350 infrastructures opérationnelles, 6,87 milliards de dollars de marché et plus de 109 milliards d'euros d'engagements publics et privés pour l'IA. La France s'impose comme le hub numérique souverain de l'Europe. France Épargne vous accompagne pour saisir ces opportunités.
La France compte 350 data centers opérationnels en 2026 et se classe au troisième rang européen par capacité installée (source : GlobeNewswire, avril 2026). Le marché national pèse 6,87 milliards de dollars en 2025 et progressera à un rythme de 9,72 % par an jusqu'en 2031 pour atteindre 9,19 milliards de dollars (Mordor Intelligence).
La région Île-de-France concentre 52,35 % de cette capacité avec plus de 200 data centers et 600 mégawatts installés dans le seul bassin parisien. Marseille emerge comme second pôle grâce aux câbles sous-marins transatlantiques et méditerranéens qui y aboutissent, assurant une connectivité internationale stratégique.
Trois facteurs structurels distinguent la France de ses voisins européens. L'énergie nucléaire offre un prix plafond de 70 euros par mégawattheure grâce aux contrats à long terme avec EDF, une empreinte carbone de 6 grammes de CO₂ par kilowattheure et une prévisibilité de coûts sans équivalent sur le continent. Le cadre réglementaire SecNumCloud, administré par l'ANSSI, garantit la souveraineté des données sensibles. Enfin, la main-d'œuvre technique issue des grandes écoles d'ingénieurs françaises constitue un atout humain difficile à reproduire.
Le plan national IA, annoncé par le président Macron en février 2025, engage 109 milliards d'euros de financements publics et privés pour faire de la France le premier pôle européen d'infrastructure d'intelligence artificielle. Ce cadre stratégique accélère les décisions d'investissement des hyperscalers mondiaux et crée un environnement favorable pour les investisseurs privés.
Source: Mordor Intelligence, GlobeNewswire, avril 2026
| Opérateur | Classement | Présence | Capacité | Accès investisseur |
|---|---|---|---|---|
| Digital Realty / Interxion | N°1 | Paris + régions | Leader colocation | Action DLR (NYSE) |
| Equinix | N°2 | Paris PA1 à PA8 | Nouveau site 20 MW ouvert fév. 2025 | Action EQIX (Nasdaq) |
| Data4 (Brookfield) | N°3 | Marcoussis + Nozay (PAR03) | 105 MW existants, 250 MW en construction | Via fonds Brookfield (BAM) |
| OVHcloud | N°4 | Roubaix, Gravelines, Strasbourg | Cloud souverain SecNumCloud | Action OVH.PA (Euronext) |
| N°5 | Campus propre annoncé juin 2025 | Capacité non communiquée | Action GOOGL (Nasdaq) | |
| Mistral AI / MGX / Nvidia | Nouveau | Essonne | Campus 1,4 GW prévu 2028 | Mistral non coté |
Brookfield Asset Management et Data4 ont annoncé en février 2025 un engagement de 20 milliards d'euros pour l'infrastructure IA française, dont 15 milliards alloués directement à Data4. Le programme prévoit la livraison complète avant 2030 et cible une capacité totale dépassant 500 mégawatts, soit un triplement du parc actuel.
Le campus PAR03 de Nozay (Essonne), à 3 kilomètres du campus historique de Marcoussis, constitue le volet le plus ambitieux de ce plan. Avec 250 mégawatts de puissance, une capacité d'hébergement de 200 000 GPU et 4 millions de pétaFLOPS, ce campus dédié à l'IA représente un investissement de 2 milliards d'euros. Les premières livraisons sont prévues pour 2027.
En parallèle, le consortium Mistral AI, MGX et Nvidia a annoncé en mai 2025 un campus IA gigawatt en France. Dimensionné à 1,4 gigawatt à pleine capacité, il doit entrer en service en 2028. Mistral AI a d'ores et déjà déployé 18 000 processeurs Nvidia Grace Blackwell dans un data center de 40 mégawatts en Essonne.
Ces engagements s'ajoutent aux investissements antérieurs de Microsoft (4,3 milliards d'euros annoncés pour Mulhouse et l'infrastructure IA) et d'Amazon Web Services (7,8 milliards d'euros pour le European Sovereign Cloud). La France absorbe ainsi une part croissante des budgets d'infrastructure des hyperscalers mondiaux, qui atteignent collectivement 630 milliards de dollars en 2026 (Goldman Sachs Research).

La France produit 70 % de son électricité via le nucléaire avec une empreinte carbone de 6 g CO₂ par kilowattheure. EDF propose des contrats de long terme plafonnés à 70 euros par mégawattheure, garantissant la prévisibilité des coûts opérationnels.
SecNumCloud (ANSSI v3.2) impose la localisation des données en Union européenne et des actionnaires non-européens limités à 39 %. La loi SREN de 2024 oblige les administrations à utiliser des hébergeurs certifiés pour les données sensibles.
Carrefour des câbles sous-marins transatlantiques et méditerranéens, la France offre une latence optimale vers l'Europe du Nord, l'Afrique et le Moyen-Orient. Marseille héberge les points d'atterrissage de plus de 15 câbles sous-marins.
Le plan gouvernemental de 109 milliards d'euros (Macron, février 2025) propulse la France au rang de premier pôle européen d'infrastructure IA. La demande de GPU et de capacité de calcul dépasse l'offre disponible jusqu'en 2027.
OVHcloud (ticker OVH.PA) est le seul opérateur cloud et data center français coté en bourse, introduit sur Euronext Paris en décembre 2021 et membre de l'indice SBF 120. Sa valeur réside dans son statut de principal acteur du cloud souverain européen avec une certification SecNumCloud par l'ANSSI.
La société opère des data centers à Roubaix, Gravelines (l'un des plus grands campus cloud d'Europe), Strasbourg et Limburg en Allemagne. En avril 2025, OVHcloud a lancé une nouvelle région cloud multi-zones à Paris, renforçant sa capacité de traitement pour les entreprises françaises soumises aux exigences de souveraineté.
Pour un investisseur français, OVHcloud présente un avantage fiscal unique : l'action est éligible au Plan d'Épargne en Actions (PEA). Après cinq ans de détention, les plus-values et dividendes sont exonérés d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus). Aucun des REITs américains comme Digital Realty ou Equinix n'offre cet avantage.
Le positionnement d'OVHcloud sur le cloud souverain lui confère une barrière concurrentielle réglementaire difficile à répliquer par les hyperscalers américains, qui ne satisfont pas aux exigences de propriété de SecNumCloud. Cette protection réglementaire constitue le principal argument pour une exposition à long terme via le PEA.
"Dans notre communiqué de février 2025, Brookfield Asset Management a confirmé un engagement de 20 milliards d'euros pour l'infrastructure IA en France, dont 15 milliards alloués à Data4 avec un objectif de plus de 500 mégawatts de capacité installée d'ici 2030.
Le campus historique de Marcoussis (PAR01 et PAR02) s'étend sur 111 hectares en Essonne et regroupe 20 data centers pour une puissance de 105 mégawatts. Data4, filiale du groupe Brookfield depuis 2023, a déployé en 2025 les premiers halls de serveurs refroidis par liquide sur ce campus, une technologie indispensable pour les GPU haute densité de l'IA.
Le projet PAR03, localisé à Nozay à 3 kilomètres de Marcoussis sur le site de l'ancien siège de Nokia, vient compléter ce dispositif. Ce campus jumeau dédié exclusivement à l'IA disposera de 250 mégawatts de puissance, d'une capacité d'hébergement de 200 000 GPU et d'une puissance de calcul de 4 millions de pétaFLOPS. Le premier data center sera livré en 2027.
La proximité des deux campus (Marcoussis et Nozay) permet une interconnexion à très faible latence, un avantage opérationnel pour les modèles d'IA nécessitant une communication intensive entre nœuds de calcul. Cette architecture distribuée mais interconnectée est la réponse de Data4 aux exigences des entraînements de modèles de langage de grande taille.
Pour accéder indirectement à cette valeur, un investisseur peut acquérir des actions Brookfield Asset Management (BAM) cotées sur le NYSE, qui consolide l'ensemble des actifs infrastructure du groupe incluant Data4.
Source: Communiqués officiels des entreprises, GlobeNewswire, DataCenterDynamics 2025-2026
Le secteur des data centers est cyclique sur le court terme mais structurellement porteur sur 10 à 15 ans. Un horizon de 5 ans minimum est recommandé. Les REITs américains conviennent aux investisseurs cherchant des revenus réguliers ; OVHcloud correspond à un profil croissance acceptant une volatilité plus élevée.
PEA pour OVHcloud (avantage fiscal après 5 ans), compte-titres ordinaire pour les REITs américains (Digital Realty, Equinix) et les ETF sectoriels, fonds de private equity pour une exposition à Brookfield Infrastructure Partners (ticket minimum 100 000 euros).
Les actions cotées (OVH.PA, DLR, EQIX) offrent une liquidité quotidienne. Les fonds infrastructure comme Brookfield Infrastructure Partners ont une liquidité trimestrielle ou annuelle. La diversification entre ces deux types de véhicules équilibre rendement et flexibilité.
Le taux d'occupation des data centers (cible : supérieur à 85 %), le prix de l'énergie en France, les annonces de nouveaux contrats hyperscaler, et les mises à jour SecNumCloud sont les indicateurs à suivre pour ajuster la position.
L'intégration d'une ligne data center dans un portefeuille existant nécessite une analyse de la corrélation avec les autres actifs technologiques et une optimisation fiscale globale. France Épargne propose un bilan patrimonial gratuit pour structurer votre stratégie.

| Instrument | Liquidité | Exposition France | Avantage fiscal | Ticket minimum | Rendement cible |
|---|---|---|---|---|---|
| OVHcloud (OVH.PA) | Quotidienne | Directe 100 % | PEA éligible | Quelques euros | Croissance capital |
| Digital Realty (DLR) | Quotidienne | France + monde | Aucun (CTO) | Quelques euros | 3 à 4 % dividendes |
| Equinix (EQIX) | Quotidienne | France + monde | Aucun (CTO) | Quelques euros | 2 à 3 % dividendes |
| Brookfield BAM | Quotidienne | France via Data4 | Aucun (CTO) | Quelques euros | Croissance capital |
| ETF data center | Quotidienne | Sectorielle mondiale | PEA selon ETF | Quelques euros | Selon composition |
| Fonds Brookfield Infra | Trimestrielle | France + monde | Aucun | 100 000 EUR min. | 8 à 12 % cible |
SecNumCloud est le référentiel de certification cybersécurité de l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), actuellement en version 3.2. Il s'applique aux prestataires de services cloud hébergeant des données sensibles de l'administration française et des opérateurs d'importance vitale.
Les exigences de propriété sont strictes : les actionnaires non-européens ne peuvent détenir individuellement plus de 25 % du capital, et collectivement plus de 39 %. Cette clause exclut de facto les hyperscalers américains (Amazon, Microsoft, Google) de la certification pour leurs activités françaises, créant une barrière réglementaire que seuls OVHcloud, Scaleway (Iliad) et Outscale (Dassault Systèmes) franchissent.
La loi SREN de 2024 a renforcé cette exigence en rendant obligatoire l'utilisation d'hébergeurs certifiés SecNumCloud pour les données sensibles des administrations françaises. Cette contrainte légale crée une demande captive estimée à plusieurs centaines de millions d'euros par an, dont bénéficient directement les opérateurs certifiés.
Pour un investisseur, ce cadre réglementaire constitue une protection concurrentielle durable. Contrairement aux marchés non réglementés où les hyperscalers américains écrasent les acteurs locaux par l'effet d'échelle, le marché souverain français maintient une demande structurelle pour les opérateurs nationaux. C'est le principal argument de fond pour une exposition à OVHcloud dans le temps long.

Le principal risque du secteur est la concentration des clients. Les data centers français dépendent largement de quelques hyperscalers (Amazon, Microsoft, Google, Meta) qui représentent en moyenne 60 à 70 % du remplissage des grandes infrastructures. Un ralentissement de leurs dépenses capex, comme observé brièvement au T2 2023, peut affecter les taux d'occupation.
Le risque énergétique reste limité en France grâce au nucléaire, mais la demande croissante des data centers IA pèse sur le réseau électrique national. L'IEA signale que la consommation mondiale des data centers a fortement augmenté en 2025 et que les contraintes de raccordement au réseau constituent un frein au développement rapide des nouveaux campus.
Les risques réglementaires liés à l'IA Act européen et aux évolutions de SecNumCloud peuvent modifier les exigences de conformité et générer des coûts supplémentaires pour les opérateurs. Les entreprises les mieux positionnées sont celles qui anticipent ces évolutions, comme OVHcloud qui intègre la conformité dans sa feuille de route produit.
Enfin, le risque de change affecte les investisseurs français exposés aux REITs américains (Digital Realty, Equinix) libellés en dollars. Une couverture via des instruments appropriés ou une exposition privilégiée aux acteurs cotés en euros (OVHcloud, Brookfield BAM en euros) permet de limiter cette variable.
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