
Découvrez comment choisir la quotité optimale de votre assurance emprunteur : 50/50, 100/100, ou répartition inégale. Exemples chiffrés et conseils d'experts.
Lorsque vous empruntez à deux pour financer votre projet immobilier, une question fondamentale se pose dès la souscription de l'assurance emprunteur : quelle quotité choisir ? Cette décision, souvent sous-estimée, aura un impact majeur sur votre budget mensuel, votre protection financière, et la sécurité de votre famille en cas de coup dur. Selon les statistiques du secteur, plus de 60% des couples optent pour la quotité 50/50 par défaut, sans avoir réellement analysé si ce choix correspond à leur situation. Pourtant, entre une quotité 50/50 et une quotité 100/100, l'écart de coût peut atteindre 10 000 € à 15 000 € sur la durée totale d'un prêt de 250 000 €.
La quotité d'assurance représente la part du prêt couverte par l'assurance pour chaque emprunteur. Si vous empruntez 300 000 € à deux avec une quotité 50/50, cela signifie que chacun est assuré pour 150 000 €, soit 50% du montant total. En cas de décès ou d'invalidité de l'un des emprunteurs, l'assurance prendra en charge 150 000 €, et le survivant devra continuer à rembourser les 150 000 € restants. Avec une quotité 100/100, chaque emprunteur est assuré pour 300 000 €, soit la totalité du prêt. En cas de sinistre, l'intégralité de la dette est effacée, libérant complètement le survivant de toute charge financière.
Ce choix n'a rien d'anodin : il conditionne la résilience financière de votre foyer face aux aléas de la vie. Dans ce guide exhaustif, vous découvrirez comment fonctionne la quotité, quelles sont les différentes options possibles, comment calculer le coût de chaque configuration, et surtout comment choisir la quotité optimale en fonction de votre situation personnelle, professionnelle et patrimoniale.
La quotité est un concept central de l'assurance emprunteur pour les co-emprunteurs, mais son fonctionnement reste flou pour de nombreux emprunteurs. Clarifier cette notion est indispensable avant de faire un choix éclairé.
La quotité d'assurance désigne le pourcentage du capital emprunté couvert par l'assurance pour chaque emprunteur. Lorsque deux personnes contractent ensemble un prêt immobilier, elles doivent déterminer comment elles souhaitent répartir la couverture d'assurance entre elles. Cette répartition se traduit en quotité.
Quotité individuelle : C'est le pourcentage du prêt pour lequel chaque emprunteur est individuellement assuré. Par exemple, si l'emprunteur A est assuré à hauteur de 60% et l'emprunteur B à hauteur de 40%, leurs quotités individuelles sont respectivement 60% et 40%.
Quotité totale : C'est la somme des quotités individuelles des deux emprunteurs. Dans l'exemple précédent, la quotité totale est de 100% (60% + 40%). La quotité totale peut varier de 100% (couverture minimale) à 200% (couverture maximale avec quotité 100/100).
Conséquence en cas de sinistre : Si un sinistre survient (décès, PTIA, IPT selon les garanties souscrites), l'assurance prend en charge le remboursement du prêt à hauteur de la quotité assurée pour l'emprunteur concerné. Si l'emprunteur A, assuré à 60%, décède, l'assurance rembourse 60% du capital restant dû à la banque. Le co-emprunteur B devra continuer à rembourser les 40% restants.
Le choix de la quotité n'est pas qu'une simple formalité administrative. Il détermine directement deux éléments cruciaux : le niveau de protection de votre foyer et le coût total de votre assurance emprunteur.
Impact sur la protection financière : Une quotité élevée protège mieux le survivant en cas de décès ou d'invalidité du co-emprunteur. Avec une quotité 100/100, le survivant se retrouve intégralement libéré de la dette immobilière et peut conserver le bien sans charge financière supplémentaire. Avec une quotité 50/50, le survivant doit continuer à assumer 50% des mensualités, ce qui peut représenter une charge insoutenable si ses revenus sont insuffisants ou si le décès du conjoint entraîne une perte de revenus significative (par exemple, perte des revenus d'une activité commune ou baisse des aides sociales).
Impact sur le coût : Plus la quotité totale est élevée, plus le coût de l'assurance augmente. Une quotité 100/100 coûte environ deux fois plus cher qu'une quotité 50/50, car l'assureur couvre un risque deux fois plus important. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans, la différence de coût peut atteindre 10 000 € à 15 000 € selon l'âge et le profil des emprunteurs. Ce surcoût doit être mis en balance avec la sécurité financière qu'il procure.
Équilibre à trouver : Le choix de la quotité est donc un arbitrage entre protection et coût. Il n'existe pas de réponse universelle : la quotité optimale dépend de vos revenus respectifs, de votre situation familiale, de votre patrimoine existant, de vos charges fixes, et de votre aversion au risque. Une famille avec deux revenus équivalents et un patrimoine de secours pourra se contenter d'une quotité 50/50. Un couple avec un seul revenu principal et des enfants à charge privilégiera une quotité 100/100 pour sécuriser la famille en cas de drame.
La quotité s'applique à toutes les garanties souscrites dans votre contrat d'assurance emprunteur. Il est important de comprendre comment elle interagit avec chaque type de garantie.
Garantie décès : C'est la garantie la plus intuitive. Si vous avez souscrit une quotité de 60% et que vous décédez, l'assurance rembourse 60% du capital restant dû à votre banque. Votre co-emprunteur continue à rembourser les 40% restants.
Garantie PTIA : La garantie PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie) fonctionne sur le même principe que la garantie décès. Si vous êtes reconnu en état de PTIA et que vous étiez assuré à 70%, l'assurance rembourse 70% du capital restant dû.
Garanties IPT et IPP : Les garanties d'invalidité permanente (IPT pour invalidité supérieure à 66%, IPP pour invalidité entre 33% et 66%) suivent également la quotité. Si vous êtes assuré à 50% et reconnu en IPT, l'assurance prend en charge 50% des mensualités du prêt jusqu'au remboursement complet de la part couverte.
Garantie ITT : La garantie ITT (Incapacité Temporaire de Travail) s'applique en cas d'arrêt de travail temporaire. Si vous êtes en ITT et assuré à 100%, l'assurance prend en charge l'intégralité des mensualités pendant la durée de votre incapacité (dans la limite des conditions du contrat : délais de franchise, durée maximale, etc.). Si vous êtes assuré à 50%, seule la moitié des mensualités est prise en charge.
Point d'attention : Certains couples pensent à tort qu'une quotité 50/50 signifie que chaque garantie est divisée par deux. En réalité, chaque emprunteur bénéficie de l'intégralité des garanties à hauteur de sa quotité. Si vous êtes assuré à 50% avec toutes les garanties (décès, PTIA, IPT, ITT), vous bénéficiez bien de toutes ces garanties, mais seulement pour 50% du montant du prêt.
Calculez vos mensualités, le coût total et visualisez l'impact de l'assurance emprunteur sur votre crédit.
Lancer la simulationIl n'existe pas que deux options (50/50 ou 100/100). Les banques et assureurs acceptent de nombreuses configurations intermédiaires, permettant d'adapter précisément la couverture à votre situation.
La quotité 50/50 est la configuration la plus courante : chaque emprunteur est assuré à hauteur de 50% du prêt, pour une quotité totale de 100%.
Fonctionnement : Sur un prêt de 300 000 €, chaque emprunteur est couvert pour 150 000 €. Si l'un des deux décède ou est en invalidité totale, l'assurance rembourse 150 000 € à la banque, et le survivant continue à rembourser les 150 000 € restants.
Coût : C'est la configuration la moins chère puisque la quotité totale est au minimum réglementaire de 100%. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans, le coût moyen pour un couple de 35 ans se situe autour de 7 500 € à 10 000 € sur la durée totale en délégation d'assurance (soit environ 25 € à 35 € par mois).
Avantages : Coût minimal, équilibre parfait entre les deux emprunteurs, simplicité de compréhension.
Inconvénients : Protection partielle. En cas de sinistre, le survivant doit continuer à payer 50% des mensualités. Si le défunt ou l'invalide contribuait significativement aux revenus du foyer, le survivant peut se retrouver en difficulté financière. Le risque est particulièrement élevé si les deux emprunteurs ont des revenus similaires et nécessaires pour assumer les mensualités.
Pour qui ? : Cette quotité convient aux couples dont les deux revenus sont équivalents, stables, et suffisants pour qu'un seul salaire puisse assumer 50% des mensualités. Elle est adaptée si vous avez peu ou pas de personnes à charge, un patrimoine de secours (épargne), ou une grande flexibilité budgétaire. Elle convient aussi aux investisseurs locatifs dont les revenus locatifs couvrent une partie des mensualités.
La quotité 100/100 signifie que chaque emprunteur est assuré à hauteur de 100% du prêt, pour une quotité totale de 200%.
Fonctionnement : Sur un prêt de 300 000 €, chaque emprunteur est couvert pour l'intégralité des 300 000 €. Si l'un des deux décède ou est en invalidité totale, l'assurance rembourse la totalité du capital restant dû à la banque. Le survivant est intégralement libéré de la dette.
Coût : C'est la configuration la plus coûteuse, puisque l'assureur couvre un risque double. Le coût est généralement 1,8 à 2 fois supérieur à celui d'une quotité 50/50. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans, le coût moyen pour un couple de 35 ans se situe autour de 15 000 € à 20 000 € sur la durée totale en délégation (soit environ 50 € à 65 € par mois). Le surcoût par rapport à une quotité 50/50 est donc de 7 500 € à 10 000 € sur 25 ans, soit environ 30 € par mois.
Avantages : Protection maximale pour le survivant, qui se retrouve propriétaire du bien sans aucune dette. Sécurité absolue pour les familles avec enfants ou personnes à charge. Tranquillité d'esprit totale.
Inconvénients : Coût nettement plus élevé, qui peut peser sur le budget mensuel. Peut être considéré comme du surcoût si les deux emprunteurs ont des revenus très confortables et un patrimoine solide.
Pour qui ? : Cette quotité est fortement recommandée pour les couples avec enfants à charge, les couples dont l'un des conjoints a des revenus nettement inférieurs, les familles monoparentales qui empruntent avec un proche, ou les couples sans patrimoine de secours. Elle est également conseillée si l'un des emprunteurs exerce une profession à risque ou présente des fragilités de santé.
Il est tout à fait possible, et souvent pertinent, d'opter pour une répartition inégale de la quotité, par exemple 60/40, 70/30, ou même 80/20. Cette configuration permet d'adapter la couverture aux spécificités de chaque situation.
Fonctionnement : Sur un prêt de 300 000 € avec une quotité 70/30, l'emprunteur A est assuré pour 210 000 € (70%) et l'emprunteur B pour 90 000 € (30%). La quotité totale est de 100%. Si l'emprunteur A décède, l'assurance rembourse 210 000 € et le survivant B doit continuer à payer 90 000 €. Si l'emprunteur B décède, l'assurance rembourse 90 000 € et le survivant A doit continuer à payer 210 000 €.
Coût : Le coût est identique à celui d'une quotité 50/50 si la quotité totale est de 100%. En revanche, la répartition du coût entre les deux emprunteurs sera inégale : l'emprunteur assuré à 70% paiera 70% du coût total de l'assurance, et l'autre paiera 30%. Sur un coût total de 10 000 €, l'emprunteur A paiera 7 000 € et l'emprunteur B 3 000 €.
Cas d'usage courants :
Écart de revenus : Si l'un des conjoints gagne 4 000 € par mois et l'autre 2 000 €, il peut être judicieux d'assurer le premier à 70% et le second à 30%. Ainsi, si le conjoint aux revenus élevés décède, l'assurance couvre 70% de la dette, et le survivant aux revenus modestes n'a à rembourser que 30% des mensualités, ce qui devient plus gérable.
Écart d'âge ou de santé : Si l'un des emprunteurs est significativement plus âgé ou présente un risque de santé plus élevé, il peut être pertinent de l'assurer davantage. Par exemple, un emprunteur de 55 ans en bonne santé peut être assuré à 60%, tandis que son conjoint de 50 ans avec des antécédents médicaux est assuré à 40%, limitant ainsi le surcoût lié à la surprime médicale.
Situation professionnelle : Si l'un des conjoints est fonctionnaire (emploi stable, garanti) et l'autre exerce une profession libérale (revenus variables), il peut être pertinent d'assurer le fonctionnaire à un taux plus élevé, car sa disparition aurait un impact financier plus lourd.
Avantages : Flexibilité maximale, adaptation précise à la situation du couple, optimisation du coût en fonction des profils.
Inconvénients : Plus complexe à définir, nécessite une analyse fine de la situation. En cas de sinistre, le survivant assume toujours une part de la dette, contrairement à la quotité 100/100.
Il est également possible d'opter pour des quotités comme 80/80 (160% au total), 75/75 (150% au total), ou toute autre combinaison supérieure à 100% mais inférieure à 200%.
Fonctionnement : Sur un prêt de 300 000 € avec une quotité 80/80, chaque emprunteur est assuré pour 240 000 € (80%). Si l'un des deux décède, l'assurance rembourse 240 000 €, et le survivant continue à rembourser 60 000 € (20% du prêt).
Coût : Le coût est proportionnel à la quotité totale. Une quotité 80/80 (160% au total) coûtera 60% plus cher qu'une quotité 50/50 (100% au total), mais 20% moins cher qu'une quotité 100/100 (200% au total).
Intérêt : Cette configuration est un compromis entre protection et coût. Elle offre une sécurité supérieure à la quotité 50/50 sans atteindre le coût de la quotité 100/100. Le survivant aura une charge résiduelle modérée (10% à 20% des mensualités), souvent gérable même en cas de baisse de revenus.
Pour qui ? : Couples souhaitant une protection renforcée sans exploser le budget, familles avec un enfant (mais pas de charge lourde type handicap), couples dont les revenus sont confortables mais pas suffisants pour se permettre le surcoût total d'une quotité 100/100.
Pour faire un choix éclairé, il est indispensable de chiffrer précisément le coût de chaque configuration de quotité. Voici des exemples concrets basés sur des profils types.
Profil : Deux emprunteurs de 35 ans, non fumeurs, en bonne santé, professions sans risque. Prêt de 250 000 € sur 25 ans au taux de 2,5%.
Quotité 50/50 :
Quotité 70/30 :
Quotité 80/80 :
Quotité 100/100 :
Analyse : Le passage de 50/50 à 100/100 coûte environ 31 € de plus par mois. Pour un couple avec 6 000 € de revenus mensuels, cela représente 0,5% du budget. C'est un surcoût modéré pour une protection maximale, surtout s'ils ont des enfants.
Profil : Deux emprunteurs de 45 ans, non fumeurs, bonne santé. Prêt de 300 000 € sur 20 ans au taux de 2,8%.
Quotité 50/50 :
Quotité 100/100 :
Analyse : À 45 ans, les taux d'assurance sont plus élevés qu'à 35 ans. Le surcoût mensuel pour passer en quotité 100/100 atteint 65 €, ce qui est significatif mais justifié si le couple a des enfants encore à charge (études, etc.).
Profil : Emprunteur A, 38 ans, revenus 4 500 €. Emprunteur B, 36 ans, revenus 2 000 €. Prêt de 280 000 € sur 25 ans.
Quotité 50/50 :
Quotité 70/30 :
Quotité 100/100 :
Recommandation : Pour ce couple, la quotité 70/30 est optimale si le budget est serré. Elle protège mieux B (revenus faibles) en cas de décès de A, sans coût supplémentaire. Si le budget le permet, la quotité 100/100 offre une sécurité maximale pour seulement 37 € par mois.
Pour chiffrer précisément le coût de chaque quotité selon votre profil, utilisez notre simulateur de quotité d'assurance emprunteur. Cet outil intègre votre âge, votre montant emprunté, votre durée de prêt, et simule le coût des différentes configurations (50/50, 70/30, 80/80, 100/100) ainsi que la charge résiduelle pour le survivant en cas de sinistre.
Loi Lemoine, délégation d'assurance : estimez les économies possibles sur la durée de votre prêt.
Calculer mes économiesLe choix de la quotité ne doit pas se faire au hasard ni par défaut. Plusieurs critères doivent être analysés pour déterminer la configuration la plus adaptée à votre situation.
La première question à vous poser est : en cas de décès de l'un de nous, le survivant pourrait-il assumer seul une partie des mensualités du prêt ?
Revenus équilibrés et confortables : Si vous gagnez chacun 3 000 € par mois (soit 6 000 € au total) et que vos mensualités de prêt sont de 1 200 €, le survivant conserverait 3 000 € de revenus. Assumer 50% des mensualités (600 €) lui laisserait 2 400 € pour vivre. Si vous n'avez pas d'enfants ou peu de charges, une quotité 50/50 peut suffire.
Revenus déséquilibrés : Si l'un gagne 4 000 € et l'autre 1 500 € (5 500 € au total), mensualités 1 200 € : en cas de décès du conjoint aux revenus élevés, le survivant n'aurait que 1 500 € et devrait payer 600 € de mensualités (en quotité 50/50), ne lui laissant que 900 € pour vivre. C'est intenable. Une quotité inégale (70/30 ou 80/20) ou une quotité 100/100 est indispensable.
Un seul revenu principal : Si un seul conjoint travaille (l'autre étant au foyer, en formation, ou en recherche d'emploi), la quotité 100/100 est quasiment obligatoire. En cas de décès du conjoint actif, le survivant n'aurait aucun revenu et ne pourrait assumer aucune mensualité.
Le nombre et la nature de vos charges influencent directement le besoin de protection.
Couple sans enfant : Si vous n'avez pas d'enfants ni de personnes à charge, le besoin de sécurité maximale est moindre. En cas de décès, le survivant peut envisager de vendre le bien pour se reloger dans un logement plus petit, ou de continuer à assumer une partie des mensualités. Une quotité 50/50 ou 70/30 peut suffire.
Couple avec enfants mineurs : Si vous avez des enfants à charge, la priorité est de sécuriser leur avenir et celui du parent survivant. La quotité 100/100 est fortement recommandée, car elle garantit que le parent survivant conserve le logement familial sans charge financière supplémentaire, lui permettant de se concentrer sur l'éducation des enfants.
Enfants avec besoins spécifiques : Si vous avez un enfant en situation de handicap ou avec des besoins médicaux ou éducatifs lourds, la quotité 100/100 est indispensable. Le survivant aura besoin de toute sa capacité financière pour assumer ces charges, et ne pourra pas se permettre de continuer à rembourser une partie du prêt.
Un patrimoine existant ou une épargne solide peuvent réduire le besoin de couverture maximale.
Patrimoine liquide conséquent : Si vous disposez de 100 000 € d'épargne disponible (livrets, assurance vie, PEA), vous avez une capacité de rebond en cas de sinistre. Le survivant pourrait utiliser cette épargne pour rembourser une partie du crédit ou pour compenser temporairement la perte de revenus. Une quotité 50/50 ou 70/30 peut être envisagée.
Patrimoine immobilier locatif : Si vous possédez déjà un bien locatif générant des revenus complémentaires, ces revenus peuvent partiellement compenser la perte de revenus du conjoint décédé. La quotité 50/50 devient plus envisageable.
Aucun patrimoine de secours : Si vous n'avez aucune épargne significative et que votre résidence principale est votre seul bien, la quotité 100/100 est fortement conseillée. Le survivant n'aura aucune marge de manœuvre financière et la libération totale de la dette sera cruciale.
La nature de vos emplois influence votre capacité à absorber un choc financier.
Deux fonctionnaires : Emplois stables, revenus garantis, risque de perte d'emploi quasi nul. Une quotité 50/50 est envisageable si les revenus sont suffisants et équilibrés.
Un entrepreneur ou profession libérale : Revenus variables, risque de baisse d'activité. Si l'un des conjoints est entrepreneur et décède, l'activité peut s'arrêter brutalement, entraînant une perte totale de revenus. La quotité 100/100 est recommandée pour protéger le survivant.
Professions à risque : Militaire, gendarme, pompier, profession exposant à des risques physiques importants. Le risque de décès ou d'invalidité est statistiquement plus élevé. La quotité 100/100 offre une sécurité indispensable pour la famille.
Le dernier critère, mais non le moindre, est votre capacité à assumer le coût de la quotité choisie.
Budget très serré : Si vos mensualités de prêt représentent déjà 33% de vos revenus (taux d'endettement maximal), vous n'avez peut-être pas de marge pour une quotité 100/100. Dans ce cas, privilégiez une quotité inégale adaptée à vos revenus respectifs (par exemple 70/30) qui offre une protection ciblée sans surcoût.
Budget confortable : Si votre taux d'endettement est de 25% et que vous disposez de revenus confortables, le surcoût de 30 € à 50 € par mois pour passer en quotité 100/100 est marginal et largement justifié par la sécurité apportée.
Priorisation : Comparez le coût de la quotité 100/100 à d'autres postes de dépenses. Si vous dépensez 100 € par mois en abonnements divers ou loisirs non essentiels, il peut être pertinent de réaffecter 40 € vers une protection maximale de votre famille.
Nos conseillers comparent votre contrat actuel avec les meilleures offres du marché. Gratuit, sans engagement.
Être rappelé sous 6hLe choix de la quotité d'assurance emprunteur est une décision patrimoniale importante qui mérite un accompagnement personnalisé. France Épargne met à votre disposition son expertise pour vous aider à faire le choix optimal.
Analyse de situation complète : Nos conseillers analysent en profondeur votre situation : revenus respectifs, charges, personnes à charge, patrimoine existant, professions, stabilité professionnelle, projets de vie. Nous identifions avec vous les scénarios de risque (décès de l'un ou l'autre) et leur impact financier sur le survivant.
Simulation de toutes les configurations : Nous simulons le coût de chaque configuration de quotité (50/50, 60/40, 70/30, 80/80, 100/100) avec plusieurs assureurs partenaires. Vous visualisez précisément le surcoût de chaque option et la charge résiduelle pour le survivant en cas de sinistre.
Recommandation personnalisée : Sur la base de votre situation et de vos priorités, nous vous recommandons la quotité optimale, en expliquant clairement les arbitrages entre protection et coût. Nous ne vous imposons jamais la quotité la plus chère, mais celle qui correspond le mieux à vos besoins réels.
Optimisation multi-critères : Nous vous aidons également à optimiser d'autres paramètres pour réduire le coût global de votre assurance (choix des garanties, délais de franchise, exclusions acceptables) tout en maintenant une protection solide.
Suivi et ajustement : Votre situation peut évoluer dans le temps (naissance d'un enfant, changement professionnel, amélioration patrimoniale). Nous vous accompagnons pour réévaluer votre quotité et ajuster votre contrat si nécessaire. Grâce à la loi Lemoine, vous pouvez changer d'assureur et modifier votre quotité à tout moment.
Obtenir une analyse personnalisée de quotité
Le choix de la quotité d'assurance emprunteur est une décision stratégique qui conditionne la sécurité financière de votre foyer et le coût total de votre crédit immobilier. Entre une quotité 50/50 économique mais protégeant partiellement, et une quotité 100/100 plus coûteuse mais offrant une sécurité maximale, de nombreuses configurations intermédiaires existent pour s'adapter précisément à votre situation.
Retenez ces principes clés : analysez vos revenus respectifs et leur stabilité, évaluez vos charges et personnes à charge, considérez votre patrimoine de secours, et arbitrez en fonction de votre capacité budgétaire. Une quotité inégale (70/30, 80/20) est souvent la solution optimale pour les couples aux revenus déséquilibrés, offrant une protection ciblée sans surcoût. La quotité 100/100 reste la référence pour les familles avec enfants ou les couples sans patrimoine de secours.
N'oubliez pas : grâce à la loi Lemoine, vous pouvez modifier votre quotité en changeant d'assureur à tout moment. Si votre situation évolue, votre assurance peut et doit s'adapter.
À lire également :
Sources :
Un échange avec l'un de nos conseillers patrimoniaux pourrait aller plus loin. Sans frais, sans engagement, réponse garantie sous 6 heures.