Depuis 2026, l'employeur public prend en charge 50 % de votre complémentaire santé. Comparez les mutuelles labellisées, les offres historiques et optimisez votre couverture.
La réforme de la Protection Sociale Complémentaire (PSC) représente la plus grande transformation de la couverture santé des fonctionnaires depuis des décennies. Fondée sur la loi de transformation de la fonction publique de 2019 et l'ordonnance du 17 février 2021, elle introduit une participation obligatoire de l'employeur public à hauteur de 50 % du coût d'une complémentaire santé, avec un plancher légal de 15 euros par mois (source : service-public.gouv.fr). Le déploiement s'est effectué par versant et par vague, avec une généralisation à l'ensemble de la Fonction Publique d'État et de la Fonction Publique Territoriale sur la période 2025 à 2026.
Concrètement, ce changement allège significativement le coût de votre mutuelle. Pour une cotisation de 50 euros par mois, votre coût net tombe à 25 euros. Pour une formule renforcée à 80 euros, vous ne payez plus que 40 euros. Ce mécanisme aligne la fonction publique sur les règles appliquées au secteur privé depuis la loi ANI de 2016, tout en préservant une spécificité fondamentale : le libre choix de l'organisme de complémentaire santé. Aucun fonctionnaire n'est contraint d'adhérer à une mutuelle particulière pour percevoir la participation.
Le calendrier de déploiement par versant :
La liberté de choix reste entière dans tous les cas. Vous pouvez opter pour la mutuelle labellisée de votre administration, la mutuelle historique de votre corps, ou n'importe quelle complémentaire santé responsable disponible sur le marché. La participation employeur s'applique à tous ces contrats, à condition qu'ils portent la mention responsable au sens de la réglementation. France Épargne accompagne les fonctionnaires dans ce choix en analysant leur profil, leur versant et leurs besoins de santé spécifiques.
Pourquoi cette réforme change vraiment la donne Avant la réforme PSC, la participation des employeurs publics à la complémentaire santé de leurs agents était facultative et très inégale selon les collectivités et les administrations. Certaines communes participaient déjà à hauteur de 15 à 30 euros par mois depuis plusieurs années, tandis que d'autres ne versaient rien. La réforme harmonise et généralise cette participation à l'ensemble du service public français, mettant fin à des situations très disparates entre agents selon leur employeur.
Cette harmonisation a un impact concret sur le taux de couverture. Selon les projections de la DGAFP, le taux d'adhésion à une complémentaire santé parmi les fonctionnaires devrait progresser de 73 % (avant réforme) à plus de 90 % une fois le déploiement complet achevé. L'incitation financière est en effet décisive : lorsque l'employeur prend 50 % en charge, le coût net d'une bonne mutuelle devient inférieur à celui d'une mutuelle minimale souscrite sans aide.
Ce que vous devez faire concrètement Si vous n'avez pas encore adhéré à une mutuelle responsable, c'est le moment de le faire pour percevoir la participation. Si vous avez déjà une mutuelle, vérifiez qu'elle est bien responsable et transmettez l'attestation correspondante à votre service RH dans les meilleurs délais. Le droit à la participation n'est pas rétroactif : vous ne percevrez la contribution de votre employeur qu'à compter de la date de réception de votre attestation. France Épargne vous accompagne dans cette démarche et peut générer l'attestation nécessaire pour votre dossier administratif.
La réforme PSC constitue ainsi une opportunité concrète d'améliorer votre couverture sans augmenter votre budget santé.
| Versant | Agents | Santé obligatoire à 50 % | Prévoyance obligatoire |
|---|---|---|---|
| Fonction Publique d'État | 2,4 millions | Janv. 2025 à mai 2026 (progressif) | À préciser par ministère |
| Fonction Publique Territoriale | 1,9 million | 1er janv. 2026 | 1er janv. 2025 |
| Fonction Publique Hospitalière | 1,2 million | 2027 ou 2028 (reporté) | En cours de définition |
La fonction publique française regroupe 5,5 millions d'agents répartis en trois versants distincts, chacun avec ses spécificités statutaires, ses mutuelles historiques et son calendrier propre de mise en place de la réforme PSC. Comprendre à quel versant vous appartenez est la première étape pour identifier la mutuelle la mieux adaptée à votre situation.
Fonction Publique d'État (FPE) : 2,4 millions d'agents La FPE regroupe les agents des ministères et administrations centrales déconcentrées. Chaque ministère dispose historiquement de sa mutuelle de référence : la MGEN pour l'Éducation nationale avec 4 millions de bénéficiaires, la MGEFI pour les ministères économiques et financiers avec 350 000 personnes protégées, Intériale pour le ministère de l'Intérieur, Unéo pour la Défense et la CNMSS pour les militaires de carrière. Depuis janvier 2025, le déploiement progressif de la participation à 50 % est en cours. Pour l'Éducation nationale, le basculement vers un contrat collectif PSC opéré par la MGEN est effectif à partir de mai 2026 : les enseignants adhèrent automatiquement au contrat collectif, avec la possibilité d'en sortir pour une mutuelle individuelle.
Fonction Publique Territoriale (FPT) : 1,9 million d'agents La FPT couvre les communes, intercommunalités, conseils départementaux et régionaux, et leurs établissements publics. La mutuelle historique est la MNT (Mutuelle Nationale Territoriale, 1,1 million de bénéficiaires). Depuis le 1er janvier 2026, toutes les collectivités doivent participer à hauteur de 50 % d'un montant de référence de 30 euros, soit un minimum légal de 15 euros par mois par agent. La participation sur la prévoyance est obligatoire depuis le 1er janvier 2025 (minimum 7 euros mensuel sur un référentiel de 35 euros). Les collectivités les plus avancées versent au-delà de ces planchers légaux, parfois jusqu'à 30 euros par mois sur la santé.
Fonction Publique Hospitalière (FPH) : 1,2 million d'agents La FPH regroupe les personnels des hôpitaux publics, EHPAD publics et établissements médico-sociaux. La mutuelle de référence est la MNH (Mutuelle Nationale des Hospitaliers, 1 million de bénéficiaires), spécialisée dans les risques professionnels propres aux métiers du soin : exposition aux agents pathogènes, risques psychosociaux, burn-out. En raison d'un calendrier législatif complexe, les agents hospitaliers ne bénéficient pas encore de la participation obligatoire à 50 % : les derniers textes adoptés par l'Assemblée nationale en décembre 2025 repoussent la mise en application entre 2027 et 2028 (source : previssima.fr). Cette spécificité impose aux agents FPH de financer leur complémentaire santé en totalité pour l'instant, ce qui rend la comparaison des tarifs encore plus déterminante pour leur pouvoir d'achat.
Comprendre les règles communes aux trois versants Quelle que soit votre appartenance à la FPE, FPT ou FPH, certaines règles s'appliquent de manière uniforme. L'adhésion à une complémentaire santé reste facultative dans les trois versants : aucune obligation légale ne force un fonctionnaire à rejoindre un contrat collectif. La participation de l'employeur s'applique à tout contrat responsable, labellisé ou non, souscrit par l'agent. La seule condition est de transmettre une attestation de contrat responsable à votre administration.
Les mutuelles labellisées ont l'obligation de pratiquer des tarifs mutualisés : l'âge de l'adhérent ne peut pas faire varier le montant de la cotisation au sein d'une même formule. Cette règle, imposée par le cahier des charges PSC, avantage significativement les agents en fin de carrière qui bénéficient ainsi de la même cotisation qu'un jeune agent entrant. Sur le marché individuel, une mutuelle à 50 euros par mois pour un agent de 30 ans peut coûter 120 euros ou plus pour le même agent à 60 ans.
France Épargne dispose d'une expertise comparative sur les trois versants et accompagne aussi bien les agents de l'Éducation nationale que les techniciens territoriaux ou les infirmiers hospitaliers dans la sélection de leur complémentaire santé optimale.
Source: Estimations France Épargne sur la base des tarifs du marché, mars 2026
FPE, FPT ou FPH : votre versant détermine à la fois votre calendrier PSC et les mutuelles susceptibles d'avoir signé un accord avec votre employeur. Renseignez-vous auprès de votre direction des ressources humaines sur les organismes labellisés ou référencés.
Depuis la réforme PSC, votre employeur doit avoir organisé un appel d'offres. Les mutuelles retenues répondent à un cahier des charges précis : garantie minimale à 125 % des tarifs de la Sécurité sociale, tarifs mutualisés non individualisés selon l'âge. La participation de 50 % s'applique à ces contrats en priorité.
La participation employeur s'applique à tout contrat responsable, pas uniquement aux mutuelles labellisées. Un comparatif du marché peut révéler des formules plus avantageuses sur vos postes de dépenses prioritaires (optique, dentaire, hospitalisation). Attention : vérifiez que le contrat porte bien la mention responsable.
Les mutuelles fonctionnaires proposent souvent des formules famille avec enfants gratuits ou à tarif réduit. Comparez le coût total si vous avez des ayants droit à couvrir, en tenant compte de la participation employeur qui ne porte que sur la part agent.
Au-delà des garanties, les mutuelles historiques (MGEN, MNH, MNT) proposent des services concrets : centres de santé avec tiers payant, téléconsultation 24h/24, action sociale en cas de difficulté, prévention santé. Ces prestations ont une valeur financière réelle qui mérite d'entrer dans votre comparatif.
La participation de l'employeur public à votre complémentaire santé est désormais un droit, mais son application pratique comporte plusieurs règles précises à connaître avant de choisir votre mutuelle.
Conditions d'éligibilité à la participation Pour percevoir la contribution de votre employeur, votre contrat doit être un contrat responsable au sens du code de la Sécurité sociale. Ce label concerne plus de 90 % des contrats du marché. Il impose trois obligations au contrat : prise en charge à 100 % des actes du médecin traitant, intégration du panier 100 % Santé pour l'optique, le dentaire et les audioprothèses, et absence de franchise sur les consultations de médecine de ville. La mention responsable figure explicitement dans les conditions générales ou sur l'attestation délivrée par votre organisme. Les agents contractuels bénéficient de la participation sous deux conditions cumulatives : un contrat d'une durée totale d'au moins 6 mois (par signature initiale ou par renouvellement cumulé) et un temps de travail d'au moins 24 heures par semaine.
Mécanisme de versement selon les administrations La participation peut être versée selon deux modalités. La première est la déduction directe : votre mutuelle facture uniquement votre reste à charge, et l'administration verse sa part directement à l'organisme. La seconde est le remboursement sur salaire : vous réglez la cotisation pleine, puis transmettez votre attestation de contrat responsable à votre service RH, qui intègre la participation sur votre fiche de paie. Renseignez-vous auprès de votre direction des ressources humaines pour connaître le mode applicable dans votre établissement.
Plafond légal et calcul du reste à charge La participation ne peut jamais dépasser 50 % du montant de votre cotisation, même si votre employeur est plus généreux que le plancher légal. Concrètement : pour une mutuelle à 40 euros par mois, le plafond est de 20 euros de participation et votre part restante est de 20 euros. Pour une formule à 80 euros, le plafond de participation monte à 40 euros. Les collectivités territoriales les plus avancées versent parfois jusqu'à 30 euros par mois, allant au-delà du minimum de 15 euros prévu par la loi.
Situations particulières et impact sur la participation :
Comment obtenir le meilleur taux de participation Certains employeurs publics vont significativement au-delà du plancher légal. Des régions, des grandes métropoles et certains ministères versent jusqu'à 25 ou 30 euros par mois de participation, soit deux fois le minimum légal. Pour en bénéficier, il suffit généralement de choisir une mutuelle labellisée ou référencée par votre administration, car ces contrats ont été négociés dans le cadre d'un accord collectif qui peut prévoir une participation renforcée.
Renseignez-vous auprès de votre DRH sur l'existence d'un accord de participation majorée dans votre collectivité ou administration. Certaines conventions collectives territoriales prévoient également des contributions exceptionnelles lors de l'arrivée d'un nouvel agent ou en cas de changement de situation familiale. France Épargne compare pour vous les options disponibles dans votre versant afin d'identifier le scénario offrant le reste à charge le plus faible pour un niveau de garanties donné.
| Versant | Montant de référence santé | Participation minimum (50 %) | Prévoyance |
|---|---|---|---|
| Fonction Publique d'État | Variable par ministère | 50 % de la cotisation | Selon ministère |
| Fonction Publique Territoriale | 30 €/mois | 15 €/mois minimum | 7 €/mois minimum (depuis 2025) |
| Fonction Publique Hospitalière | Non encore défini | Applicable à partir de 2027/2028 | À préciser |
Les besoins en complémentaire santé varient profondément selon votre situation personnelle, votre localisation géographique et la nature de votre métier. Un enseignant en zone urbaine dense avec des besoins en soins spécialisés n'a pas le même profil de dépenses qu'un agent territorial en zone rurale avec une famille. Voici les garanties à analyser en priorité pour construire votre couverture.
Hospitalisation et dépassements d'honoraires Visez une prise en charge à 150 % minimum de la base de remboursement (BR), idéalement 200 % BR, pour couvrir les consultations en secteur 2. En Île-de-France, à Paris et dans les grandes métropoles, la majorité des spécialistes exercent en secteur 2 avec des dépassements moyens de 50 à 150 % au-delà des tarifs de la Sécurité sociale (source : Assurance Maladie, 2025). Sans bonne couverture hospitalisation, une opération avec anesthésiste et chirurgien en secteur 2 peut engendrer plusieurs centaines d'euros de reste à charge.
Optique : le 100 % Santé et au-delà Le contrat responsable intègre obligatoirement le panier 100 % Santé (RAC 0) pour les montures et verres basiques. Si vous portez des verres progressifs, des lentilles, ou choisissez des montures hors panier, vérifiez les plafonds : une paire de lunettes progressives haut de gamme peut atteindre 600 à 1 000 euros. Les formules avec des forfaits optique de 200 à 400 euros par an offrent une protection concrète sur ce poste.
Dentaire : soins prothétiques et implants Le 100 % Santé couvre les couronnes céramiques sur les dents visibles et certains bridges. Mais les implants dentaires (entre 1 000 et 2 500 euros par implant en France), les bridges complexes et les prothèses amovibles hors panier restent en grande partie à votre charge. Les formules avec remboursement dentaire à 200 à 300 % de la BR représentent une différence significative sur ces soins importants.
Prévention et médecines complémentaires Les mutuelles fonctionnaires incluent souvent des forfaits prévention adaptés aux métiers du service public : ostéopathie pour les agents exposés aux troubles musculo-squelettiques, soutien psychologique pour les soignants et enseignants, sevrage tabagique, diététique. Ces forfaits, généralement entre 50 et 150 euros par an, correspondent à des besoins réels documentés dans la fonction publique. Selon l'Observatoire national des conditions de travail (ONCT), 32 % des fonctionnaires déclarent des douleurs chroniques liées au travail.
Médecine douce et téléconsultation La téléconsultation est désormais remboursée par l'Assurance Maladie, mais certaines mutuelles vont plus loin en incluant des séances illimitées de médecine générale à distance, sans avance de frais. Pour les agents en zones sous-denses médicalement, cette garantie a une valeur pratique immédiate. France Épargne intègre ce critère dans ses comparatifs de mutuelles fonctionnaires.
Le remboursement des soins psychologiques Un poste de dépenses spécifique aux agents de la fonction publique est le soutien psychologique. Les professions exposées (enseignants, soignants, travailleurs sociaux, forces de l'ordre) font face à des risques de burn-out et de troubles psychologiques professionnels documentés. Les consultations chez un psychologue libéral (non remboursées par l'Assurance Maladie en dehors du dispositif MonPsy limité à 8 séances) coûtent entre 60 et 100 euros par séance. Certaines mutuelles fonctionnaires incluent un forfait annuel de 200 à 400 euros pour les séances de psychologie, ostéopathie et thérapies comportementales.
Le forfait hospitalier et la chambre particulière Le forfait hospitalier journalier (20 euros par jour depuis 2018) n'est pas remboursé par la Sécurité sociale. Votre mutuelle doit le prendre en charge si vous souhaitez ne pas avancer ces frais lors d'une hospitalisation. La chambre particulière, fortement recommandée pour le confort mais non obligatoire, coûte en moyenne 50 à 80 euros par nuit selon l'établissement. Une bonne mutuelle la couvre intégralement ou partiellement.
Les soins à l'étranger pour les agents en mobilité internationale Les fonctionnaires détachés à l'étranger ou en mission longue durée hors de France ont besoin d'une couverture internationale. Vérifiez si votre mutuelle inclut les frais de soins à l'étranger et selon quelles conditions. Certaines mutuelles historiques proposent des garanties spécifiques pour les agents en poste à l'étranger, adaptées aux expatriés du service public.
"La réforme PSC met fin à trente ans d'inégalité entre public et privé. Un fonctionnaire qui choisit une mutuelle responsable voit désormais son employeur financer la moitié de sa cotisation, comme n'importe quel salarié d'entreprise. C'est un gain de pouvoir d'achat immédiat et pérenne.
Source: DGAFP, Rapport annuel sur l'état de la fonction publique, 2025
Les mutuelles historiques comme MGEN, MNH et MNT pratiquent une mutualisation des cotisations : un agent de 55 ans ne paie pas plus qu'un agent de 30 ans pour la même formule. Cela représente un avantage substantiel pour les agents seniors.
La MGEN dispose d'un réseau de centres de santé pluridisciplinaires où les adhérents sont pris en charge sans avance de frais et sans dépassement d'honoraires. Ce réseau compte plus de 100 centres en France.
En cas de difficulté financière, de maladie grave ou de situation familiale complexe, ces mutuelles proposent une aide financière ponctuelle, un soutien psychologique, une aide au logement d'urgence ou à la garde d'enfants. Ces prestations n'ont pas d'équivalent dans les contrats individuels du marché.
Chaque mutuelle historique connaît les spécificités de son corps : risques psychosociaux chez les enseignants, exposition professionnelle chez les soignants, contraintes des horaires décalés chez les agents territoriaux. Leurs garanties prévoyance reflètent ces réalités.
L'adhésion à une mutuelle historique dans le cadre de la couverture collective PSC ne requiert pas de questionnaire de santé. Cette règle protège les agents dont l'état de santé aurait pu entraîner des surprimes ou des exclusions dans un contrat individuel classique.
Avec 50 % de votre cotisation prise en charge par votre employeur, il est temps de réévaluer vos garanties. Nos conseillers analysent votre situation (versant, composition familiale, besoins santé) et comparent les mutuelles labellisées de votre administration avec les meilleures offres du marché.
Accéder au simulateur mutuelleLa réforme PSC introduit des droits nouveaux, mais leur application varie selon votre statut. Plusieurs situations spécifiques méritent une analyse distincte pour ne pas passer à côté d'une couverture optimale ou pour éviter des ruptures de protection.
Agents contractuels de droit public (CDD et CDI) Les agents contractuels bénéficient de la participation employeur à deux conditions cumulatives : une durée de contrat totale d'au moins 6 mois (par première signature ou par renouvellement portant la durée cumulée à ce seuil) et un temps de travail d'au moins 24 heures par semaine. Les agents en CDD courts répétés de moins de 6 mois sans renouvellement ne remplissent pas ces critères. Dans ce cas, une mutuelle individuelle du marché offre une couverture plus stable et sans dépendance au statut contractuel. France Épargne accompagne ces profils atypiques dans le choix d'une formule adaptée.
Fonctionnaires retraités : maintien ou resouscription ? La retraite met fin à la participation employeur, mais ouvre généralement le droit au maintien de la mutuelle fonctionnaire à titre individuel. Les mutuelles historiques (MGEN, MNH, MNT) proposent des conditions de maintien spécifiques : absence de questionnaire médical, tarifs seniors négociés, continuité des garanties sans période de carence. La MGEN est particulièrement réputée pour ne pas exclure ses adhérents au moment du passage à la retraite et pour pratiquer des tarifs non indexés sur l'âge. Pour un retraité qui souscrirait pour la première fois une mutuelle sur le marché à 65 ans, le coût peut atteindre 150 à 250 euros par mois. Le maintien dans une mutuelle fonctionnaire représente souvent une économie substantielle.
Disponibilité et congé parental : rupture temporaire de la participation En position de disponibilité pour convenances personnelles, création d'entreprise, suivi du conjoint ou congé parental à temps plein, la rémunération est suspendue et la participation employeur cesse avec elle. Vous avez le choix entre maintenir votre mutuelle fonctionnaire en paiement direct intégral ou souscrire temporairement une complémentaire individuelle du marché. La décision dépend de la durée de la disponibilité et de vos besoins de santé pendant cette période.
Détachement et mise à disposition Lors d'un détachement auprès d'un organisme privé, d'une collectivité ou d'un autre ministère, la participation de l'administration d'origine s'interrompt généralement. Si l'organisme d'accueil impose une complémentaire collective, vous y adhérez (sauf dispense légale pour double couverture). Dans le cas contraire, vous conservez votre mutuelle fonctionnaire en paiement direct ou souscrivez un contrat individuel. Les agents mis à disposition conservent en général leur lien statutaire d'origine et leurs droits à la participation, sous réserve des conventions de mise à disposition.
Nouveau recrutement : quand souscrire sa mutuelle ? Un agent nouvellement recruté dans la fonction publique doit choisir sa complémentaire santé dès sa prise de poste. La participation de l'employeur est versée à partir du mois suivant la transmission de l'attestation de contrat responsable au service RH. Pour ne pas perdre plusieurs mois de participation, transmettez ce document dans les premières semaines de votre contrat. France Épargne propose une procédure simplifiée de souscription pour les nouveaux entrants dans la fonction publique, avec transmission directe de l'attestation à votre administration.
Couples de fonctionnaires : optimiser la couverture commune Les couples où les deux partenaires sont fonctionnaires font face à un choix stratégique : souscrire deux contrats individuels avec chacun la participation de son employeur, ou opter pour un contrat famille chez un seul organisme. La première option maximise les participations employeur cumulées, qui peuvent atteindre 30 euros par mois (15 + 15 euros). La seconde peut offrir de meilleures garanties sur les enfants et une gestion administrative simplifiée. L'arbitrage dépend du nombre d'enfants, des niveaux de garanties souhaités et des mutuelles disponibles dans chaque administration.
La complémentaire santé occupe la majorité des discussions sur la protection des fonctionnaires, mais la prévoyance mérite une attention égale. Selon les chiffres de la FNMF (Fédération Nationale de la Mutualité Française), moins de 40 % des fonctionnaires disposaient d'une garantie prévoyance complémentaire avant la réforme PSC. Cette lacune peut avoir des conséquences financières majeures en cas d'arrêt de travail prolongé, d'invalidité ou de décès.
Ce que couvre le régime statutaire (et ses limites) Les fonctionnaires bénéficient d'un régime statutaire de prévoyance plus protecteur que celui du secteur privé sur certains points. Le congé de maladie ordinaire (CMO) maintient le plein traitement pendant 3 mois, puis le demi-traitement pendant 9 mois. Le congé de longue maladie (CLM) couvre jusqu'à 3 ans, avec maintien du traitement intégral la première année et du demi-traitement les deux années suivantes. Cependant, le passage au demi-traitement représente une perte de revenu de 50 % pour un agent en milieu ou en fin de carrière. Pour un traitement mensuel brut de 3 000 euros, le manque à gagner mensuel atteint 1 500 euros pendant deux ans.
Ce que la prévoyance complémentaire comble concrètement Les garanties prévoyance complémentaires permettent de couvrir les périodes de perte partielle de traitement : maintien de salaire à 80 ou 90 % de la rémunération nette pendant les phases d'abattement, rente d'éducation pour les enfants en cas de décès prématuré de l'agent, et rente d'invalidité partielle en complément de la pension pour inaptitude définitive. Ces garanties sont disponibles à des tarifs accessibles dans le cadre PSC, notamment grâce à la mutualisation collective.
Participation prévoyance dans la FPT depuis janvier 2025 Les collectivités territoriales versent depuis le 1er janvier 2025 un minimum de 7 euros par mois au titre de la prévoyance, sur un montant de référence de 35 euros. Ce seuil minimal finance l'essentiel d'une garantie maintien de salaire complémentaire. Certaines collectivités vont au-delà et participent jusqu'à 17 euros par mois, soit 50 % du montant de référence. Pour la Fonction Publique d'État, le calendrier de la participation prévoyance est défini ministère par ministère et mérite une vérification auprès de votre DRH. France Épargne analyse votre régime statutaire et vous propose les garanties prévoyance réellement complémentaires à votre situation.
La couverture décès pour les fonctionnaires Le capital décès statutaire versé par l'administration représente environ un an de rémunération brute. Pour un fonctionnaire de catégorie B percevant 2 200 euros nets par mois, ce capital atteint environ 26 400 euros bruts. Ce montant peut sembler élevé mais est souvent insuffisant pour couvrir les besoins réels de la famille en cas de décès prématuré : remboursement d'un emprunt immobilier, maintien du niveau de vie des enfants jusqu'à leur majorité, frais liés au décès. Une garantie prévoyance complémentaire peut porter ce capital à 3 ou 5 fois le salaire annuel, à un coût mensuel très modéré dans le cadre collectif PSC.
Comment France Épargne vous accompagne sur la prévoyance France Épargne propose une analyse complète de votre couverture prévoyance statutaire et complémentaire. Nos conseillers calculent votre niveau de protection actuel (maintien de salaire, capital décès, rente invalidité), identifient les lacunes et vous proposent les garanties complémentaires au meilleur rapport coût-couverture. Cet accompagnement est gratuit et sans engagement : vous repartez avec un bilan chiffré et une recommandation personnalisée, que vous décidiez ou non de souscrire via France Épargne.
Votre versant, vos garanties actuelles, la participation de votre employeur : nos experts comparent l'ensemble et vous proposent un bilan santé et prévoyance personnalisé. Vous repartez avec une recommandation précise, chiffrée, et sans engagement.
Obtenir mon bilan personnaliséLa réforme PSC est l'occasion idéale de faire un point sur votre couverture. France Épargne compare en quelques minutes votre mutuelle actuelle avec les meilleures offres du marché et les mutuelles labellisées de votre administration.
Comparer gratuitementFrance Épargne accompagne les fonctionnaires de tous les versants dans le choix et l'optimisation de leur complémentaire santé. Notre approche repose sur une analyse complète de votre situation : versant de la fonction publique, corps d'appartenance, composition familiale, besoins de santé identifiés et niveau de garanties actuel. Nous ne vendons pas une mutuelle par défaut : nous cherchons la solution la plus adaptée à votre profil parmi l'ensemble des offres disponibles, labellisées ou non.
Notre processus en trois étapes Première étape : le diagnostic de votre couverture actuelle. Nous analysons vos garanties, votre reste à charge moyen sur les postes clés (optique, dentaire, hospitalisation) et le montant de participation que vous percevez ou devriez percevoir. Cette analyse est gratuite et prend moins de 15 minutes avec un conseiller.
Deuxième étape : la comparaison personnalisée. Nous sélectionnons dans notre base de données les contrats les mieux adaptés à votre profil en tenant compte de la participation de votre employeur pour calculer le vrai coût mensuel de chaque option. Nous intégrons aussi les services complémentaires (centres de santé, action sociale, téléconsultation) qui ont une valeur financière réelle mais rarement chiffrée dans les comparatifs classiques.
Troisième étape : la mise en place. Si vous choisissez de changer de mutuelle, France Épargne gère les démarches administratives, y compris la résiliation de votre contrat actuel et la transmission de l'attestation responsable à votre service RH. Vous n'avez aucune démarche à effectuer vous-même.
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