L'once d'or a dépassé 4 500 dollars fin 2025, portée par les achats massifs des banques centrales (plus de 1 000 tonnes par an depuis trois ans) et la demande mondiale record de 5 000 tonnes. Découvrez comment intégrer l'or dans votre patrimoine, sous forme physique ou papier, avec les stratégies les plus adaptées à votre profil.
L'or occupe une place unique dans l'univers des placements financiers. Selon le World Gold Council, la demande mondiale d'or a dépassé 5 000 tonnes en 2025 pour la première fois de l'histoire, représentant une valeur record de 555 milliards de dollars, soit 45% de plus que l'année précédente. Cette progression spectaculaire confirme le statut du métal jaune comme actif incontournable pour les investisseurs et les institutions.
L'or est un actif décorrélé des marchés actions et obligations. Lorsque les bourses mondiales traversent des turbulences, le métal jaune tend à progresser ou à maintenir sa valeur. Cette corrélation neutre, voire négative en période de crise, en fait un instrument de diversification patrimoniale redoutable. Selon une étude de la Banque de France, l'ajout de 5 à 10% d'or dans un portefeuille diversifié réduit la volatilité globale de 8 à 12% tout en améliorant le ratio rendement/risque sur longue période. Pendant la crise financière de 2008, alors que le CAC 40 perdait 42%, l'once d'or progressait de 5,8% en euros. Lors du krach Covid de mars 2020, l'or a reculé de seulement 3% contre 38% pour les actions européennes, avant de rebondir et d'atteindre de nouveaux sommets dans les mois suivants.
Les banques centrales du monde entier accumulent de l'or à un rythme inédit. Entre 2022 et 2025, leurs acquisitions ont plus que triplé, dépassant le seuil symbolique de 1 000 tonnes annuelles pour la troisième année consécutive. Au troisième trimestre 2025, les banques centrales ont acquis 220 tonnes, portant la demande trimestrielle à 146 milliards de dollars, un record absolu (source : World Gold Council, Gold Demand Trends Q3 2025). La Chine, l'Inde et la Turquie mènent ce mouvement de dédollarisation, cherchant à garantir leur indépendance financière vis à vis du système monétaire occidental. La Pologne et Singapour figurent aussi parmi les acheteurs les plus actifs, illustrant la dimension mondiale de cette tendance structurelle.
L'or protège contre l'inflation et l'érosion monétaire. Sur les cinquante dernières années, le prix de l'or en euros a progressé en moyenne de 8,4% par an, dépassant largement l'inflation cumulée. Un investisseur qui aurait placé 10 000 euros en or au début des années 2000 disposerait aujourd'hui d'un capital supérieur à 100 000 euros, soit une multiplication par dix. L'or conserve son pouvoir d'achat sur le très long terme : une once achetait un costume sur mesure au temps de l'Empire romain, et cette même quantité de métal permet toujours d'acquérir un costume de qualité. France Épargne recommande l'or comme composante structurelle de toute stratégie patrimoniale visant la préservation du pouvoir d'achat.
62% des Français considèrent l'or comme l'un des placements les plus sûrs en période d'instabilité économique et géopolitique (source : sondage OpinionWay). Cette perception populaire repose sur des fondamentaux solides : l'or est un actif tangible, sans risque de défaut d'émetteur, insensible à la politique monétaire des banques centrales et universellement reconnu comme réserve de valeur depuis plus de 5 000 ans. Contrairement aux devises fiduciaires, dont le pouvoir d'achat s'érode mécaniquement sous l'effet de la création monétaire, l'or tire sa valeur de sa rareté physique : la totalité de l'or extrait depuis l'aube de l'humanité représente un cube de seulement 22 mètres de côté.

L'or physique désigne l'ensemble des produits en or que l'investisseur détient directement : lingots, lingotins et pièces d'investissement. Cette forme de détention offre l'avantage fondamental de l'absence de risque de contrepartie. Vous possédez réellement le métal, sans dépendre d'aucune institution financière, ce qui confère une sécurité maximale en cas de crise systémique. Les experts France Épargne considèrent l'or physique comme le socle de toute allocation en métaux précieux.
Le lingot d'or standard pèse un kilogramme (1 000 grammes) d'or fin à 999,9 millièmes. Son prix fluctue autour de 85 000 à 90 000 euros selon la cotation du jour. Il représente le format le plus économique en termes de prime par rapport au cours spot : la prime du lingot se situe généralement entre 1 et 2%, contre 3 à 8% pour les pièces. Le lingot est le format privilégié des investisseurs institutionnels et des patrimoines importants. Chaque lingot est identifié par un numéro de série unique, gravé par la raffinerie certifiée (PAMP, Valcambi, Metalor), et accompagné d'un certificat d'essai garantissant sa pureté.
Pour les budgets plus modestes, les lingotins existent en formats de 5, 10, 20, 50, 100, 250 et 500 grammes. Un lingotin de 50 grammes se négocie autour de 4 500 euros. La prime est légèrement supérieure à celle du lingot (2 à 4%), mais le lingotin permet de fractionner son investissement et de revendre partiellement sans devoir céder un lingot entier. Les lingotins sous scellé (conditionnés dans un blister numéroté par la raffinerie) conservent leur certificat intégré, facilitant la revente ultérieure et l'application du régime fiscal de la plus-value réelle.
Le Napoléon 20 francs (aussi appelé Louis d'or) est la pièce d'or la plus échangée en France. Ses caractéristiques sont fixées par la loi du 7 germinal an XI : un poids de 6,45 grammes dont 5,81 grammes d'or pur (titre de 900 millièmes), un diamètre de 21 millimètres et une épaisseur de 1,3 millimètre. Son prix oscille autour de 500 euros selon la cotation du jour.
La particularité du Napoléon réside dans sa prime, c'est à dire l'écart entre sa valeur de marché et sa valeur intrinsèque (le poids d'or qu'il contient). En temps normal, la prime avoisine 0 à 5%. En période de crise, elle peut bondir jusqu'à 50%, comme ce fut le cas en 2008 lors de la crise financière mondiale. Cette prime de crise constitue un levier de rendement supplémentaire pour les détenteurs de pièces. La prime fluctue en fonction de l'offre et de la demande locale : lorsque les particuliers se ruent sur les pièces d'or par crainte d'une récession ou d'un conflit, la prime s'envole indépendamment du prix de l'once sur les marchés internationaux.
Parmi les autres pièces prisées des investisseurs français : le Krugerrand sud-africain (33,93 grammes, or à 916 millièmes), le Souverain britannique (7,99 grammes), l'Eagle américain (33,93 grammes) et le Maple Leaf canadien (31,10 grammes, or à 999,9 millièmes, réputé pour sa pureté exceptionnelle).
Pour acheter de l'or physique en toute sécurité, il est recommandé de s'adresser à des professionnels reconnus : Godot et Fils (fondée en 1933, référence historique installée rue Vivienne à Paris, avec un réseau d'agences en France), AuCOFFRE (plateforme en ligne avec stockage sécurisé en coffres audités par des cabinets indépendants), Comptoir National de l'Or (réseau national de plus de 70 agences), Gold Avenue (filiale de la raffinerie PAMP en Suisse, stockage gratuit la première année) ou encore BullionVault (plateforme internationale donnant accès aux coffres de Londres, Zurich et New York). Les commissions d'achat varient de 0,5 à 4% selon l'intermédiaire et le volume de la transaction. France Épargne accompagne ses clients dans la sélection de l'intermédiaire le plus adapté à leur profil et au volume de leur investissement.
Vous détenez directement le métal précieux, sans dépendre d'aucune institution financière. En cas de faillite bancaire ou de crise systémique, votre or conserve sa valeur intégrale.
L'or physique est reconnu comme réserve de valeur sur tous les continents depuis plus de 5 000 ans. Il ne peut être ni imprimé ni dématérialisé par une décision politique.
La prime du Napoléon peut bondir de 0% à 50% en période de tension, offrant un levier de rendement supplémentaire par rapport au simple cours de l'once.
L'or physique n'est pas soumis à l'IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière). Il peut être transmis de manière discrète et simple dans le cadre d'une succession.
L'or d'investissement (lingots et pièces répondant aux critères européens) est totalement exonéré de TVA à l'achat en France et dans toute l'Union européenne.
Sous le régime de la plus-value réelle, un abattement de 5% par an s'applique à partir de la troisième année de détention, conduisant à une exonération totale au bout de 22 ans.
L'or papier regroupe l'ensemble des instruments financiers dont la valeur réplique le prix du métal jaune, sans que l'investisseur ne détienne physiquement le métal. Ces produits offrent une accessibilité, une liquidité et des frais réduits par rapport à l'or physique, mais introduisent un risque de contrepartie que l'investisseur doit évaluer.
Les ETC sont des titres de dette adossés à de l'or physique stocké dans des coffres sécurisés. Contrairement à un ETF classique (qui est un fonds), un ETC est juridiquement une obligation (titre de dette), ce qui modifie le profil de risque. La réglementation européenne UCITS interdit en effet aux fonds (ETF) de répliquer une seule matière première, c'est pourquoi les produits indexés sur l'or sont structurés sous forme d'ETC.
L'Amundi Physical Gold ETC (ISIN FR0013416716, ticker GOLD) est le produit de référence en France. Il gère 9 600 millions d'euros d'encours, avec des frais annuels de seulement 0,12%. L'or physique est stocké dans les coffres de HSBC Bank à Londres et audité régulièrement par KPMG. Chaque part représente un droit sur une quantité définie de métal précieux. Ce produit est disponible sur plusieurs contrats d'assurance vie, notamment Linxea Spirit 2, ce qui en fait une solution recommandée par France Épargne pour les investisseurs souhaitant combiner exposition au métal jaune et optimisation fiscale.
L'iShares Physical Gold ETC (ISIN IE00B4ND3602) est le plus gros produit or européen avec 28 500 millions d'euros d'encours. Ses frais s'élèvent à 0,12% par an. L'or est stocké dans les coffres de JP Morgan à Londres. Sa taille massive garantit une liquidité optimale : le spread (écart entre le prix d'achat et le prix de vente) est inférieur à 0,05% en conditions normales de marché.
Une alternative consiste à investir dans des ETF répliquant des indices d'entreprises minières aurifères. Ces produits amplifient les mouvements du prix du métal (effet de levier naturel lié à la structure des coûts miniers) : en 2025, les ETF investis dans les actions de sociétés minières aurifères ont affiché des hausses dépassant 100%, soit près du double de la progression de l'once. Les principales sociétés incluses dans ces indices sont Barrick Gold, Newmont, Agnico Eagle et Franco-Nevada. Cependant, ces produits ajoutent un risque opérationnel et industriel lié à l'activité minière elle-même (coûts d'extraction, régulation environnementale, risque pays).
Les investisseurs expérimentés peuvent recourir aux contrats à terme (futures) sur l'or, aux options ou aux turbos/warrants. Ces instruments permettent de prendre des positions avec effet de levier, à la hausse comme à la baisse. Ils sont réservés aux profils avertis en raison du risque de perte en capital amplifié. Le marché des futures or sur le COMEX (Chicago Mercantile Exchange) est le plus liquide au monde, avec un volume quotidien de plusieurs dizaines de milliards de dollars.
Les ETC or ne sont pas éligibles au PEA (Plan d'Épargne en Actions). En revanche, certains contrats d'assurance vie référencent l'Amundi Physical Gold ETC comme unité de compte, permettant de bénéficier de la fiscalité avantageuse de l'assurance vie après 8 ans (abattement de 4 600 euros sur les plus-values pour un célibataire, 9 200 euros pour un couple). Au delà de l'abattement, le taux de prélèvement est de 24,7% (7,5% d'impôt + 17,2% de prélèvements sociaux) pour les versements inférieurs à 150 000 euros. Cette enveloppe constitue souvent la solution la plus efficace fiscalement pour investir dans l'or papier et représente un pilier de la stratégie recommandée par France Épargne.

La fiscalité de l'or en France distingue clairement l'or physique de l'or papier. Comprendre ces mécanismes permet d'optimiser le rendement net de votre investissement. Les conseillers France Épargne réalisent systématiquement une simulation comparative des deux régimes pour chaque client avant toute opération de cession.
À la revente d'or physique, le vendeur choisit entre deux régimes fiscaux :
1. La Taxe sur les Métaux Précieux (TMP) : elle s'applique de plein droit sur le prix total de la vente, au taux de 11,5% (11% de taxe forfaitaire + 0,5% de CRDS). Ce régime est simple mais ne tient pas compte du prix d'achat initial. Il s'avère avantageux lorsque la plus-value réalisée est très importante par rapport au prix d'achat, ou lorsque l'investisseur ne dispose pas de justificatif d'achat. Par exemple, pour un lingot acheté 10 000 euros il y a vingt ans et revendu 85 000 euros, la TMP coûtera 9 775 euros (11,5% de 85 000), tandis que la plus-value réelle taxée à 37,6% sur 75 000 euros atteindrait 28 200 euros avant abattement.
2. Le régime de la plus-value sur biens meubles : il taxe uniquement la plus-value réalisée (prix de vente moins prix d'achat) au taux de 37,6% depuis janvier 2026 (19% d'impôt sur le revenu + 18,6% de prélèvements sociaux, suite à la hausse de la CSG de 9,2% à 10,6%). Ce régime permet un abattement de 5% par an à partir de la troisième année de détention. Après 22 ans de détention, la plus-value est totalement exonérée. Ce régime nécessite de conserver le justificatif d'achat (facture nominative datée). Pour reprendre l'exemple précédent, après 20 ans de détention, l'abattement atteint 90% (5% × 18 années d'abattement), réduisant l'impôt à seulement 2 820 euros, soit un taux effectif de 3,3% sur le prix de vente.
Seuil d'exonération : pour les ventes d'or physique inférieures à 5 000 euros, aucune taxe n'est due. Ce seuil s'applique par transaction, ce qui signifie qu'un investisseur détenant des pièces peut revendre progressivement sous ce seuil pour optimiser sa fiscalité.
En compte titres ordinaire (CTO) : les plus-values sont soumises au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU ou flat tax) de 30% (12,8% d'impôt sur le revenu + 17,2% de prélèvements sociaux). L'investisseur peut opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si celui-ci est plus favorable, ce qui concerne principalement les contribuables dont le taux marginal d'imposition est inférieur ou égal à 11%.
En assurance vie : après 8 ans de détention du contrat, les plus-values bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros (célibataire) ou 9 200 euros (couple). Au delà de l'abattement, la taxation s'applique au taux de 24,7% (7,5% + 17,2% de prélèvements sociaux) pour les versements inférieurs à 150 000 euros. Un couple peut ainsi retirer chaque année jusqu'à 9 200 euros de gains en franchise d'impôt. Cette enveloppe constitue le cadre fiscal le plus avantageux pour l'or papier.
L'or et l'IFI : l'or (physique comme papier en CTO) n'entre pas dans l'assiette de l'Impôt sur la Fortune Immobilière. Il constitue donc un actif de diversification neutre fiscalement pour les patrimoines assujettis à l'IFI. Cette caractéristique rend l'or particulièrement attractif pour les contribuables fortement imposés, qui peuvent ainsi diversifier leur patrimoine sans alourdir leur base IFI.
| Critère | Or physique (TMP) | Or physique (PV réelle) | Or papier (CTO) | Or papier (AV 8+ ans) |
|---|---|---|---|---|
| Taux d'imposition | 11,5% du prix total | 37,6% de la plus-value | 30% (flat tax) | 24,7% après abattement |
| Assiette | Prix de vente total | Plus-value réalisée | Plus-value réalisée | Plus-value après abattement |
| Abattement durée | Aucun | 5% par an dès la 3e année | Aucun | 4 600 EUR ou 9 200 EUR/an |
| Exonération totale | Non | Oui, après 22 ans | Non | Non (mais abattement annuel) |
| Seuil d'exonération | Ventes < 5 000 EUR | Ventes < 5 000 EUR | Aucun | Aucun |
| Document requis | Aucun | Facture d'achat datée | Relevé de compte | Relevé assureur |
| Idéal pour | Ventes sans justificatif | Détention longue (10+ ans) | Trading court terme | Investissement moyen/long terme |
Un conseiller France Épargne analyse votre situation patrimoniale et vous oriente vers le régime fiscal le plus avantageux pour votre projet d'investissement en or.
Demander un conseil personnaliséLa question du stockage est déterminante dans le choix d'investir en or physique. Trois solutions principales s'offrent aux investisseurs, chacune avec ses avantages et ses contraintes.
La location d'un coffre fort en banque constitue la solution la plus répandue. Selon les données de Pricebank, le coût moyen d'un coffre de 30 à 35 dm³ en France s'établit à 140 euros par an en 2026. BNP Paribas facture un minimum de 130 euros par an pour un coffre couvrant jusqu'à 30 500 euros de valeur. LCL propose des tarifs à partir de 158 euros par an. La Société Générale offre des compartiments avec des garanties allant de 30 000 euros à plus d'un million d'euros.
L'accès au coffre se fait via un système de double clé (celle du client et celle de la banque), nécessitant une identification auprès du personnel bancaire. En cas de vol ou d'effraction, les biens sont couverts par l'assurance de la banque, sous réserve de fournir les justificatifs de valeur.
Des sociétés spécialisées comme AuCOFFRE, BullionVault ou Gold Avenue proposent le stockage en coffres sécurisés, souvent localisés en Suisse, au Luxembourg ou en France. Les tarifs sont généralement de 0,5 à 1% de la valeur stockée par an. L'avantage réside dans la disponibilité des coffres (accès élargi), l'assurance systématique et l'audit régulier des stocks par des cabinets indépendants.
Conserver son or chez soi reste possible mais comporte des risques significatifs : vol, incendie, dégradation. Si vous optez pour cette solution, un coffre fort certifié (norme EN 14450 minimum) est indispensable. Il faut prévoir un budget de 500 à 3 000 euros pour un coffre de qualité, plus le coût d'une assurance spécifique (environ 0,3 à 0,5% de la valeur assurée par an). Au delà de 20 000 euros d'or stocké, la conservation à domicile n'est généralement pas recommandée par les professionnels du patrimoine.
Le stockage représente un coût récurrent qui réduit le rendement net de l'or physique. Pour un investissement de 50 000 euros, un coffre bancaire à 200 euros par an représente 0,4% de frais annuels. Sur vingt ans, ce coût cumulé atteint 4 000 euros, soit 8% de l'investissement initial. Ce calcul doit être intégré dans la comparaison avec l'or papier, dont les frais de gestion (0,12% pour l'Amundi Physical Gold ETC) incluent déjà les coûts de stockage et d'assurance du métal sous-jacent. Pour un même investissement de 50 000 euros, les frais annuels de l'ETC s'élèvent à seulement 60 euros, soit trois à quatre fois moins qu'un coffre bancaire. France Épargne recommande à ses clients de comparer systématiquement le coût total de détention (frais d'achat + stockage + assurance + fiscalité) entre les deux formats avant de choisir.
L'intégration de l'or dans un portefeuille diversifié ne s'improvise pas. Les conseillers en gestion de patrimoine et les études académiques convergent vers des recommandations précises, adaptées au profil de risque et aux objectifs de l'investisseur.
Selon le World Gold Council et la majorité des gestionnaires de patrimoine français, une allocation de 5 à 10% du patrimoine total en or constitue le point d'équilibre optimal. Cette proportion suffit à réduire significativement la volatilité du portefeuille sans sacrifier le potentiel de rendement des actifs de croissance (actions, immobilier).
Dans le cadre d'une allocation patrimoniale type recommandée par les conseillers France Épargne, la répartition cible s'organise autour de 40% d'actifs sécurisés (fonds euros, obligations), 30% d'immobilier (SCPI, immobilier direct), 25% d'actions (ETF, titres vifs) et 5 à 10% d'actifs alternatifs incluant l'or.
Un investisseur prudent privilégiera une allocation de 8 à 10% en or physique, avec une préférence pour les pièces Napoléon (liquidité, prime de crise) et les lingotins de 50 à 100 grammes. L'objectif principal est la protection du patrimoine.
Un investisseur équilibré optera pour 5 à 7% en combinant or physique (50%) et or papier via un ETC en assurance vie (50%). Cette approche mixte allie la sécurité de la détention directe et l'efficacité fiscale de l'assurance vie.
Un investisseur dynamique retiendra 3 à 5% en or papier (ETC en assurance vie ou CTO), utilisé comme couverture tactique contre les corrections de marché. L'or sert ici de « police d'assurance » du portefeuille plutôt que de composante de rendement.
Plutôt que d'investir une somme importante en une seule fois, la stratégie du Dollar Cost Averaging (lissage des achats) consiste à investir un montant fixe chaque mois ou chaque trimestre. Cette approche réduit l'impact de la volatilité et évite le risque d'acheter au plus haut. Un investissement de 200 à 500 euros par mois en or physique (pièces) ou en ETC or permet de constituer progressivement une position significative tout en lissant le prix d'acquisition. Sur les dix dernières années, un investisseur ayant investi 300 euros par mois en or physique aurait acquis un total d'environ 36 000 euros de métal, pour une valeur actuelle dépassant largement 80 000 euros. France Épargne propose à ses clients un accompagnement dans la mise en place de cette stratégie d'investissement régulier, avec un suivi trimestriel de l'allocation et des arbitrages en fonction de l'évolution du marché.
Identifiez votre horizon de placement (court, moyen ou long terme), votre tolérance au risque et le pourcentage de votre patrimoine que vous souhaitez allouer à l'or. Un entretien avec un conseiller en gestion de patrimoine permet d'affiner ces paramètres.
Selon votre profil, orientez vous vers l'or physique (lingots, pièces) pour une protection maximale sans contrepartie, ou vers l'or papier (ETC en assurance vie) pour une gestion simplifiée et une fiscalité optimisée. La combinaison des deux formats est souvent la stratégie la plus pertinente.
Pour l'or physique, choisissez un professionnel reconnu (Godot et Fils, AuCOFFRE, Comptoir National de l'Or). Pour l'or papier, sélectionnez un ETC de qualité (Amundi Physical Gold, iShares Physical Gold) via un contrat d'assurance vie performant ou un compte titres.
Pour l'or physique, prévoyez un coffre bancaire (130 à 200 euros par an) ou un gardiennage spécialisé. Conservez précieusement la facture d'achat nominative pour bénéficier du régime fiscal de la plus-value réelle et de l'abattement pour durée de détention.
Programmez des achats mensuels ou trimestriels pour lisser votre prix d'acquisition. Un investissement de 200 à 500 euros par mois permet de constituer une position solide en quelques années tout en réduisant l'impact de la volatilité du cours.
Surveillez l'évolution du cours de l'or et la part qu'il représente dans votre patrimoine global. Si cette part dépasse 15% suite à une forte hausse, envisagez de prendre des bénéfices partiels pour revenir à votre allocation cible.
Les conseillers France Épargne vous accompagnent dans la construction d'une stratégie d'investissement en or adaptée à votre situation patrimoniale, votre horizon de placement et vos objectifs de protection.
Prendre rendez-vous avec un conseillerL'or n'est pas un placement sans risque. Une analyse lucide de ses limites permet de positionner correctement ce métal précieux dans une stratégie patrimoniale globale.
Le cours de l'or peut subir des corrections brutales. Entre 2011 et 2015, l'once d'or en dollars est passée de 1 900 à 1 050 dollars, soit une baisse de 45% en quatre ans. Les investisseurs ayant acheté au sommet de 2011 ont dû attendre 2020 pour retrouver leur prix d'achat. Cette volatilité est moindre que celle des actions (le drawdown maximum de l'or sur quarante ans est de 45%, contre 55% pour le S&P 500), mais elle est bien réelle.
Contrairement aux actions (dividendes), à l'immobilier (loyers) ou aux obligations (coupons), l'or ne produit aucun revenu. Sa performance repose exclusivement sur l'appréciation de son cours. Warren Buffett résume cette critique par une formule célèbre : « L'or est extrait du sol en Afrique, fondu, puis enterré à nouveau dans un coffre. Si quelqu'un nous regardait depuis Mars, il gratterait la tête de perplexité. » Cette caractéristique signifie que le coût d'opportunité de l'or (les revenus auxquels vous renoncez en ne plaçant pas votre capital ailleurs) doit être intégré dans le calcul de rentabilité.
L'or papier introduit un risque de contrepartie que l'or physique élimine. Un ETC est juridiquement une obligation (un titre de dette), pas un fonds. En théorie, si l'émetteur fait faillite, les détenteurs d'ETC sont des créanciers et non des propriétaires de l'or sous-jacent. En pratique, la réglementation européenne encadre strictement ces produits : l'or physique est ségrégué (séparé des actifs de l'émetteur) et conservé par un dépositaire tiers. Le risque résiduel est donc très faible, mais il n'est pas nul.
Au delà du prix d'achat, l'or physique génère des frais récurrents : stockage (0,4 à 1% par an), assurance, prime à l'achat (1 à 8% selon le format), spread achat/vente (1 à 3%). Sur vingt ans, ces frais cumulés peuvent représenter 15 à 25% de l'investissement initial. Un calcul rigoureux intégrant tous ces coûts est indispensable pour évaluer le rendement net réel de l'or physique.
L'histoire montre que les gouvernements peuvent restreindre ou interdire la détention d'or par les particuliers. En 1933, le président américain Roosevelt a signé l'Executive Order 6102 confisquant l'or des citoyens américains. En France, la détention d'or a été interdite pendant l'Occupation et ne fut pleinement libéralisée qu'en 2004 avec l'abolition du cours officiel fixé par la Banque de France. Si un tel scénario de confiscation est improbable dans le contexte démocratique actuel, la fiscalité de l'or peut évoluer rapidement (comme l'illustre la hausse de la CSG à 10,6% entrée en vigueur en 2026, qui a alourdi la taxation de la plus-value réelle de 36,2% à 37,6%). France Épargne assure une veille réglementaire permanente et alerte ses clients en cas d'évolution législative susceptible d'affecter leurs investissements en métaux précieux.

Le marché de l'or traverse une période de transformation structurelle, portée par des dynamiques géopolitiques et monétaires profondes. Les données du World Gold Council (rapport Gold Demand Trends 2025) dessinent un paysage inédit.
L'once d'or a établi 53 nouveaux records historiques au cours de la seule année 2025. Le prix a atteint un sommet de 4 522 dollars (soit environ 3 833 euros) le 24 décembre 2025. Sur l'année, la progression a atteint 65% en dollars et 46% en euros, une performance exceptionnelle qui surpasse la quasi-totalité des classes d'actifs traditionnelles.
La demande mondiale totale a franchi pour la première fois le seuil de 5 000 tonnes, portée par trois moteurs principaux : les achats des banques centrales (863 tonnes), les flux vers les ETF or (801 tonnes, deuxième meilleure année historique) et la demande de lingots et pièces des particuliers, qui a atteint un plus haut de douze ans.
Depuis l'embargo sur les réserves en devises de la Russie en 2022, une vague de dédollarisation traverse les banques centrales des pays émergents. La Chine a ajouté plus de 300 tonnes d'or à ses réserves entre 2022 et 2025. L'Inde, la Turquie, la Pologne et Singapour figurent également parmi les acheteurs les plus actifs. Ces achats sont motivés par la volonté de réduire la dépendance au dollar américain et de diversifier les réserves de change dans un contexte géopolitique tendu.
Les projections des grandes banques convergent vers une poursuite de la tendance haussière. Goldman Sachs anticipe un cours de 5 400 dollars l'once atteignable avant fin 2026, porté par les flux ETF et les achats des banques centrales. Un consensus partagé par plusieurs banques européennes et le FMI évoque une fourchette de 5 400 à 6 000 dollars. Les objectifs en euros se situent autour de 130 000 à 135 000 euros le kilogramme.
Ces prévisions reposent sur trois hypothèses : la poursuite de la politique d'achats des banques centrales, le maintien d'un environnement de taux réels faibles et la persistance des tensions géopolitiques mondiales. Si l'une de ces hypothèses se matérialise plus fortement que prévu (notamment une accélération des achats chinois ou une crise bancaire en Europe), les objectifs de prix pourraient être dépassés. À l'inverse, un retour rapide à la désinflation et une détente géopolitique majeure pourraient freiner la hausse. Les conseillers France Épargne intègrent ces scénarios dans les recommandations d'allocation qu'ils formulent pour chaque client.
"L'or ne génère aucun dividende, aucun coupon. Sa seule fonction est de préserver le pouvoir d'achat sur le très long terme. Dans un portefeuille diversifié, une allocation de 5 à 10% en or constitue une assurance patrimoniale dont le coût est largement compensé par la réduction de la volatilité globale et la protection en période de crise.

France Épargne vous propose un accompagnement complet pour définir votre allocation optimale en or, sélectionner les meilleurs supports (physique et papier) et optimiser la fiscalité de vos investissements.
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