Bénéficiez de l'accompagnement France Épargne pour transformer votre contrat Article 83 en un PER flexible et avantageux
L'Article 83 est un contrat collectif d'épargne retraite à cotisations définies, mis en place par l'employeur avant le 1er octobre 2020. Selon les données de la Direction générale du Trésor (février 2026), le Plan d'Épargne Retraite totalise désormais 141,1 milliards d'euros d'encours pour 12,7 millions de titulaires, confirmant l'attractivité du nouveau cadre issu de la loi PACTE de 2019.
Bien que les nouveaux contrats Article 83 ne soient plus commercialisés depuis octobre 2020 (remplacés par le Plan d'Épargne Retraite Obligatoire, le PERO), les contrats existants restent actifs et alimentables. La loi PACTE offre une opportunité stratégique : transférer votre Article 83 vers un PER pour bénéficier d'une sortie en capital (jusqu'à 100 %), d'une gestion pilotée à horizon retraite et d'avantages fiscaux renforcés.
Chez France Épargne, nos conseillers en gestion de patrimoine analysent chaque situation individuellement. Ils déterminent le moment optimal du transfert, la répartition entre compartiments du PER et la stratégie d'investissement adaptée à votre horizon de retraite.

L'Article 83 du Code général des impôts encadre un régime de retraite supplémentaire à cotisations définies. Concrètement, l'employeur (et parfois le salarié) verse des cotisations régulières dont le montant est fixé à l'avance, sans garantie sur le niveau de la rente finale. Ce dispositif a été largement utilisé par les grandes entreprises françaises et les groupes internationaux pour proposer un complément de retraite à leurs cadres et dirigeants.
Le contrat est obligatoire pour l'ensemble des salariés ou une catégorie objective de salariés définie par l'employeur (par exemple, les cadres au sens de la convention collective). Les cotisations patronales bénéficient d'une exonération de charges sociales dans la limite de 5 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit 2 403 euros en 2026 (PASS 2026 : 48 060 euros, selon l'arrêté du 19 décembre 2025). La part salariale est déductible du revenu imposable dans la limite de 8 % de la rémunération annuelle brute, plafonnée à 8 PASS.
La gestion financière de l'Article 83 est assurée par un organisme assureur (compagnie d'assurance, mutuelle ou institution de prévoyance) choisi par l'employeur. L'épargnant n'a généralement pas la possibilité de modifier l'allocation d'actifs ni de choisir ses supports d'investissement, contrairement au PER qui propose une gestion pilotée à horizon ou une gestion libre parmi une large gamme de fonds.
La contrainte majeure de l'Article 83 réside dans sa sortie uniquement en rente viagère à la retraite, sans possibilité de récupérer l'épargne en capital (sauf cas exceptionnels : invalidité, décès du conjoint, surendettement, expiration des droits au chômage). Cette rigidité motive de nombreux épargnants à transférer leur Article 83 vers le PER, qui offre une liberté de sortie inégalée.
Le déblocage anticipé reste limité aux accidents de la vie définis par l'article L. 132 23 du Code des assurances : invalidité de 2e ou 3e catégorie du titulaire ou de son conjoint, décès du conjoint ou du partenaire de PACS, cessation d'activité non salariée suite à liquidation judiciaire, expiration des droits aux allocations chômage suite à un licenciement, et situation de surendettement (article L. 711 1 du Code de la consommation). En dehors de ces situations, les fonds restent bloqués jusqu'à la liquidation des droits à la retraite.
L'absence de déblocage pour l'achat de la résidence principale constitue un désavantage notable par rapport au PER, qui autorise cette sortie anticipée sur les compartiments 1 et 2. Pour les épargnants ayant un projet immobilier, le transfert vers le PER ouvre une flexibilité supplémentaire sur la partie des versements volontaires.
Contrairement à l'Article 83 (sortie uniquement en rente), le PER permet de récupérer jusqu'à 100 % de votre épargne en capital sur les compartiments 1 et 2
Déduction des versements volontaires jusqu'à 37 680 euros par an pour les salariés en 2026 (10 % de 8 PASS), et report des plafonds non utilisés désormais étendu à 5 ans
Transférez librement votre PER entre différents gestionnaires, débloquez vos fonds pour l'achat de votre résidence principale et choisissez entre gestion libre ou pilotée
Profitez d'une allocation d'actifs dynamique : plus offensive loin de la retraite, progressivement sécurisée à l'approche de la date cible
En cas de décès avant 70 ans, le capital du PER assurance bénéficie de l'abattement de 152 500 euros par bénéficiaire (article 990 I du CGI), bien plus avantageux que la rente réversible de l'Article 83
France Épargne intègre le transfert dans une stratégie patrimoniale complète : optimisation fiscale, allocation d'actifs, préparation de la retraite et transmission

Le transfert d'un Article 83 vers un PER est encadré par l'article 71 de la loi PACTE (loi n° 2019 486 du 22 mai 2019) et le décret n° 2019 807 du 30 juillet 2019. Deux situations se distinguent selon votre lien avec l'entreprise ayant souscrit le contrat.
Lorsque vous n'êtes plus salarié de l'entreprise ayant mis en place le contrat Article 83, le transfert est possible à tout moment, sans condition de délai. Vos droits acquis (cotisations patronales, cotisations salariales et plus values générées) sont intégralement transférables vers un PER individuel, un PER d'entreprise collectif ou un PER obligatoire. Cette situation concerne la majorité des demandes de transfert, notamment les salariés ayant changé d'employeur ou les retraités.
La demande de transfert s'effectue par courrier recommandé auprès de l'organisme gestionnaire de votre Article 83. L'assureur dispose d'un délai légal pour traiter la demande et procéder au virement des fonds. France Épargne prend en charge l'intégralité de ces démarches administratives.
Le transfert n'est pas possible tant que vous êtes salarié de l'entreprise ayant souscrit le contrat Article 83 actif. La seule option consiste à ouvrir un PER individuel en parallèle pour y effectuer des versements volontaires déductibles, puis procéder au transfert de l'Article 83 après votre départ de l'entreprise ou votre départ à la retraite. Cette stratégie permet de commencer à constituer un compartiment 1 récupérable en capital tout en patientant pour le transfert de l'Article 83.
Les frais de transfert sont strictement encadrés par le Code des assurances (article L. 224 3) : ils sont plafonnés à 1 % de l'encours si le contrat a moins de 10 ans d'ancienneté, et totalement gratuits après 10 ans. Compte tenu de l'ancienneté de la plupart des contrats Article 83 (créés avant le 1er octobre 2020, date de fermeture à la commercialisation), la grande majorité des transferts réalisés en 2026 ne génèrent aucun frais. Pour un contrat ouvert en 2015, le seuil des 10 ans est atteint en 2025, rendant le transfert gratuit.
Certains assureurs appliquent des frais de sortie en plus des frais de transfert, ou des pénalités contractuelles sur certains supports d'investissement (notamment les fonds à formule ou les supports en unités de compte avec période de blocage). France Épargne vérifie systématiquement les conditions générales de votre ancien contrat pour identifier tous les frais applicables et choisir le moment optimal pour le transfert.
Le transfert complet prend généralement entre 4 et 8 semaines, selon la réactivité de l'ancien gestionnaire. Ce délai inclut la réception et la validation de la demande, le calcul de la valeur de transfert (qui peut nécessiter la valorisation de supports illiquides), le virement des fonds et leur allocation dans le nouveau PER. Pendant cette période de transfert, l'épargne reste investie sur l'ancien contrat et continue de générer des intérêts ou des plus values. France Épargne assure un suivi hebdomadaire auprès de l'ancien gestionnaire pour garantir le respect des délais réglementaires.
Nos conseillers analysent votre situation complète : montant de l'Article 83, ancienneté du contrat, objectifs de retraite, tranche marginale d'imposition et capacité d'épargne. Ce diagnostic prend en compte l'ensemble de votre patrimoine pour optimiser le transfert.
Nous déterminons le compartiment de destination (compartiment 3 pour les cotisations obligatoires, compartiment 1 pour les versements volontaires), le profil de gestion pilotée adapté à votre horizon retraite et les versements complémentaires éventuels pour maximiser votre déduction fiscale.
France Épargne ouvre votre nouveau PER et rédige la demande de transfert auprès de votre ancien gestionnaire. Toutes les démarches administratives sont prises en charge : lettre de transfert, suivi du dossier et vérification des montants transférés.
Les fonds transférés sont répartis dans les compartiments appropriés du PER. Les cotisations obligatoires rejoignent le compartiment 3 (sortie en rente obligatoire) et les cotisations volontaires le compartiment 1 (sortie libre en capital ou rente). L'allocation d'actifs suit le profil de gestion défini.
Votre conseiller France Épargne assure un suivi régulier avec une revue annuelle de votre stratégie. L'allocation évolue automatiquement avec la gestion pilotée à horizon retraite, et nous ajustons les versements selon l'évolution de votre situation professionnelle et fiscale.
Le PER se structure en trois compartiments distincts, chacun soumis à des règles de sortie et de fiscalité spécifiques. Lors du transfert d'un Article 83, la répartition entre ces compartiments détermine directement vos options de récupération du capital et la fiscalité applicable à la sortie.
Ce compartiment accueille les versements individuels volontaires, déductibles du revenu imposable (ou non déductibles, au choix du titulaire). La sortie est libre : capital intégral, rente viagère, ou combinaison des deux dans les proportions choisies par l'épargnant. Le déblocage anticipé est possible pour l'achat de la résidence principale (acquisition du premier logement). Lors du transfert d'un Article 83, les éventuels versements volontaires effectués sur le contrat sont affectés à ce compartiment, offrant immédiatement la possibilité de récupération en capital.
Le plafond de déduction des versements volontaires atteint 37 680 euros en 2026 pour les salariés (10 % de 8 x PASS 2025), avec un minimum garanti de 4 806 euros (10 % du PASS 2026). Les plafonds non utilisés sont désormais reportables sur 5 ans (contre 3 ans précédemment), et mutualisables entre conjoints mariés ou pacsés.
Ce compartiment reçoit les sommes issues de l'épargne salariale transférées depuis un PEE (Plan d'Épargne Entreprise) ou un PERCO (Plan d'Épargne pour la Retraite Collectif). La sortie en capital est possible à la retraite ou pour l'achat de la résidence principale. Ce compartiment n'est généralement pas concerné par un transfert d'Article 83, mais il peut être alimenté ultérieurement si le nouvel employeur propose un dispositif d'épargne salariale connecté au PER.
C'est le compartiment principal pour un transfert d'Article 83. Les cotisations obligatoires (patronales et salariales) y sont affectées. La sortie s'effectue obligatoirement en rente viagère, sauf cas de déblocage anticipé (accidents de la vie identiques à ceux de l'Article 83). Cette règle préserve la logique initiale du contrat de retraite supplémentaire obligatoire et assure une rente garantie à vie.
Le compartiment 3 n'est pas déblocable pour l'achat de la résidence principale, contrairement aux compartiments 1 et 2. Cette distinction est fondamentale pour bien comprendre l'étendue de la flexibilité gagnée par le transfert.
Depuis le décret du 17 juillet 2023, si votre épargne sur le compartiment 3 génère une rente viagère estimée inférieure à 110 euros par mois (soit 1 320 euros par an), vous pouvez demander une sortie intégrale en capital auprès de l'organisme gestionnaire. Cette mesure, qui s'applique tant aux anciens Article 83 non transférés qu'aux PER, bénéficie à de nombreux épargnants détenant des encours modestes. Le seuil de 110 euros est calculé selon les tables de mortalité et le taux technique en vigueur au moment de la demande.
| Type de versement | Plafond de déduction 2026 | Base de calcul |
|---|---|---|
| Versements volontaires salariés | 37 680 euros | 10 % de 8 x PASS 2025 (47 100 euros) |
| Versements volontaires TNS (plafond 1) | 48 060 euros | 10 % de 8 x PASS + 15 % du bénéfice entre 1 et 8 PASS |
| Versements volontaires TNS (plafond maximum) | 88 911 euros | Cumul des deux enveloppes TNS |
| Cotisations obligatoires employeur | 38 448 euros | 8 % de 8 x PASS 2026 (48 060 euros) |
| Plafond minimum (tous statuts) | 4 806 euros | 10 % du PASS 2026 |
| Report des plafonds non utilisés | 5 années de report | Cumul possible avec le conjoint (PACS ou mariage) |
L'année 2026 apporte des évolutions fiscales significatives pour les détenteurs de PER. La hausse de la CSG sur les revenus du capital, passant de 9,2 % à 10,6 %, porte les prélèvements sociaux totaux de 17,2 % à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026 (loi de finances 2026). Le prélèvement forfaitaire unique (flat tax) passe ainsi de 30 % à 31,4 %.
Lors d'une sortie en capital du PER, les plus values sont soumises au PFU de 31,4 % (ou au barème progressif de l'impôt sur le revenu sur option). Les versements eux mêmes, s'ils ont été déduits à l'entrée, sont imposés au barème de l'impôt sur le revenu (sans prélèvements sociaux sur cette part).
Bonne nouvelle pour les rentes : les rentes viagères de retraite restent soumises au régime des pensions, avec un taux de prélèvements sociaux de 10,1 % seulement (taux des revenus de remplacement, non affecté par la hausse de CSG sur les revenus du capital). La rente bénéficie d'un abattement de 10 % plafonné avant imposition au barème de l'IR.
Le transfert d'un Article 83 vers un PER est fiscalement neutre : il n'entraîne aucune imposition, aucune remise en cause des déductions antérieures et aucun frottement fiscal. Les avantages acquis lors des versements initiaux sont intégralement préservés. Seule la sortie (capital ou rente) déclenche l'imposition, selon le régime du PER.
Nos conseillers élaborent une stratégie de sortie combinant capital et rente pour optimiser la pression fiscale globale. Le capital sert à financer un projet précis (remboursement de crédit immobilier, donation aux enfants, investissement locatif), tandis que la rente sécurise un revenu régulier avec une fiscalité allégée (prélèvements sociaux à 10,1 % au lieu de 18,6 %).
La stratégie intègre également le calendrier de sortie : échelonner les rachats en capital sur plusieurs années fiscales permet de rester dans une tranche marginale d'imposition plus basse, réduisant significativement l'impôt total. Cette approche de sortie fractionnée, combinée à la rente viagère du compartiment 3, constitue l'une des optimisations les plus efficaces que nos conseillers mettent en place pour les anciens détenteurs d'Article 83.
Enfin, pour les épargnants proches de la retraite, le choix entre déduction à l'entrée et non déduction des versements volontaires sur le compartiment 1 mérite une analyse précise. La non déduction est pertinente lorsque la tranche marginale d'imposition sera plus élevée au moment de la sortie qu'au moment du versement, une situation fréquente chez les épargnants anticipant une hausse de leurs revenus à la retraite (cumul de pensions, revenus fonciers, rentes).
Source: Direction générale du Trésor, communiqué du 16 février 2026 (données au 30 septembre 2025)
La gestion pilotée à horizon retraite constitue le mode de gestion par défaut du PER, conformément à l'article R. 224 1 du Code monétaire et financier. Ce mécanisme ajuste automatiquement la répartition de votre portefeuille en fonction du nombre d'années restant avant votre départ à la retraite, sans intervention de votre part.
À plus de 15 ans de la retraite, l'allocation privilégie les actifs dynamiques (actions, immobilier, private equity, fonds thématiques) pour capter la performance à long terme. La réglementation prévoit un minimum de 50 % d'actifs risqués dans le profil équilibré à cette distance. Les fonds en euros des PER ont servi en moyenne 2,79 % brut en 2025 (source : FranceTransactions.com, janvier 2026), un rendement que la diversification en unités de compte vise à surpasser significativement sur des horizons de 10 à 20 ans.
Entre 10 et 5 ans de la retraite, le portefeuille amorce sa transition vers des supports intermédiaires : obligations d'État, fonds obligataires diversifiés, immobilier de rendement (SCPI, OPCI). Cette phase réduit progressivement la volatilité tout en maintenant un potentiel de rendement supérieur au fonds en euros.
À moins de 5 ans de la retraite, l'allocation bascule majoritairement vers des supports sécurisés (fonds en euros garantis, obligations court terme) pour protéger le capital accumulé. La part d'actifs risqués descend sous 20 % dans le profil prudent et sous 30 % dans le profil équilibré. Cette désensibilisation automatique réduit le risque de perte en capital au moment où l'épargnant s'apprête à liquider ses droits.
France Épargne propose trois profils de gestion pilotée adaptés à votre appétence au risque et à votre situation patrimoniale globale :
Le profil prudent maintient une part d'actifs risqués limitée même en phase de dynamisation, privilégiant la préservation du capital avec un objectif de rendement supérieur à l'inflation. Le profil équilibré suit la trajectoire standard de sécurisation progressive définie par la réglementation, avec un bon compromis entre performance et sécurité. Le profil dynamique conserve une exposition significative aux marchés actions et à l'immobilier même à l'approche de la retraite, adapté aux épargnants disposant d'autres sources de revenus sécurisés (immobilier locatif, assurance vie en fonds euros, pension de retraite confortable).
Chaque profil bénéficie d'un suivi régulier par nos équipes de gestion, avec des ajustements tactiques en fonction de l'environnement de marché, toujours dans le cadre de la trajectoire à horizon définie. Une revue annuelle avec votre conseiller permet de valider l'adéquation du profil avec l'évolution de votre situation.
| Mode de sortie | Imposition des versements déduits | Imposition des gains/plus values | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|---|
| Capital (versements déduits) | Barème progressif IR | PFU 31,4 % ou barème IR sur option | 18,6 % sur les gains uniquement |
| Capital (versements non déduits) | Exonéré | PFU 31,4 % ou barème IR sur option | 18,6 % sur les gains uniquement |
| Rente viagère (versements déduits) | Barème IR après abattement 10 % | Intégrée dans la rente | 10,1 % (revenus de remplacement) |
| Rente viagère (versements non déduits) | Fraction imposable selon l'âge | Intégrée dans la rente | 18,6 % sur la fraction imposable |
| Sortie mixte capital + rente | Selon la proportion de chaque mode | Règles propres à chaque part | Taux respectifs de chaque mode |
Marie, 63 ans, a quitté son entreprise en 2022. Son contrat Article 83 capitalise 85 000 euros, dont 70 000 euros de cotisations obligatoires et 15 000 euros de versements volontaires. Son contrat a plus de 15 ans d'ancienneté.
Résultat du transfert : les 70 000 euros de cotisations obligatoires rejoignent le compartiment 3 du PER (sortie en rente). Les 15 000 euros de versements volontaires intègrent le compartiment 1, récupérables en capital. Le transfert est gratuit (ancienneté supérieure à 10 ans). Marie peut immédiatement récupérer ses 15 000 euros en capital tout en percevant une rente sur les 70 000 euros restants.
Thomas, 45 ans, a quitté son employeur historique et dispose d'un Article 83 de 42 000 euros (100 % cotisations obligatoires). Son contrat a 8 ans d'ancienneté.
Résultat du transfert : l'intégralité rejoint le compartiment 3 du PER (sortie en rente obligatoire). Les frais de transfert s'élèvent à 420 euros maximum (1 % de 42 000 euros). Thomas ouvre en parallèle un compartiment 1 sur son PER pour y effectuer des versements volontaires déductibles, créant ainsi une poche récupérable en capital. Avec 20 ans de versements à 300 euros/mois et un rendement moyen de 4 %, cette poche pourrait atteindre environ 110 000 euros.
Paul, 62 ans, détient un Article 83 de 18 000 euros constitué uniquement de cotisations obligatoires. La rente viagère estimée selon les tables de mortalité actuelles : 75 euros par mois, inférieure au seuil de 110 euros fixé par le décret du 17 juillet 2023.
Résultat : Paul peut demander une sortie intégrale en capital de 18 000 euros directement auprès de son assureur, sans nécessité de transférer vers un PER. La fiscalité applicable : les 18 000 euros sont soumis au barème de l'impôt sur le revenu (puisque les cotisations étaient déductibles à l'entrée), avec application du système du quotient pour atténuer la progressivité. Nos conseillers comparent systématiquement cette option avec un transfert vers un PER suivi de versements volontaires complémentaires pour déterminer la solution la plus avantageuse selon la tranche marginale d'imposition de Paul.
Céline, 52 ans, a quitté un grand groupe et dispose d'un Article 83 de 120 000 euros (dont 95 000 euros de cotisations obligatoires et 25 000 euros de versements volontaires). Sa tranche marginale d'imposition est à 41 %. Son contrat a 18 ans d'ancienneté.
Résultat du transfert : les 95 000 euros rejoignent le compartiment 3 (rente obligatoire) et les 25 000 euros le compartiment 1 (récupérables en capital). Le transfert est gratuit. En parallèle, Céline verse 37 680 euros par an sur le compartiment 1 de son PER, générant une économie d'impôt annuelle de 15 449 euros (41 % x 37 680 euros). Sur 13 ans jusqu'à sa retraite à 65 ans, avec un rendement moyen de 4 %, le compartiment 1 pourrait atteindre environ 620 000 euros, intégralement récupérables en capital ou en rente au choix.
"Le transfert d'un Article 83 vers un PER représente bien plus qu'une opération administrative. C'est l'occasion de repenser l'ensemble de sa stratégie retraite : quelle part en capital pour financer un projet, quelle part en rente pour sécuriser ses revenus, quelle allocation pour les années restantes avant la retraite. Chaque situation est unique et mérite une analyse patrimoniale complète.
Nos conseillers en gestion de patrimoine analysent gratuitement votre contrat Article 83 et vous présentent une simulation personnalisée : frais de transfert, répartition entre compartiments, projection de rente et capital disponible.
Simuler mon transfertLe PER connaît une dynamique de croissance remarquable depuis son lancement en octobre 2019. Les données de la Direction générale du Trésor (communiqué du 16 février 2026, portant sur le 3e trimestre 2025) confirment l'accélération de l'adoption :
12,7 millions de titulaires détiennent un PER en France au 30 septembre 2025, contre 11 millions un an plus tôt. L'encours total atteint 141,1 milliards d'euros, en progression de 19 % sur douze mois (contre 118,9 milliards au T3 2024). Sur un seul trimestre (Q2 à Q3 2025), l'encours a progressé de 5 milliards d'euros, passant de 136,1 à 141,1 milliards.
La ventilation par segment révèle la prédominance du PER individuel : 82,4 milliards d'euros d'encours pour le PERin (58,4 % du total), 31,7 milliards pour le PER d'entreprise collectif, le PERECO (22,5 %), et 27,1 milliards pour le PER obligatoire, le PERO (19,2 %). Le PERO, successeur direct de l'Article 83, est le segment qui intéresse directement les anciens détenteurs de contrats de retraite supplémentaire d'entreprise.
La croissance du PERO est alimentée par deux sources : les nouvelles souscriptions d'entreprises et les transferts d'anciens contrats (Article 83, PERP, Madelin, contrats Préfon). Le mouvement de transfert des anciens dispositifs vers le PER s'est accéléré depuis 2023, stimulé par la maturité des 10 ans d'ancienneté des derniers contrats Article 83 (gratuit de frais de transfert) et par la prise de conscience des avantages de flexibilité du PER.
Les professionnels du patrimoine jouent un rôle central dans cette dynamique : ils identifient les contrats dormants, analysent l'opportunité du transfert et accompagnent les démarches. Chez France Épargne, la demande de transferts d'Article 83 a fortement progressé, portée par des épargnants qui souhaitent reprendre le contrôle de leur épargne retraite et bénéficier d'une gestion plus dynamique.
Le budget 2026 contient deux signaux positifs pour le PER : l'extension du report des plafonds de déduction à 5 ans (contre 3 ans auparavant), qui encourage les versements importants et les stratégies de rattrapage fiscal, et le maintien de la fiscalité avantageuse des rentes viagères de retraite (prélèvements sociaux à 10,1 %, non affectés par la hausse de la CSG sur les revenus du capital). Ces mesures renforcent l'attractivité du PER comme véhicule central de l'épargne retraite en France.
La hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital (de 17,2 % à 18,6 %) crée un différentiel fiscal encore plus marqué entre la sortie en rente et la sortie en capital, renforçant l'intérêt de la stratégie de sortie mixte. Les épargnants qui anticipent cette évolution et structurent leur PER avec l'accompagnement d'un professionnel du patrimoine optimisent significativement le rendement net de leur épargne retraite.
L'Autorité des marchés financiers (AMF) et l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ont rappelé dans leur rapport conjoint de décembre 2025 l'importance de la transparence des frais et de la qualité du conseil dans la commercialisation des PER. France Épargne s'inscrit pleinement dans cette exigence en proposant un accompagnement personnalisé, une transparence totale sur les frais et une revue annuelle de la stratégie de chaque client.
De nombreux épargnants lancent leur transfert sans vérifier que leur contrat Article 83 a plus de 10 ans, perdant ainsi jusqu'à 1 % de leur épargne en frais de transfert. Avec un encours moyen de 50 000 euros, cela représente 500 euros de frais évitables en patientant quelques mois. France Épargne vérifie systématiquement la date d'adhésion avant d'initier tout transfert.
Croire que l'intégralité de l'Article 83 sera récupérable en capital après transfert est une erreur courante et source de déception. Seuls les versements volontaires (compartiment 1) offrent la sortie en capital. Les cotisations obligatoires (souvent la majeure partie de l'encours) restent cantonnées au compartiment 3 avec sortie obligatoire en rente viagère. Il est essentiel de connaître la ventilation exacte entre cotisations obligatoires et volontaires avant de transférer.
Opter pour un 100 % capital ou un 100 % rente sans étudier la combinaison optimale peut coûter plusieurs milliers d'euros en fiscalité. La sortie en rente bénéficie de prélèvements sociaux à 10,1 % (revenus de remplacement), contre 18,6 % sur les gains en capital depuis janvier 2026. Pour un contribuable disposant de 100 000 euros de gains, le différentiel atteint 8 500 euros. Une sortie mixte, calibrée par un conseiller, permet d'optimiser la charge fiscale globale.
Après le transfert, le compartiment 1 du PER accepte des versements volontaires déductibles du revenu imposable. Ne pas utiliser ce levier fiscal revient à renoncer à une réduction d'impôt pouvant atteindre 16 956 euros par an pour un contribuable dans la tranche marginale à 45 % (45 % x 37 680 euros de plafond 2026). Sur 10 ans de versements maximaux, l'économie d'impôt cumulée dépasse 169 000 euros.
Comparer les PER sur les seuls frais de gestion annuels ignore des critères déterminants pour la performance nette à long terme : la qualité de la gestion pilotée (sélection des fonds, allocation tactique), la diversité des supports d'investissement (nombre d'unités de compte, accès aux SCPI et au private equity), l'accompagnement patrimonial (revue annuelle, stratégie de sortie) et la solidité financière de l'assureur porteur du contrat. France Épargne sélectionne des PER combinant frais compétitifs, qualité de gestion et accompagnement personnalisé.
Depuis janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus du capital sont passés de 17,2 % à 18,6 %. Les épargnants qui ont retardé leur sortie en capital pour des raisons non stratégiques subissent cette hausse sur l'intégralité de leurs plus values. Anticiper le calendrier de sortie en intégrant les évolutions fiscales prévisibles fait partie de la mission d'accompagnement de France Épargne.
Bénéficiez d'un bilan patrimonial gratuit avec nos experts pour évaluer l'opportunité de transférer votre Article 83 vers un PER adapté à vos objectifs de retraite, votre fiscalité et votre situation familiale.
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