
Comprendre les garanties IPT et IPP en assurance emprunteur : seuils d'invalidité, modes d'indemnisation, différences avec PTIA et ITT, et couverture optimale.
Les garanties IPT et IPP, pour Invalidité Permanente Totale et Invalidité Permanente Partielle, occupent une position intermédiaire cruciale dans le spectre des protections de l'assurance emprunteur. Elles couvrent les situations où l'assuré conserve une autonomie dans les actes quotidiens (contrairement à la PTIA) mais ne peut plus exercer d'activité professionnelle de manière définitive. L'IPT se déclenche à partir de 66% d'invalidité, l'IPP entre 33% et 66%. Ces garanties facultatives sont pourtant essentielles car elles interviennent dans des situations bien plus fréquentes que la PTIA : accidents graves laissant des séquelles permanentes, maladies chroniques évolutives, pathologies professionnelles irréversibles.
Chaque année en France, environ 8 000 à 10 000 contrats d'assurance emprunteur donnent lieu à une indemnisation au titre de l'IPT ou de l'IPP, soit 4 à 5 fois plus que pour la PTIA. Ces garanties permettent à des assurés lourdement handicapés de conserver leur logement en soldant leur prêt, alors qu'ils ne percevraient qu'une pension d'invalidité réduite sans perspective de retour à l'emploi. Comprendre précisément leurs conditions d'activation, leurs modes d'indemnisation et leurs limites est indispensable pour calibrer correctement votre protection.
La garantie IPT intervient lorsque l'assuré présente un taux d'invalidité permanente supérieur à 66% selon le barème prévu au contrat. À ce niveau d'invalidité, l'assuré est dans l'incapacité définitive et totale d'exercer toute activité professionnelle rémunérée, mais il conserve une certaine autonomie dans les actes de la vie quotidienne.
L'IPT se définit par trois caractéristiques cumulatives. Premièrement, le taux d'invalidité doit être supérieur à 66%, ce qui correspond aux deux tiers de la capacité fonctionnelle. Ce seuil est directement emprunté au barème de la Sécurité sociale qui classe en 2ème catégorie d'invalidité les assurés présentant un taux supérieur à 66%.
Deuxièmement, l'invalidité doit être permanente, c'est à dire définitive et consolidée. L'état de santé ne s'améliorera plus malgré les traitements et la rééducation. Les médecins doivent avoir constaté cette consolidation avant que la garantie IPT ne se déclenche. Pendant la phase évolutive de la pathologie, c'est la garantie ITT qui intervient, pas l'IPT.
Troisièmement, l'invalidité doit entraîner l'impossibilité absolue et définitive d'exercer toute activité professionnelle rémunérée. L'assuré ne peut plus travailler dans sa profession habituelle ni se reconvertir dans un autre métier, même adapté. Cette incapacité professionnelle totale distingue l'IPT de l'IPP où une activité adaptée reste théoriquement possible.
La frontière entre IPT et PTIA repose sur le critère d'assistance d'une tierce personne. L'IPT exige un taux d'invalidité supérieur à 66% et l'incapacité de travailler, mais l'assuré conserve son autonomie pour les actes essentiels de la vie quotidienne. Il peut se laver seul, s'habiller seul, se nourrir seul et se déplacer seul, éventuellement avec des aides techniques.
La PTIA exige en plus de l'invalidité à 100% la nécessité d'une assistance humaine permanente pour accomplir au moins trois des quatre actes essentiels. L'assuré en PTIA ne peut pas vivre seul, il dépend d'une tierce personne au quotidien.
Concrètement, une personne paraplégique suite à un accident relève généralement de l'IPT. Son taux d'invalidité dépasse 66%, elle ne peut plus travailler, mais avec un fauteuil roulant et des aménagements du domicile, elle conserve une autonomie pour se laver, s'habiller et se déplacer. En revanche, une personne tétraplégique relève de la PTIA car elle nécessite une assistance pour tous les actes quotidiens.
Cette nuance est cruciale car IPT et PTIA offrent la même indemnisation (remboursement du capital restant dû), mais avec des seuils d'invalidité différents (66% vs 100%). L'IPT constitue donc un filet de sécurité intermédiaire précieux entre l'ITT temporaire et la PTIA totale.
Lorsque la garantie IPT se déclenche, l'assureur rembourse le capital restant dû à la banque en une seule fois, exactement comme pour un décès ou une PTIA. Le prêt est soldé et l'assuré n'a plus aucune mensualité à payer. Il conserve son bien immobilier libre de toute dette.
Cette indemnisation forfaitaire intervient à hauteur de la quotité assurée. Si l'assuré était couvert à 100%, l'intégralité du capital est remboursée. S'il était couvert à 50% dans le cadre d'un emprunt en couple, seule la moitié du capital est prise en charge et le co-emprunteur continue à payer l'autre moitié.
Le remboursement intervient généralement dans les 2 à 4 mois suivant la reconnaissance de l'IPT par l'assureur, après expertise médicale et validation du dossier. Ce délai inclut le temps nécessaire pour que le médecin conseil évalue l'état consolidé, rédige son rapport et que l'assureur valide la prise en charge.
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Lancer la simulationLa garantie IPP couvre les situations où le taux d'invalidité permanente se situe entre 33% et 66%. L'assuré présente un handicap définitif qui l'empêche de reprendre son activité professionnelle à 100%, mais il peut envisager un travail adapté ou à temps partiel.
L'IPP se déclenche à partir de 33% d'invalidité, seuil qui correspond à la 3ème catégorie d'invalidité de la Sécurité sociale. En dessous de ce seuil, l'invalidité est considérée comme insuffisante pour empêcher totalement la reprise d'une activité professionnelle adaptée. Entre 33% et 66%, l'assuré se trouve dans une zone grise où il ne peut pas reprendre son métier initial mais pourrait théoriquement se reconvertir.
Ce seuil de 33% a été fixé pour exclure les invalidités légères ou modérées qui n'empêchent pas fondamentalement de travailler. Par exemple, la perte d'un doigt (hors pouce) donne environ 8 à 12% d'invalidité : l'assuré peut continuer à travailler dans la majorité des professions. En revanche, la perte d'une main donne 50 à 60% d'invalidité : l'assuré franchit le seuil IPP et bénéficie de la garantie.
L'invalidité doit être permanente, c'est à dire consolidée et définitive. Comme pour l'IPT, les médecins doivent avoir constaté que l'état ne s'améliorera plus. Pendant la phase évolutive, c'est la garantie ITT qui intervient.
Contrairement à l'IPT qui offre une indemnisation standardisée (remboursement du capital), l'IPP présente plusieurs modes d'indemnisation selon les contrats. Ces différences sont majeures et doivent être examinées attentivement avant la souscription.
Le premier mode, dit forfaitaire, prévoit le remboursement intégral du capital restant dû dès que le seuil de 33% est franchi. Que vous soyez à 35% ou à 65% d'invalidité, l'indemnisation est identique : solde total du prêt. Ce mode est le plus favorable à l'assuré mais il est rare et coûteux. Seuls quelques assureurs haut de gamme le proposent.
Le deuxième mode, dit proportionnel, prévoit un remboursement proportionnel au taux d'invalidité. Si votre taux est de 45%, l'assureur rembourse 45% du capital restant dû et vous continuez à payer 55% des mensualités. Si votre taux est de 60%, l'assureur rembourse 60% et vous payez 40%. Ce mode est plus fréquent et moins coûteux, mais il laisse une charge résiduelle à l'assuré.
Le troisième mode, dit par paliers, prévoit des remboursements forfaitaires par tranches d'invalidité. Par exemple : 25% du capital remboursé si le taux est entre 33% et 45%, 50% si le taux est entre 46% et 60%, 75% si le taux est entre 61% et 66%. Ce mode intermédiaire offre un compromis entre protection et coût.
Avant de souscrire, lisez attentivement les conditions générales pour identifier le mode d'indemnisation IPP proposé. Privilégiez les contrats à indemnisation forfaitaire si votre budget le permet, ou au minimum proportionnelle. Méfiez-vous des contrats qui ne mentionnent pas clairement le mode d'indemnisation, ce qui peut cacher des exclusions implicites de l'IPP.
L'IPP couvre théoriquement les situations où une reprise d'activité adaptée reste possible. En pratique, un assuré avec 50% d'invalidité permanente a de grandes difficultés à retrouver un emploi, même adapté. Les employeurs sont réticents à embaucher des personnes lourdement handicapées, et les reconversions professionnelles après 40 ou 50 ans sont complexes.
La garantie IPP offre donc une protection précieuse qui tient compte de cette réalité. Même si théoriquement l'assuré pourrait se reconvertir, la garantie indemnise tout ou partie du prêt, reconnaissant que la perte de revenus sera substantielle et probablement définitive.
Certains contrats comportent des clauses de révision de l'IPP en cas de reprise effective d'activité. Si l'assuré retrouve un emploi avec des revenus significatifs, l'assureur peut réévaluer la prise en charge et suspendre ou réduire l'indemnisation. Ces clauses sont rares et généralement limitées aux 2 ou 3 premières années suivant la reconnaissance de l'IPP.
L'évaluation du taux d'invalidité constitue l'étape cruciale pour déterminer si l'assuré relève de l'IPP (33 à 66%), de l'IPT (supérieur à 66%) ou de la PTIA (100% + dépendance). Cette évaluation repose sur des barèmes médicaux et une expertise contradictoire.
La majorité des contrats d'assurance emprunteur de qualité utilisent le barème fonctionnel de la Sécurité sociale pour évaluer le taux d'invalidité. Ce barème évalue la gêne fonctionnelle réelle dans les actes de la vie quotidienne et professionnelle, en tenant compte du métier exercé et de l'impact concret du handicap.
Ce barème fonctionne par addition des taux d'invalidité pour chaque déficience. Par exemple, la perte d'un œil avec cécité complète donne 25 à 30%. Si cette perte s'accompagne d'une baisse de vision importante de l'autre œil (sans cécité), le taux global peut atteindre 50 à 60%. Des séquelles d'AVC avec hémiplégie partielle et troubles du langage peuvent cumuler 60 à 80%.
Le barème tient compte de la profession exercée pour certaines déficiences. La perte de trois doigts de la main dominante donne 40% pour un employé de bureau, mais peut atteindre 60% pour un chirurgien ou un artisan dont le métier nécessite une dextérité fine. Cette modulation rend le barème plus équitable car elle reconnaît que le même handicap n'a pas le même impact selon la profession.
Certains contrats, notamment les contrats bancaires anciens, utilisent le barème de droit commun du Code des assurances. Ce barème évalue l'atteinte anatomique pure, sans tenir compte de la gêne fonctionnelle ni du métier exercé. Il est nettement plus restrictif que le barème Sécurité sociale.
Avec ce barème, la perte d'un œil donne seulement 15 à 20%. La perte de trois doigts de la main donne 30% quel que soit le métier. Une hémiplégie partielle donne 50 à 60% au lieu de 70 à 80%. L'écart peut atteindre 15 à 25 points de taux d'invalidité pour une même pathologie.
Cet écart est décisif pour le déclenchement des garanties. Un assuré avec 60% au barème Sécurité sociale se situe dans la tranche IPP. Le même assuré avec 45% au barème de droit commun peut ne bénéficier d'aucune garantie si son contrat exige 50% minimum pour l'IPP. Il se retrouve sans protection alors que son handicap est identique.
Avant de souscrire, vérifiez impérativement quel barème est utilisé. Privilégiez les contrats mentionnant explicitement le barème fonctionnel de la Sécurité sociale. Si vous changez d'assurance, assurez-vous que le nouveau contrat n'utilise pas un barème plus restrictif que l'ancien, ce qui constituerait une régression de garantie.
Lorsqu'un assuré déclare un sinistre au titre de l'IPT ou de l'IPP, l'assureur mandate un médecin conseil indépendant pour expertiser l'état de santé et évaluer le taux d'invalidité. Cette expertise comprend un examen clinique de l'assuré, la consultation de l'ensemble du dossier médical (comptes rendus d'hospitalisation, imageries, bilans), et l'évaluation du taux d'invalidité poste par poste selon le barème prévu au contrat.
Le médecin conseil rédige un rapport détaillé qui évalue chaque déficience séparément puis calcule le taux global d'invalidité. Par exemple : "Séquelles d'AVC avec hémiplégie droite partielle : 45%. Aphasie modérée : 15%. Troubles de l'équilibre : 10%. Taux global : 70%". Ce rapport conclut sur l'éligibilité à l'IPT, l'IPP ou aucune garantie.
L'assuré a le droit de contester cette évaluation s'il la juge insuffisante. Il peut produire une contre-expertise réalisée par un médecin de son choix. En cas de divergence significative entre les deux expertises (par exemple, 55% pour l'assureur vs 75% pour l'assuré), un médecin arbitre peut être désigné d'un commun accord ou par le tribunal pour trancher.
Ces procédures d'expertise et de contre-expertise peuvent durer 6 à 12 mois. Pendant ce délai, si l'assuré était en ITT, la garantie ITT peut continuer à prendre en charge les mensualités dans la limite de sa durée maximale (généralement 3 ans). À l'issue, soit l'IPT/IPP est reconnue et le capital est remboursé, soit elle est refusée et l'assuré doit reprendre le paiement des mensualités.
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Calculer mes économiesComprendre quelles pathologies déclenchent l'IPT ou l'IPP permet d'anticiper le niveau de couverture et d'évaluer la pertinence de souscrire ces garanties.
Les amputations constituent les cas les plus objectifs d'IPT ou d'IPP. La perte d'un membre inférieur (jambe) donne 50 à 60% d'invalidité, plaçant l'assuré en IPP. La perte des deux membres inférieurs (paraplégie traumatique) donne 70 à 80%, déclenchant l'IPT. La perte d'un membre supérieur (bras) donne 60 à 70% selon le côté dominant, soit IPP ou IPT selon les cas.
Ces taux s'évaluent selon le barème fonctionnel en tenant compte de l'impact réel sur la capacité à travailler. Un cadre informatique amputé d'une jambe peut retrouver un emploi adapté après rééducation, mais un ouvrier du bâtiment ou un livreur ne le peut pas. Le barème peut majorer le taux de 10 à 15 points pour tenir compte de cette réalité professionnelle.
Les AVC laissent fréquemment des séquelles permanentes qui relèvent de l'IPP ou de l'IPT selon leur gravité. Une hémiplégie partielle avec conservation d'une motricité résiduelle et troubles du langage modérés donne 50 à 65% (IPP). Une hémiplégie complète avec aphasie sévère et troubles cognitifs donne 75 à 90% (IPT). Un AVC massif avec état végétatif donne 100% et relève de la PTIA.
L'évaluation des séquelles d'AVC est complexe car elle doit prendre en compte simultanément les déficits moteurs, les troubles du langage, les troubles cognitifs et les troubles comportementaux. Deux AVC ayant touché des zones cérébrales différentes peuvent donner des taux d'invalidité très différents alors que l'imagerie montre des lésions de taille similaire.
Certaines maladies professionnelles évoluent vers une invalidité permanente relevant de l'IPT ou de l'IPP. L'insuffisance respiratoire chronique sévère (silicose, asbestose, BPCO) peut atteindre 60 à 80% selon le stade. Les troubles musculosquelettiques sévères (lombalgies chroniques invalidantes, tendinopathies multiples) peuvent atteindre 40 à 60%. Les surdités professionnelles bilatérales profondes donnent 50 à 60%.
Les maladies chroniques évolutives comme la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde ou la maladie de Crohn atteignent progressivement des taux d'invalidité élevés. Au stade initial, l'assuré relève de l'ITT avec des arrêts récurrents. Au stade intermédiaire, lorsque l'état se stabilise avec des séquelles définitives à 40 à 60%, il bascule en IPP. Au stade avancé avec des atteintes multiples cumulées à 70 à 90%, il relève de l'IPT.
Certains cancers, même guéris, laissent des séquelles permanentes qui peuvent relever de l'IPT ou de l'IPP. Une amputation suite à un cancer osseux donne 50 à 70% selon le membre. Une colostomie définitive suite à un cancer colorectal donne 30 à 40% (IPP). Une insuffisance respiratoire après chirurgie thoracique pour cancer pulmonaire donne 40 à 70% selon la gravité.
Les séquelles neurologiques ou cognitives après traitement d'une tumeur cérébrale peuvent atteindre 60 à 90%. Les séquelles fonctionnelles après chirurgie ORL pour cancer de la gorge (troubles de la déglutition, de la phonation) donnent 40 à 60%.
Comme toutes les garanties d'incapacité liées à l'activité professionnelle, l'IPT et l'IPP comportent des limites d'âge au-delà desquelles elles cessent. Ces limites sont généralement alignées sur l'âge de la retraite.
La plupart des contrats cessent de couvrir l'IPT et l'IPP à 65 ans. Cette limite correspond à l'âge théorique de départ en retraite. Certains contrats plus généreux maintiennent ces garanties jusqu'à 70 ans, mais c'est l'exception.
Au-delà de cette limite, les notions d'incapacité de travail et d'invalidité professionnelle perdent leur sens puisque l'assuré ne travaille plus. Si vous devenez invalide à 67 ans suite à un accident, vous ne bénéficierez ni de l'ITT, ni de l'IPT, ni de l'IPP si votre contrat cesse ces garanties à 65 ans. Seule la garantie Décès reste active jusqu'à 80 ou 85 ans.
Cette limite d'âge pose un problème pour les emprunteurs qui souscrivent des prêts longs après 50 ans. Si vous empruntez à 52 ans sur 20 ans, votre prêt se termine à 72 ans mais vos garanties ITT/IPT/IPP cessent à 65 ans. Pendant les 7 dernières années, vous n'êtes plus couvert pour le risque d'invalidité, uniquement pour le décès.
Si vous êtes déjà reconnu en IPT ou IPP avant la limite d'âge et que l'indemnisation a été versée (remboursement du capital), celle-ci reste acquise même si vous dépassez ensuite la limite d'âge. Votre prêt a été soldé à 63 ans lors de la reconnaissance de votre IPT : le fait d'atteindre 65 ans ne remet pas en cause cette indemnisation.
En revanche, si vous atteignez la limite d'âge en bonne santé puis que vous devenez invalide après, les garanties IPT et IPP ne joueront pas. Vous devrez continuer à payer vos mensualités malgré votre invalidité, sauf si celle-ci entraîne votre décès auquel cas la garantie Décès interviendra.
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Être rappelé sous 6hLes garanties IPT et IPP sont techniquement complexes et présentent des variations importantes selon les contrats. France Épargne vous accompagne pour sécuriser ces protections intermédiaires essentielles entre l'ITT et la PTIA.
Nous analysons d'abord votre contrat actuel pour identifier le mode d'indemnisation de l'IPP. Est-ce un mode forfaitaire (remboursement total dès 33%), proportionnel (remboursement proportionnel au taux) ou par paliers ? Cette information est souvent difficile à extraire des conditions générales. Notre expertise nous permet de décrypter les clauses complexes et de vous expliquer clairement ce qui sera pris en charge.
Nous vérifions ensuite le barème utilisé pour évaluer l'invalidité. Barème fonctionnel de la Sécurité sociale ou barème de droit commun plus restrictif ? Cette différence peut représenter 15 à 20 points de taux d'invalidité et faire basculer une situation de l'indemnisation au refus. Si votre contrat utilise le barème de droit commun, nous vous proposons des alternatives avec le barème fonctionnel.
Nous comparons votre contrat avec nos quinze assureurs partenaires pour identifier les offres proposant le meilleur mode d'indemnisation IPP au meilleur prix. Certains assureurs offrent l'indemnisation forfaitaire IPP pour un surcoût de seulement 10 à 15% par rapport aux contrats proportionnels. Cette différence de prime est souvent largement justifiée par la protection supérieure offerte.
Pour les profils à risque élevé d'invalidité (métiers physiques, sports dangereux, antécédents médicaux), nous activons nos partenaires spécialisés acceptant ces risques moyennant des surprimes ciblées ou des exclusions limitées. Nous évitons les contrats excluant purement et simplement ces situations, qui laisseraient un angle mort majeur dans votre couverture.
Nous vérifions que les limites d'âge IPT et IPP couvrent toute la durée de votre prêt. Si vous empruntez après 55 ans sur 20 ans, un contrat cessant ces garanties à 65 ans vous laisse sans protection pendant les dernières années. Nous vous orientons vers des contrats maintenant les garanties jusqu'à 70 ans ou proposant des extensions d'âge moyennant surprime.
Enfin, nous gérons l'ensemble du processus de changement d'assurance en vérifiant scrupuleusement le respect de l'équivalence de garanties sur les 18 critères du CCSF. Le mode d'indemnisation IPP et le barème d'invalidité font partie de ces critères : nous sécurisons la comparabilité pour que votre banque ne puisse refuser la délégation.
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Les garanties IPT et IPP constituent un filet de sécurité crucial entre la garantie ITT temporaire et la garantie PTIA totale. Elles couvrent les situations d'invalidité permanente où l'assuré ne peut plus travailler mais conserve une autonomie dans la vie quotidienne.
L'IPT se déclenche à partir de 66% d'invalidité et rembourse le capital restant dû comme un décès. L'IPP couvre les taux entre 33% et 66% avec des modes d'indemnisation variables selon les contrats : forfaitaire, proportionnel ou par paliers. Cette variabilité exige une lecture attentive des conditions générales avant la souscription.
Deux paramètres essentiels déterminent l'efficacité de ces garanties. Le barème d'évaluation de l'invalidité doit être le barème fonctionnel de la Sécurité sociale, plus favorable que le barème de droit commun. Le mode d'indemnisation IPP doit être au minimum proportionnel, idéalement forfaitaire pour une protection optimale.
Ces garanties facultatives sont fortement recommandées pour tous les actifs remboursant un prêt grâce à leurs revenus professionnels. Leur coût représente 20 à 30% du coût total de l'assurance emprunteur, mais elles offrent une protection décisive en cas d'accident ou de maladie laissant des séquelles permanentes.
Depuis la loi Lemoine, vous pouvez changer d'assurance emprunteur à tout moment. Si votre contrat actuel utilise un barème restrictif ou propose un mode d'indemnisation IPP défavorable, une comparaison approfondie s'impose pour optimiser votre protection.
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