
Assurance Locaux Professionnels : Le Guide Complet
Assurance locaux professionnels : obligations, garanties, tarifs et conseils pour protéger votre activité. Comparatif complet avec données actualisées.
L'assurance locaux professionnels protège vos biens immobiliers et mobiliers contre les sinistres susceptibles d'interrompre votre activité : incendie, dégâts des eaux, vol, vandalisme et catastrophes naturelles. En France, le marché de l'assurance dommages aux biens professionnels a atteint 9,4 milliards d'euros en 2024 (source : France Assureurs), et la charge des sinistres graves s'est maintenue à 935 millions d'euros en 2025, soit 25 % au dessus de la moyenne décennale. Choisir le bon contrat ne relève pas du détail administratif : c'est un levier de pérennité pour toute entreprise.
À retenir :
- L'assurance locaux professionnels est obligatoire pour les locataires et les copropriétaires (loi Alur)
- Le marché représente 9,4 milliards d'euros de cotisations en 2024, avec une hausse de +7 % des primes multirisques en 2026 (source : Coover)
- La surprime catastrophe naturelle est passée à 20 % depuis le 1er janvier 2025 (contre 12 % auparavant)
- 25 % des entreprises victimes d'un sinistre majeur sans garantie perte d'exploitation ne reprennent jamais leur activité (source : France Assureurs)
- Les tarifs varient de 480 à 1 500 euros par an selon l'activité et le niveau de couverture
Qu'est ce que l'assurance locaux professionnels ?
L'assurance locaux professionnels, également appelée assurance multirisque professionnelle ou assurance dommages aux biens, est un contrat qui protège vos biens immobiliers et mobiliers professionnels contre divers sinistres. Elle couvre les dommages matériels directs (incendie, dégâts des eaux, vol, vandalisme, catastrophes naturelles) ainsi que les conséquences financières de ces événements sur votre activité.
Cette protection s'adresse à tous les professionnels disposant de locaux dédiés à leur activité :
- Artisans : menuisiers, plombiers, électriciens, maçons, coiffeurs, esthéticiennes
- Commerçants : boutiques, restaurants, cafés, magasins de détail
- Professions libérales : avocats, médecins, architectes, comptables, consultants
- TPE et PME : entreprises de services, agences, bureaux d'études
- Professions médicales : cabinets dentaires, kinésithérapeutes, infirmières libérales
Le contrat se distingue de la responsabilité civile professionnelle qui couvre les dommages causés à des tiers dans le cadre de votre activité. L'assurance locaux professionnels protège vos propres biens et votre capacité à exercer votre métier.
Obligations légales : qui doit souscrire ?
La législation française impose des obligations différentes selon votre statut d'occupation des locaux. Comprendre ces obligations est essentiel pour rester en conformité et éviter des sanctions.
| Statut d'occupation | Obligation légale | Base légale | Garanties minimales |
|---|---|---|---|
| Locataire | OBLIGATOIRE | Contrat de bail (Code civil, art. 1733 et 1735) | Risques locatifs : incendie, explosion, dégâts des eaux |
| Copropriétaire | OBLIGATOIRE | Loi Alur (article 9 1 de la loi du 10 juillet 1965) | Responsabilité civile minimum |
| Propriétaire individuel | NON OBLIGATOIRE | Aucune | Aucune obligation, mais vivement recommandé |
La loi Alur et ses implications pour les professionnels
Depuis l'entrée en vigueur de la loi Alur, tous les copropriétaires d'un bien en copropriété, qu'ils soient occupants ou non occupants, doivent souscrire une assurance couvrant au minimum leur responsabilité civile. Cette obligation vise à protéger les copropriétaires contre les dommages qu'ils pourraient causer aux parties communes ou aux autres lots.
En tant que locataire professionnel, votre propriétaire exigera systématiquement une attestation d'assurance avant la signature du bail et pourra la demander à chaque échéance annuelle. L'absence d'assurance peut entraîner la résiliation du bail.
Point important sur la résiliation : les lois Hamon et Châtel, qui facilitent la résiliation des contrats d'assurance pour les particuliers, ne s'appliquent pas aux contrats professionnels. Vous devez respecter un préavis de 2 mois avant l'échéance annuelle pour résilier votre contrat.
Nouvelles obligations réglementaires en 2026
Plusieurs évolutions réglementaires impactent les professionnels depuis 2025 :
- Hausse de la surprime catastrophe naturelle : passée de 12 % à 20 % depuis le 1er janvier 2025, entraînant une augmentation d'environ +7 % sur les primes d'assurance dommages aux biens (source : AGPM)
- Montants de garantie minimaux revalorisés : le minimum par sinistre atteint désormais 1 564 610 euros, et le plafond annuel 2 315 610 euros
- Diagnostic électrique obligatoire pour les locaux de plus de 15 ans
- Contrôles renforcés sur la sécurité incendie des établissements recevant du public (ERP) et l'accessibilité PMR des locaux commerciaux
- Sanctions en cas de non conformité : les assureurs peuvent appliquer des surprimes ou refuser la couverture si les normes ne sont pas respectées
Les garanties essentielles de l'assurance locaux professionnels
Une assurance complète doit couvrir l'ensemble des risques susceptibles d'affecter votre activité. Voici un panorama détaillé des garanties disponibles, organisé par niveau de protection.
Garanties de base : le socle minimal
Ces garanties constituent le minimum légal pour les locataires et la base recommandée pour tous :
- Incendie et explosion : couvre les dommages causés par le feu, quelle qu'en soit l'origine (court circuit, foudre, malveillance). Le risque incendie est le sinistre le plus coûteux : un incendie de site de recyclage en avril 2025 à Paris a généré plus de 50 millions d'euros de dommages (source : France Assureurs)
- Dégâts des eaux : protège contre les fuites, ruptures de canalisations, inondations et infiltrations
- Responsabilité civile locative : indemnise le propriétaire en cas de dommages causés au bien loué
Garanties complémentaires recommandées
Pour une protection optimale, ces garanties couvrent les risques les plus fréquents :
- Vol et vandalisme : indemnisation en cas de cambriolage, effraction ou dégradations intentionnelles
- Bris de glace : couvre le remplacement des vitrines, fenêtres, portes vitrées et enseignes lumineuses
- Catastrophes naturelles et événements climatiques : tempêtes, grêle, neige, inondations reconnues par arrêté préfectoral
| Type de garantie | Couverture | Montant moyen d'indemnisation | Franchise habituelle |
|---|---|---|---|
| Incendie | Destruction totale ou partielle | 50 000 € à 500 000 €+ | 10 % du montant avec minimum 300 € |
| Dégâts des eaux | Réparations et dommages mobiliers | 5 000 € à 50 000 € | 150 € à 500 € |
| Vol | Biens volés et réparation effraction | 10 000 € à 100 000 € | 300 € à 1 000 € |
| Bris de glace | Remplacement vitrerie | 2 000 € à 15 000 € | 150 € à 300 € |
À qui s'adresse la garantie perte d'exploitation ?
La garantie perte d'exploitation est la protection la plus stratégique du contrat. Elle maintient vos revenus pendant la période d'interruption de votre activité suite à un sinistre. Concrètement, elle couvre :
- La marge brute perdue (chiffre d'affaires moins achats consommés)
- Les frais fixes qui continuent de courir (loyer, salaires, charges sociales)
- Les frais supplémentaires d'exploitation (location d'un local temporaire, sous traitance d'urgence)
En 2025, la charge totale des sinistres graves en assurance des entreprises a atteint 935 millions d'euros, faisant de cette année la troisième plus coûteuse des douze dernières années (source : France Assureurs). Selon les données sectorielles, 25 % des entreprises victimes d'un sinistre majeur sans garantie perte d'exploitation ne reprennent jamais leur activité.
Couverture des risques émergents : la cyber assurance
Les attaques informatiques constituent désormais le risque numéro un pour les entreprises à l'échelle mondiale, selon le baromètre Allianz 2026. Pour les professionnels disposant de locaux, cette menace prend des formes concrètes :
- Ransomware : les attaques par rançongiciel ont augmenté de +30 % parmi les PME françaises en 2025 (source : Howden France)
- Coût moyen d'une demande de rançon : 1,5 million d'euros
- Coût quotidien d'interruption d'activité pour une PME : 10 000 euros
- Phishing : les attaques par hameçonnage ont progressé de +25 % dans les petites entreprises
Les contrats de cyber assurance débutent à 500 euros par an pour une TPE et peuvent atteindre 15 000 euros et plus pour une ETI. Les assureurs exigent désormais des prérequis : authentification multifacteur, sauvegardes régulières, segmentation réseau et formation des salariés.
Garanties avancées pour une protection maximale
Bris de machines : couvre vos équipements professionnels contre les pannes, défaillances techniques et bris accidentels. Cette garantie concerne les ordinateurs, machines outils et équipements de production, avec une indemnisation en valeur à neuf ou vétusté déduite selon le contrat. Découvrez notre guide dédié à l'assurance matériel professionnel pour approfondir ce sujet.
Protection juridique : prend en charge les frais de défense et de procédure en cas de litige lié à votre activité, avec des plafonds allant de 15 000 € à 50 000 € selon les contrats.

L'évolution du marché montre une croissance constante, de 7,3 milliards d'euros en 2021 à 9,4 milliards d'euros en 2024, reflétant une prise de conscience accrue des professionnels quant à l'importance de se protéger.
Comparez les multirisques professionnelles
Combien coûte une assurance locaux professionnels en 2026 ?
Le coût de votre assurance varie considérablement selon de nombreux facteurs. Selon l'étude Coover réalisée auprès de 14 assureurs (données septembre octobre 2025), les primes de multirisque professionnelle augmentent de +7 % en 2026.
Fourchettes de prix selon le niveau de garanties
| Niveau de garanties | Tarif mensuel | Tarif annuel | Ce qui est inclus |
|---|---|---|---|
| Base | 25 € à 40 € | 300 € à 480 € | Risques locatifs, franchises élevées |
| Étendue | 50 € à 100 € | 600 € à 1 200 € | Base + vol, bris de glace, perte d'exploitation 3 mois |
| Premium | 125 € à 250 € | 1 500 € à 3 000 € | Garanties complètes, franchises réduites, cyber |
Tarification au mètre carré selon le type d'activité
| Type de local | Fourchette au m² par an | Exemple pour 80 m² |
|---|---|---|
| Bureau, profession libérale | 4 € à 8 € | 320 € à 640 € |
| Commerce de détail | 6 € à 12 € | 480 € à 960 € |
| Commerce alimentaire | 8 € à 15 € | 640 € à 1 200 € |
| Atelier artisanal | 7 € à 14 € | 560 € à 1 120 € |
| Restaurant, café | 10 € à 18 € | 800 € à 1 440 € |
Quels facteurs influencent le tarif ?
Critères liés au local :
- Superficie : coefficient multiplicateur proportionnel à la surface
- Localisation : zone urbaine dense, quartier à risque, proximité d'un cours d'eau (les commerces en zone inondable subissent une surprime pouvant atteindre +15 %)
- Ancienneté du bâtiment : construction récente aux normes vs bâtiment ancien
- État des installations : électricité, plomberie, chauffage
Critères liés à l'activité :
- Secteur d'activité : les activités à risque (restauration, manipulation de produits inflammables) coûtent plus cher
- Chiffre d'affaires : base de calcul pour la garantie perte d'exploitation
- Valeur des biens assurés : stocks, équipements, aménagements
- Nombre de salariés : impact sur les responsabilités et les risques
Leviers de réduction :
- Système de sécurité : alarme, vidéosurveillance, gardiennage (réduction jusqu'à 20 %)
- Protection incendie : extincteurs, détecteurs de fumée, portes coupe feu (réduction de 10 % à 15 %)
- Regroupement de contrats : regrouper plusieurs assurances professionnelles (local + RC pro + véhicule) chez le même assureur génère des réductions de 15 % à 25 % sur l'ensemble
À retenir : L'écart de tarif entre deux assureurs pour une couverture équivalente peut atteindre 40 % selon les comparatifs sectoriels. Demander au minimum trois devis reste le meilleur réflexe pour maîtriser ses coûts.
Comment bien choisir son assurance locaux professionnels
Le choix de votre assurance ne doit pas reposer uniquement sur le prix. Voici les cinq critères essentiels à évaluer avant de souscrire.
1. Adéquation des garanties à votre activité
Analysez précisément vos risques professionnels. Un restaurateur n'a pas les mêmes besoins qu'un consultant en bureau. Posez vous ces questions :
- Manipulez vous des matières dangereuses ou inflammables ?
- Stockez vous des marchandises de valeur importante ?
- Recevez vous du public dans vos locaux ?
- Dépendez vous fortement d'équipements informatiques ou de machines ?
2. Plafonds de garanties et franchises
Vérifiez systématiquement :
- Les plafonds d'indemnisation par garantie (exemple : vol plafonné à 10 000 €)
- Les sous limites (exemple : équipements électroniques limités à 5 000 €)
- Les franchises appliquées (montant restant à votre charge par sinistre)
- Les exclusions de garanties (souvent mentionnées en petits caractères dans les conditions générales)
3. Valeur à neuf ou vétusté déduite ?
Ce choix impacte directement le montant de votre indemnisation :
| Mode d'indemnisation | Avantage | Inconvénient | Surcoût sur la prime |
|---|---|---|---|
| Valeur à neuf | Remplacement intégral du bien | Prime plus élevée | +15 % à +30 % |
| Vétusté déduite | Prime plus faible | Indemnisation partielle | Référence |
Pour les équipements essentiels à votre activité (machines outils, matériel informatique, aménagements récents), la valeur à neuf s'impose. Pour le mobilier standard, la vétusté déduite reste acceptable.
4. Délai de carence et durée d'engagement
- Délai de carence : période pendant laquelle certaines garanties ne s'appliquent pas (généralement vol : 30 jours)
- Durée d'engagement : souvent 1 an renouvelable par tacite reconduction
- Résiliation : préavis de 2 mois avant l'échéance annuelle pour les contrats professionnels
5. Qualité du service sinistres
La réactivité en cas de sinistre fait toute la différence. Évaluez :
- Le délai moyen d'indemnisation (objectif : 30 jours maximum)
- La disponibilité de l'assureur (hotline 24h/24 pour sinistres graves)
- La procédure de déclaration (en ligne, téléphone, application mobile)
- L'accompagnement en cas de sinistre majeur (expert dédié, gestion de crise)

Votre activité est-elle bien protégée ?
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Sous évaluer la valeur de vos biens
Beaucoup de professionnels sous estiment la valeur réelle de leurs locaux et équipements pour réduire la prime. En cas de sinistre, l'expert de l'assureur constatera cette sous évaluation et appliquera la règle proportionnelle de capitaux :
Formule : Indemnisation = (Valeur déclarée / Valeur réelle) × Montant du sinistre
Exemple concret : pour des équipements d'une valeur réelle de 100 000 €, déclarés à 60 000 € au contrat, un sinistre de 50 000 € ne sera indemnisé qu'à hauteur de 30 000 € (soit 60 000 / 100 000 × 50 000). La perte sèche atteint 20 000 € en plus de la franchise.
Négliger la garantie perte d'exploitation
Cette garantie est souvent perçue comme optionnelle. Elle est pourtant la plus précieuse en cas de sinistre grave. Imaginez un incendie rendant vos locaux inutilisables pendant quatre mois : sans garantie perte d'exploitation, vous perdez quatre mois de chiffre d'affaires tandis que vos charges fixes continuent de courir (loyer, salaires, crédits). Le risque de cessation d'activité devient alors très réel.
Choisir uniquement sur le prix
Le tarif le plus bas cache souvent des garanties insuffisantes. Avant de souscrire, vérifiez :
- L'étendue réelle des garanties proposées
- Les exclusions et limitations spécifiques
- La solidité financière de l'assureur (notation des agences)
- La qualité du service client (avis vérifiés, délai moyen d'indemnisation)
Oublier de mettre à jour son contrat
Votre activité évolue : nouveau matériel, extension de locaux, changement d'activité. Informez systématiquement votre assureur en cas de :
- Achat d'équipement de plus de 5 000 €
- Travaux d'aménagement importants
- Modification ou ajout d'activité
- Déménagement ou ouverture d'un local supplémentaire
Risque en cas de non déclaration : nullité des garanties pour tout sinistre lié à l'élément non déclaré.
Prévention et adaptation climatique : réduire vos risques
Investir dans la prévention présente un double avantage : diminuer la probabilité de sinistres et obtenir des réductions significatives sur vos primes d'assurance. Les assureurs valorisent de plus en plus les démarches préventives dans leur politique tarifaire.
Mesures de prévention incendie
L'incendie reste le sinistre le plus dévastateur pour les locaux professionnels. Les mesures préventives incluent :
- Détection automatique : détecteurs de fumée interconnectés dans chaque pièce, avec alerte sur téléphone mobile
- Extinction : extincteurs adaptés au type de risque (poudre ABC pour risques généraux, CO2 pour équipements électriques), avec vérification annuelle obligatoire
- Compartimentage : portes coupe feu entre les zones à risque, matériaux résistants au feu
- Formation du personnel : exercices d'évacuation semestriels, désignation d'un responsable sécurité
Mesures de prévention vol et intrusion
- Alarme certifiée NFA2P : les assureurs exigent de plus en plus cette certification pour appliquer les réductions
- Vidéosurveillance : caméras avec enregistrement déporté (cloud) pour éviter la perte de preuves en cas de vol du serveur local
- Serrures multipoints et vitrages anti effraction pour les commerces de plain pied
- Éclairage extérieur automatique à détection de mouvement
Adaptation aux risques climatiques
Avec la hausse de la surprime catastrophe naturelle à 20 %, les professionnels situés en zone exposée doivent anticiper :
- Zones inondables : surélévation des stocks et équipements, installation de batardeaux amovibles, souscription d'une garantie spécifique inondation
- Zones de grêle fréquente : protection des vitrines et enseignes, stores métalliques rétractables
- Canicule : climatisation des locaux abritant du matériel informatique sensible, pour éviter les pannes par surchauffe
Florence Lustman, présidente de France Assureurs, souligne que les Français vivent dans « une société de plus en plus exposée aux risques » et que les assureurs traitent plus de 36 000 nouveaux sinistres dommages et responsabilité chaque jour (source : France Assureurs, tribune 2025). La prévention constitue le premier levier de réduction de cette sinistralité.
Déclarer un sinistre : la procédure à suivre
La gestion efficace d'un sinistre repose sur le respect de délais stricts et une documentation rigoureuse.
Délais légaux de déclaration
| Type de sinistre | Délai de déclaration | Base légale |
|---|---|---|
| Sinistre classique (incendie, dégâts des eaux) | 5 jours ouvrés | Code des assurances, art. L113 2 |
| Vol ou tentative de vol | 2 jours ouvrés | Code des assurances, art. L113 2 |
| Catastrophe naturelle | 10 jours après publication de l'arrêté | Code des assurances, art. L125 2 |
Étapes de déclaration
- Déclarez le sinistre à votre assureur par lettre recommandée avec accusé de réception
- Fournissez une description détaillée des faits : date, heure, circonstances précises
- Joignez les preuves : photos, témoignages, dépôt de plainte en cas de vol
- Listez les dommages et les biens touchés avec leur valeur estimée
- Conservez les biens endommagés pour l'expertise (ne les jetez pas)
- N'engagez aucune réparation avant l'accord de l'assureur, sauf en cas d'urgence vitale ou de mise en sécurité
Conseil pratique : prenez régulièrement des photos et vidéos de vos locaux et équipements en bon état. En cas de sinistre, ces preuves faciliteront l'indemnisation et limiteront les contestations sur la valeur des biens détruits.
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Être rappelé sous 6hFAQ : Assurance locaux professionnels
Puis je assurer un local professionnel situé à mon domicile ?
Oui, mais vous devez obligatoirement déclarer cette activité professionnelle à votre assureur habitation. Selon l'activité exercée, deux options se présentent : une extension de votre contrat habitation avec avenant professionnel (pour les activités peu risquées comme consultant ou avocat) ou la souscription d'un contrat professionnel distinct (pour les activités avec stockage, réception de public ou manipulation de produits).
Que se passe t il si je ne m'assure pas alors que je suis locataire ?
Le propriétaire dispose de trois recours : exiger immédiatement la souscription d'une assurance, souscrire une assurance à votre place et vous en réclamer le paiement, ou demander la résiliation du bail pour non respect des obligations contractuelles. En cas de sinistre, vous êtes personnellement responsable des dommages causés au local et aux tiers, sans limitation de montant.
Mon assurance habitation couvre t elle mon activité professionnelle à domicile ?
Non, sauf mention expresse au contrat. Les contrats habitation excluent systématiquement les dommages liés à une activité professionnelle. Vous devez souscrire un avenant professionnel sur votre contrat habitation (pour les activités tertiaires simples) ou un contrat professionnel distinct (pour les activités avec risques spécifiques).
Comment réduire le coût de mon assurance locaux professionnels ?
Trois leviers principaux permettent de réduire votre prime : investir dans la prévention (alarme, vidéosurveillance, détecteurs de fumée) pour obtenir des réductions de 10 % à 20 %, regrouper vos contrats professionnels chez un même assureur pour bénéficier de remises de 15 % à 25 %, et comparer les offres de plusieurs assureurs car l'écart de tarif peut atteindre 40 % à garanties équivalentes.
La garantie perte d'exploitation est elle obligatoire ?
Non, cette garantie est facultative. Elle est cependant vivement recommandée pour toute entreprise dont l'activité dépend de ses locaux. Son coût représente en moyenne 5 % à 10 % de la prime totale, un investissement modeste comparé au risque de cessation d'activité.
Quelle est la différence entre assurance locaux professionnels et RC professionnelle ?
L'assurance locaux professionnels protège vos propres biens (murs, mobilier, équipements, stocks) contre les sinistres matériels. La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages que vous causez à des tiers dans le cadre de votre activité (erreurs, fautes, négligences). Les deux protections sont complémentaires et souvent regroupées dans un contrat multirisque professionnelle.
Les batteries au lithium ion représentent elles un nouveau risque pour mes locaux ?
Les incendies liés aux batteries au lithium ion (trottinettes, vélos électriques, équipements portables) constituent un risque émergent identifié par France Assureurs. Si votre activité implique le stockage ou la recharge de ces équipements, vérifiez que votre contrat couvre spécifiquement ce risque et respectez les consignes de prévention (zone de recharge dédiée, détecteurs adaptés).
Comment France Épargne Vous Accompagne
Chez France Épargne, nous adoptons une approche de gestionnaire de patrimoine pour votre protection professionnelle. Plutôt qu'une simple comparaison de tarifs, nous intégrons votre assurance locaux professionnels dans une vision globale de votre situation professionnelle et patrimoniale.
Bilan professionnel approfondi : analyse détaillée de votre activité, évaluation précise de la valeur de vos biens, identification des garanties réellement essentielles pour votre situation spécifique.
Sélection et négociation : comparaison des offres du marché selon vos critères, négociation des conditions avec nos partenaires assureurs, recommandation d'un contrat adapté au meilleur rapport protection et prix.
Optimisation fiscale intégrée : les cotisations d'assurance professionnelle sont déductibles de vos bénéfices imposables. Nous intégrons cette dimension dans votre stratégie fiscale globale.
Vision patrimoniale complète : articulation de votre assurance professionnelle avec votre protection sociale (prévoyance, retraite), votre épargne professionnelle et votre stratégie patrimoniale personnelle. Un seul interlocuteur centralise tous vos besoins financiers.
Demandez votre bilan professionnel personnalisé pour identifier vos besoins réels et obtenir une recommandation adaptée à votre activité.
Conclusion
L'assurance locaux professionnels représente bien plus qu'une formalité administrative. Dans un contexte où les sinistres graves se maintiennent à des niveaux élevés (935 millions d'euros de charge en 2025, selon France Assureurs) et où de nouveaux risques émergent (cyberattaques, batteries au lithium ion, événements climatiques), protéger ses locaux relève d'une décision stratégique pour la pérennité de toute entreprise.
Le marché évolue rapidement : hausse de la surprime catastrophe naturelle à 20 %, augmentation de +7 % des primes multirisques en 2026, exigences croissantes des assureurs en matière de prévention. Anticiper ces évolutions et adapter votre couverture régulièrement constitue le meilleur investissement pour sécuriser votre activité sur le long terme.
À lire également :
- Assurance matériel professionnel : le guide complet
- Assurance hôtellerie restauration : le guide complet
- Assurance stockage et entrepôt : protéger votre activité
- Assurance micro entreprise : le guide complet
- RC Pro vs Décennale : quelle différence ?
Sources :
- France Assureurs : L'assurance de dommages aux biens des professionnels en 2024 : publié 2025
- France Assureurs : Sinistralité entreprises 2025 : publié mars 2026
- Coover : Étude prix assurances professionnelles 2026 : publié 2026
- AGPM : Pourquoi le tarif des assurances augmente : publié 2025
- Allianz : Baromètre des risques 2026 : publié janvier 2026
- Howden France : Sinistralité cyber 2026 : publié 2026
- France Assureurs : Assurance des pertes d'exploitation : publié 2025
- Code des assurances, articles L113 2 et L125 2 : en vigueur
Votre activité est-elle bien protégée ?
Locaux, matériel, responsabilité, perte d'exploitation : comparez les multirisques professionnelles adaptées à votre secteur.
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