
Guide complet pour les couples empruntant à deux : comment choisir la quotité optimale d'assurance emprunteur selon vos revenus et votre situation familiale.
Emprunter à deux pour financer votre projet immobilier offre de nombreux avantages : capacité d'emprunt augmentée, partage de la charge financière, et mutualisation des risques. Pourtant, cette configuration soulève une question cruciale que 68% des couples emprunteurs ne se posent pas suffisamment : quelle quotité d'assurance choisir pour protéger optimalement le survivant tout en maîtrisant le coût ? Selon les données du secteur, plus de 6 co-emprunteurs sur 10 optent par défaut pour la quotité 50/50, souvent sur simple conseil du banquier, sans réaliser que cette configuration peut s'avérer inadaptée à leur situation et mettre le survivant en difficulté financière en cas de drame.
La quotité d'assurance détermine la part du prêt couverte par l'assurance pour chaque co-emprunteur. C'est un choix déterminant qui conditionne à la fois le coût de votre assurance (de 10 000 € à 25 000 € sur la durée d'un prêt de 250 000 € selon la configuration choisie) et la sécurité financière de votre foyer en cas de décès ou d'invalidité de l'un des emprunteurs. Entre une quotité 50/50 qui laisse une charge résiduelle au survivant et une quotité 100/100 qui le libère totalement, il existe de nombreuses configurations intermédiaires permettant d'adapter précisément la protection à votre situation de couple.
Dans ce guide complet, vous découvrirez comment fonctionne la quotité lorsqu'on emprunte à deux, comment choisir la répartition optimale selon vos revenus respectifs et votre situation familiale, et comment optimiser le coût de votre assurance emprunteur à deux sans sacrifier votre protection.
Lorsque vous contractez un prêt immobilier à deux, vous êtes tous deux débiteurs solidaires vis-à-vis de la banque. Cette solidarité signifie que si l'un de vous ne peut plus rembourser sa part, l'autre devient automatiquement responsable de l'intégralité de la dette. C'est précisément pour protéger cette situation que la quotité d'assurance joue un rôle central.
Principe de solidarité : Quand vous signez un prêt à deux, la banque inscrit dans le contrat une clause de solidarité. Juridiquement, cela signifie que chaque emprunteur est responsable de la totalité de la dette, pas seulement de sa moitié. Si votre co-emprunteur décède, devient invalide, ou cesse de payer pour quelque raison que ce soit, la banque peut légalement vous réclamer l'intégralité des mensualités restantes.
Conséquence pratique : Sans assurance emprunteur, si votre conjoint décède, vous devez continuer à payer l'intégralité des mensualités du prêt (par exemple 1 400 € par mois au lieu de 700 € que vous payiez chacun), tout en ayant perdu ses revenus. Pour une famille aux revenus modestes, c'est souvent la garantie d'une situation financière intenable, pouvant conduire à la vente forcée du bien ou au surendettement.
Rôle protecteur de la quotité : La quotité d'assurance vient justement couvrir tout ou partie de cette dette en cas de sinistre. Si vous êtes assuré à 50% chacun et que l'un décède, l'assurance prend en charge 50% du capital restant dû auprès de la banque. Vous n'avez plus à rembourser que les 50% restants. Si vous êtes assuré à 100% chacun, l'intégralité de la dette est effacée, et vous devenez propriétaire du bien sans aucune charge financière résiduelle.
Le choix de la quotité doit impérativement tenir compte de la structure de vos revenus respectifs. C'est l'élément le plus déterminant pour éviter de placer le survivant dans une situation financière impossible.
Cas 1 : Revenus équilibrés : Vous gagnez chacun 3 000 € par mois, soit 6 000 € au total. Vos mensualités de prêt sont de 1 200 €, soit 20% de vos revenus totaux. En cas de décès de l'un de vous avec une quotité 50/50, le survivant conserve 3 000 € de revenus et doit payer 600 € de mensualités (50% du crédit). Il lui reste 2 400 € pour vivre. C'est serré, surtout s'il y a des enfants, mais potentiellement gérable à court terme. Une quotité 50/50 peut se justifier si vous n'avez pas d'enfants et disposez d'une épargne de précaution.
Cas 2 : Revenus déséquilibrés : Conjoint A gagne 4 500 € par mois, conjoint B gagne 1 800 € (soit 6 300 € au total). Mensualités : 1 300 €. Avec une quotité 50/50, si A décède, B se retrouve avec 1 800 € de revenus et doit payer 650 € de mensualités, ne lui laissant que 1 150 € pour vivre. C'est sous le seuil de pauvreté pour une personne seule avec enfants. À l'inverse, si B décède, A conserve 4 500 € et doit payer 650 €, lui laissant 3 850 €, ce qui est largement gérable. La quotité 50/50 est donc totalement inadaptée. Une quotité inégale (70/30 ou 80/20) ou une quotité 100/100 est indispensable.
Cas 3 : Un seul revenu : Conjoint A gagne 5 000 € et travaille, conjoint B est au foyer ou en recherche d'emploi (0 €). Mensualités : 1 100 €. Si A décède avec une quotité 50/50, B n'a aucun revenu et doit payer 550 € de mensualités. C'est strictement impossible. La quotité 100% sur A est obligatoire. Si B décède, l'impact financier est nul, mais la quotité sur B reste pertinente pour couvrir les risques liés à d'éventuels revenus futurs.
La présence d'enfants ou de personnes à charge modifie radicalement le niveau de protection nécessaire. Un couple sans enfant peut se permettre une prise de risque supérieure à une famille avec trois enfants mineurs.
Couple sans enfant : En cas de décès de l'un, le survivant a une plus grande flexibilité : il peut vendre le bien, se reloger dans un logement plus petit, déménager vers une zone moins chère, ou même retourner vivre temporairement chez ses parents. Une quotité 50/50 ou 70/30 peut suffire, surtout si le couple a des revenus confortables.
Couple avec enfants mineurs : Le survivant a une responsabilité éducative et financière envers les enfants. Vendre le bien familial et déménager perturberait gravement leur scolarité et leur équilibre psychologique. De plus, le parent survivant devra assumer seul toutes les charges liées aux enfants (cantine, activités, vêtements, santé, études). Dans ce contexte, continuer à payer une partie du crédit immobilier peut devenir insurmontable. La quotité 100/100 est fortement recommandée pour garantir la stabilité du logement familial.
Famille recomposée : Si vous empruntez à deux alors que l'un ou les deux avez des enfants d'une précédente union, la question de la quotité devient encore plus sensible. En cas de décès de l'un, le survivant peut se retrouver à devoir assumer des mensualités pour un bien où vivent des enfants qui ne sont pas les siens biologiquement. La quotité 100/100 protège cette situation complexe et évite des conflits familiaux douloureux.
Calculez vos mensualités, le coût total et visualisez l'impact de l'assurance emprunteur sur votre crédit.
Lancer la simulationContrairement à une idée reçue, vous n'avez pas que deux choix (50/50 ou 100/100). De nombreuses configurations existent, offrant une flexibilité totale pour adapter la couverture à votre situation spécifique.
Fonctionnement : Chaque co-emprunteur est assuré à hauteur de 50% du prêt. Quotité totale : 100%. En cas de sinistre sur l'un des emprunteurs, l'assurance rembourse 50% du capital restant dû, et le survivant continue à rembourser l'autre moitié.
Coût : C'est la configuration la moins chère. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans, deux emprunteurs de 35 ans non fumeurs paieront environ 9 000 € à 12 000 € sur la durée totale en délégation d'assurance (contre 15 000 € pour la bancassurance classique). Soit environ 30 € à 40 € par mois.
Avantages : Coût minimal, équilibre parfait entre les deux emprunteurs, adaptation naturelle aux couples aux revenus strictement identiques.
Risques : Le survivant doit continuer à payer 50% des mensualités. Si ses revenus sont insuffisants, il peut se retrouver en difficulté financière, être contraint de vendre le bien, ou de se surendetter. Ce risque est particulièrement élevé si le couple a des enfants à charge.
Pour qui ? : Couples sans enfants, aux revenus équilibrés et confortables (chacun peut assumer 50% des mensualités avec son seul salaire), disposant d'une épargne de précaution solide, ou investisseurs locatifs dont les revenus locatifs couvrent une partie des mensualités.
Fonctionnement : Chaque co-emprunteur est assuré à hauteur de 100% du prêt. Quotité totale : 200%. En cas de sinistre sur l'un des emprunteurs, l'assurance rembourse l'intégralité du capital restant dû. Le survivant devient propriétaire du bien sans aucune dette résiduelle.
Coût : C'est la configuration la plus coûteuse. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans, deux emprunteurs de 35 ans paieront environ 18 000 € à 24 000 € sur la durée totale en délégation (contre 30 000 € en bancassurance). Soit environ 60 € à 80 € par mois. Le surcoût par rapport à une quotité 50/50 est de 9 000 € à 12 000 €, soit environ 30 € à 40 € par mois.
Avantages : Protection absolue pour le survivant et les enfants. Libération totale de la dette. Sécurité psychologique maximale. Conservation garantie du logement familial. Permet au survivant de se concentrer sur son deuil et ses responsabilités familiales sans pression financière.
Coût relatif : 30 € à 40 € par mois, c'est moins cher que de nombreux abonnements ou loisirs. Pour une famille avec enfants et des revenus corrects, c'est un investissement largement justifié.
Pour qui ? : Couples avec enfants à charge, couples aux revenus déséquilibrés, familles monoparentales empruntant avec un proche, couples sans patrimoine de secours, ou toute personne souhaitant une sécurité maximale pour ses proches.
Les quotités inégales (60/40, 70/30, 80/20, etc.) sont des solutions sur mesure parfaitement adaptées aux couples dont les revenus ou les profils sont déséquilibrés.
Quotité 70/30 : Emprunteur A assuré à 70%, emprunteur B assuré à 30%. Quotité totale : 100%.
Fonctionnement : Si A décède, l'assurance rembourse 70% du capital restant dû. B doit continuer à payer 30% des mensualités. Si B décède, l'assurance rembourse 30%, et A doit continuer à payer 70%.
Coût : Identique à une quotité 50/50 (puisque la quotité totale est de 100%). En revanche, la répartition du coût entre A et B sera inégale : A paiera 70% du coût total, B paiera 30%.
Cas d'usage : Conjoint A gagne 4 000 €, conjoint B gagne 2 000 €. Mensualités : 1 200 €. Avec une quotité 70/30, si A décède, B doit payer 360 € (30% de 1 200 €) avec ses 2 000 € de revenus, lui laissant 1 640 € pour vivre. C'est serré mais gérable. Si B décède, A doit payer 840 € (70% de 1 200 €) avec ses 4 000 €, lui laissant 3 160 €. Largement gérable.
Avantages : Protection adaptée aux revenus respectifs, coût identique à une quotité 50/50, mais sécurité renforcée pour le conjoint aux revenus faibles. C'est souvent la configuration optimale pour les couples aux revenus déséquilibrés.
Quotité 80/20 ou 90/10 : Pour des écarts de revenus encore plus marqués. Par exemple, un conjoint fonctionnaire à 5 000 € et un conjoint auto-entrepreneur débutant à 1 000 €. Une quotité 80/20 ou 90/10 protège efficacement le conjoint aux revenus faibles en cas de décès du principal apporteur de revenus.
Ces configurations offrent un compromis entre protection et coût, avec une quotité totale supérieure à 100% mais inférieure à 200%.
Quotité 80/80 : Chaque emprunteur assuré à 80%. Quotité totale : 160%.
Fonctionnement : En cas de sinistre, l'assurance rembourse 80% du capital restant dû. Le survivant doit continuer à rembourser 20% des mensualités.
Coût : Environ 60% plus cher qu'une quotité 50/50, mais 20% moins cher qu'une quotité 100/100. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans (couple de 35 ans), coût total d'environ 14 000 € à 18 000 €, soit 47 € à 60 € par mois. Surcoût de 20 € par mois par rapport à une quotité 50/50.
Avantages : Le survivant n'a à assumer que 20% des mensualités, ce qui représente une charge modérée et généralement gérable même en cas de baisse de revenus. C'est une excellente solution intermédiaire pour les couples souhaitant une protection renforcée sans exploser leur budget.
Pour qui ? : Couples avec un enfant, couples aux revenus confortables mais qui trouvent le surcoût de la quotité 100/100 trop élevé, ou couples souhaitant un équilibre entre sécurité et coût.
Le choix de la quotité ne doit pas être improvisé. Voici une méthode structurée en 5 étapes pour déterminer la configuration optimale pour votre couple.
Pour chaque scénario de décès (décès de A, décès de B), calculez les revenus qui resteraient au survivant et la part des mensualités qu'il devrait assumer selon différentes quotités.
Exemple : Couple avec revenus A = 3 800 € et B = 2 200 €. Mensualités : 1 100 €.
Scénario 1 : Décès de A
Scénario 2 : Décès de B
Analyse : En quotité 50/50, si A décède, B n'a que 1 650 € pour vivre. C'est juste au-dessus du seuil de pauvreté. Avec des enfants, c'est insuffisant. Une quotité 70/30 ou 100/100 est préférable.
Listez vos charges incompressibles mensuelles : alimentation, énergie, transports, assurances, mutuelle, charges de copropriété, impôts, frais de garde ou de scolarité des enfants, etc. Ajoutez une marge de sécurité de 20% pour les imprévus.
Exemple : Charges fixes = 1 200 € par mois pour un couple avec un enfant. En cas de décès d'un conjoint, certaines charges baissent légèrement (alimentation), mais d'autres augmentent (frais de garde si le survivant doit travailler à temps plein). Hypothèse conservatrice : charges fixes du survivant = 1 000 € par mois.
Calcul du minimum vital : Le survivant doit disposer d'au moins 1 000 € après paiement des mensualités résiduelles du prêt. Si vos revenus résiduels moins les mensualités résiduelles sont inférieurs à 1 000 €, la quotité choisie est insuffisante.
Avez-vous un patrimoine financier ou immobilier qui pourrait être mobilisé en cas de sinistre ?
Épargne de précaution : Si vous avez 50 000 € d'épargne disponible, le survivant pourrait utiliser une partie de cette épargne pour solder partiellement le crédit ou pour compléter ses revenus pendant une période de transition. Cela peut justifier une quotité 50/50 ou 70/30 plutôt que 100/100.
Bien locatif : Si vous possédez un bien locatif générant 600 € de revenus nets mensuels, ces revenus peuvent compenser partiellement la perte de revenus du conjoint décédé. La quotité 50/50 devient plus envisageable.
Aucun patrimoine : Si vous n'avez aucune épargne significative et que votre résidence principale est votre seul bien, la quotité 100/100 est fortement recommandée. Vous n'aurez aucune marge de manœuvre en cas de sinistre.
Demandez des devis précis pour chaque configuration de quotité (50/50, 70/30, 80/80, 100/100) auprès de plusieurs assureurs ou d'un courtier. Comparez le coût mensuel et le coût total sur la durée du prêt.
Surcoût relatif : Calculez le surcoût mensuel pour passer d'une quotité à une autre. Par exemple, si passer de 50/50 à 100/100 coûte 35 € par mois, comparez ce montant à d'autres postes de dépenses (abonnements, loisirs, etc.). 35 € par mois pour une sécurité maximale, est-ce un sacrifice acceptable pour votre famille ?
Impact sur votre budget : Vérifiez que le surcoût ne fait pas dépasser votre taux d'endettement au-delà de 35% (mensualités crédit + assurance / revenus totaux). Si c'est le cas, vous devrez peut-être opter pour une quotité intermédiaire ou réduire le montant emprunté.
Le choix de la quotité doit être une décision commune, discutée et assumée par les deux emprunteurs. Projetez vous dans les scénarios de sinistre et demandez vous : si je perdais mon conjoint demain, dans quelle situation financière serais-je ? Est-ce que je pourrais continuer à payer une partie du crédit tout en élevant nos enfants ? Est-ce que je serais contraint de vendre notre maison ?
Conseil : Privilégiez toujours la sécurité de votre famille sur l'économie de quelques dizaines d'euros par mois. La tranquillité d'esprit que procure une quotité 100/100 n'a pas de prix face au drame du décès d'un conjoint.
Loi Lemoine, délégation d'assurance : estimez les économies possibles sur la durée de votre prêt.
Calculer mes économiesVoici plusieurs profils types avec la quotité recommandée pour chacun.
Situation : Thomas, 30 ans, ingénieur, 3 200 € nets. Julie, 29 ans, enseignante, 2 800 € nets. Pas d'enfant. Emprunt de 220 000 € sur 25 ans, mensualités de 950 €. Épargne de 30 000 €.
Quotité recommandée : 50/50 ou 70/30 (Thomas à 60%, Julie à 40% pour équilibrer les revenus).
Justification : Revenus confortables et équilibrés. En cas de décès de l'un, le survivant conserve un revenu suffisant pour assumer 50% des mensualités (475 €) et continuer à vivre correctement. L'épargne de 30 000 € offre une marge de sécurité. Pas d'enfants, donc moins de contraintes. Le surcoût d'une quotité 100/100 (environ 30 € par mois) n'est pas justifié.
Situation : Marc, 38 ans, cadre, 3 500 € nets. Sophie, 37 ans, infirmière, 3 000 € nets. Deux enfants de 6 et 9 ans. Emprunt de 280 000 € sur 23 ans, mensualités de 1 250 €. Peu d'épargne (10 000 €).
Quotité recommandée : 100/100.
Justification : Malgré des revenus équilibrés, la présence de deux enfants change tout. En cas de décès de l'un, le survivant devra assumer seul toutes les charges liées aux enfants (cantine, activités, santé, études) tout en continuant à travailler. Payer 625 € de mensualités en plus (quotité 50/50) serait très difficile. La quotité 100/100 garantit que le parent survivant conserve le logement familial et peut se concentrer sur ses enfants. Le surcoût de 40 € par mois est largement justifié.
Situation : David, 42 ans, cadre dirigeant, 6 500 € nets. Émilie, 39 ans, auto-entrepreneuse, 1 500 € nets variables. Un enfant de 4 ans. Emprunt de 350 000 € sur 20 ans, mensualités de 1 650 €.
Quotité recommandée : 80/20 (David à 80%, Émilie à 20%) ou 100/100.
Justification : L'écart de revenus est énorme. Si David décède et que la quotité est 50/50, Émilie devrait payer 825 € avec seulement 1 500 € de revenus variables, lui laissant 675 € pour vivre avec un enfant. C'est impossible. Une quotité 80/20 limite sa charge à 330 € (20% de 1 650 €), lui laissant 1 170 €, ce qui reste très juste. La quotité 100/100 est préférable pour sécuriser totalement l'enfant et Émilie. Si Émilie décède, David gagne suffisamment pour assumer 20% ou 0% des mensualités sans difficulté.
Situation : Jean, 56 ans, cadre, 4 800 € nets. Marie, 54 ans, fonctionnaire, 3 800 € nets. Enfants majeurs indépendants. Emprunt de 200 000 € sur 15 ans pour une résidence secondaire, mensualités de 1 350 €. Patrimoine existant de 200 000 €.
Quotité recommandée : 50/50.
Justification : Revenus très confortables, pas d'enfants à charge, patrimoine solide. En cas de décès de l'un, le survivant peut facilement assumer 675 € de mensualités, ou même vendre le bien (résidence secondaire, pas résidence principale). Le surcoût de la quotité 100/100 n'est pas justifié. Ils peuvent même envisager une quotité inégale (60/40) selon qui a les revenus les plus stables.
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Retenez ces principes : analysez vos revenus respectifs et simulez les scénarios de sinistre, évaluez vos charges et personnes à charge, considérez votre patrimoine de secours, et chiffrez le coût réel de chaque option. Les quotités inégales (70/30, 80/20) sont souvent la solution optimale pour les couples aux revenus déséquilibrés. La quotité 100/100 reste la référence pour les familles avec enfants.
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