendue est « 12 mois », « 24 mois » ou « selon valeur déclarée ».
Quelle franchise s'applique en cas de sinistre terrorisme ? La réponse attendue inclut un pourcentage et un montant minimum (par exemple 10 % avec minimum 5 000 €).
Ma couverture terrorisme inclut elle les risques NRBC ? La réponse doit être « oui » (obligatoire depuis 2006).
Des acomptes provisionnels sont ils prévus en cas d'événement majeur ? La réponse attendue est « oui, selon le protocole GAREAT en cas d'activation des niveaux 3 ou 4 ».
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Être rappelé sous 6hLe GAREAT (Gestion de l'Assurance et de la Réassurance des risques Attentats et actes de Terrorisme) est un groupement d'intérêt économique créé en janvier 2002. Il organise la coréassurance du risque terrorisme en France en mutualisant les primes entre ses membres (assureurs) et en structurant la répartition des sinistres sur quatre niveaux, de l'assureur direct jusqu'à la CCR avec garantie illimitée de l'État.
Oui. Depuis la loi du 9 septembre 1986, la garantie terrorisme est obligatoire et intégrée à tout contrat d'assurance de biens en France. L'entreprise n'a aucune démarche spécifique à effectuer : la couverture est automatique dès la souscription d'une assurance multirisque professionnelle.
La taxe attentat de 6,50 € par contrat finance exclusivement le FGTI, qui indemnise les victimes corporelles (décès, blessures, traumatismes). La prime terrorisme, incluse dans la prime d'assurance, finance la couverture des dommages matériels de l'entreprise (bâtiments, équipements, perte d'exploitation) via le dispositif GAREAT.
Non, pas à ce jour. Les cyberattaques ne sont pas couvertes par la garantie terrorisme même si elles sont revendiquées par un groupe terroriste. La loi LOPMI de janvier 2023 a créé un cadre pour l'assurance cyber classique, et l'intégration du cyber terrorisme dans le périmètre GAREAT fait l'objet de discussions pour les années à venir.
La CCR, adossée à la garantie illimitée de l'État français, prend en charge 100 % des sinistres au delà de 2,8 milliards d'euros, sans aucun plafond. Si les provisions de la CCR sont insuffisantes, l'État apporte les fonds nécessaires. Depuis la création du système en 2002, cette garantie n'a jamais été activée.
Le système français figure parmi les plus protecteurs avec le Consorcio espagnol. Ses atouts principaux sont la couverture obligatoire (aucune entreprise n'est exclue), la garantie étatique illimitée (aucun plafond absolu), la pérennité du dispositif (pas de renouvellement politique), et la réactivité du déclenchement (automatique, sans vote parlementaire). Ces caractéristiques le distinguent notamment du TRIA américain, qui est temporaire et plafonné à 100 milliards de dollars.
France Épargne dispose d'experts spécialisés en assurance professionnelle et gestion des risques. Pour les entreprises souhaitant optimiser leur couverture terrorisme, nos conseillers réalisent un audit complet des plafonds individuels, vérifient la cohérence entre les capitaux assurés et la valeur réelle des actifs, et identifient les éventuelles lacunes de protection, notamment sur les risques NRBC et la perte d'exploitation.
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Le système GAREAT, adossé à la CCR et à la garantie illimitée de l'État français, constitue l'un des dispositifs les plus protecteurs au monde pour les entreprises face au risque terroriste. Son architecture à quatre niveaux mutualise le risque entre secteur privé et puissance publique, garantissant une protection sans plafond absolu. L'émission du cat bond Athéna I en 2025 et les discussions autour du cyber terrorisme montrent que le système continue d'évoluer pour répondre aux menaces émergentes. La question centrale pour chaque chef d'entreprise n'est plus « Suis je couvert contre le terrorisme ? » (la réponse est oui, obligatoirement), mais « Mes plafonds individuels correspondent ils à la valeur réelle de mes actifs ? ». Un audit régulier de ces garanties avec un courtier spécialisé reste la meilleure protection.
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