La France compte 14 565 ultra fortunés détenant un patrimoine cumulé de 1 600 milliards de dollars (Altrata, mi 2025). Pour ces familles, le family office orchestre l'ensemble des décisions financières, juridiques et fiscales. France Épargne accompagne les patrimoines à partir de 5 millions d'euros avec une approche multi family office, des honoraires transparents et une architecture totalement ouverte.
Un family office est une structure dont la vocation est d'assurer la gestion et la préservation du patrimoine global d'une ou plusieurs familles dans une perspective multigénérationnelle, en coordonnant l'ensemble des conseils spécialisés : avocats, notaires, experts comptables, gérants d'actifs (définition de l'Association Française du Family Office, AFFO). À la différence d'un conseiller en gestion de patrimoine traditionnel ou d'un banquier privé, le family office ne distribue pas de produits maison : il pilote l'ensemble du patrimoine financier, immobilier, professionnel et artistique, en sélectionnant les meilleures solutions du marché.
Le marché français concentre 14 565 ultra fortunés dont le patrimoine net dépasse 30 millions de dollars, avec une croissance de 3,9 % en 2024 et 2,9 % au premier semestre 2025 (source : Altrata, UBS, mi 2025). La France se classe ainsi 8e mondialement en nombre d'UHNWI, derrière les États Unis, la Chine, l'Allemagne et le Royaume Uni. Selon les données 2025 de l'enquête EY/AFFO, 83 % des ultra fortunés français ont déjà formalisé une structure de gouvernance, signe de la maturité du marché et de la professionnalisation des familles.
Deux modèles coexistent en France. Le single family office (SFO) sert une seule famille, généralement à partir de 50 à 150 millions d'euros de patrimoine, avec une équipe dédiée salariée et un coût d'exploitation annuel de 0,8 à 1,5 % des actifs sous gestion. Le multi family office (MFO) mutualise les ressources entre plusieurs familles, accepte les patrimoines à partir de 5 à 10 millions d'euros selon les structures, et applique généralement des honoraires de 0,5 à 1,5 % des actifs supervisés. Le seuil recommandé par l'AFFO pour accéder à un MFO est fixé à 10 millions d'euros d'actifs financiers hors résidence principale.
Le périmètre d'intervention couvre quatre grandes missions. La stratégie patrimoniale globale consolide l'ensemble des actifs en un reporting unique et définit les objectifs multigénérationnels. L'ingénierie juridique et fiscale structure les holdings, sociétés civiles, fonds dédiés ou trusts pour optimiser la fiscalité française et internationale. La gouvernance familiale organise la prise de décision via une charte familiale et un conseil de famille, prévient les conflits intergénérationnels et prépare la relève. Le secrétariat privé prend en charge les missions administratives, juridiques et patrimoniales du quotidien, du suivi des œuvres d'art à la gestion des résidences secondaires.
L'argument différenciant tient à la structure de rémunération. Un banquier privé est salarié de son établissement et rémunéré pour distribuer les produits maison ; ses recommandations sont structurellement biaisées. Le family office indépendant est rémunéré par honoraires transparents et alignés avec la performance globale du patrimoine, sans aucun produit propriétaire. Cette architecture ouverte garantit que chaque allocation, chaque mandat de gestion, chaque enveloppe juridique a été sélectionné pour sa pertinence et non pour le commissionnement qu'il génère. Selon une étude EY/AFFO, cette indépendance est citée par 78 % des familles comme premier critère de choix.
Chez France Épargne, notre approche multi family office s'adresse aux patrimoines à partir de 5 millions d'euros d'actifs financiers, avec un ticket d'entrée volontairement plus accessible que la moyenne du marché. Nous coordonnons l'ensemble des intervenants, sélectionnons en architecture ouverte les meilleurs gérants et solutions juridiques, et appliquons une grille tarifaire dégressive lisible. Notre vocation : offrir aux entrepreneurs post cession, dirigeants à hauts revenus et familles dynastiques un pilotage patrimonial sans conflit d'intérêts.

Aucun produit maison, aucun rétrocommissionnement caché. Honoraires transparents alignés avec la performance globale du patrimoine, conformément à la charte AFFO signée chaque année.
Reporting consolidé incluant patrimoine financier, immobilier, professionnel, artistique. Pilotage unifié là où la moyenne des familles travaille avec 4 à 7 interlocuteurs distincts.
Sélection des meilleurs gérants en private equity (37,5 % des allocations 2025 selon AFFO/EY), immobilier, dette privée. Accès à des club deals exclusifs réservés aux family offices.
Rédaction d'une charte familiale, animation d'un conseil de famille annuel, médiation intergénérationnelle. 83 % des UHNWI français ont déjà formalisé leur gouvernance (Baromètre AFFO 2025).
Structuration via holdings françaises et luxembourgeoises, trusts dans les juridictions adaptées, conventions fiscales bilatérales. Optimisation IFI, IS, IR et droits de mutation.
Accord de confidentialité renforcé, équipe restreinte dédiée, cloisonnement strict des informations. Communication sécurisée et chiffrée entre vous et vos conseils.
Stratégie pensée sur 30 à 50 ans, intégrant donations programmées, démembrement, assurance vie luxembourgeoise et Pacte Dutreil. Préparation active des héritiers à la reprise.
Tableaux de bord trimestriels, conférence patrimoniale semestrielle, audit annuel des allocations. Niveau de transparence comparable aux investisseurs institutionnels.
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Demander un entretien confidentielLe multi family office repose sur un principe simple : mutualiser entre plusieurs familles l'expertise et les coûts fixes d'une équipe pluridisciplinaire de haut niveau. Les multi family offices européens accompagnent en moyenne une trentaine de familles chacun, avec des équipes de 8 à 25 collaborateurs couvrant l'ensemble des domaines patrimoniaux. Cette mutualisation rend accessible aux patrimoines de 5 à 50 millions d'euros un niveau d'expertise jusque là réservé aux fortunes supérieures à 100 millions d'euros.
La première étape est systématiquement un audit patrimonial complet. L'équipe consolide l'ensemble des actifs : immobilier (résidences principale et secondaires, immobilier locatif, parts de SCPI), financier (comptes titres, assurance vie, PEA, PER, fonds dédiés), professionnel (parts de sociétés, holdings, dirigeants), artistique (œuvres, collections, vins), et exotique (forêts, vignobles, cryptomonnaies). Cet audit produit un bilan consolidé unique que peu de familles possèdent, alors qu'il est la base de toute décision patrimoniale rationnelle.
La deuxième étape définit la stratégie cible à 5, 10 et 30 ans. Le family office formalise les objectifs : préservation du capital, croissance, transmission, diversification géographique, philanthropie. À partir de ces objectifs, il construit une allocation cible multi actifs intégrant les classes d'actifs traditionnelles (actions, obligations) et alternatives. Selon l'enquête sectorielle AFFO/EY (2025), l'allocation type des family offices français répartit le patrimoine financier ainsi : private equity 37,5 %, actions cotées 17,3 %, immobilier 12,8 %, dette cotée et privée 10,8 %, alternatifs 9,7 %, liquidités et autres 11,9 %.
La troisième étape est la mise en œuvre. Le family office sélectionne en architecture ouverte les véhicules les plus pertinents : fonds dédiés, mandats de gestion sous mandat, fonds professionnels spécialisés (FPS), club deals private equity, sociétés civiles immobilières. Pour chaque ligne, il négocie les conditions tarifaires institutionnelles (frais de gestion réduits, suppression des droits d'entrée, partage des rétrocessions). La rétrocommission de tout produit financier est obligatoirement reversée à la famille ou neutralisée, conformément à la charte AFFO signée annuellement par les membres.
La quatrième étape, continue, est le pilotage. Le family office organise un comité d'investissement trimestriel, produit un reporting consolidé, suit les indicateurs de performance ajustés du risque (ratio de Sharpe, drawdown maximal, corrélation), et révise l'allocation selon le contexte macro et fiscal. Il anime également un conseil de famille annuel ou semestriel pour partager les résultats avec l'ensemble des bénéficiaires et préparer la nouvelle génération aux décisions patrimoniales.
L'ingénierie juridique et fiscale est un pilier permanent. Le family office collabore avec des avocats fiscalistes pour structurer les holdings (loi de 1966), les sociétés civiles, les fonds dédiés (FPS, OPCI dédié), les trusts dans les juridictions adaptées (Luxembourg, Liechtenstein, Jersey selon les cas) et les pactes Dutreil pour les chefs d'entreprise. Cette ingénierie répond à plusieurs objectifs : optimiser l'IFI (impôt sur la fortune immobilière, déclenché à partir de 1,3 million d'euros de patrimoine immobilier net selon service-public.gouv.fr), réduire l'imposition des revenus du capital (PFU 30 %), préparer la transmission (abattements, démembrement, Pacte Dutreil) et adapter la fiscalité aux juridictions de résidence des héritiers.
Le cadre réglementaire français impose plusieurs agréments. Le statut de conseiller en investissement financier (CIF), contrôlé par une association agréée AMF (ANACOFI, CNCGP, CNCEF) et inscrit à l'ORIAS, est obligatoire pour le conseil financier. Le statut de courtier en assurance (COA) est requis pour distribuer des contrats d'assurance vie ou de capitalisation. Le statut COBSP est nécessaire pour le courtage de crédit. Les family offices doivent également respecter les obligations de lutte contre le blanchiment (LCB FT) et de protection des données (RGPD). Le respect simultané de ces statuts garantit que toute la chaîne de valeur patrimoniale est encadrée par un professionnel agréé.
La méthodologie d'allocation multi actifs. Le family office construit l'allocation cible en partant des objectifs et des contraintes de la famille, et non d'un produit prédéfini. La méthode standard repose sur trois piliers techniques : une analyse de risque budgétaire identifiant la perte maximale tolérable (drawdown) et l'horizon de récupération acceptable, une analyse de besoins de liquidité (consommation annuelle, projets immobiliers, donations programmées) et une analyse de fiscalité dynamique projetant les revenus, plus values et droits de mutation sur 10 à 30 ans. Sur cette base, l'équipe construit un portefeuille équilibré entre coté liquide (pour la liquidité), private equity (pour la performance long terme), immobilier (pour l'inflation) et alternatifs (décorrélants). Chaque ligne est dimensionnée pour respecter à la fois les contraintes de risque, de liquidité et de fiscalité.
La sélection rigoureuse des gérants. L'architecture ouverte n'a de valeur que si la sélection est exigeante. France Épargne audite chaque gérant sur cinq dimensions : track record sur dix ans avec performance ajustée du risque (ratio de Sharpe, ratio de Calmar), stabilité de l'équipe (ancienneté, plan de succession), processus d'investissement (formalisation, contrôle des risques, conformité), alignement d'intérêts (capital interne investi, rémunération différée) et transparence du reporting. Cette grille de sélection écarte structurellement les fonds opportunistes et les véhicules dont la performance dépend uniquement de l'effet de levier. Pour chaque mandat retenu, des conditions tarifaires institutionnelles sont systématiquement négociées, avec une réduction moyenne de 20 à 40 % par rapport aux conditions retail.
Premier rendez vous gratuit pour cartographier vos enjeux patrimoniaux, familiaux et professionnels. Signature d'un accord de confidentialité, puis d'une lettre de mission précisant le périmètre, les honoraires et la durée de l'accompagnement. Aucun produit présenté à ce stade.
Consolidation complète de votre patrimoine : immobilier, financier, professionnel, artistique. Production d'un bilan consolidé, d'une analyse fiscale (IR, IFI, IS, droits de mutation) et d'une cartographie des risques. Restitution sur trois à six semaines selon la complexité.
Définition des objectifs à 5, 10 et 30 ans avec les bénéficiaires concernés. Construction de l'allocation cible multi actifs, du schéma de transmission, de la structure juridique optimale et de la gouvernance familiale. Formalisation dans un plan stratégique écrit.
Sélection en architecture ouverte des gérants, fonds dédiés, contrats luxembourgeois, sociétés civiles, holdings. Coordination avec votre notaire, votre avocat fiscaliste et vos partenaires bancaires. Négociation des conditions tarifaires institutionnelles.
Comité d'investissement trimestriel, reporting consolidé semestriel, conseil de famille annuel. Veille fiscale et réglementaire permanente, ajustement de l'allocation selon le contexte. Animation de la gouvernance familiale et préparation des héritiers.

| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| UHNWI en France (patrimoine > 30 M USD) | 14 565 personnes | Altrata/UBS (mi 2025) |
| Patrimoine cumulé UHNWI France | 1 600 milliards USD | Altrata (mi 2025) |
| Croissance UHNWI France 2024 | +3,9 % | Altrata (2025) |
| Seuil MFO recommandé (AFFO) | 10 millions EUR financiers | AFFO (2025) |
| Patrimoine type SFO | 50 à 150 millions EUR | Baromètre AFFO/EY (2025) |
| Tarif MFO moyen | 0,5 à 1,5 % AUM par an | Family Office France (2025) |
| Allocation private equity 2025 | 37,5 % des portefeuilles | Baromètre AFFO/EY (2025) |
| Allocation immobilier 2025 | 12,8 % (en repli de 8 pts) | Baromètre AFFO/EY (2025) |
| UHNWI ayant une gouvernance formalisée | 83 % | Baromètre AFFO/EY (2025) |
| Familles servies en moyenne par MFO européen | Une trentaine | AFFO (2025) |
| Marché global family office 2024 | 138 milliards USD | Mordor Intelligence (2025) |
| Projection marché global 2029 | 233 milliards USD (TCAC 11 %) | Mordor Intelligence (2025) |
Patrimoine financier supérieur à 5 millions d'euros, situation patrimoniale complexe, problématique de transmission ou de cession ? Nos conseillers évaluent gratuitement la pertinence d'un accompagnement family office.
Évaluer mon éligibilitéLe marché du family office français connaît une dynamique inédite, portée par trois forces structurelles. La première est démographique : selon la Fondation Jean Jaurès et le Crédit Agricole Études Économiques (2024), 8 100 à 9 000 milliards d'euros seront transmis en France d'ici 2040 avec le départ en héritage des baby boomers. Cette vague successorale concerne en premier lieu les ultra fortunés, dont les patrimoines doivent être structurés avant transmission pour préserver leur valeur. La deuxième force est entrepreneuriale : la France enregistre chaque année plusieurs centaines de cessions d'entreprises supérieures à 10 millions d'euros, générant un afflux de cédants qui doivent réinvestir et structurer leur capital. La troisième force est réglementaire : la sophistication croissante de la fiscalité (IFI, exit tax, prélèvement à la source, dispositions anti abus) rend l'expertise spécialisée incontournable.
La classe d'actifs reine des family offices français est le private equity, avec 37,5 % de l'allocation moyenne en 2025 (Baromètre AFFO/EY 2025). Cette préférence reflète plusieurs avantages : décorrélation partielle des marchés cotés, rendement historique supérieur (TRI net de 12 à 18 % sur 10 ans pour les meilleurs fonds), accès à des entreprises non cotées, alignement temporel avec la perspective multigénérationnelle des familles. Près de la moitié des family offices anticipent une hausse de leurs investissements directs en private equity en 2026, 40 % une stabilité et seulement 10 % une baisse. Les familles privilégient désormais les club deals et les co investissements directs, qui réduisent les frais et alignent strictement les intérêts.
L'immobilier recule fortement : sa part dans les portefeuilles passe de 21 % à 12,8 % entre 2024 et 2025, soit un repli de 8 points. L'enquête AFFO/EY explique cette désaffection par les incertitudes réglementaires (encadrement des loyers, ZAN), le durcissement fiscal (IFI, surtaxe sur les plus values immobilières) et les contraintes environnementales (audit énergétique, DPE, loi Climat). Les family offices se reportent sur l'immobilier d'exception (résidences de prestige, immobilier de santé, hôtellerie de luxe) et sur le non coté immobilier (foncières fermées, club deals immobiliers européens), qui offrent une exposition plus sélective.
Le mouvement vers l'international s'accélère. D'après l'observatoire annuel de l'AFFO et d'EY, plus de 60 % des family offices français ont augmenté leurs positions hors Europe en 2025, principalement vers les États Unis, l'Asie et certaines économies émergentes ciblées. Parallèlement, 52 % ont réduit leurs investissements en France, signe d'une diversification géographique structurelle. Les destinations privilégiées sont les États Unis pour la technologie et la santé, le Royaume Uni pour les services financiers, et le Luxembourg pour la structuration juridique. Cette internationalisation suppose une expertise pointue en conventions fiscales bilatérales, que seul un family office peut piloter sans rupture.
Les secteurs ciblés par les family offices français en 2025 traduisent une vision long terme alignée avec les transitions économiques. D'après cette même étude AFFO/EY, la technologie est en tête avec 63 % des intentions d'investissement, suivie de la santé et des sciences de la vie à 49 %, et de l'immobilier à 41 %. 64 % des répondants expriment leur volonté d'investir dans l'industrie ou les projets industriels, un chiffre en forte progression qui reflète la prise de conscience de la souveraineté économique européenne. Cette orientation sectorielle ouvre des opportunités spécifiques : club deals santé, fonds tech européens, foncières industrielles.
Le modèle de rémunération des family offices évolue. Le modèle ad valorem (pourcentage des actifs sous gestion) reste dominant mais est concurrencé par des modèles forfaitaires ou hybrides, qui décorrelent la rémunération de la taille du patrimoine. Cette tendance répond à une critique récurrente : un family office facturant uniquement sur les actifs sous gestion peut être incité à promouvoir l'investissement plutôt que la consommation des liquidités, ce qui ne correspond pas toujours à l'intérêt de la famille. Les modèles hybrides combinent un forfait fixe (couvrant la stratégie, la gouvernance et le secrétariat) et un ad valorem dégressif sur les actifs effectivement supervisés.
La professionnalisation du métier s'accélère. L'AFFO (Association Française du Family Office), créée en 2007, fédère aujourd'hui les principaux acteurs et impose une charte déontologique signée chaque année par tous les membres. La charte garantit l'indépendance, la transparence des honoraires, l'absence de produits maison et la confidentialité. La présence d'antennes régionales (Île de France, Auvergne Rhône Alpes, etc.) traduit le développement du marché au delà de Paris. Cette structuration professionnelle limite les abus du terme « family office » et offre aux familles un repère de qualité fiable.
Chez France Épargne, notre approche multi family office combine ces tendances. Notre allocation type respecte les standards observés par l'AFFO et EY, avec une surpondération du private equity, une diversification internationale active et une intégration systématique de l'ingénierie patrimoniale. Notre grille tarifaire hybride (forfait fixe + ad valorem dégressif) reflète notre conviction qu'une rémunération alignée passe par la transparence.
Source: Baromètre AFFO/EY 2025

Le métier de family office n'est pas un statut réglementé en tant que tel en France. Cette particularité, parfois critiquée, oblige à examiner avec précision les agréments des structures qui se présentent comme tels. Toute prestation de conseil financier suppose le statut de conseiller en investissement financier (CIF), encadré par l'article L.541 1 du Code monétaire et financier, contrôlé par une association professionnelle agréée par l'AMF (ANACOFI, CNCGP, CNCEF), et inscrit à l'ORIAS (Organisme pour le Registre Unique des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance). Toute distribution d'assurance vie ou de capitalisation requiert le statut de courtier en assurance (COA). Toute intermédiation en crédit suppose le statut COBSP. Une famille devrait systématiquement vérifier l'inscription ORIAS de son family office.
Les obligations LCB FT (lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme) imposent au family office des contrôles approfondis : connaissance client (KYC) renforcée, vigilance permanente, déclaration de soupçon à TRACFIN si nécessaire, conservation des justificatifs pendant cinq ans. La complexité des structures patrimoniales internationales rend ces obligations exigeantes : un trust étranger, une holding caribéenne ou un fonds dédié luxembourgeois doivent être documentés avec précision, sous peine de sanctions financières et pénales pour le family office et la famille.
Le règlement général sur la protection des données (RGPD) encadre strictement la collecte et le traitement des données personnelles et patrimoniales. Le family office doit tenir un registre des traitements, désigner un délégué à la protection des données pour les structures importantes, sécuriser les échanges via des canaux chiffrés, et obtenir un consentement explicite pour certains usages. La sensibilité des informations patrimoniales (revenus, actifs, héritages) impose un niveau de vigilance supérieur à la moyenne.
L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) est un point d'attention permanent. Selon service-public.gouv.fr, l'IFI concerne tout patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 million d'euros au 1er janvier, qu'il s'agisse d'un résident fiscal français ou non. Le barème progressif s'étend de 0,5 à 1,5 %, avec un abattement légal de 30 % sur la valeur de la résidence principale et un plafonnement IFI plus IR à 75 % des revenus nets de l'année précédente. Les non résidents fiscaux français pendant cinq ans bénéficient du régime expatrié : ils ne sont imposables que sur leurs biens immobiliers français pendant cinq années suivant leur retour en France (source : impots.gouv.fr). Le family office optimise l'IFI via la nue propriété, les pactes Dutreil immobiliers, les biens loués meublés professionnels et les dispositifs étrangers compatibles.
Les risques opérationnels d'un family office méritent une analyse rigoureuse. Risque de concentration sectorielle si l'allocation surpondère le private equity ou l'immobilier d'exception, peu liquides en cas de besoin urgent. Risque de change pour les portefeuilles internationalisés, qui exige une politique de couverture explicite. Risque juridique sur les structures complexes (trusts, sociétés étrangères, fonds dédiés) si l'évolution réglementaire les rend inopérantes ou fiscalement pénalisantes. Risque de gouvernance familiale en cas de conflit successoral, de divorce ou de désaccord sur la stratégie. Risque de conflit d'intérêts caché si le family office perçoit en sous main des rétrocommissions de gérants ou de banques.
Les risques fiscaux sont particulièrement scrutés depuis le renforcement des dispositifs anti abus. L'exit tax s'applique aux contribuables transférant leur résidence fiscale hors de France et détenant plus de 800 000 euros de titres ou plus de 50 % d'une société : la plus value latente est imposée au moment du départ, avec sursis possible sous conditions. Les structures offshore et les schémas d'optimisation agressive sont régulièrement remis en cause par l'administration fiscale (article L.64 du Livre des procédures fiscales sur l'abus de droit). Un family office sérieux refuse les montages contestables et privilégie les optimisations conformes à la doctrine administrative.
La transmission d'entreprise familiale présente des risques spécifiques. Le Pacte Dutreil offre une exonération de 75 % de la valeur des titres transmis à condition de respecter un engagement collectif de conservation de deux ans, un engagement individuel de quatre ans et l'exercice d'une fonction de direction par l'un des bénéficiaires. La rupture de l'un de ces engagements entraîne la remise en cause rétroactive de l'exonération. Le family office sécurise le respect des engagements en organisant les preuves documentaires, en pilotant le pacte d'associés et en anticipant les évolutions familiales (naissances, décès, mariages, divorces). Pour une cession d'entreprise post Dutreil, un audit dédié est mené avant tout engagement, conformément aux pratiques recommandées par l'AFFO.
Les obligations déclaratives spécifiques. Les patrimoines complexes supportent un volume déclaratif élevé : déclaration n° 2042 IFI pour le patrimoine immobilier, n° 3916 et 3916 bis pour les comptes et contrats à l'étranger, n° 2181 pour les trusts (selon l'article 1649 AB du CGI), n° 2074 pour les plus values mobilières, n° 2065 pour les sociétés holdings. L'oubli ou l'imprécision de ces déclarations expose à des amendes lourdes (jusqu'à 12 500 EUR par compte non déclaré, voire 80 % des avoirs en cas de présomption de fraude selon l'article 1729 0 A du CGI). Le secrétariat patrimonial du family office centralise les obligations, anticipe les échéances, archive les justificatifs et coordonne avec l'expert comptable.
Le risque de cyber sécurité patrimoniale. Les ultra fortunés sont des cibles privilégiées d'attaques ciblées : phishing sophistiqué, usurpation d'identité, intrusion dans les comptes bancaires en ligne, vol de données patrimoniales pour rançonnage. Selon les rapports publics du ministère de l'Intérieur, les attaques visant les patrimoines privés ont fortement progressé depuis 2022. Le family office sécurise les échanges via des canaux chiffrés, met en œuvre une authentification multi facteurs sur tous les accès, audite régulièrement les terminaux des bénéficiaires, et forme les héritiers aux bonnes pratiques. Cette dimension est devenue indissociable de la mission patrimoniale moderne.
"Le rôle d'un family office n'est pas de vendre des produits, c'est de protéger une famille à travers les générations. Cela suppose une indépendance totale, des honoraires transparents, et la capacité à dire non quand une opération ne correspond pas aux intérêts long terme de la famille. C'est cette posture qui distingue un véritable family office d'un distributeur déguisé.
Le family office s'adresse à des situations patrimoniales spécifiques, où la complexité justifie un pilotage spécialisé et la mutualisation d'expertises pluridisciplinaires. Six profils types se dégagent de l'observatoire annuel EY/AFFO et de notre expérience de terrain.
Les entrepreneurs post cession. Ils représentent l'archétype du nouveau client family office : après plusieurs décennies à diriger leur entreprise, ils encaissent un capital significatif (souvent entre 5 et 50 millions d'euros) qu'ils doivent structurer, fiscaliser et investir en quelques mois. Le family office accompagne la phase de cession (audit pré cession, négociation, apport cession article 150 0 B ter), la phase d'investissement (allocation cible, sélection des fonds, club deals), et la phase de transmission (donations programmées, Pacte Dutreil, démembrement). Ce profil représente environ 35 % de la clientèle des MFO français selon les estimations professionnelles.
Les héritiers de grandes fortunes (deuxième et troisième génération). Ils reçoivent un patrimoine déjà constitué et doivent l'entretenir, le développer et le transmettre à leur tour. La problématique principale n'est plus la création de valeur mais sa préservation multigénérationnelle. Le family office structure une gouvernance familiale, anime un conseil de famille, prépare la nouvelle génération via des programmes d'éducation financière, et anticipe les transmissions par démembrement, donation graduelle ou résiduelle. D'après les chiffres consolidés de l'AFFO et d'EY, 83 % des UHNWI ont déjà formalisé une gouvernance, signe de la maturité de cette demande.
Les dirigeants à hauts revenus. Cadres dirigeants de groupes cotés, médecins libéraux à forts revenus, avocats associés, traders, ils accumulent annuellement 300 000 à 1 500 000 euros de revenus nets et doivent piloter leur épargne, leur fiscalité et leur préparation à la retraite. Le family office optimise leur fiscalité (PER, FCPI, FIP, déficit foncier, Girardin), structure leur épargne (assurance vie, contrat de capitalisation, comptes titres internationaux), et prépare la transmission. Ce profil bascule progressivement vers le family office lorsque le patrimoine financier dépasse 3 à 5 millions d'euros.
Les familles dynastiques. Familles propriétaires d'entreprises familiales depuis plusieurs générations (industrie, distribution, immobilier, agriculture), elles doivent concilier transmission de l'outil professionnel, équité entre héritiers actifs et passifs, et préservation de l'identité familiale. Le family office structure le pacte d'associés, anime le conseil de famille, anticipe les Pactes Dutreil, et arbitre les éventuels conflits via une médiation. La professionnalisation de la gouvernance familiale prévient les conflits qui détruisent souvent plus de valeur que la fiscalité.
Les profils internationaux. Expatriés français, frontaliers, multi résidents, ils doivent piloter une fiscalité multi juridictionnelle complexe : conventions fiscales bilatérales, exit tax, éligibilité IFI, statut résident fiscal, structures luxembourgeoises ou suisses. Le family office coordonne avocats fiscalistes français et étrangers, structure les holdings internationales, sécurise la conformité (RGPD, FATCA, CRS) et optimise la fiscalité globale dans le respect des règles. Ce segment croît rapidement : plus de 60 % des family offices français ont augmenté leurs positions hors Europe en 2025 (étude EY/AFFO).
Les sportifs, artistes et personnalités publiques. Carrières courtes et hautement rémunérées, ils doivent transformer un revenu exceptionnel et temporaire en un patrimoine durable. Le family office structure les sociétés de production de droits, optimise l'image, prépare la reconversion, et organise la confidentialité. La sensibilité médiatique impose une discrétion absolue et des protocoles de communication renforcés.
À ces profils s'ajoutent les fondateurs philanthropes qui souhaitent structurer leur mécénat (fondation reconnue d'utilité publique, fonds de dotation, fondation abritée) en cohérence avec leur stratégie patrimoniale, et les familles en transition confrontées à un événement majeur (divorce, décès, séparation d'activité) qui appelle une refondation patrimoniale rapide.
Le patrimoine financier minimum observé chez nos clients se situe à 5 millions d'euros, conformément à notre seuil d'accès. En deçà de ce seuil, les CGP indépendants ou les services patrimoniaux des banques privées offrent un encadrement adapté, à coût plus faible. Au delà de 50 millions d'euros, la question d'un single family office dédié peut se poser et nous accompagnons certaines familles dans la structuration progressive de leur SFO. Notre vocation reste de couvrir le segment intermédiaire 5 à 50 millions d'euros, le plus dynamique du marché et le moins bien servi par les acteurs traditionnels.
Les signaux qui doivent déclencher une réflexion. Plusieurs déclencheurs concrets justifient d'évaluer un accompagnement spécialisé. Une cession d'entreprise dans les 24 prochains mois (audit de cession, structuration apport cession, allocation post deal). Un patrimoine immobilier représentant plus de 50 % du patrimoine total, avec une exposition IFI élevée. Une structure familiale recomposée (familles avec enfants de plusieurs unions, donation entre époux, contrat de mariage à revoir). Une activité professionnelle ou des revenus localisés dans plusieurs juridictions. Un projet philanthropique d'envergure (mécénat structuré, fondation, fonds de dotation). Une succession à moins de 10 ans avec des héritiers mineurs ou non préparés. Si deux ou trois de ces signaux sont présents simultanément, l'analyse coûts bénéfices d'un accompagnement spécialisé devient favorable.
Les profils pour qui le family office n'est pas adapté. L'honnêteté impose aussi de signaler les profils pour lesquels un MFO n'est pas la bonne solution. Les patrimoines inférieurs à 3 millions d'euros sans complexité particulière sont mieux servis par un CGP indépendant. Les profils mono actifs (par exemple uniquement immobilier locatif) bénéficient davantage d'un asset manager spécialisé. Les familles refusant la consolidation ou la transparence interne ne tireront pas tout le bénéfice de la prestation. Enfin, les contribuables cherchant des montages d'optimisation agressive ne trouveront pas chez nous l'écoute attendue : un MFO sérieux refuse les schémas contestables et privilégie strictement les optimisations conformes à la doctrine administrative française.

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