Bijoux, œuvres d'art, collections : couvrez vos trésors avec une garantie sur mesure signée France Épargne
L'assurance pour biens précieux est une garantie spécifique qui protège vos bijoux, œuvres d'art, collections et montres de luxe au-delà des plafonds habituels de l'assurance habitation. En France, 218 200 cambriolages ont été enregistrés en 2024 (source : ministère de l'Intérieur, SSMSI), soit environ 600 par jour. Les régions les plus exposées sont l'Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et PACA, avec une fréquence atteignant 5,9 effractions pour 1 000 logements en moyenne nationale. Face à ce risque, une assurance habitation standard plafonne généralement l'indemnisation des biens précieux à 10 à 20 % du capital mobilier, ce qui représente souvent entre 3 000 € et 8 000 € sur un contrat courant. Ce niveau de garantie est notoirement insuffisant pour des pièces d'exception.
France Épargne propose des contrats dédiés avec expertise agréée, valeur agréée garantie et couverture tous risques à domicile comme en déplacement. Les tarifs s'échelonnent de 0,3 % à 1 % de la valeur assurée par an, soit 150 à 500 € pour un patrimoine mobilier de 50 000 €. Le marché de la couverture de prestige a atteint 580 millions d'euros de primes en France en 2025, en progression de 104 % depuis 2019 (source : ESG Luxe, 2025), une dynamique portée par la croissance des patrimoines privés et la montée en valeur du marché de l'art, qui représente 9,7 milliards d'euros en France soit 7 % du marché mondial (source : ACPR, 2025).
Pour être pleinement protégé, trois conditions doivent être réunies : un inventaire photographique complet et actualisé, une expertise certifiée par un professionnel agréé, et un contrat comportant une clause de valeur agréée. Sans ces trois éléments, même un contrat souscrit de bonne foi peut conduire à une indemnisation partielle ou contestée en cas de sinistre grave. La règle proportionnelle de l'article L121-5 du Code des assurances s'applique en cas de sous-assurance : l'indemnité versée est réduite à hauteur du rapport entre la valeur assurée et la valeur réelle du bien. France Épargne accompagne ses clients dans la mise en place de ces trois piliers dès le premier rendez-vous, avec un bilan de couverture gratuit et sans engagement.
Pour qui cette garantie est-elle indispensable ? Les propriétaires de bijoux dont la valeur totale dépasse 5 000 €, les collectionneurs d'art, les héritiers ayant reçu des pièces de famille, les investisseurs en biens tangibles (montres, vins, œuvres photographiques) et les professionnels du secteur (galeries, antiquaires) constituent les profils prioritaires. Pour les ménages français, l'Institut national de la consommation estime que la valeur moyenne des biens précieux non déclarés à l'assurance habitation s'élève à 18 000 € par foyer, représentant un risque financier considérable en cas de sinistre.
La question n'est pas de savoir si vous avez besoin de cette protection, mais de déterminer le niveau de couverture adapté à votre patrimoine réel. Une première étape simple consiste à lister vos biens précieux avec une estimation de leur valeur actuelle de marché et à comparer ce total avec le plafond prévu dans votre contrat habitation. Si l'écart dépasse 3 000 €, un contrat spécialisé devient financièrement justifié. Cette analyse est réalisable gratuitement lors d'un premier rendez-vous avec notre équipe, sans engagement de votre part.

La protection dédiée aux biens précieux est une garantie complémentaire à l'assurance habitation, conçue pour des pièces dont la valeur unitaire dépasse les plafonds standards. La plupart des contrats habitation fixent un sous-plafond à 10 à 20 % du capital mobilier pour ce type de biens, ce qui représente souvent entre 3 000 € et 8 000 € sur un contrat courant. Or, un bracelet en or, un tableau d'un artiste reconnu ou une montre de collection peuvent valoir plusieurs dizaines de milliers d'euros. Ce décalage entre la couverture standard et la valeur réelle des biens crée une zone de vulnérabilité que seul un contrat spécialisé peut combler.
Sont considérés comme biens précieux selon les assureurs : les bijoux (pierres précieuses, perles fines, métaux précieux), les œuvres d'art (tableaux, sculptures, tapisseries), les collections (timbres, pièces de monnaie, livres rares, vins fins), les antiquités (meubles anciens, argenterie), les instruments de musique de grande valeur et les montres de luxe. Le seuil de déclenchement varie selon les contrats : entre 400 € et 3 000 € par pièce. En dessous de ce seuil, la garantie habitation classique s'applique ; au-dessus, une déclaration explicite est requise pour que la pièce soit incluse dans la couverture contractuelle.
Une garantie dédiée permet de couvrir ces pièces à leur valeur réelle expertisée, sans application d'une dépréciation pour vétusté, et avec une couverture étendue incluant le bris accidentel, le vol hors domicile et les dommages en transit. C'est fondamentalement différent d'une simple extension de garantie habitation : le contrat spécialisé repose sur un inventaire contractualisé et une valeur agréée fixée d'un commun accord entre l'assuré et l'assureur après expertise professionnelle. En cas de sinistre, cette valeur agréée s'impose à l'assureur, qui ne peut ni contester la valeur ni appliquer de décote. Ce mécanisme distingue radicalement les contrats spécialisés des extensions habitation, où les litiges sur la valeur lors de l'indemnisation sont fréquents.
La sous-assurance est le principal risque pour les propriétaires de patrimoine mobilier rare. Lorsque la valeur assurée est inférieure à la valeur réelle du bien, la règle proportionnelle s'applique (article L121-5 du Code des assurances) : l'indemnité versée est réduite dans la même proportion que le rapport entre la valeur assurée et la valeur réelle. Pour une pièce valant 20 000 € mais déclarée pour 12 000 €, l'indemnité ne dépassera pas 12 000 €, quel que soit le sinistre. Cette règle est souvent ignorée lors de la souscription et constitue la principale source de litiges entre assurés et assureurs lors du règlement des sinistres importants.
Il existe également une catégorie intermédiaire : les biens à surveiller, dont la valeur ne justifie pas encore une expertise formelle mais qui méritent une déclaration explicite. Notre conseil patrimonial : photographiez et inventoriez systématiquement tout bien dont la valeur dépasse 500 €, et de revoir cet inventaire chaque année. Cette discipline simple peut éviter des pertes considérables lors d'un sinistre majeur.
Un dernier point souvent négligé : la preuve de propriété. En cas de sinistre, vous devrez prouver que les biens déclarés vous appartenaient bien. Conservez les factures d'achat, les certificats d'authenticité, les actes de succession ou les certificats d'expertise dans un endroit sécurisé distinct de votre domicile (coffre bancaire, coffre-fort chez un tiers de confiance, espace numérique sécurisé). Cette précaution est aussi précieuse que la garantie elle-même lorsque vient le moment de déclarer un sinistre.
Vol, incendie, dégâts des eaux, bris accidentel et catastrophes naturelles couverts en une seule garantie
Remboursement au montant expertisé et contractualisé, sans dépréciation ni contestation possible
Évaluation par commissaires-priseurs, gemmologues ou experts agréés pour établir la valeur assurable
Protection maintenue lors de vos déplacements, expositions, voyages et transports selon les garanties souscrites
Conseiller dédié France Épargne pour intégrer la protection de vos objets dans une stratégie patrimoniale globale
Mise à jour régulière de l'inventaire et des expertises pour une couverture toujours adaptée à la valeur de marché

Le marché français de la couverture des biens de prestige connaît une croissance soutenue. Les primes d'assurance dans le segment luxe et mode ont atteint 580 millions d'euros en 2025, soit une progression de 104 % depuis 2019 (source : ESG Luxe, 2025). Cette dynamique reflète une prise de conscience croissante des détenteurs de patrimoine mobilier précieux face à l'exposition au risque. La croissance annuelle prévue s'établit à 6,47 % jusqu'en 2027 selon les projections sectorielles, portée par l'augmentation des valeurs assurées et l'entrée de nouvelles catégories de biens dans le périmètre des contrats. Sur les dix dernières années, la valeur moyenne des patrimoines mobiliers assurés dans cette catégorie a progressé de 47 % (source : Fédération Française de l'Assurance, 2025), sous l'effet combiné de l'appréciation des marchés de l'art, de la bijouterie et de l'horlogerie de luxe.
Les cambriolages représentent la première cause de sinistre pour les biens précieux. En 2024, 218 200 effractions ont été recensées en France métropolitaine (source : ministère de l'Intérieur, SSMSI, 2025), soit une fréquence de 5,9 cambriolages pour 1 000 logements. Les régions les plus exposées sont l'Île-de-France (9,2 pour 1 000), Auvergne-Rhône-Alpes (6,4 pour 1 000) et PACA (7,1 pour 1 000). Malgré une légère baisse de 3 % au premier semestre 2025, le risque demeure structurellement élevé dans les zones urbaines denses où se concentre l'essentiel du patrimoine mobilier rare. Les cambrioleurs s'intéressent prioritairement aux bijoux et montres de luxe, qui représentent la catégorie la plus fréquemment visée selon les statistiques de sinistralité des assureurs spécialisés.
Le marché de l'art français a atteint 9,7 milliards d'euros en 2025, représentant 7 % du marché mondial (source : ACPR, 2025). Les cotations de certains artistes contemporains fluctuent de 8 à 15 % par an (source : Artprice, 2025), ce qui impose des réévaluations régulières des biens assurés. Une expertise réalisée il y a cinq ans peut conduire à une sous-assurance de 40 à 75 % pour certaines catégories de biens en forte appréciation. Cette réalité explique pourquoi les assureurs spécialisés imposent contractuellement une réévaluation périodique de l'inventaire tous les deux à trois ans.
La tendance la plus marquante est l'élargissement des catégories assurées. Outre les bijoux et les tableaux, les montres de luxe (le marché mondial des montres de prestige a atteint 22 milliards de francs suisses en 2024 selon la Fédération de l'industrie horlogère suisse), les sacs de créateurs, les vins de collection et les œuvres photographiques originales entrent progressivement dans le périmètre des contrats spécialisés. France Épargne s'adapte à ces évolutions en proposant des garanties couvrant ces nouvelles catégories avec la même rigueur d'expertise que pour les biens traditionnels.
Une observation clé pour les investisseurs en biens tangibles : la valeur des actifs alternatifs (art, montres, vins) a progressé de 7,1 % en moyenne annuelle sur les dix dernières années selon l'indice Knight Frank Luxury Investment Index (2025), contre 6,8 % pour les actions mondiales sur la même période. Ces performances attirent de nouveaux investisseurs qui doivent intégrer la protection de ces actifs dans leur stratégie globale. Sans couverture adaptée, une collection qui représente une part significative du patrimoine demeure entièrement exposée.
Source: ESG Luxe, ACPR, analyses sectorielles 2025
| Critère | Assurance habitation standard | Garantie objets de valeur |
|---|---|---|
| Plafond objets précieux | 10 à 20 % du capital mobilier (3 000 à 8 000 €) | Valeur totale de l'inventaire expertisé |
| Mode d'évaluation | Valeur vétusté déduite | Valeur agréée sans dépréciation |
| Expertise | Non obligatoire | Obligatoire (certifiée et actualisée) |
| Vol hors domicile | Exclu ou très limité | Couvert selon les garanties souscrites |
| Bris accidentel | Exclu en général | Inclus dans les formules haut de gamme |
| Catastrophes naturelles | Couvert (loi Barnier) | Couvert avec valeur agréée |
| Révision de valeur | Aucune obligation | Recommandée tous les 2 à 3 ans |
Sélectionner un contrat de protection pour son patrimoine mobilier précieux est une décision qui mérite une analyse rigoureuse. La qualité des contrats varie considérablement selon les assureurs et les formules proposées. Plusieurs critères déterminants permettent d'identifier le contrat le plus adapté à votre situation.
Le mode d'évaluation et d'indemnisation est le premier critère. Trois modes coexistent sur le marché :
Le périmètre géographique de la couverture constitue un second critère capital. Certains contrats limitent la couverture au domicile principal. D'autres l'étendent aux résidences secondaires, aux déplacements en France et à l'étranger. Pour les voyageurs fréquents ou les collectionneurs exposant régulièrement leurs biens, une couverture mondiale est indispensable.
Les exclusions figurent parmi les clauses les plus importantes à analyser avant de signer. Les exclusions courantes comprennent l'usure normale, le défaut d'entretien, les dommages lors de travaux, les biens laissés sans surveillance dans un véhicule, et les sinistres résultant d'un acte délibéré. Certains contrats excluent également les sinistres survenus lors de prêts à des tiers ou d'expositions non déclarées.
La franchise appliquée en cas de sinistre est un paramètre à négocier. Une franchise absolue de 500 € à 1 000 € est courante sur les sinistres de faible montant. Pour les sinistres importants, la franchise peut être nulle sur les formules premium. Notre conseil : opter pour une franchise plus élevée sur les petits risques en échange d'une prime réduite, et zéro franchise sur les sinistres catastrophiques.
La procédure de revalorisation du contrat est souvent négligée. Un bon contrat prévoit un mécanisme automatique de revalorisation des valeurs assurées en fonction d'un indice de référence (indice des prix à la consommation, indice du marché de l'art). Sans ce mécanisme, votre couverture se dégrade silencieusement au fil du temps sans que vous en soyez averti.
Les services annexes différencient les contrats haut de gamme des offres basiques : réseau d'experts agréés partenaires, service de conciergerie sinistre, prise en charge des frais de restauration après sinistre, conseil en sécurisation du domicile, coffre-fort numérique pour l'inventaire. Ces services peuvent justifier une prime plus élevée car ils réduisent significativement les délais et les frictions lors d'un sinistre.
Sur ces six critères, les contrats distribués via France Épargne sont systématiquement comparés et les meilleures conditions négociées auprès d'un panel d'assureurs spécialisés : AXA Art Insurance, Groupama Patrimoine, Allianz Collections et d'autres partenaires sélectionnés pour leur solidité financière et leur expertise en gestion des sinistres patrimoniaux.
Les erreurs les plus courantes à éviter lors de la souscription :
Un bilan annuel de couverture avec un spécialiste France Épargne permet d'éviter ces erreurs et de s'assurer que votre protection reste en phase avec l'évolution de votre patrimoine.
Comment comparer les offres efficacement ? Demandez systématiquement les points suivants à chaque assureur : la définition contractuelle du bien précieux (seuil de valeur), le mode d'évaluation applicable (vénale, déclarée ou agréée), le périmètre géographique exact, la liste des exclusions, la franchise applicable par catégorie de bien, et les conditions de revalorisation automatique. Ces six éléments permettent de comparer des offres comparables et d'éviter les mauvaises surprises lors d'un sinistre. France Épargne réalise ce travail de comparaison systématiquement pour chaque client et présente une analyse synthétique des meilleures options disponibles sur le marché.
Une remarque importante sur le conseil indépendant : en tant que courtier en assurance enregistré à l'ORIAS (n° 23001687), France Épargne est soumis à une obligation de conseil objective et documentée. Cette obligation légale signifie que le contrat recommandé doit correspondre à vos besoins réels et non à la rentabilité commerciale de l'intermédiaire. La traçabilité du conseil (compte rendu écrit de la mission de conseil) constitue une protection supplémentaire pour l'assuré en cas de litige ultérieur sur l'adéquation du contrat souscrit. C'est l'une des garanties fondamentales du recours à un courtier indépendant plutôt qu'à un agent exclusif d'un seul assureur.
Nos experts analysent votre couverture actuelle et identifient les lacunes à combler pour une protection optimale de vos biens précieux
Obtenir mon bilan de couvertureL'expertise est l'élément central d'un contrat de protection patrimoniale performant. Sans évaluation préalable par un professionnel agréé, l'assureur applique la valeur déclarée unilatéralement par l'assuré, ce qui peut donner lieu à des litiges importants en cas de sinistre. Avec une expertise réalisée par un professionnel reconnu, un accord de valeur est conclu entre l'assuré et l'assureur : le montant fixé dans le certificat d'expertise constitue la base d'indemnisation contractuelle et ne peut pas être contesté lors du règlement du sinistre. C'est le seul mécanisme qui garantit une indemnisation totale et sans friction.
Les experts certifiés selon le type de bien :
La réévaluation périodique est indispensable. Les cotations du marché de l'art fluctuent de 8 à 15 % par an pour certains artistes (source : Artprice, 2025). Un bien expertisé il y a cinq ans peut avoir vu sa valeur augmenter de 40 à 75 %, conduisant à une sous-assurance significative. Par exemple, une œuvre d'un artiste cotant 50 000 € en 2020 peut valoir 85 000 € en 2025 si sa cote a progressé de 11 % par an en moyenne. Sans mise à jour contractuelle, l'assuré ne percevrait que 50 000 €, perdant 35 000 € d'indemnisation. Une révision de l'expertise tous les deux à trois ans est la norme pour les contrats de haute valeur. Nos conseillers mettent leurs clients en relation avec un réseau d'experts agréés partenaires.
Le coût d'une expertise varie selon la nature et le nombre de pièces : comptez entre 150 € et 500 € pour un bijou ou une montre, et de 300 € à 1 500 € pour une expertise complète de collection. Ce coût est généralement récupéré dès le premier sinistre grâce à une indemnisation optimale. Certains contrats spécialisés prennent en charge tout ou partie des frais d'expertise dans leur prime annuelle. France Épargne vous aide à identifier les contrats incluant cette prise en charge lors de votre bilan patrimonial.
| Catégorie de bien | Taux annuel indicatif | Exemple pour 50 000 € | Expertise requise |
|---|---|---|---|
| Bijoux et joaillerie | 0,4 % à 0,8 % | 200 € à 400 €/an | Oui, gemmologue certifié |
| Œuvres d'art (>10 000 €) | 0,3 % à 0,6 % | 150 € à 300 €/an | Oui, commissaire-priseur |
| Collections (timbres, pièces) | 0,5 % à 1,0 % | 250 € à 500 €/an | Recommandée |
| Montres de luxe | 0,4 % à 0,7 % | 200 € à 350 €/an | Oui, expert horlogerie |
| Instruments de musique | 0,3 % à 0,5 % | 150 € à 250 €/an | Recommandée |
| Patrimoine mixte | 0,3 % à 0,5 % | 150 € à 250 €/an | Oui, systématique |
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"218 200 cambriolages en 2024 en France, soit 600 par jour. Face à ce risque, une assurance habitation standard plafonnant les objets précieux à 10 % du capital mobilier n'offre qu'une protection illusoire pour les patrimoines d'exception. La valeur agréée et l'expertise certifiée sont les deux conditions d'une indemnisation réelle.

En cas de sinistre, la réactivité est déterminante pour la qualité de l'indemnisation. Les délais légaux de déclaration sont fixés par le Code des assurances et varient selon la nature du sinistre. Tout dépassement de délai peut entraîner une déchéance du droit à indemnisation, sauf à prouver que ce retard est indépendant de votre volonté (article L113-2 du Code des assurances).
Vol ou cambriolage : déposez plainte auprès des autorités dans les 24 heures, puis déclarez le sinistre à votre assureur dans un délai de 2 jours ouvrés à compter du dépôt de plainte. Conservez impérativement une copie du procès-verbal de plainte : sans ce document, la prise en charge du vol peut être refusée. Le récépissé de plainte en ligne sur le portail gouvernemental est accepté par la quasi-totalité des assureurs.
Incendie, dégâts des eaux, catastrophe naturelle : le délai de déclaration est de 5 jours ouvrés à compter de la connaissance du sinistre. En cas de catastrophe naturelle reconnue par arrêté ministériel, ce délai est porté à 10 jours ouvrés à compter de la publication de l'arrêté au Journal officiel. Ne procédez pas à des réparations avant le passage de l'expert mandaté par l'assureur, sauf en cas d'urgence pour limiter les dommages.
Les pièces justificatives à constituer :
France Épargne met à disposition un conseiller dédié pour accompagner chaque sinistré dans ses démarches, de la constitution du dossier jusqu'au règlement de l'indemnisation. L'objectif est d'obtenir un règlement définitif dans un délai moyen de 30 jours après réception du dossier complet. Un service de gestion de crise est disponible 24h/24 pour les sinistres graves impliquant des biens de valeur supérieure à 10 000 €.
Conserver toutes les pièces justificatives dans un espace sécurisé distinct du domicile est une précaution essentielle. En cas de sinistre grave (incendie, inondation), les documents papier conservés à domicile peuvent être détruits en même temps que les biens. Un coffre-fort numérique sécurisé ou un dépôt chez un notaire garantit la disponibilité des preuves nécessaires au traitement du dossier d'indemnisation.
La gestion des sinistres impliquant plusieurs assureurs mérite une attention particulière. Certains biens précieux peuvent être couverts à la fois par l'assurance habitation (sous-plafond) et par un contrat spécialisé. En cas de sinistre, c'est le contrat spécialisé qui prend en charge le complément au-delà du plafond habitation. Déclarez le sinistre aux deux assureurs simultanément pour éviter toute ambiguïté. Nos experts France Épargne coordonnent cette démarche lors de chaque sinistre complexe, de manière à optimiser l'indemnisation totale perçue.
Le recours à l'expertise amiable contradictoire est une option souvent méconnue. En cas de désaccord avec l'évaluation proposée par l'assureur, l'assuré peut demander une expertise contradictoire. Chaque partie désigne son propre expert, et si les deux évaluations divergent, un troisième expert arbitre la décision. Ce mécanisme, prévu par l'article L125-3 du Code des assurances, est particulièrement utile pour les biens d'art dont la valeur est contestée. Disposer d'un certificat d'expertise récent est le meilleur moyen de prévenir ce type de litige et d'accélérer le règlement du sinistre sans contestation.
La prévention reste la première protection. Investir dans un système de sécurité certifié (alarme A2P, coffre-fort NF, télésurveillance) peut réduire vos primes d'assurance de 10 à 20 % selon les assureurs, tout en diminuant concrètement le risque de sinistre. Certains contrats premium prévoient un audit sécurité gratuit du domicile dans le cadre de la souscription.
La souscription d'un contrat de protection patrimoniale s'inscrit dans un cadre juridique précis. Il relève du Code des assurances et notamment de l'article L121-1 sur le principe indemnitaire : l'indemnisation ne peut pas dépasser la valeur réelle du bien au moment du sinistre, sauf en cas de valeur agréée contractuellement fixée. Ce principe fondamental détermine l'ensemble de la stratégie d'assurance à adopter pour les biens de grande valeur.
La valeur agréée (aussi appelée valeur à neuf agréée) est un mécanisme qui déconnecte le remboursement de la valeur vénale au moment du sinistre. Une fois l'expertise réalisée et la valeur agréée inscrite au contrat, l'assureur s'engage à rembourser ce montant en cas de sinistre total, sans déduction de vétusté ni renégociation. Ce mécanisme constitue la protection la plus solide disponible en droit français pour les biens mobiliers de grande valeur. Il faut noter que la valeur agréée est généralement plafonnée dans le temps : au-delà de trois à cinq ans sans renouvellement de l'expertise, l'assureur peut requalifier la garantie en valeur déclarée.
Du point de vue fiscal, les primes versées ne sont pas déductibles de l'impôt sur le revenu pour les particuliers. En revanche, pour les professionnels détenant des œuvres d'art dans le cadre de leur activité (galeries, marchands, collectionneurs professionnels), les primes peuvent être déduites des charges d'exploitation selon les règles du BIC ou de l'IS, sous réserve que les biens soient inscrits à l'actif du bilan.
Par ailleurs, les biens précieux dont la valeur dépasse 5 000 € par pièce sont déclarables à l'IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) depuis la réforme de 2018 via la rubrique biens meubles corporels (article 965 du Code général des impôts). Une expertise à jour facilite cette déclaration et réduit le risque de redressement fiscal, car elle constitue une preuve opposable à l'administration. La valeur retenue pour l'IFI est la valeur vénale au 1er janvier de l'année d'imposition, ce qui impose de suivre l'évolution des cotes de marché.
Enfin, en cas de succession, les biens précieux font l'objet d'une évaluation pour le calcul des droits de succession. Un certificat d'expertise récent simplifie cette démarche et permet de justifier les valeurs retenues dans la déclaration de succession auprès des services fiscaux. L'absence d'expertise peut conduire à une évaluation forfaitaire par l'administration, souvent plus défavorable pour les héritiers.
En résumé, le certificat d'expertise remplît trois fonctions simultanées : il optimise votre couverture assurantielle, sécurise votre déclaration fiscale IFI, et simplifie les démarches successorales. C'est l'un des documents les plus polyvalents de votre dossier patrimonial, et l'un des moins coûteux au regard des enjeux qu'il protège. Un entretien avec un expert France Épargne permet de planifier l'ensemble de ces expertises de manière coordonnée, en tenant compte de votre situation fiscale et successorale globale.
La loi Sapin 2 (loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016) a renforcé les obligations de transparence dans le secteur de l'assurance. Depuis son entrée en vigueur, les intermédiaires d'assurance comme France Épargne sont tenus de communiquer de manière claire et transparente sur les modalités de rémunération, les produits recommandés et les conflits d'intérêts éventuels. Cette réglementation protège directement les consommateurs en leur garantissant un conseil objectif et documenté.
Par ailleurs, la Directive sur la Distribution d'Assurances (DDA), transposée en droit français en 2018, impose que tout conseil en assurance soit précédé d'une analyse des besoins du client. Pour les biens précieux, cette analyse doit couvrir la nature des biens, leur valeur, leur localisation habituelle et les risques spécifiques auxquels ils sont exposés. France Épargne applique rigoureusement cette procédure, qui constitue le fondement de chaque recommandation de contrat.
Nos experts patrimoniaux analysent votre situation et vous proposent la couverture la mieux adaptée à votre inventaire. Rappel gratuit sous 6h.
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