
Comprendre les 5 garanties essentielles de l'assurance emprunteur pour choisir une couverture adaptée à votre profil et protéger votre prêt efficacement.
Vous remboursez votre prêt immobilier sur 20 ou 25 ans. Mais que se passerait il en cas de décès, d'accident grave ou de maladie longue durée ? L'assurance emprunteur intervient précisément dans ces situations pour protéger à la fois l'emprunteur et ses proches. Pourtant, entre les acronymes DC, PTIA, ITT, IPT et IPP, il est facile de se perdre. Comprendre ces garanties est essentiel pour choisir une couverture adaptée et éviter de payer pour des protections dont vous n'avez pas besoin ou, à l'inverse, de vous retrouver sans protection suffisante au moment critique.
Dans ce guide complet, nous détaillons chacune des cinq garanties principales de l'assurance emprunteur. Vous découvrirez leur fonctionnement précis, leurs conditions d'activation, leurs limites d'âge et leur coût. Vous comprendrez également comment ces garanties s'articulent entre elles et lesquelles sont réellement indispensables selon votre situation personnelle et professionnelle.
Tous les contrats d'assurance emprunteur incluent systématiquement deux garanties de base : la garantie Décès (DC) et la garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA). Ces deux couvertures forment le socle minimum exigé par les banques pour accorder un prêt immobilier. Sans elles, aucun établissement bancaire n'acceptera de vous prêter.
La garantie Décès est la plus simple à comprendre. En cas de décès de l'assuré, l'assureur rembourse à la banque le capital restant dû à hauteur de la quotité assurée. Si vous êtes assuré à 100%, la totalité du prêt est remboursée. Si vous empruntez en couple avec une quotité de 50% chacun, la moitié du capital restant dû sera prise en charge.
Cette garantie ne comporte aucun délai de carence en cas d'accident. Si vous décédez dans un accident de voiture deux mois après avoir signé votre contrat, l'assureur indemnise immédiatement. En revanche, certains contrats appliquent un délai de carence de 12 mois en cas de décès par maladie pour se protéger contre les souscriptions de dernière minute.
La garantie Décès est accessible jusqu'à 80 ou 85 ans selon les assureurs. Les contrats bancaires cessent généralement à 70 ou 75 ans, tandis que les contrats individuels en délégation proposent des couvertures jusqu'à 85 ans. Cette différence est cruciale pour les seniors ou les emprunteurs ayant des prêts longs.
La PTIA couvre les situations où l'assuré se trouve dans l'impossibilité définitive et totale d'exercer toute activité professionnelle rémunérée ET nécessite l'assistance permanente d'une tierce personne pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne. Il s'agit d'un état d'invalidité absolue, équivalent à un taux d'invalidité de 100% selon le barème de la Sécurité sociale.
Concrètement, la PTIA s'applique lorsque vous ne pouvez plus vous habiller seul, vous alimenter seul, vous déplacer seul ou assurer votre hygiène personnelle sans aide extérieure. Cette garantie intervient par exemple après un accident vasculaire cérébral sévère, un traumatisme crânien majeur, une tétraplégie ou certaines maladies neurodégénératives avancées.
Comme pour le décès, la PTIA entraîne le remboursement immédiat du capital restant dû à hauteur de la quotité assurée. Le prêt est soldé et l'emprunteur ou sa famille n'ont plus aucune mensualité à payer. Toutefois, la PTIA comporte des limites d'âge plus strictes que la garantie Décès. La plupart des contrats cessent de couvrir la PTIA à 65 ou 70 ans maximum. Cette limite s'explique par le fait qu'au-delà d'un certain âge, la notion d'activité professionnelle perd de sa pertinence.
Les banques exigent systématiquement Décès et PTIA car ces deux garanties couvrent les situations où l'emprunteur ne peut définitivement plus assumer ses obligations de remboursement. Elles protègent ainsi l'établissement prêteur contre le risque de défaut de paiement total et irréversible.
Pour l'emprunteur, ces garanties offrent une protection essentielle à ses proches. En cas de décès ou d'invalidité totale, la famille n'hérite pas de la dette. Le bien immobilier est conservé sans la charge du crédit. Cette tranquillité d'esprit justifie à elle seule le coût de l'assurance emprunteur.
Au-delà des garanties Décès et PTIA, trois autres couvertures peuvent être souscrites pour protéger l'emprunteur en cas d'incapacité temporaire ou d'invalidité partielle. Ces garanties facultatives sont fortement recommandées pour les actifs car elles interviennent bien avant les situations extrêmes.
L'Incapacité Temporaire de Travail (ITT) couvre les périodes où l'assuré est temporairement dans l'impossibilité d'exercer son activité professionnelle suite à une maladie ou un accident. Il s'agit d'un arrêt de travail limité dans le temps, avec un espoir de reprise à terme.
Lorsque la garantie ITT se déclenche, l'assureur prend en charge les mensualités du prêt à hauteur de la quotité assurée pendant toute la durée de l'arrêt de travail. Vous n'avez plus à payer vos échéances tant que vous êtes en ITT. Cette prise en charge peut durer jusqu'à 1 095 jours (3 ans) selon les contrats.
La garantie ITT comporte un délai de franchise, généralement compris entre 90 et 180 jours. Cela signifie que l'assureur ne commence à indemniser qu'après ce délai. Si vous êtes en arrêt de travail pendant 60 jours, vous devrez assumer les mensualités vous-même. Ce délai de franchise vise à éviter l'indemnisation des arrêts courts et à contenir le coût de la garantie.
La garantie ITT cesse généralement à 65 ans, âge théorique de la retraite. Au-delà, la notion d'incapacité de travail perd son sens puisque vous n'êtes plus censé exercer d'activité professionnelle. Le coût de la garantie ITT représente environ 30 à 40% du coût total de l'assurance emprunteur.
L'Invalidité Permanente Totale (IPT) intervient lorsque le taux d'invalidité de l'assuré dépasse 66% selon le barème fonctionnel de la Sécurité sociale. À ce niveau d'invalidité, l'assuré est dans l'incapacité définitive d'exercer toute activité professionnelle rémunérée, mais il conserve une certaine autonomie dans les actes de la vie quotidienne. C'est ce qui distingue l'IPT de la PTIA.
Exemples de situations couvertes par l'IPT : perte d'un membre inférieur, cécité d'un œil avec forte baisse de vision de l'autre, surdité profonde bilatérale, insuffisance respiratoire chronique sévère, séquelles importantes d'un accident vasculaire cérébral permettant encore une autonomie partielle.
En cas d'IPT, l'assureur rembourse le capital restant dû en une seule fois, comme pour un décès ou une PTIA. Le prêt est soldé et vous n'avez plus de mensualités à payer. Toutefois, contrairement à la PTIA, vous conservez votre autonomie et pouvez continuer à vivre chez vous sans assistance permanente.
La garantie IPT est accessible jusqu'à 65 ou 70 ans selon les contrats. Son coût représente environ 15 à 20% du coût total de l'assurance. Elle constitue un filet de sécurité précieux entre l'ITT (temporaire) et la PTIA (état végétatif).
L'Invalidité Permanente Partielle (IPP) couvre les situations où le taux d'invalidité se situe entre 33% et 66%. L'assuré est dans un état définitif qui l'empêche de reprendre son activité professionnelle à 100%, mais il peut envisager un travail adapté ou à temps partiel.
La garantie IPP fonctionne différemment selon les contrats. Certains assureurs remboursent une partie du capital restant dû proportionnelle au taux d'invalidité. Par exemple, avec un taux d'invalidité de 50%, l'assureur rembourse 50% du capital restant dû et l'assuré continue de payer 50% des mensualités. D'autres contrats prévoient la prise en charge totale des mensualités dès que le seuil de 33% est franchi.
L'IPP couvre des situations variées : perte d'un membre supérieur, surdité importante, troubles psychiatriques chroniques, lombalgies chroniques invalidantes, séquelles d'un cancer ayant entraîné une amputation ou une perte de fonction importante.
La garantie IPP est souvent proposée en option avec l'IPT. Elle cesse généralement à 65 ans. Son coût est plus faible que l'IPT car elle intervient sur des taux d'invalidité plus modérés. Comptez environ 10 à 15% du coût total de l'assurance.
Calculez vos mensualités, le coût total et visualisez l'impact de l'assurance emprunteur sur votre crédit.
Lancer la simulation| Garantie | Définition | Taux d'invalidité | Indemnisation | Limite d'âge | Caractère |
|---|---|---|---|---|---|
| DC (Décès) | Décès de l'assuré | N/A | Remboursement capital restant dû | 80-85 ans | Obligatoire |
| PTIA | Invalidité absolue avec dépendance totale | 100% + assistance tierce personne | Remboursement capital restant dû | 65-70 ans | Obligatoire |
| ITT | Incapacité temporaire de travail | Arrêt de travail temporaire | Prise en charge des mensualités | 65 ans | Facultatif (recommandé) |
| IPT | Invalidité permanente totale | > 66% | Remboursement capital restant dû | 65-70 ans | Facultatif (recommandé) |
| IPP | Invalidité permanente partielle | 33% à 66% | Proportionnelle ou totale | 65 ans | Facultatif |
Ce tableau synthétise les différences essentielles entre les cinq garanties. Retenez que seules DC et PTIA sont obligatoires, mais que les trois autres offrent une protection précieuse pour les actifs.
L'évaluation du taux d'invalidité repose sur deux barèmes distincts qui peuvent donner des résultats différents pour une même situation médicale. Comprendre cette dualité est crucial pour éviter les mauvaises surprises en cas de sinistre.
La Sécurité sociale utilise un barème fonctionnel qui évalue la perte de capacité dans les actes de la vie quotidienne et professionnelle. Ce barème prend en compte la gêne fonctionnelle réelle. Par exemple, la perte d'un pouce de la main dominante est évaluée à 15 à 20% car cette perte handicape considérablement les gestes quotidiens, même si anatomiquement il ne s'agit que d'un doigt.
Ce barème est favorable à l'assuré car il évalue l'impact réel sur la vie quotidienne et professionnelle. Une lombalgie chronique peut atteindre 20 à 30% si elle limite fortement les capacités de port de charges et la station debout prolongée.
Certains assureurs utilisent le barème du Code des assurances, également appelé barème de droit commun. Ce barème est plus strict car il évalue l'atteinte anatomique pure, sans tenir compte de la gêne fonctionnelle. La perte du même pouce serait évaluée à seulement 8 à 10% avec ce barème.
La différence entre les deux barèmes peut être considérable. Une même pathologie peut donner 40% d'invalidité au barème Sécurité sociale et seulement 25% au barème de droit commun. Cet écart peut faire basculer ou non l'indemnisation, notamment pour les garanties IPP (seuil à 33%) et IPT (seuil à 66%).
Avant de souscrire, lisez attentivement les conditions générales pour identifier le barème utilisé. Les contrats de qualité mentionnent explicitement : "évaluation selon le barème fonctionnel de la Sécurité sociale". Méfiez-vous des contrats qui restent vagues ou qui mentionnent simplement "barème de référence".
Si vous êtes en cours de changement d'assurance, vérifiez que le nouveau contrat utilise au minimum le même barème que l'ancien pour respecter l'équivalence de garanties exigée par la banque. Un passage du barème Sécurité sociale au barème de droit commun constitue une régression de garantie que votre banque pourrait refuser.
Les garanties ne s'activent pas immédiatement après la signature du contrat ni instantanément après la survenue d'un sinistre. Deux types de délais viennent différer la prise en charge : le délai de carence et le délai de franchise.
Le délai de carence est une période pendant laquelle les garanties ne jouent pas encore, même si le contrat est signé et les cotisations payées. Ce délai démarre à la date de prise d'effet du contrat. Si un sinistre survient pendant cette période, l'assureur n'indemnise pas.
Les garanties Décès et PTIA ne comportent généralement pas de délai de carence en cas d'accident. En revanche, un délai de carence de 1 à 12 mois peut s'appliquer en cas de maladie. Ce délai vise à éviter que des personnes sachant leur santé compromise ne souscrivent une assurance in extremis.
Les garanties ITT, IPT et IPP comportent souvent un délai de carence de 1 à 3 mois. Pendant cette période initiale, vous êtes couvert pour les accidents mais pas pour les maladies.
Le délai de franchise démarre à la déclaration du sinistre. La garantie est acquise mais l'indemnisation est différée. Ce délai vise à éviter l'indemnisation des arrêts courts et à limiter les abus.
Pour la garantie ITT, le délai de franchise standard est de 90 jours. Certains contrats proposent des franchises de 30, 60, 180 ou même 360 jours. Plus la franchise est longue, plus le coût de la garantie baisse. Une franchise de 180 jours peut réduire le coût de la garantie ITT de 40 à 50% par rapport à une franchise de 90 jours.
Si vous êtes fonctionnaire ou salarié d'une grande entreprise avec un maintien de salaire de plusieurs mois, opter pour une franchise longue peut être judicieux. Vous continuez à percevoir votre salaire pendant les premiers mois et l'assurance prend le relais ensuite. En revanche, si vous êtes travailleur indépendant ou en CDD, privilégiez une franchise courte car vous n'avez pas de filet de sécurité.
Les garanties IPT et IPP ne comportent généralement pas de délai de franchise car elles concernent des états définitifs évalués après consolidation médicale, souvent plusieurs mois après l'accident ou le début de la maladie.
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Calculer mes économiesAu-delà des cinq garanties principales, certains contrats proposent des extensions pour couvrir des risques spécifiques souvent exclus des garanties standard.
La majorité des contrats d'assurance emprunteur excluent ou limitent fortement les pathologies du dos (lombalgies, hernies discales, cervicalgies) et les affections psychiatriques (dépressions, burn-out, troubles anxieux). Ces exclusions sont justifiées par la difficulté d'objectiver médicalement ces pathologies et par le risque d'abus.
Pourtant, les troubles musculosquelettiques et les affections psychiatriques représentent respectivement 20% et 15% des arrêts de travail de longue durée en France. Exclure ces pathologies revient à supprimer la couverture pour un tiers des sinistres potentiels.
Certains assureurs proposent un rachat de ces exclusions moyennant une surprime de 10 à 30% sur le coût de la garantie ITT. Cette option est particulièrement pertinente si vous exercez un métier physique (risque de troubles musculosquelettiques élevé) ou un métier à forte charge mentale (risque de burn-out).
Lisez attentivement les conditions du rachat. Certains contrats suppriment totalement l'exclusion, d'autres la limitent à un certain nombre de jours par an (par exemple, 180 jours maximum d'indemnisation pour pathologies du dos sur toute la durée du prêt).
La garantie Perte d'Emploi prend en charge les mensualités du prêt en cas de licenciement économique. Cette garantie ne couvre jamais la démission, la rupture conventionnelle, le licenciement pour faute, la fin de CDD ou la cessation d'activité d'un indépendant.
Elle comporte de nombreuses conditions strictes : délai de carence de 6 à 12 mois, délai de franchise de 3 à 6 mois, durée maximale d'indemnisation de 12 à 24 mois, obligation d'être inscrit à Pôle Emploi et de rechercher activement un emploi, et souvent une condition d'ancienneté dans l'entreprise de 12 mois minimum.
Le coût de cette garantie est élevé, entre 0,20% et 0,40% du capital emprunté par an. Pour un prêt de 250 000 €, comptez 40 à 80 € par mois supplémentaires. Rapporté au niveau de couverture réel et aux multiples exclusions, cette garantie présente un rapport qualité/prix médiocre.
La plupart des conseillers patrimoniaux recommandent de constituer une épargne de précaution équivalente à 6 mois de dépenses plutôt que de souscrire cette garantie coûteuse et restrictive. Si vous êtes en CDI dans un secteur stable, la garantie Perte d'Emploi est généralement superflue.
La banque exige Décès et PTIA. Mais faut il souscrire les garanties ITT, IPT et IPP ? La réponse dépend de votre situation professionnelle, de votre âge et de votre budget.
Si vous êtes salarié et que vous remboursez votre prêt grâce à vos revenus professionnels, les garanties ITT et IPT sont indispensables. Elles protègent votre capacité à continuer de payer les mensualités en cas d'accident ou de maladie.
Sans ITT, un arrêt de travail de 6 mois suite à un accident vous obligerait à continuer de payer vos mensualités alors que vos revenus sont réduits. Vous devriez puiser dans votre épargne ou contracter de nouvelles dettes. Avec la garantie ITT, l'assureur prend en charge les mensualités pendant toute la durée de l'arrêt.
Sans IPT, une invalidité permanente à 70% vous laisserait avec un prêt à rembourser alors que vous ne pouvez plus travailler. Vous devriez vendre le bien ou compter sur la solidarité familiale. Avec l'IPT, le prêt est soldé et vous conservez votre logement.
Le coût des garanties ITT et IPT représente environ 40 à 50% du coût total de l'assurance. Sur un prêt de 250 000 € à 0,30% par an (soit 62,50 € par mois), le surcoût pour ajouter ITT et IPT est d'environ 25 à 30 € par mois. Ce surcoût est largement justifié par le niveau de protection apporté.
Si vous empruntez après 60 ou 65 ans et que vous êtes déjà retraité, les garanties ITT, IPT et IPP perdent leur pertinence. Elles couvrent l'incapacité de travail et l'invalidité professionnelle, notions sans objet pour un retraité.
Vous pouvez donc vous contenter des garanties Décès et PTIA, ce qui réduit considérablement le coût de l'assurance. Un contrat Décès/PTIA seul coûte environ 50% moins cher qu'un contrat avec l'ensemble des garanties.
Attention toutefois : si vous empruntez avant la retraite avec un prêt long (20 ou 25 ans), vous devez souscrire les garanties ITT et IPT au moins jusqu'à votre départ en retraite. Certains contrats permettent de résilier les garanties ITT/IPT à 65 ans pour ne conserver que DC et PTIA, réduisant ainsi le coût pendant la dernière partie du prêt.
Les travailleurs indépendants, professions libérales et chefs d'entreprise doivent impérativement souscrire la garantie ITT avec une franchise courte (30 à 60 jours maximum). Contrairement aux salariés qui bénéficient d'un maintien de salaire pendant plusieurs mois, les indépendants voient leurs revenus s'arrêter immédiatement en cas d'arrêt de travail.
Les indemnités journalières de la Sécurité sociale pour les indépendants sont dérisoires : environ 20 à 60 € par jour selon les régimes. Ces montants ne permettent pas de couvrir les mensualités d'un prêt immobilier. La garantie ITT avec franchise courte constitue donc un filet de sécurité vital.
Le coût de la garantie ITT pour un indépendant est souvent majoré de 20 à 40% car le risque d'arrêt de travail est statistiquement plus élevé que pour un salarié. Malgré ce surcoût, cette garantie reste indispensable.
Rien ne vaut des exemples concrets pour comprendre l'activation réelle des garanties et leur impact financier.
Sophie emprunte 280 000 € sur 25 ans à un taux de 2,8%. Ses mensualités s'élèvent à 1 300 €. Elle souscrit un contrat avec garanties DC, PTIA, ITT (franchise 90 jours), IPT et IPP au taux de 0,18%, soit 42 € par mois de cotisation.
En octobre 2025, Sophie est victime d'un accident de la route. Elle souffre de multiples fractures et se retrouve en arrêt de travail pendant 6 mois. Son employeur maintient son salaire pendant 3 mois (90 jours), puis elle perçoit 50% de son salaire pendant 3 autres mois via la Sécurité sociale et sa mutuelle.
Chronologie de l'indemnisation :
Bilan financier :
Au-delà du bénéfice financier immédiat, Sophie a pu se concentrer sur sa rééducation sans stress financier. Sans la garantie ITT, elle aurait dû puiser 3 900 € dans son épargne de précaution.
Marc emprunte 320 000 € sur 20 ans pour un investissement locatif. Il est assuré à 100% avec garanties DC, PTIA, ITT, IPT et IPP au taux de 0,32%, soit 85 € par mois.
En mars 2024, Marc est victime d'un accident vasculaire cérébral. Après plusieurs mois de rééducation, il conserve une hémiplégie du côté droit avec aphasie partielle. Le médecin expert mandaté par l'assureur évalue son taux d'invalidité à 70% selon le barème fonctionnel de la Sécurité sociale, soit un taux supérieur au seuil IPT de 66%.
Déroulement de l'indemnisation :
Bilan :
Sans la garantie IPT, Marc aurait dû continuer à rembourser 1 580 € par mois pendant 18 ans, soit 341 000 € au total, avec des revenus professionnels fortement réduits. La garantie IPT lui a évité la faillite personnelle et le maintien d'un patrimoine.
Bernard emprunte 180 000 € sur 15 ans pour acquérir une résidence secondaire. Retraité depuis 1 an, il ne souscrit que les garanties DC et PTIA au taux de 0,45%, soit 67,50 € par mois. Un contrat incluant ITT/IPT/IPP lui aurait coûté 125 € par mois.
Économie réalisée :
Bernard réalise une économie substantielle en ne souscrivant que les garanties pertinentes pour sa situation. Les garanties ITT/IPT/IPP n'auraient apporté aucune valeur car il ne perçoit plus de revenus d'activité.
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Être rappelé sous 6hTous les contrats proposent les cinq garanties principales, mais le diable se cache dans les détails. Voici les critères essentiels à vérifier pour comparer objectivement les offres.
Privilégiez les contrats utilisant le barème fonctionnel de la Sécurité sociale plutôt que le barème de droit commun. La différence peut atteindre 15 à 20 points de taux d'invalidité pour une même pathologie.
Certains contrats définissent l'ITT comme l'incapacité d'exercer votre profession habituelle. D'autres la définissent comme l'incapacité d'exercer toute profession. La première définition est bien plus favorable.
Exemple : un chirurgien victime d'un tremblement de la main ne peut plus opérer (incapacité d'exercer sa profession) mais pourrait exercer comme médecin généraliste (capacité d'exercer une autre profession). Avec la définition "votre profession", il est indemnisé. Avec la définition "toute profession", il ne l'est pas.
Certains assureurs proposent de moduler le délai de franchise de la garantie ITT entre 30, 60, 90, 180 ou 360 jours. Cette flexibilité permet d'adapter le coût de l'assurance à votre niveau de protection existant (maintien de salaire employeur, prévoyance complémentaire).
Vérifiez jusqu'à quel âge chaque garantie reste active. Les contrats de qualité maintiennent la garantie Décès jusqu'à 80 ou 85 ans et la PTIA jusqu'à 70 ans minimum. Les contrats médiocres cessent toute garantie à 70 ou 75 ans.
Si vous pratiquez un sport à risque (plongée, parapente, escalade) ou exercez un métier dangereux (militaire, pompier, couvreur), vérifiez que le contrat ne comporte pas d'exclusion spécifique. Certains assureurs spécialisés couvrent ces risques moyennant une légère surprime, d'autres excluent purement et simplement.
Depuis la loi Lemoine, le questionnaire de santé est supprimé pour les prêts inférieurs à 200 000 € par personne avec échéance avant 60 ans. Au-delà, des formalités médicales sont nécessaires. Comparez le niveau de formalités exigé selon le montant : simple questionnaire, questionnaire détaillé, examen médical, analyses biologiques, électrocardiogramme.
Plus les formalités sont légères, plus la souscription est rapide. Mais attention : des formalités trop légères peuvent indiquer un assureur qui sélectionne peu les risques et compensera par des tarifs élevés ou des exclusions nombreuses.
Choisir les bonnes garanties d'assurance emprunteur nécessite une analyse fine de votre situation personnelle, professionnelle et patrimoniale. France Épargne vous accompagne pour optimiser votre protection au meilleur coût.
Notre équipe d'experts en assurance emprunteur réalise d'abord un audit complet de votre contrat actuel. Nous analysons les garanties souscrites, leur périmètre exact (définitions, barèmes, exclusions), les délais de carence et de franchise, et les limites d'âge. Cette analyse révèle souvent des surprises : garanties payées mais non adaptées à votre profil, exclusions rédhibitoires, ou à l'inverse surprotection coûteuse.
Nous comparons ensuite votre contrat avec une quinzaine d'assureurs alternatifs partenaires. Notre indépendance nous permet de sélectionner l'offre réellement adaptée à votre profil, pas celle qui nous rapporte la meilleure commission. Nous vérifions systématiquement le respect de l'équivalence de garanties selon les 18 critères du Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) pour que votre banque ne puisse refuser la délégation.
Pour les profils complexes (sports à risque, métiers dangereux, antécédents médicaux, seniors, expatriés), nous activons notre réseau d'assureurs spécialisés. Certains assureurs acceptent des profils que d'autres refusent, ou proposent des rachats d'exclusions sur mesure. Notre expertise nous permet d'obtenir des couvertures que vous n'auriez pas trouvées seul.
Nous gérons l'ensemble des démarches administratives : constitution du dossier, transmission à la banque, suivi de la validation, résiliation de l'ancien contrat. Vous n'avez aucun échange direct avec les assureurs ou la banque. Nous assurons le pilotage de A à Z jusqu'à la mise en place effective du nouveau contrat.
Notre accompagnement est sans frais pour vous. Notre rémunération provient d'une commission versée par l'assureur, déjà incluse dans le tarif proposé. Vous bénéficiez de notre expertise sans surcoût par rapport à une souscription directe, tout en gagnant un temps précieux et en sécurisant le respect des équivalences de garanties.
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Les cinq garanties de l'assurance emprunteur (Décès, PTIA, ITT, IPT, IPP) répondent à des risques différents et interviennent à des moments distincts de votre vie. Seules DC et PTIA sont obligatoires, mais les garanties ITT et IPT constituent une protection essentielle pour tout actif remboursant un prêt grâce à ses revenus professionnels.
Comprendre précisément le fonctionnement de chaque garantie, leurs conditions d'activation et leurs limites vous permet de choisir une couverture réellement adaptée à votre situation. Vérifiez systématiquement le barème utilisé pour évaluer l'invalidité, la définition de l'ITT, les délais de franchise et les limites d'âge avant de signer.
Depuis la loi Lemoine, vous pouvez résilier votre contrat à tout moment pour souscrire une offre mieux adaptée. Si votre contrat actuel date de plus de 5 ans, une comparaison s'impose : les tarifs ont considérablement baissé et les garanties se sont améliorées. Les économies potentielles se chiffrent souvent en dizaines de milliers d'euros sur la durée totale du prêt.
Ne laissez pas la complexité technique vous paralyser. Les garanties d'assurance emprunteur sont votre filet de sécurité en cas de coup dur. Un contrat bien calibré protège votre famille et votre patrimoine sans vous ruiner.
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