Crédit immobilier

Votre capacité d'emprunt 2026

Trois étapes courtes, puis modulez en direct durée, taux et apport pour voir l'impact sur votre budget d'achat.

Plafond HCSF 35 %Durée max 25 ansTaux moyen 20 ans 3,27 % (avril 2026)
Barèmes 2026 officielsChiffres mis à jour : HCSF, droits d'enregistrement, plafonds PTZ, indices INSEE.
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4 200 €
1 k€5 k€10 k€15 k€20 k€

Salaires nets + 70 % des revenus locatifs nets le cas échéant.

0 €
0 €750 €1500 €2250 €3000 €

Autres prêts, pensions versées, loyers après acquisition (investisseur).

40 000 €
0 k€100 k€250 k€500 k€

Épargne, donation, déblocage PEL ou AV. 10 % minimum attendus en 2026.

Capacité d'emprunt 2026

Comment est calculée votre capacité d'emprunt en 2026 ?

Depuis la recommandation du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) rendue contraignante en janvier 2022, les banques françaises appliquent deux règles cumulatives à toute demande de prêt immobilier : un taux d'endettement plafonné à 35 % assurance incluse, et une durée de crédit limitée à 25 ans (27 ans avec un différé d'amortissement dans le neuf ou sur travaux représentant 10 % au moins du projet). Une marge de manœuvre de 20 % est laissée à chaque banque pour les dossiers atypiques, mais elle est presque intégralement utilisée pour les primo accédants achetant leur résidence principale avec un apport significatif et une épargne résiduelle.

La formule exacte, poste par poste

La capacité d'emprunt se calcule en remontant à rebours depuis les règles HCSF. On détermine d'abord l'enveloppe mensuelle maximale : 35 % des revenus nets, moins les charges existantes (autres prêts, pensions versées, part du loyer pour un investissement locatif). On isole ensuite la mensualité pure qui reste pour le crédit, une fois déduite l'assurance emprunteur calculée sur le capital initial. On remonte enfin au capital empruntable selon la durée et le taux nominal proposé par la banque.

Exemple concret : pour un couple avec 4 200 € de revenus nets, aucune charge existante, un apport de 40 000 €, sur 20 ans, à 3,75 % avec 0,34 % d'assurance emprunteur, l'enveloppe mensuelle maximale est de 1 470 €. En déduisant 68 € d'assurance, il reste 1 402 € de mensualité pure pour le crédit, ce qui autorise un capital de 237 500 € environ. Le budget d'achat total grimpe à 277 500 € avec l'apport.

Les banques raisonnent presque systématiquement sur la mensualité, pas sur le capital. C'est donc la modulation de la durée et du taux qui fait le plus levier sur le montant empruntable. Passer de 20 à 25 ans sur le même taux ajoute environ 28 000 € de capacité d'emprunt dans l'exemple ci dessus.

Quels revenus sont réellement pris en compte

Toutes les rémunérations ne pèsent pas de la même façon dans un dossier de prêt. Les banques appliquent des pondérations prudentielles différentes selon le caractère pérenne et récurrent du revenu.

  • Salaire net avant impôt des trois derniers mois, 100 % pris en compte si CDI hors période d'essai
  • Primes et variables : généralement 70 % de la moyenne des trois derniers bulletins
  • Revenus locatifs nets déclarés au fisc : pondération de 70 % (pour anticiper la vacance et les travaux)
  • Pensions alimentaires reçues : 100 % si le jugement est produit, 0 % sinon
  • Dividendes récurrents pour les chefs d'entreprise : retenus sur 2 ou 3 exercices avec moyennage
  • Allocations familiales : prises en compte uniquement jusqu'à la fin présumée du versement
  • Aides au logement APL : acceptées seulement sur les dossiers en accession sociale

Cinq leviers concrets pour augmenter votre capacité

La capacité d'emprunt n'est pas une donnée figée. Cinq leviers bien orchestrés peuvent facilement augmenter de 15 à 25 % le capital empruntable, sans aucune modification de revenus.

  • Allonger la durée jusqu'au plafond HCSF de 25 ans : gain typique de 10 à 15 % de capacité, au prix d'un coût total du crédit sensiblement plus élevé
  • Solder ou rembourser anticipativement un crédit à la consommation : un prêt auto de 300 € par mois libère environ 65 000 € de capacité d'emprunt
  • Renforcer l'apport personnel : passer de 10 à 20 % d'apport fait généralement baisser le taux de 15 à 25 points de base, soit un meilleur taux appliqué à la même mensualité
  • Déléguer l'assurance emprunteur : passer d'un contrat groupe bancaire (0,36 %) à une délégation (0,12 % pour un jeune sain) peut libérer 60 à 90 € de mensualité, soit environ 15 000 € de capacité supplémentaire
  • Recourir à un courtier pour négocier le taux : un gain moyen de 0,20 à 0,45 point s'observe régulièrement, avec effet direct sur le capital empruntable

Cas particuliers souvent mal calculés

Investisseur locatif : la banque ne retient que 70 % du loyer prévisionnel brut et la déduit des revenus, puis ajoute la mensualité du prêt et le 1/3 du coût de charges déductibles. Les simulateurs grand public se trompent régulièrement sur ce calcul « en différentiel ». Pour un loyer mensuel attendu de 800 € avec un prêt de 170 000 € sur 20 ans à 4 %, l'impact réel sur la capacité d'emprunt résidence principale est d'environ 320 € de charge nette, pas de 0.

Couple avec écart d'âge : lorsque l'un des co emprunteurs atteindra 75 ans en fin de prêt, les banques exigent une assurance emprunteur majorée et souvent une surcouverture, ce qui dégrade nettement la capacité. Un décalage de 10 ans entre conjoints peut faire perdre 5 à 12 % de capacité.

TNS et professions libérales : trois bilans demandés, moyenne sur 24 mois, avec retenue de 70 à 80 % du revenu déclaré. Un passage récent en société peut pénaliser fortement le dossier, même si la rentabilité est bonne.

CDI courts et intérim régulier : certaines banques n'acceptent que les CDI de plus de 12 mois, d'autres s'ouvrent à l'intérim dès 24 mois d'ancienneté chez un même client final. Le courtage permet ici de cibler la bonne enseigne.

L'assurance emprunteur, la variable oubliée

L'assurance emprunteur pèse de 15 à 25 % du coût total d'un prêt immobilier. Depuis la loi Lemoine de 2022, elle est résiliable à tout moment, sans frais, sur simple demande écrite. Pourtant, près de 75 % des emprunteurs conservent leur contrat groupe bancaire, généralement deux à trois fois plus cher que les offres en délégation.

Sur un prêt de 240 000 € à 3,75 % sur 20 ans, passer d'un taux d'assurance de 0,36 % (contrat groupe typique) à 0,12 % (délégation pour un profil jeune et sain) économise environ 11 500 € sur la durée du prêt. Cette économie peut être immédiatement réinvestie dans une capacité d'achat plus grande ou une durée plus courte.

Questions fréquentes

Peut on dépasser 35 % d'endettement en 2026 ?

Oui, les banques disposent d'une marge de flexibilité sur 20 % de leur production semestrielle. Cette marge profite essentiellement aux primo accédants achetant leur résidence principale, avec un apport significatif (20 % ou plus) et une épargne résiduelle après l'achat (6 mois de mensualités a minima). Les investisseurs locatifs y ont rarement accès, sauf très bonne situation patrimoniale.

La durée maximale est elle toujours de 25 ans ?

Oui pour l'achat dans l'ancien. Un différé d'amortissement de 2 ans est toléré dans le neuf ou sur travaux représentant au moins 10 % du projet, ce qui porte la durée effective du prêt à 27 ans. Quelques banques pratiquent des durées de 30 ans hors HCSF sur des dossiers exceptionnels, mais c'est devenu marginal.

Les banques incluent elles l'assurance emprunteur dans le calcul HCSF ?

Oui. La recommandation HCSF précise que le taux d'effort est calculé sur la mensualité « tout compris », incluant l'assurance obligatoire. Réduire le coût de l'assurance libère donc mécaniquement de la capacité d'emprunt. C'est un levier que les emprunteurs négligent souvent.

Le taux d'apport influence t il le taux proposé ?

Fortement. En 2026, passer de 10 à 20 % d'apport fait généralement baisser le taux de 10 à 25 points de base, et les frais de dossier peuvent être réduits de 50 à 100 %. Sur un prêt de 250 000 € à 20 ans, une baisse de 0,20 point économise environ 6 500 € de coût total.

Mon simulateur peut il remplacer l'étude d'un courtier ?

Il sert à un cadrage rapide et à comparer des scénarios. Il ne remplace pas l'analyse d'un courtier qui connaît les conditions précises du mois, les grilles spécifiques à chaque banque, les exceptions régionales et la négociabilité réelle de chaque poste. Un courtier France Épargne fait passer votre dossier sous les yeux de plusieurs établissements en parallèle sous 48h.

Puis je emprunter sans apport en 2026 ?

C'est devenu très rare. La quasi totalité des banques exigent au minimum la couverture des frais de notaire et de garantie, soit environ 10 % du prix d'achat. Seuls certains profils jeunes à hauts revenus, achetant leur première résidence principale, décrochent encore un financement à 110 % (prix + frais). L'investissement locatif à 110 % est totalement fermé en 2026.

Comment la banque vérifie t elle mes revenus ?

Les trois derniers bulletins de salaire, les deux derniers avis d'imposition, les trois derniers relevés de compte courant, et éventuellement les bilans comptables pour les indépendants. Les banques accèdent également à la base FICP (fichier des incidents de paiement) et la base FCC (fichier des chèques sans provision). Tout écart entre déclaration et réalité est immédiatement identifié.

Le calcul change t il pour un achat en SCI ?

Oui. En SCI à l'IR, les banques appliquent les mêmes règles HCSF aux associés personnes physiques, en proratisant la mensualité selon les parts. En SCI à l'IS, le prêt est accordé à la société et le dossier est analysé sur la capacité de remboursement de la SCI elle même, ce qui change le calcul en profondeur.

Quel est l'impact d'un crédit conso en cours ?

Un crédit à la consommation avec mensualité de 300 € consomme environ 65 000 € de capacité d'emprunt immobilier. Sur un auto crédit avec 1 an restant, il est presque toujours préférable de solder par anticipation le prêt conso avant de déposer le dossier immobilier, même si l'IRA est non négligeable.

Faut il inclure les futures charges de copropriété ?

Oui, pour la pertinence du budget, même si la banque ne les inclut pas mécaniquement dans le calcul HCSF. Les charges de copropriété représentent en moyenne 30 à 50 € / m² / an à Paris, 15 à 25 € / m² / an en province. Sur un T3 de 65 m² à Paris, c'est 200 € de charges mensuelles qui réduisent de fait votre pouvoir d'achat immobilier.

Les primes variables comptent elles pour 100 % ?

Non. Les banques retiennent généralement 70 % d'une moyenne des primes variables des deux ou trois dernières années, à condition que les bulletins prouvent la récurrence. Un bonus annuel exceptionnel n'est presque jamais retenu. Les revenus de freelance non déclarés en société sont, eux, totalement exclus du calcul.

Le courtier peut il vraiment améliorer mon taux ?

Oui, et dans la majorité des cas. En 2026, l'écart typique entre un particulier allant seul en banque et le même profil passant par un courtier est de 0,20 à 0,45 point de taux nominal, plus des frais de dossier réduits et une assurance déléguée. Sur 20 ans, l'économie dépasse souvent 10 000 €.