Le marché mondial du diamant représente 42,74 milliards USD en 2025 (source : Grand View Research). La production de De Beers a chuté de 26% en 2024, portant l'offre mondiale à des niveaux historiquement bas. Avec une demande en hausse de 6% par an et des prix projetés en augmentation de 15% d'ici 2026, le diamant d'investissement offre aux patrimoines exigeants une valeur refuge tangible, portable et fiscalement avantageuse. France Épargne vous guide dans cette classe d'actifs d'exception.
Un diamant d'investissement est une pierre précieuse naturelle acquise dans une logique patrimoniale, et non joaillière. Contrairement aux diamants montés en bijoux, le diamant d'investissement est une pierre libre, certifiée par un laboratoire indépendant reconnu (GIA, HRD ou IGI), scellée sous pli sécurisé et conservée dans des conditions optimales.
Le diamant concentre une valeur considérable dans un volume minuscule. Un diamant de 50 000 euros tient dans la paume de la main et pèse moins de 2 grammes. Cette concentration de valeur exceptionnelle en fait l'actif tangible le plus portable au monde, loin devant l'or, l'immobilier ou les œuvres d'art. Les conseillers de France Épargne accompagnent les investisseurs dans la compréhension de ce marché de niche à fort potentiel.
Le marché du diamant naturel représentait 42,74 milliards USD en 2025 (source : Grand View Research), avec une projection à 44,06 milliards USD en 2026. Les diamants naturels captent encore 71% de la part de marché en revenus, le segment joaillerie représentant 95% du total.
L'investissement dans le diamant repose sur un déséquilibre structurel entre l'offre et la demande. La demande mondiale progresse d'environ 6% par an, tandis que la production ne croît que de 2,8% (source : Bain & Company, 2025). Plusieurs mines majeures approchent de la fin de leur vie, comme la mine Diavik au Canada dont l'arrêt de production commerciale est prévu en 2026. De Beers a réduit ses prévisions de production à 20 à 23 millions de carats en 2025, contre 30 à 33 millions prévus initialement, soit une chute de 26% par rapport à 2024.
Ce déséquilibre offre/demande constitue le socle fondamental de l'appréciation à long terme des diamants de qualité investissement. Les pierres répondant aux critères stricts de pureté, couleur et taille conservent et accroissent leur valeur sur des horizons de 10 à 20 ans, indépendamment des cycles économiques. Le directeur général de De Beers, Al Cook, a prévenu que la reprise du marché sera en forme de U, indiquant une période prolongée de faiblesse avant une amélioration structurelle liée à la contraction durable de l'offre.
Un diamant de 2 carats de qualité investissement vaut entre 30 000 et 100 000 euros pour un poids inférieur à 0,5 gramme. Aucun autre actif tangible ne concentre autant de valeur dans un volume aussi réduit.
Transactions sous 5 000 euros exonérées. Au delà : taxe forfaitaire de 6,5% ou taxe sur la plus value avec abattement de 5% par an dès la 3e année. Après 22 ans de détention, exonération totale.
Les diamants blancs de qualité investissement ont délivré un rendement annuel moyen réel de 6,4% entre 1999 et 2010 (source : Renneboog & Spaenjers, Journal of Financial Economics). Les fancy color atteignent 5 à 7% par an sur 20 ans.
Le diamant est la substance naturelle la plus dure au monde (10 sur l'échelle de Mohs). Il ne se dégrade pas, ne s'oxyde pas, ne perd aucune de ses propriétés avec le temps. Sa conservation est quasi éternelle.
Le diamant est reconnu et valorisé sur tous les continents. Son système de cotation international (Rapaport, IDEX) permet une évaluation objective partout dans le monde. Il traverse les frontières sans contrainte.
Le diamant n'apparaît dans aucune déclaration de patrimoine obligatoire en France. Il ne figure ni dans l'assiette de l'IFI ni dans les relevés bancaires. C'est un actif de diversification parfaitement discret.
Le système des 4C (Carat, Clarity, Color, Cut) a été créé par le GIA (Gemological Institute of America) dans les années 1950 et constitue le standard mondial d'évaluation des diamants. Pour un diamant d'investissement, chaque critère doit répondre à des exigences strictes. France Épargne vous détaille les spécificités de chaque critère pour un investissement réussi.
Le carat est l'unité de poids du diamant (1 carat = 0,20 gramme). Le prix au carat augmente de manière exponentielle avec le poids : un diamant de 2 carats ne vaut pas deux fois un diamant de 1 carat, mais trois à quatre fois plus. Pour l'investissement, le créneau optimal se situe entre 0,50 et 2 carats. En dessous de 0,50 carat, la revente est difficile et les marges sont trop faibles. Au dessus de 3 carats, le marché devient très restreint et la liquidité diminue fortement.
Les diamants d'exactement 1,00 carat bénéficient d'une prime psychologique importante sur le marché : à qualité égale, un diamant de 1,00 carat vaut 15 à 20% de plus qu'un diamant de 0,95 carat. Les investisseurs avertis ciblent les pierres juste au dessus des seuils symboliques (1,01, 1,50, 2,01 carats) pour maximiser la valorisation.
La pureté mesure l'absence d'inclusions (défauts internes) et de blemishes (défauts de surface). L'échelle va de FL (Flawless, sans défaut) à I3 (inclusions visibles à l'œil nu). Pour l'investissement, seules les grades IF (Internally Flawless) à VVS2 (Very Very Slightly Included) sont recommandés. Ces grades garantissent qu'aucune inclusion n'est visible à la loupe x10 sans effort, ce qui assure la liquidité à la revente.
Les diamants FL (Flawless) représentent moins de 1% de la production mondiale et commandent une prime de 15 à 25% par rapport aux IF. Pour l'investisseur, le grade VVS1 offre souvent le meilleur rapport qualité/prix, car la différence visuelle avec un IF est imperceptible tandis que l'écart de prix atteint 10 à 15%.
Pour les diamants blancs (incolores), l'échelle va de D (parfaitement incolore) à Z (teinte jaune prononcée). Les grades d'investissement sont D, E et F (catégorie « colorless »). La différence entre D et F est imperceptible à l'œil nu mais représente 15 à 25% de différence de prix. Le grade D est le plus rare et le plus recherché par les investisseurs. Le grade G (catégorie « near colorless ») peut convenir pour des budgets plus limités, mais sa liquidité sur le marché international est sensiblement inférieure.
La taille détermine la brillance du diamant, c'est à dire la manière dont il réfracte et renvoie la lumière. Le GIA évalue la taille de Excellent à Poor. Pour l'investissement, seules les tailles Excellent et Very Good sont acceptables. La taille rond brillant est la forme la plus demandée et la plus liquide sur le marché secondaire, représentant plus de 75% des transactions mondiales. Les formes fantaisie (princesse, émeraude, poire, ovale) se négocient avec une décote de 15 à 30% par rapport au rond brillant à caractéristiques équivalentes.
La fluorescence est la luminescence bleue que certains diamants émettent sous lumière ultraviolette. Pour l'investissement, la fluorescence doit être nulle (None) ou faible (Faint). Une fluorescence forte peut réduire la valeur d'un diamant de 10 à 15%. Les diamants à fluorescence « Medium » ou « Strong » sont systématiquement décotés par les diamantaires professionnels.

Un diamant d'investissement sans certification d'un laboratoire reconnu est invendable sur le marché international. Le certificat constitue le « passeport » de la pierre : il atteste de ses caractéristiques exactes (4C, fluorescence, proportions, dimensions) et lui confère une valeur objectivement vérifiable.
Fondé en 1931, le GIA est l'organisme de référence mondiale. C'est lui qui a créé le système des 4C devenu le standard universel. Un certificat GIA est reconnu dans 100% des bourses de diamants mondiales et offre la meilleure liquidité à la revente. Le GIA a pris une décision stratégique majeure fin 2025 : les diamants de laboratoire ne sont plus évalués selon les 4C mais selon une classification simplifiée en deux catégories (Standard et Premium), repositionnant clairement les synthétiques comme des produits de consommation et non comme des actifs d'investissement.
Basé à Anvers depuis 1973, le HRD (Conseil Supérieur du Diamant) est la référence européenne. Ses normes de gradation sont réputées encore plus strictes que celles du GIA sur certains critères. Un diamant certifié HRD bénéficie d'une excellente reconnaissance, particulièrement sur les marchés européen et asiatique.
L'IGI est le plus grand organisme indépendant de certification au monde en volume. Ses certificats sont largement utilisés dans le commerce de détail. Pour l'investissement, le GIA ou le HRD restent préférables en raison de leur réputation plus rigoureuse et de la prime de prix qu'ils confèrent à la pierre.
Un certificat complet inclut : un numéro d'identification unique, les mesures précises de la pierre, la gradation des 4C, le diagramme des inclusions, le niveau de fluorescence, les proportions de taille, et souvent un numéro gravé au laser sur le rondiste (la tranche du diamant). Ce numéro permet de vérifier l'authenticité du certificat en ligne sur le site du laboratoire.
Pour l'investissement, exigez systématiquement un certificat GIA ou HRD. La différence de prix entre un diamant certifié GIA et un diamant non certifié de caractéristiques similaires peut atteindre 20 à 30%, cette prime reflétant directement la confiance du marché. Les experts de France Épargne recommandent le GIA pour les transactions internationales et le HRD pour les opérations centrées sur le marché européen.
Le diamant ne dispose pas d'une place boursière régulée comparable à celle de l'or (LBMA) ou des actions (Euronext). C'est un marché de gré à gré, où les prix résultent de la confrontation entre acheteurs et vendeurs professionnels. Deux indices de référence permettent toutefois de suivre l'évolution des prix.
Créé en 1978 par Martin Rapaport, le Rapaport Diamond Report est la liste de prix la plus utilisée dans le monde par les diamantaires. Publié chaque vendredi, il fournit des prix de référence pour les diamants ronds (taille brillant) par combinaison de poids, couleur et pureté. Les prix Rapaport ne sont pas des prix de transaction : les diamants se négocient avec une décote ou une prime par rapport au « Rap list », selon la qualité de la taille, la fluorescence et les conditions de marché. Un diamant de qualité investissement se négocie typiquement entre Rap moins 5% et Rap plus 10%.
L'indice IDEX (International Diamond Exchange) est mis à jour toutes les heures et reflète les prix de transaction effectifs sur la plateforme IDEX Online. Il offre une vision plus réactive du marché que le Rapaport, qui n'est mis à jour qu'une fois par semaine. En novembre 2025, l'indice IDEX des prix polis a enregistré une baisse de 1,72%, confirmant le ralentissement progressif de la correction.
Anvers reste la capitale mondiale du commerce de diamants. La ville accueille quatre des 29 bourses de diamants du monde et concentre une part significative du négoce international. C'est à Anvers que les investisseurs trouvent les meilleures conditions d'achat, avec un accès direct aux prix de gros et une sélection inégalée de pierres certifiées. Les principaux diamantaires d'investissement y sont accrédités.
L'année 2025 a été marquée par une correction importante. Les diamants ronds d'un carat (D à H, SI) ont perdu 24,1% de leur valeur sur l'ensemble de l'année. L'indice RAPI pour les diamants d'un carat (D à H, IF à VS2) a reculé de 2,6% en novembre 2025 (source : Rapaport). Le mois de janvier 2026 montre un ralentissement de la baisse sans reprise franche. Les diamants de qualité supérieure (IF à VVS2, couleur D à F) ont mieux résisté que les grades inférieurs. L'accord commercial entre les États Unis et l'Inde a insufflé une nouvelle confiance au marché début 2026. Les projections tablent sur une hausse de 15% du prix moyen au carat d'ici fin 2026, portée par la contraction de l'offre et la reprise de la demande.

| Critère | Diamant | Or physique | Œuvres d'art | Immobilier de prestige |
|---|---|---|---|---|
| Rendement annuel moyen (20 ans) | 5 à 7% | 6,5 à 8% | 3,2% | 4 à 6% |
| Portabilité | Exceptionnelle | Bonne (lingots lourds) | Très faible | Nulle |
| Liquidité | Modérée (jours à semaines) | Élevée (immédiate) | Faible (mois) | Faible (mois) |
| Conservation | Éternelle, aucun entretien | Simple, pas d'altération | Complexe (climat, lumière) | Coûteuse (entretien continu) |
| Ticket d'entrée investissement | 5 000 à 10 000 euros | 50 à 100 euros | 10 000+ euros | 100 000+ euros |
| Discrétion patrimoniale | Maximale (hors IFI) | Déclarable (hors IFI) | Déclarable (hors IFI) | Soumis à l'IFI |
| Taxe à la revente | 6,5% forfaitaire ou PV avec abattement | 11,5% forfaitaire ou PV | 6,5% forfaitaire ou PV | IR + PS sur plus value |
| Volatilité annuelle | 5 à 7% | 10 à 20% | Variable | 3 à 5% |
La fiscalité du diamant d'investissement en France est l'un de ses atouts majeurs par rapport à d'autres placements. Le diamant est classé parmi les biens meubles lorsqu'il n'est ni monté ni assemblé, ce qui lui confère un régime fiscal spécifique et avantageux. Les conseillers de France Épargne analysent votre situation patrimoniale pour optimiser le choix entre les deux régimes fiscaux.
L'ensemble des biens meubles dont la valeur de cession est inférieure ou égale à 5 000 euros est exonéré de toute taxe. Cette exonération s'applique par transaction. Diversifier son investissement sur plusieurs pierres de valeur inférieure à 5 000 euros permet donc de bénéficier d'une fiscalité nulle à la revente.
L'investisseur dispose de deux options :
Option 1 : La taxe forfaitaire (TMP) Une taxe de 6,5% du prix de vente total (6% de taxe + 0,5% de CRDS). Ce régime est simple et ne nécessite aucun justificatif du prix d'achat. Il est avantageux lorsque la plus value est importante par rapport au prix d'achat initial.
Option 2 : La taxe sur la plus value réelle (TPV) Une taxe de 36,2% sur la seule plus value (19% d'impôt + 17,2% de prélèvements sociaux), avec un abattement de 5% par an à partir de la 3e année de détention. Ce régime nécessite de pouvoir justifier le prix d'achat par une facture ou un certificat de vente.
Après 22 ans de détention, l'abattement atteint 100% et la plus value est totalement exonérée. Pour les diamants acquis avec un horizon patrimonial long, c'est un avantage fiscal considérable.
Prenons un diamant acheté 15 000 euros et revendu 25 000 euros après 12 ans de détention :
Dans cet exemple, la taxe forfaitaire est légèrement plus avantageuse. Après 22 ans, la TPV devient systématiquement plus favorable grâce à l'exonération totale.
Les diamants stockés en zone franche (Genève, Luxembourg, Singapour) bénéficient d'une exonération de TVA de 20% à l'achat. La TVA n'est due que si le diamant est importé en France pour un usage personnel.
Les diamants ne sont pas soumis à l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), qui ne concerne que les actifs immobiliers. Ils ne figurent dans aucune déclaration bancaire automatique, offrant une discrétion patrimoniale que peu d'actifs peuvent égaler.
Depuis mai 2017, la loi Sapin II a renforcé les pouvoirs de contrôle de l'AMF sur les investissements en diamants. L'AMF surveille les plateformes de vente et a émis plusieurs mises en garde contre des acteurs frauduleux. Investir via des professionnels reconnus et certifiés est indispensable pour se prémunir contre les arnaques.
L'allocation recommandée en actifs alternatifs tangibles ne doit pas dépasser 10 à 15% du patrimoine total. Pour les diamants spécifiquement, une allocation de 3 à 5% est prudente. Le budget minimum pour un diamant d'investissement de qualité est de 5 000 euros. L'idéal est de constituer un portefeuille de plusieurs pierres entre 5 000 et 30 000 euros chacune.
Adressez vous exclusivement à des diamantaires professionnels, idéalement accrédités auprès d'une bourse de diamants (Anvers, Tel Aviv, New York). Évitez les plateformes en ligne sans adresse physique vérifiable. Vérifiez que le vendeur est inscrit au registre du commerce et qu'il ne figure pas sur la liste noire de l'AMF.
Exigez uniquement des diamants répondant aux critères suivants : certification GIA ou HRD, couleur D à F, pureté IF à VVS2, taille Excellent ou Very Good, forme rond brillant, fluorescence nulle ou faible, poids entre 0,50 et 2 carats.
Chaque diamant doit être accompagné de son certificat original dans un emballage scellé par le laboratoire (blister GIA ou HRD). Vérifiez le numéro d'inscription au laser sur le rondiste du diamant et confirmez l'authenticité du certificat sur le site du laboratoire.
Trois options de stockage : coffre personnel (gratuit mais risque de vol), coffre bancaire (100 à 300 euros par an, assurance incluse), ou zone franche (Genève, Luxembourg) avec exonération TVA et sécurité maximale. Souscrivez une assurance spécifique pour les pierres de valeur supérieure à 10 000 euros.
Gardez précieusement la facture d'achat avec le détail des caractéristiques, le certificat GIA ou HRD, les documents de transport et d'assurance. Ces pièces sont indispensables pour opter pour le régime de la plus value réelle (avec abattement de 5% par an) lors de la revente.
L'horizon minimum recommandé est de 5 ans, mais l'idéal se situe entre 10 et 15 ans pour maximiser l'appréciation de la pierre et bénéficier des abattements fiscaux. Après 22 ans, la plus value est totalement exonérée. Privilégiez la revente via les mêmes canaux professionnels que l'achat.
Les diamants fancy color (diamants de couleur) constituent le segment le plus exclusif et potentiellement le plus rentable de l'investissement en diamants. Contrairement aux diamants blancs (incolores) évalués de D à Z, les fancy color sont valorisés précisément pour l'intensité et la saturation de leur couleur naturelle.
Rose : Le diamant rose est le plus convoité des investisseurs. La mine Argyle en Australie, seule source significative de diamants roses au monde, a fermé définitivement en 2020 après plus de 40 ans d'exploitation. Cette fermeture a créé une rareté absolue : les diamants roses Argyle de 0,50 carat de qualité Fancy Intense ont enregistré une appréciation de 375% sur 10 ans. Le Pink Star (59,60 carats) a été vendu 71,2 millions USD aux enchères en avril 2017 (source : Sotheby's).
Bleu : La couleur bleue résulte de traces de bore dans le réseau cristallin. Les diamants bleus sont parmi les plus précieux au monde. Leur rareté est extrême : sur 100 000 diamants extraits, seule une infime proportion présente cette couleur naturelle. Le Blue Moon of Josephine (12,03 carats) s'est vendu 48,5 millions USD chez Sotheby's en 2015.
Jaune : Le diamant jaune (Fancy Yellow) est le plus accessible des fancy color. Sa couleur provient de la présence d'azote dans la structure cristalline. Moins rare que le rose ou le bleu, il offre un point d'entrée intéressant pour les investisseurs souhaitant se positionner sur le segment de la couleur, avec des pierres de qualité Fancy Intense Yellow disponibles à partir de 5 000 à 10 000 euros le carat.
Rouge et violet : Les diamants rouges sont les plus rares au monde. Moins d'une trentaine de vrais diamants rouges de plus de 0,50 carat sont connus à ce jour. Leur valeur est incalculable et les transactions sont extrêmement rares.
Les diamants fancy color ont affiché un rendement annuel moyen de 5 à 7% sur 20 ans, avec des pics bien supérieurs pour les pierres exceptionnelles. La tendance est renforcée par la raréfaction de l'offre : les gisements de pierres de couleur naturelle sont encore plus limités que ceux des diamants blancs. Les ventes aux enchères (Christie's, Sotheby's, Bonhams) confirment année après année que les fancy color de qualité ne cessent de battre des records.

L'essor des diamants synthétiques (ou diamants de laboratoire) constitue la transformation la plus importante du marché du diamant depuis une décennie. Pour l'investisseur, la distinction entre naturel et synthétique est fondamentale.
Le marché mondial des diamants synthétiques a atteint 29,46 milliards USD en 2025 et progresse d'environ 8 à 9% par an. L'analyste Paul Zimnisky prévoit que les ventes de diamants synthétiques dépasseront celles des pierres naturelles pour les bagues de fiançailles dès 2026. Les diamants de laboratoire présentent les mêmes propriétés physiques et chimiques que les naturels, mais leur coût de production ne cesse de baisser.
Un diamant naturel se revend entre 50 et 70% de son prix d'achat initial sur le marché professionnel. Un diamant synthétique se revend entre 20 et 40% seulement. Cette différence massive s'explique par l'absence de rareté : les synthétiques peuvent être produits en quantité illimitée, ce qui détruit leur potentiel de valorisation à long terme.
Le GIA a entériné cette distinction en fin d'année 2025 en décidant que les diamants de laboratoire ne seraient plus évalués selon le système traditionnel des 4C, mais selon une classification simplifiée en deux catégories : Standard et Premium. Ce repositionnement officiel confirme que les synthétiques sont désormais considérés comme des produits de consommation, et non comme des actifs de collection ou d'investissement.
Paradoxalement, l'essor des synthétiques pourrait renforcer la valeur des diamants naturels de qualité investissement à moyen et long terme. La distinction entre les deux catégories est de plus en plus nette, et les diamants naturels certifiés par le GIA bénéficient d'une prime croissante liée à leur authenticité et leur rareté véritable. Les synthétiques exercent une pression baissière sur les grades inférieurs (couleur G et en dessous, pureté VS2 et en dessous), mais les grades premium (D à F, IF à VVS2) résistent bien car leur marché cible (collectionneurs, investisseurs) est distinct du consommateur moyen. De Beers a d'ailleurs arrêté sa marque de diamants synthétiques Lightbox pour se recentrer exclusivement sur les diamants naturels, un signal fort pour le marché.
L'investissement responsable dans les diamants passe par la vérification de l'origine éthique de chaque pierre. Deux mécanismes complémentaires permettent d'assurer cette traçabilité.
Créé en 2000 à Kimberley (Afrique du Sud), ce cadre international de certification a pour objectif d'éliminer les « diamants de sang » qui finançaient les conflits armés. Aujourd'hui, 82 pays participent au Processus de Kimberley, couvrant 99,8% de la production mondiale de diamants bruts. Chaque envoi de diamants bruts doit être scellé, numéroté et accompagné d'un certificat gouvernemental.
Les limites du Processus sont reconnues : il ne couvre pas les violations des droits de l'homme par les gouvernements participant au système, un point régulièrement dénoncé par les ONG spécialisées. Néanmoins, il reste le socle fondamental de la traçabilité du commerce de diamants.
La technologie blockchain offre une solution complémentaire en créant un registre immuable et transparent de toute l'histoire d'un diamant. La plateforme Everledger utilise la blockchain pour capturer et vérifier tous les documents relatifs à un diamant : facture de la mine, certificat du Processus de Kimberley, factures intermédiaires et certificats de laboratoire.
De Beers a développé sa propre plateforme, Tracr, qui suit les diamants depuis leur extraction jusqu'à la vente au détail. En 2025, Tracr couvre la majorité des diamants produits par De Beers.
Pour l'investisseur, la traçabilité blockchain constitue un atout supplémentaire : elle renforce la confiance dans l'authenticité de la pierre et facilite la revente en fournissant un historique complet et infalsifiable. France Épargne recommande de privilégier les diamants disposant d'une traçabilité blockchain en complément de la certification GIA ou HRD.
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En savoir plusL'investissement dans les diamants présente des risques spécifiques que chaque investisseur doit évaluer avec lucidité avant de s'engager. France Épargne accompagne ses clients dans l'identification et la gestion de ces risques.
Contrairement à l'or, aux actions ou aux obligations, le diamant ne dispose pas d'une place boursière régulée. Il n'existe pas de cotation officielle unique, mais des indices de référence (Rapaport, IDEX) qui fournissent des prix indicatifs. Les prix de transaction effectifs peuvent varier significativement selon le vendeur, l'acheteur et les conditions de marché. Cette opacité relative impose de traiter exclusivement avec des professionnels reconnus.
L'AMF (Autorité des Marchés Financiers) a émis de nombreuses mises en garde contre des plateformes proposant des « placements en diamants » avec des promesses de rendement de 8 à 12% par an. Ces schémas frauduleux présentent plusieurs caractéristiques communes : promesses de rendement garanti, stockage en zone franche invérifiable, adresses prestigieuses fictives, impossibilité d'obtenir la livraison physique de la pierre. Depuis la loi Sapin II (2017), l'AMF dispose de pouvoirs renforcés pour lutter contre ces arnaques.
Revendre un diamant prend du temps. Il faut identifier un acheteur professionnel, faire réévaluer la pierre si nécessaire, et accepter que le prix de revente se situe entre 50 et 70% du prix d'achat sur le marché professionnel. La liquidité est bien inférieure à celle de l'or (revente immédiate) ou des actions (J+2). Ce facteur impose un horizon d'investissement minimum de 5 ans, idéalement 10 à 15 ans.
L'offre croissante de diamants de laboratoire exerce une pression baissière sur les diamants naturels de grades intermédiaires. Les grades premium (D à F, IF à VVS2) résistent mieux, mais l'impact à long terme sur l'ensemble du marché reste une incertitude. L'investisseur doit concentrer ses achats sur les grades les plus élevés pour se prémunir contre cette concurrence.
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