
Découvrez les tarifs réels de l'assurance décennale par métier BTP. Grilles de prix, 8 facteurs de calcul et conseils pour économiser 15 à 25 % sur votre prime
Le prix de l'assurance décennale oscille entre 600 € et 35 000 € par an selon le métier, le statut juridique et le chiffre d'affaires de l'entreprise (source : Decennale.com, grille tarifaire 2026). Pour un auto entrepreneur du second œuvre, la prime débute à 600 € par an ; pour une entreprise générale tous corps d'état, elle dépasse 30 000 €. En 2026, les cotisations progressent de 5 à 15 % selon les corps de métier (source : SIMPLIS, février 2026), portées par la hausse de l'indice FFB (+0,70 % au T4 2025, soit 1 187,80 points selon la Fédération Française du Bâtiment), le relèvement de la surprime catastrophes naturelles de 12 % à 20 % depuis le 1er janvier 2025 et l'augmentation de la sinistralité liée aux nouvelles techniques de construction (RE2020, isolation thermique par l'extérieur).
Ce guide décortique les tarifs réels par métier, explique les 8 facteurs de calcul utilisés par les assureurs, compare les prix entre statuts juridiques et détaille comment France Épargne négocie des réductions de 15 à 25 % sur vos primes.
À retenir :
- Le prix varie de 600 € (électricien auto entrepreneur) à plus de 35 000 € (entreprise générale), soit un rapport de 1 à 58
- Les hausses de 5 à 15 % en 2026 s'expliquent par l'indice FFB, la surprime CATNAT (+8 points) et la sinistralité RE2020
- Un artisan peut économiser 15 à 25 % en comparant chaque année et en déclarant précisément ses activités
- Ne jamais accepter la première offre de renouvellement : l'écart entre assureurs atteint 30 à 40 % pour un profil identique
L'assurance décennale couvre les dommages compromettant la solidité d'un ouvrage ou le rendant impropre à sa destination pendant 10 ans après réception (articles 1792 et suivants du Code civil, loi Spinetta du 4 janvier 1978). La prime annuelle dépend avant tout du métier exercé, classé par niveau de risque, et du statut juridique de l'entreprise.
Voici les fourchettes réelles observées en 2026 pour les principaux métiers du BTP, actualisées à partir des grilles tarifaires de Decennale.com, Orus et April Pro :
| Métier BTP | Auto Entrepreneur | SARL/EURL (CA 50 000 à 300 000 €) | Entreprise (CA > 500 000 €) |
|---|---|---|---|
| Électricien | 650 à 1 000 €/an | 1 500 à 5 000 €/an | 4 000 à 8 500 €/an |
| Peintre en bâtiment | 600 à 1 000 €/an | 1 000 à 3 500 €/an | 3 000 à 7 000 €/an |
| Plombier chauffagiste | 850 à 1 300 €/an | 1 200 à 5 000 €/an | 3 500 à 9 500 €/an |
| Menuisier bois/PVC | 800 à 1 400 €/an | 1 500 à 4 500 €/an | 4 000 à 9 000 €/an |
| Carreleur | 750 à 1 200 €/an | 1 200 à 3 800 €/an | 3 200 à 7 500 €/an |
| Maçon | 1 300 à 2 700 €/an | 2 000 à 6 500 €/an | 5 000 à 13 000 €/an |
| Charpentier | 1 200 à 2 400 €/an | 2 000 à 6 500 €/an | 5 000 à 12 000 €/an |
| Couvreur | 1 400 à 2 700 €/an | 2 500 à 7 500 €/an | 6 000 à 15 000 €/an |
| Étancheur | 1 600 à 3 200 €/an | 3 000 à 10 000 €/an | 8 000 à 22 000 €/an |
| Entreprise générale tous corps d'état | N/A | 5 000 à 16 000 €/an | 12 000 à 35 000 €/an |
L'écart de prix entre le métier le moins risqué (peintre auto entrepreneur à 600 €/an) et le plus coûteux (entreprise générale à 35 000 €/an) illustre le poids déterminant du risque métier dans la tarification.
Les assureurs classent les métiers du BTP en quatre catégories de risque, chacune associée à un taux de prime appliqué sur le chiffre d'affaires déclaré.
Catégorie 1 : risque faible (taux de 0,8 à 1,5 % du CA)
Métiers concernés : électricien, peintre, plâtrier plaquiste, poseur de sols souples. Ces interventions techniques n'affectent pas la structure du bâtiment. Les désordres sont généralement réparables à faible coût et représentent 3 à 5 % des réclamations décennales (source : SMABTP, baromètre de la sinistralité 2025). Exemple de prime : un électricien auto entrepreneur réalisant un CA de 40 000 € paie environ 600 € par an (taux 1,5 %).
Catégorie 2 : risque moyen (taux de 1,5 à 2,5 % du CA)
Métiers concernés : plombier, menuisier, carreleur, installateur sanitaire. Les interventions portent sur des éléments d'équipement indissociables du bâtiment. Les infiltrations et dysfonctionnements représentent 8 à 12 % des réclamations décennales. Exemple : un plombier auto entrepreneur avec un CA de 60 000 € paie environ 1 200 € par an (taux 2 %).
Catégorie 3 : risque élevé (taux de 2,5 à 4 % du CA)
Métiers concernés : maçon, charpentier, terrassier, poseur de charpente métallique. Les travaux structurels (fondations, murs porteurs, charpente) exposent à des sinistres graves : fissures, effondrement. La sinistralité représente 20 à 25 % des réclamations, avec un coût moyen de réparation compris entre 80 000 et 250 000 € (source : AQC, fiches pathologie du bâtiment). Exemple : un maçon auto entrepreneur avec un CA de 80 000 € paie environ 2 400 € par an (taux 3 %).
Catégorie 4 : risque très élevé (taux de 4 à 6 % du CA)
Métiers concernés : couvreur, étancheur, spécialiste fondations spéciales, constructeur piscines. La sinistralité culmine à 30 à 35 % des réclamations. Le coût moyen de réparation se situe entre 150 000 et 500 000 €, avec une jurisprudence fréquemment défavorable aux professionnels. Exemple : un couvreur auto entrepreneur réalisant 70 000 € de CA paie environ 2 450 € par an (taux 3,5 %).
Règle de la pluriactivité : un artisan exerçant plusieurs métiers (maçonnerie et couverture par exemple) se voit appliquer le taux de la catégorie la plus risquée sur l'intégralité de son chiffre d'affaires, sauf déclaration détaillée avec ventilation du CA par activité.

Comprendre les critères de tarification permet d'agir sur chacun d'eux pour réduire votre cotisation. Voici les 8 facteurs classés par ordre d'influence, avec pour chacun une piste d'optimisation concrète.
La prime est calculée en pourcentage du CA déclaré (source : FFA, méthodologie tarifaire assurance construction). Plus le CA augmente, plus la prime en valeur absolue augmente, mais le taux appliqué diminue grâce à un effet dégressif.
| CA annuel | Taux appliqué (maçon) | Prime annuelle |
|---|---|---|
| 30 000 € | 4 % | 1 200 € |
| 100 000 € | 3 % | 3 000 € |
| 300 000 € | 2,5 % | 7 500 € |
| 1 000 000 € | 2 % | 20 000 € |
Optimisation : déclarez le CA réel prévisionnel, ni surévalué (surcoût inutile), ni sous évalué (risque de refus d'indemnisation en cas de sinistre). France Épargne ajuste la déclaration en cours d'année si le CA réalisé s'écarte de plus de 20 % du prévisionnel.
| Ancienneté dans le métier | Impact sur la prime de base | Justificatifs acceptés |
|---|---|---|
| Moins de 1 an | Surprime de +30 à +50 % | Diplôme obligatoire + formation récente |
| 1 à 3 ans | Surprime de +15 à +25 % | 3 à 5 références chantiers + attestations employeur |
| 3 à 10 ans | Tarif standard | KBIS + 5 références minimum |
| 10 à 20 ans | Réduction de 10 % | Attestation ancienneté + historique sinistres propre |
| Plus de 20 ans | Réduction de 15 à 20 % | Dossier complet + bonus fidélité possible |
Conseil pour les débutants : un artisan disposant de moins de 3 ans d'activité indépendante mais de 5 à 10 ans d'expérience salariée peut valoriser cette ancienneté. France Épargne monte ce dossier (attestations employeurs, fiches de paie, photos de chantiers) pour négocier un passage de la surprime de +30 % à +10 ou +15 %.
Un système de bonus/malus sur 5 ans glissants s'applique à chaque renouvellement. Le terme « sinistralité » désigne le rapport entre les indemnisations versées et les primes encaissées par l'assureur.
| Sinistres déclarés (5 dernières années) | Coefficient appliqué | Impact sur une prime de base de 2 000 € |
|---|---|---|
| 0 sinistre | 0,85 (bonus de 15 %) | 1 700 €/an |
| 1 sinistre inférieur à 20 000 € | 1,00 (tarif standard) | 2 000 €/an |
| 1 sinistre entre 20 000 et 50 000 € | 1,15 (malus de +15 %) | 2 300 €/an |
| 2 sinistres | 1,30 (malus de +30 %) | 2 600 €/an |
| 3+ sinistres ou 1 sinistre supérieur à 100 000 € | 1,50 à 2,00 (+50 à +100 %) | 3 000 à 4 000 €/an |
Sinistres « sans suite » : lorsqu'un sinistre est déclaré mais clôturé sans indemnisation (désordre non couvert ou résolu amiablement), certains assureurs l'écartent du calcul de malus. France Épargne négocie systématiquement ce point lors de la souscription.
| Zone | Coefficient | Justification | |------|------------|--------------|\n| Île de France (75, 92, 93, 94, 78, 91, 95, 77) | 1,12 (+12 %) | Coût de main d'œuvre élevé, sinistralité urbaine | | Grandes métropoles (Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux) | 1,08 (+8 %) | Sinistralité urbaine modérée | | Villes moyennes et zones périurbaines | 1,00 (référence) | Tarif de base | | Zones rurales | 0,95 (réduction de 5 %) | Sinistralité plus faible | | Outre mer (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane, Mayotte) | 1,25 à 1,35 (+25 à +35 %) | Risques cycloniques et sismiques, coût des interventions |
Optimisation : si vous intervenez dans plusieurs départements, déclarez votre zone géographique principale (60 % ou plus de votre CA) pour bénéficier du coefficient le plus avantageux.
| Statut juridique | Prime annuelle (maçon, CA 120 000 €) | Écart par rapport à l'auto entrepreneur | |-----------------|------------------------------|---------------|\n| Auto Entrepreneur | 2 200 € | Référence | | EURL/SARL unipersonnelle | 3 400 € | +55 % | | SARL à 2+ associés | 3 600 € | +64 % | | SAS/SASU | 3 800 € | +73 % | | SA | 4 200 € | +91 % |
Les structures sociétaires génèrent un CA moyen plus élevé, des chantiers plus importants et une perception de risque accru liée à la complexité organisationnelle.
Au delà du métier principal, la nature précise des interventions influence le tarif. Un maçon déclarant « rénovation légère hors fondations » paie un taux de 2,2 % (soit 3 300 € pour un CA de 150 000 €), alors qu'un maçon déclarant « gros œuvre + structure béton armé » paie 3,5 % (soit 5 250 €). Selon une analyse de marché de Decennale.com, 68 % des artisans déclarent leur activité de manière trop générique. Une déclaration précise réduit la prime de 15 à 25 %.
| Type de travaux (maçon) | Taux de prime | Prime pour un CA de 150 000 € |
|---|---|---|
| Rénovation légère (cloisons, petits murs) | 2,2 % | 3 300 € |
| Gros œuvre neuf (fondations, murs porteurs) | 3 % | 4 500 € |
| Gros œuvre + structure (béton armé, poteaux poutres) | 3,5 % | 5 250 € |
| Travaux spéciaux (fondations spéciales, reprise en sous œuvre) | 4,5 % | 6 750 € |
Le plafond d'indemnisation correspond au montant maximum que l'assureur verse en cas de sinistre. Un plafond insuffisant laisse le surplus à la charge de l'artisan.
| Plafond de garantie | Prime annuelle (plombier, CA 100 000 €) | Usage recommandé |
|---|---|---|
| 150 000 € | 1 200 € | Interventions secondaires uniquement |
| 300 000 € (standard) | 1 500 € | Artisan classique, chantiers inférieurs à 100 000 € |
| 500 000 € | 1 750 € | Chantiers réguliers de 100 000 à 200 000 € |
| 1 000 000 € | 2 200 € | Gros chantiers ou entreprise générale |
Ne choisissez jamais le plafond minimum pour économiser 300 €/an. En cas de sinistre dépassant le plafond, le surplus (parfois 100 000 à 300 000 €) reste à votre charge.
La franchise est la somme restant à votre charge pour chaque sinistre. Accepter une franchise élevée réduit légèrement la prime.
| Franchise par sinistre | Réduction de prime | Économie annuelle (prime de base 3 000 €) |
|---|---|---|
| 500 € (standard) | 0 % | 0 € |
| 1 000 € | 3 % | 90 €/an |
| 2 000 € | 5 % | 150 €/an |
| 5 000 € | 8 % | 240 €/an |
Analyse rentabilité : pour un artisan avec un sinistre tous les 10 ans en moyenne, une franchise de 2 000 € est rentable (économie de 150 €/an sur 10 ans = 1 500 € d'économie, soit un surcoût de franchise de 1 500 € compensé). Au delà d'un sinistre tous les 3 ans, la franchise standard de 500 € reste préférable.

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Lancer l'analyseTrois scénarios concrets illustrent l'impact combiné du métier, du statut et de l'historique sur la prime finale.
| Critère | Auto Entrepreneur | SARL | Grande Entreprise | |---------|------------------|------|-----------------|\n| CA annuel | 40 000 € | 250 000 € | 1 200 000 € | | Ancienneté | 2 ans | 8 ans | 15 ans | | Zone | Province | Île de France | Multi régions | | Plafond | 150 000 € | 300 000 € | 1 000 000 € | | Prime annuelle | 750 € | 3 200 € | 6 500 € | | Taux effectif | 1,88 % | 1,28 % | 0,54 % |
Le taux effectif diminue avec la taille de l'entreprise grâce à l'effet dégressif. L'auto entrepreneur paie proportionnellement davantage.
| Critère | Auto Entrepreneur | SARL | Entreprise Générale |
|---|---|---|---|
| CA annuel | 60 000 € | 320 000 € | 2 000 000 € |
| Ancienneté | 1 an (surprime +25 %) | 12 ans (bonus de 10 %) | 20 ans (bonus de 15 %) |
| Sinistres (5 ans) | 0 | 1 (20 000 €) | 0 |
| Zone | Rurale | Métropole | Multi régions |
| Prime annuelle | 2 600 € | 8 500 € | 28 000 € |
| Taux effectif | 4,33 % | 2,66 % | 1,40 % |
La surprime débutant (+25 %) combinée au métier à risque élevé (catégorie 3) fait exploser le taux pour l'auto entrepreneur. L'entreprise générale cumule tous les bonus : ancienneté, volume et absence de sinistres.
| Critère | Auto Entrepreneur | SARL | Entreprise | |---------|------------------|------|-----------|\n| CA annuel | 55 000 € | 280 000 € | 900 000 € | | Ancienneté | 5 ans | 10 ans | 18 ans | | Sinistres (5 ans) | 1 (15 000 €) | 2 (35 000 € + 60 000 €) | 1 (80 000 €) | | Zone | Province | Île de France | Multi régions | | Prime annuelle | 2 200 € | 11 500 € | 18 000 € | | Taux effectif | 4,00 % | 4,11 % | 2,00 % |
Le métier très risqué (catégorie 4) combiné à un historique de sinistres maintient des taux élevés même pour les structures importantes. La SARL paie un taux supérieur à l'auto entrepreneur à cause du malus cumulé (+30 %).
Les assureurs comptent sur l'inertie. Selon une étude de marché de France Épargne portant sur 850 dossiers clients, 78 % des artisans renouvellent automatiquement leur contrat sans comparer. Ils paient en moyenne 18 % de plus que la meilleure offre disponible.
Cas concret : David, plombier en SARL (CA 180 000 €), payait 2 800 € en année N. Son renouvellement automatique en N+1 s'élevait à 3 080 € (+10 %). Après comparaison de 5 assureurs par France Épargne, la meilleure offre atteignait 2 650 €, soit une économie de 430 €/an.
La sous déclaration du CA constitue un risque majeur. Si votre CA réel dépasse le CA déclaré, l'assureur peut invoquer la règle proportionnelle de prime (article L113-9 du Code des assurances) et réduire l'indemnisation au prorata. Dans les cas les plus graves, il peut prononcer la nullité du contrat pour fausse déclaration intentionnelle (article L113-8). L'artisan se retrouve alors à rembourser l'intégralité des réparations de sa poche et à chercher un nouvel assureur avec ce passif.
Calcul sur 10 ans pour un couvreur (fréquence moyenne : 1 sinistre tous les 7 ans) : Économie franchise 5 000 € vs 500 € : 240 €/an, soit 2 400 € sur 10 ans. Surcoût par sinistre : 4 500 € (5 000 € de franchise au lieu de 500 €). Avec 1,43 sinistres sur 10 ans, le surcoût total atteint 6 435 €. Bilan : une perte nette de 4 035 €.
Un artisan créant son entreprise après 10 ans comme salarié qualifié doit prouver cette expérience à l'assureur : attestations employeurs, fiches de paie, photos de chantiers, recommandations clients. L'impact est immédiat : passage de « débutant, surprime de +30 % » à « expérimenté, tarif standard », soit une économie de 600 à 900 € dès la première année. France Épargne constitue ce dossier gratuitement pour ses clients.
Cas concret : un artisan exerçant la plomberie (70 % du CA), la maçonnerie (20 % du CA) et le carrelage (10 % du CA) déclare « plomberie + maçonnerie + carrelage » de manière globale. L'assureur applique le taux maçonnerie (le plus élevé) sur 100 % du CA. Prime résultante : 5 200 €/an. Avec une déclaration détaillée et un taux pondéré par activité, la prime optimisée tombe à 4 100 €/an, soit une économie de 1 100 € (21 %).
Parcourez la checklist complète des documents et garanties à avoir avant de démarrer un chantier.
Voir la checklistL'année 2026 marque une nouvelle progression des tarifs, alimentée par trois facteurs simultanés que chaque artisan du BTP doit comprendre pour anticiper l'évolution de ses charges.
L'indice FFB et le coût de la construction. L'indice publié par la Fédération Française du Bâtiment s'établit à 1 187,80 points au T4 2025, en hausse de 0,70 % sur un an. Cet indice sert de référence pour la revalorisation automatique des contrats d'assurance construction. La hausse du prix des matériaux, de l'énergie et de la main d'œuvre se répercute directement sur le coût des réparations, donc sur les primes (source : indices FFB, Droit Finances, mise à jour 2026).
La surprime catastrophes naturelles. Depuis le 1er janvier 2025, le taux de la surprime CATNAT est passé de 12 % à 20 % sur les contrats d'assurance de dommages aux biens (arrêté du 23 décembre 2024, publié au Journal Officiel). Cette augmentation de 8 points vise à couvrir l'explosion des sinistres climatiques, qui ont atteint un montant record de 6,5 milliards d'euros en 2023 (source : France Assureurs, bilan 2024).
Les nouveaux sinistres liés à la RE2020. L'entrée en vigueur progressive de la réglementation environnementale RE2020 génère de nouvelles techniques de construction (ossature bois, isolation thermique par l'extérieur, pompes à chaleur) qui produisent des typologies de sinistres encore mal maîtrisées par la filière. Les assureurs anticipent un surcoût de sinistralité pour les métiers concernés : charpentiers, couvreurs et spécialistes de l'isolation (source : SIMPLIS, analyse des cotisations décennales 2026).
France Épargne sollicite systématiquement plusieurs assureurs spécialisés dans la construction : AXA Batiassur, Groupama, MMA BTP, April, Abeille Assurances, SIMPLIS et SMA BTP. L'écart entre l'offre la plus chère et la moins chère atteint couramment 30 à 40 % pour un profil identique.
Exemple concret : un maçon en SARL (CA 200 000 €, 6 ans d'ancienneté, Île de France) a reçu une offre de 6 800 €/an chez SMA BTP contre 4 200 €/an chez April, soit un écart de 2 600 € (38 %).
France Épargne ne se contente pas de comparer les prix. L'équipe négocie chaque clause du contrat pour obtenir : la réduction de franchise (de 2 000 € à 500 €), l'augmentation du plafond sans surcoût (de 300 000 € à 500 000 €), la suppression de certaines exclusions, un engagement de tarif sur 2 à 3 ans (protection contre les hausses brutales) et l'inclusion de garanties complémentaires (protection juridique, assistance).
France Épargne obtient des résultats pour les profils que les assureurs classiques refusent ou surtarifent : débutants sans expérience (surprime négociée de +30 % à +10 %), artisans avec historique de sinistres (identification des assureurs tolérants et justification des circonstances), activités à très haut risque (étanchéité, fondations spéciales) avec des tarifs inférieurs de 20 % au marché, et profils résiliés par un assureur précédent.
Chaque année, deux mois avant l'échéance du contrat, France Épargne relance automatiquement le processus : comparaison du contrat actuel avec le marché, renégociation auprès de l'assureur en place et consultation de 4 à 5 concurrents. Les résultats observés sur le portefeuille clients : économie moyenne de 22 % en année 1, limitation de la hausse à +2 % en année 2 (contre +8 % en moyenne sur le marché) et à +1 % en année 3 (contre +10 %).
Économie cumulée sur 3 ans pour une prime initiale de 3 000 € :
| Année | Sans France Épargne | Avec France Épargne | Écart |
|---|---|---|---|
| Année 1 | 3 000 € | 2 340 € (réduction de 22 %) | 660 € |
| Année 2 | 3 240 € (+8 %) | 2 387 € (+2 %) | 853 € |
| Année 3 | 3 564 € (+10 %) | 2 411 € (+1 %) | 1 153 € |
| Total | 9 804 € | 7 138 € | 2 666 € |
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Demander un devisLe prix moyen s'établit à 850 € par an en 2026, avec des fourchettes allant de 600 € pour les métiers du second œuvre (peinture, électricité) à 3 200 € pour les métiers à haute exposition comme l'étanchéité ou la construction de piscines (source : Orus, tarifs 2026). Le chiffre d'affaires plafonné à 77 700 € pour les activités artisanales limite mécaniquement la prime, qui est calculée en pourcentage du CA.
Oui. La loi Spinetta du 4 janvier 1978 (article L241-1 du Code des assurances) impose à tout constructeur d'ouvrage de souscrire une assurance décennale avant l'ouverture de tout chantier. Le décret du 5 janvier 2016 (dit « loi Macron ») renforce cette obligation en exigeant la mention du numéro de contrat décennal sur les devis et factures. Les sanctions en cas de non conformité atteignent 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement.
Cinq leviers principaux permettent de réduire votre prime : déclarer précisément la nature de vos travaux (économie de 15 à 25 %), valoriser votre expérience salariée antérieure (économie de 600 à 900 €/an), maintenir un historique zéro sinistre (bonus de 15 %), comparer chaque année auprès de 5 à 7 assureurs (écart de 30 à 40 % entre offres) et ventiler votre CA par activité en cas de pluriactivité (économie de 20 %).
Trois facteurs cumulés expliquent les hausses de 5 à 15 % : la revalorisation de l'indice FFB (+0,70 % au T4 2025), le passage de la surprime catastrophes naturelles de 12 à 20 % depuis le 1er janvier 2025, et l'émergence de nouveaux sinistres liés aux techniques de construction RE2020 (ossature bois, ITE, pompes à chaleur). Pour les métiers du gros œuvre exposés aux sinistres climatiques, les hausses dépassent 10 %.
La résiliation d'un contrat d'assurance décennale obéit aux règles générales de l'article L113-12 du Code des assurances : résiliation possible à chaque échéance annuelle avec un préavis de 2 mois. Depuis la loi Hamon de 2014, aucune résiliation infra annuelle n'est prévue pour les contrats d'assurance professionnelle. En pratique, il est donc recommandé d'anticiper la comparaison 3 mois avant la date d'échéance.
La garantie décennale couvre les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou qui le rendent impropre à sa destination (article 1792 du Code civil). Sont concernés : les vices de sol, les défauts de fondation, les infiltrations d'eau par la toiture, les fissures structurelles, les défauts d'étanchéité et les dysfonctionnements d'équipements indissociables (chauffage central, plomberie encastrée). Les désordres purement esthétiques et les éléments d'équipement dissociables (poignées, interrupteurs) sont exclus.
Vous recherchez une assurance décennale adaptée à votre métier et à votre budget ? France Épargne met à votre disposition un simulateur de tarif décennale qui calcule votre prime estimée en 2 minutes, ainsi qu'un accompagnement personnalisé par des experts en assurance construction.
Notre service comprend : la comparaison gratuite auprès de 5 à 7 assureurs spécialisés BTP, le montage de votre dossier (valorisation expérience, ventilation CA par activité), la négociation des conditions contractuelles (franchise, plafond, exclusions) et la renégociation annuelle automatique pour limiter les hausses.
Simuler votre tarif décennale ou consultez nos guides complémentaires ci dessous.
Le prix de l'assurance décennale n'a rien de fixe. Selon votre métier, votre statut, votre expérience et l'assureur choisi, la prime varie de 30 à 40 % pour un profil identique. Les hausses de 5 à 15 % en 2026 ne constituent pas une fatalité : en comparant chaque année et en optimisant votre déclaration d'activité, vous pouvez économiser 15 à 25 % dès la première année (soit 600 à 1 500 € selon votre prime), limiter les hausses annuelles à 1 à 3 % (contre 5 à 15 % sur le marché) et obtenir de meilleures garanties (plafonds, franchises) pour un prix identique ou inférieur.
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