
Barème complet des taux d'assurance emprunteur par tranche d'âge de 25 à 70 ans : tarifs moyens 2025, évolution avec l'âge, optimisations possibles pour seniors.
L'âge constitue le premier déterminant du coût de l'assurance emprunteur. Entre 25 et 65 ans, le taux moyen triple voire quadruple, reflétant l'augmentation statistique des risques de décès, d'invalidité et de maladie grave avec l'avancement en âge. Un emprunteur de 28 ans paie en moyenne 0,12% du capital emprunté par an, soit 25 € par mois pour 250 000 € assurés. Un emprunteur de 55 ans paie 0,60%, soit 125 € par mois pour le même capital, cinq fois plus cher.
Cette progression tarifaire suit des barèmes actuariels précis établis par les assureurs à partir de tables de mortalité et de données de sinistralité. Comprendre ces barèmes vous permet d'anticiper le coût de votre assurance, d'identifier le meilleur moment pour emprunter, et de repérer les opportunités d'économies en changeant de contrat. Les écarts de tarifs entre assureurs peuvent atteindre 50% pour un même profil d'âge, justifiant une comparaison systématique.
Ce guide présente les barèmes détaillés de taux d'assurance emprunteur par tranche d'âge pour 2025, explique pourquoi les taux augmentent avec l'âge, compare les stratégies tarifaires des contrats bancaires et individuels, et vous donne les clés pour optimiser votre tarif selon votre tranche d'âge.
Les taux d'assurance emprunteur varient considérablement selon les assureurs, les garanties souscrites et les profils individuels. Les fourchettes ci-dessous représentent les taux moyens constatés sur le marché français en 2025 pour des contrats complets (DC, PTIA, ITT, IPT, IPP) souscrits par des non-fumeurs en bonne santé exerçant une profession sans risque.
Fourchette de taux : 0,09% à 0,20% du capital emprunté par an
À cet âge, les risques assurés sont statistiquement très faibles. Le taux de mortalité annuel est inférieur à 0,5 pour 1 000, et les arrêts de travail de longue durée restent rares. Les assureurs proposent leurs tarifs les plus compétitifs pour attirer cette clientèle à faible sinistralité.
Contrats bancaires groupe : 0,18% à 0,25% du capital initial Contrats individuels délégation : 0,09% à 0,15% du capital restant dû
Exemple concret : Pour 250 000 € empruntés sur 25 ans
Cette tranche d'âge bénéficie des écarts de tarifs les plus importants entre bancassurance et délégation. Les assureurs individuels cassent les prix pour conquérir ces profils rentables à long terme.
Fourchette de taux : 0,12% à 0,25% du capital emprunté par an
L'âge moyen des primo-accédants en France se situe autour de 33 ans. Cette tranche d'âge représente le cœur du marché de l'assurance emprunteur. La sinistralité reste faible, même si légèrement supérieure à la tranche 25-30 ans. Les arrêts de travail liés aux jeunes enfants (fatigue, stress) commencent à apparaître dans les statistiques.
Contrats bancaires groupe : 0,20% à 0,28% du capital initial Contrats individuels délégation : 0,12% à 0,18% du capital restant dû
Exemple concret : Pour 280 000 € empruntés sur 23 ans (couple primo-accédant)
Les couples de cette tranche d'âge peuvent optimiser en souscrivant des quotités différenciées selon l'âge de chacun. Si l'un a 32 ans et l'autre 34 ans, l'écart de tarif reste marginal, mais il devient significatif avec un écart d'âge de 5 ans ou plus.
Fourchette de taux : 0,15% à 0,30% du capital emprunté par an
À partir de 35 ans, les taux commencent à augmenter plus nettement. Les pathologies chroniques (diabète, hypertension, troubles musculosquelettiques) apparaissent dans les statistiques médicales. Les arrêts de travail de longue durée deviennent plus fréquents. Le taux de mortalité annuel atteint 1 pour 1 000.
Contrats bancaires groupe : 0,25% à 0,35% du capital initial Contrats individuels délégation : 0,15% à 0,22% du capital restant dû
Exemple concret : Pour 300 000 € empruntés sur 20 ans
Cette tranche d'âge marque souvent un deuxième achat immobilier (revente pour agrandir) ou un investissement locatif. Les emprunteurs disposent d'un historique bancaire solide qui facilite la négociation, tant sur le taux du crédit que sur l'assurance.
Fourchette de taux : 0,20% à 0,40% du capital emprunté par an
La quarantaine marque une inflexion nette dans les barèmes actuariels. Le taux de mortalité annuel double par rapport à la tranche 35-40 ans. Les pathologies cardiovasculaires, les cancers et les troubles psychiatriques deviennent plus fréquents. Les assureurs répercutent ces risques accrus dans leurs tarifs.
Contrats bancaires groupe : 0,32% à 0,45% du capital initial Contrats individuels délégation : 0,20% à 0,28% du capital restant dû
Exemple concret : Pour 250 000 € empruntés sur 18 ans
Les emprunteurs de cette tranche commencent à ressentir l'impact financier de l'âge sur l'assurance. Beaucoup découvrent à cette occasion qu'ils peuvent changer d'assurance grâce à la loi Lemoine et réduire significativement ce coût.
Fourchette de taux : 0,30% à 0,55% du capital emprunté par an
Après 45 ans, les taux augmentent de 30 à 50% par rapport à la tranche 40-45 ans. Le risque actuariel s'accélère : maladies chroniques, usure professionnelle, accidents de santé graves. Les garanties ITT et IPT deviennent plus coûteuses à couvrir car les arrêts de travail et les invalidités permanentes se multiplient.
Contrats bancaires groupe : 0,45% à 0,65% du capital initial Contrats individuels délégation : 0,30% à 0,40% du capital restant dû
Exemple concret : Pour 200 000 € empruntés sur 15 ans
Les emprunteurs de cette tranche ont souvent déjà remboursé une partie de leur prêt initial. Changer d'assurance devient particulièrement rentable car le capital restant dû a diminué, ce qui réduit d'autant la cotisation sur capital restant dû des contrats individuels.
Fourchette de taux : 0,40% à 0,75% du capital emprunté par an
La cinquantaine marque l'entrée dans les tranches tarifaires élevées. Le taux de mortalité annuel dépasse 3 pour 1 000. Les pathologies lourdes (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète) touchent une part croissante de la population. Les assureurs appliquent des taux qui reflètent ce risque accru.
Contrats bancaires groupe : 0,60% à 0,85% du capital initial Contrats individuels délégation : 0,40% à 0,55% du capital restant dû
Exemple concret : Pour 180 000 € empruntés sur 12 ans (résidence secondaire)
Les seniors de cette tranche doivent être particulièrement vigilants sur les limites d'âge des garanties. Certains contrats cessent les garanties ITT/IPT/IPP à 60 ou 65 ans. Si vous empruntez à 52 ans sur 15 ans, votre prêt se termine à 67 ans mais vos garanties cessent à 65 ans, vous laissant sans protection pendant 2 ans.
Fourchette de taux : 0,55% à 1,00% du capital emprunté par an
Au-delà de 55 ans, les taux franchissent le cap de 0,50% et s'approchent parfois de 1%. Le risque actuariel devient très élevé. Les assureurs savent que la probabilité d'un sinistre (décès, invalidité, arrêt long) pendant la durée du prêt atteint 15 à 20% pour cette tranche d'âge sur 10 ans.
Contrats bancaires groupe : 0,75% à 1,10% du capital initial Contrats individuels délégation : 0,55% à 0,75% du capital restant dû
Exemple concret : Pour 150 000 € empruntés sur 10 ans
Les emprunteurs seniors doivent impérativement comparer les offres car les écarts entre assureurs se creusent. Certains assureurs spécialisés dans les seniors proposent des tarifs 30 à 40% inférieurs aux contrats bancaires standards. Ces assureurs acceptent également des limites d'âge plus élevées (garantie Décès jusqu'à 85 ans vs 75 ans en bancaire).
Fourchette de taux : 0,75% à 1,50% du capital emprunté par an
Emprunter après 60 ans relève d'un marché de niche avec des tarifs élevés et des garanties limitées. Les banques proposent généralement des prêts courts (5 à 10 ans maximum) et les assureurs appliquent des taux qui peuvent dépasser 1% voire 1,50% selon l'état de santé.
Contrats bancaires groupe : 1,00% à 1,50% du capital initial, souvent refus Contrats individuels spécialisés seniors : 0,75% à 1,20% du capital restant dù
Exemple concret : Pour 120 000 € empruntés sur 8 ans (achat résidence secondaire)
À cet âge, beaucoup d'emprunteurs optent pour des garanties limitées (DC/PTIA uniquement) car les garanties ITT/IPT/IPP cessent à 65 ans de toute façon. Cette limitation réduit le coût de 30 à 40% mais laisse l'emprunteur sans protection en cas d'arrêt de travail ou d'invalidité avant 65 ans.
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Lancer la simulationL'augmentation des taux d'assurance emprunteur avec l'âge repose sur des données actuarielles objectives qui mesurent l'évolution des risques de sinistres.
Les assureurs utilisent les tables de mortalité publiées par l'INSEE qui recensent le nombre de décès par tranche d'âge chaque année. Ces tables montrent que le taux de mortalité annuel double environ tous les 8 à 10 ans entre 30 et 60 ans.
Exemples de taux de mortalité annuel pour 10 000 personnes :
Cette progression exponentielle explique que les taux d'assurance augmentent beaucoup plus vite après 50 ans qu'avant 40 ans. Le risque de décès pendant la durée du prêt passe de 1% pour un emprunteur de 30 ans sur 20 ans à 10% pour un emprunteur de 55 ans sur 15 ans.
Au-delà du décès, les garanties ITT, IPT et IPP se déclenchent beaucoup plus fréquemment avec l'âge. Les données de la Sécurité sociale montrent que le taux d'arrêts de travail de longue durée (plus de 6 mois) triple entre 30 et 50 ans. Les invalidités permanentes sont 5 fois plus fréquentes à 55 ans qu'à 35 ans.
Les pathologies responsables évoluent avec l'âge. À 30 ans, les arrêts longs proviennent principalement des accidents et des dépressions. À 50 ans, les pathologies chroniques (troubles musculosquelettiques, cancers, maladies cardiovasculaires) dominent. Ces pathologies entraînent non seulement des arrêts plus fréquents, mais aussi plus longs et plus coûteux pour les assureurs.
Non seulement les sinistres deviennent plus fréquents avec l'âge, mais ils coûtent également plus cher. Un décès à 55 ans avec un capital restant dû de 150 000 € coûte 150 000 € à l'assureur. Un décès à 30 ans avec un capital restant dû de 240 000 € coûte 240 000 €. Mais statistiquement, le premier cas est 15 fois plus probable que le second.
Pour les garanties ITT et IPT, l'effet est encore plus marqué. Un arrêt de travail à 30 ans dure en moyenne 4 à 6 mois avant reprise. Un arrêt à 55 ans dure en moyenne 12 à 18 mois et bascule plus souvent vers une invalidité permanente. Le coût moyen d'un sinistre ITT double voire triple entre ces deux âges.
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Calculer mes économiesLes contrats bancaires groupe et les contrats individuels en délégation adoptent des stratégies tarifaires radicalement différentes face à l'évolution de l'âge.
Les contrats groupe proposés par les banques appliquent un taux unique mutualisé pour tous les emprunteurs, quel que soit leur âge. Ce taux reflète la sinistralité moyenne du portefeuille entier. Les jeunes emprunteurs à faible risque subventionnent les emprunteurs plus âgés à risque élevé.
Cette mutualisation crée une subvention croisée : les moins de 40 ans paient trop cher par rapport à leur risque réel, les plus de 50 ans paient (relativement) moins cher. C'est pourquoi les écarts entre bancassurance et délégation sont maximaux pour les jeunes emprunteurs et se réduisent pour les seniors.
Exemple : une banque affiche un taux unique de 0,35% pour tous. Ce taux correspond au risque moyen d'un emprunteur de 42 ans. Un emprunteur de 30 ans paie donc un tarif correspondant à un risque d'emprunteur de 42 ans (surcoût de 100 à 150%). Un emprunteur de 55 ans paie un tarif correspondant à un risque de 42 ans (économie de 30 à 40% par rapport à son risque réel).
Les contrats individuels segmentent finement les tarifs par tranche d'âge, parfois par année. Chaque emprunteur paie un tarif correspondant précisément à son risque actuariel. Cette segmentation élimine les subventions croisées.
Certains contrats évoluent par paliers d'âge : un taux pour les 25-35 ans, un autre pour les 35-45 ans, un troisième pour les 45-55 ans, etc. D'autres contrats appliquent des taux annuels : un taux à 30 ans, un autre à 31 ans, etc. Ces modèles sont plus justes économiquement mais créent des augmentations de cotisation au fil du temps.
Pour un emprunteur jeune, le contrat individuel est systématiquement moins cher que le contrat bancaire (40 à 70% d'économie). Pour un emprunteur senior, l'écart se réduit mais reste favorable au contrat individuel (20 à 40% d'économie) grâce à la méthode de calcul sur capital restant dû qui compense partiellement le taux plus élevé.
Si vous avez moins de 40 ans, les contrats individuels sont systématiquement plus avantageux. L'écart de tarif atteint 50 à 70% et l'économie sur 20 ou 25 ans dépasse 10 000 €. Ne souscrivez jamais le contrat bancaire sans comparer.
Si vous avez entre 40 et 55 ans, les contrats individuels restent généralement plus avantageux (économie de 30 à 50%) mais l'écart se réduit. Comparez systématiquement et vérifiez les limites d'âge des garanties. Privilégiez les contrats maintenant ITT/IPT jusqu'à 65 ou 67 ans.
Si vous avez plus de 55 ans, comparez finement car les écarts entre assureurs se creusent. Certains assureurs spécialisés seniors proposent des tarifs très compétitifs, d'autres refusent purement et simplement. Privilégiez les contrats acceptant des limites d'âge élevées (Décès jusqu'à 85 ans) pour couvrir toute la durée du prêt.
Nos conseillers comparent votre contrat actuel avec les meilleures offres du marché. Gratuit, sans engagement.
Être rappelé sous 6hOptimiser le coût de votre assurance emprunteur en fonction de votre âge nécessite une expertise actuarielle et une connaissance fine des barèmes de chaque assureur. France Épargne vous accompagne pour identifier le meilleur tarif selon votre tranche d'âge.
Nous analysons d'abord votre contrat actuel pour déterminer si le tarif appliqué correspond à votre profil d'âge ou s'il résulte d'une mutualisation défavorable. Nous calculons le tarif théorique que vous devriez payer selon les barèmes actuariels standards et identifions l'écart avec votre tarif réel. Cette analyse révèle souvent des surprises : des emprunteurs de 35 ans qui paient un tarif correspondant à un profil de 45 ans.
Nous sollicitons ensuite nos 15 assureurs partenaires en précisant votre âge exact et votre profil complet. Nous obtenons des devis personnalisés tenant compte de votre tranche d'âge et de l'évolution prévisible de votre cotisation jusqu'à la fin du prêt. Pour les contrats évolutifs par paliers d'âge, nous simulons les augmentations futures et calculons le coût total actualisé.
Nous comparons ces devis avec votre contrat actuel en tenant compte du capital restant dû et de la durée restante. Pour les emprunteurs seniors, cette analyse est cruciale car elle intègre les limites d'âge de chaque garantie. Nous identifions les contrats couvrant jusqu'à la fin de votre prêt sans cessation prématurée des garanties.
Pour les couples avec écart d'âge significatif, nous optimisons la répartition des quotités. Si l'un a 35 ans et l'autre 48 ans, nous calculons s'il est plus avantageux d'assurer davantage le plus jeune (quotité 70/30 ou 80/20) pour bénéficier de son tarif plus bas, tout en conservant une protection suffisante.
Nous gérons l'intégralité du processus de changement une fois le meilleur tarif identifié : souscription adaptée à votre âge, vérification des limites d'âge et de la continuité de couverture, transmission à la banque avec attestation d'équivalence, suivi de l'acceptation. Vous réalisez les économies calculées sans risque de période de carence ni de perte de garantie.
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Les taux d'assurance emprunteur progressent fortement avec l'âge, reflétant l'augmentation statistique des risques de sinistres. Entre 25 et 60 ans, le taux moyen quintuple, passant de 0,12% à 0,60% ou plus. Cette progression suit des barèmes actuariels précis établis à partir de tables de mortalité et de données de sinistralité.
Les contrats bancaires appliquent un taux mutualisé unique pénalisant les jeunes emprunteurs. Les contrats individuels segmentent finement par tranche d'âge, offrant des tarifs justes correspondant au risque réel. Cette différence crée des opportunités d'économies de 10 000 à 20 000 € sur la durée du prêt pour les moins de 45 ans.
Si vous avez moins de 40 ans et que vous n'avez pas changé d'assurance depuis la souscription de votre prêt, une comparaison s'impose. Les tarifs ont considérablement baissé depuis 2020 et vous pourriez économiser 40 à 70%. Si vous avez plus de 50 ans, comparez avec des assureurs spécialisés seniors qui acceptent des limites d'âge élevées et proposent des tarifs adaptés.
La loi Lemoine vous permet de changer à tout moment sans frais ni préavis. Ne laissez pas votre âge actuel vous dissuader de comparer : même à 55 ans, l'économie potentielle sur 10 ou 15 ans restants peut atteindre 5 000 à 8 000 €.
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