La nue-propriété est un mode d'acquisition immobilière permettant d'acheter un bien à 60 à 70 % de sa valeur réelle, avec exonération totale d'IFI, zéro fiscalité sur les revenus pendant 15 à 20 ans, et reconstitution automatique de la pleine propriété au terme de la convention. C'est le placement immobilier le plus efficace en net d'impôt pour les contribuables fortement fiscalisés.
La nue-propriété est le droit de disposer d'un bien immobilier (le vendre, le donner, le léguer) sans pouvoir l'utiliser ni en percevoir les revenus. Ce mécanisme repose sur le démembrement de propriété, une technique juridique codifiée aux articles 578 à 624 du Code civil, qui sépare le droit de propriété en deux composantes : l'usufruit (droit d'usage et de jouissance) et la nue-propriété (droit de disposition). À l'extinction de l'usufruit, la pleine propriété se reconstitue automatiquement au profit du nu-propriétaire, sans formalité ni frais supplémentaire.
Le démembrement temporaire constitue la forme dominante dans l'investissement immobilier. L'investisseur acquiert la nue-propriété d'un logement neuf ou rénové, tandis que l'usufruit est cédé pour une durée déterminée (généralement 15 à 20 ans) à un bailleur institutionnel ou social. Ce dernier assure la gestion locative intégrale du bien : sélection des locataires, perception des loyers, entretien courant et réparations. Le nu-propriétaire ne perçoit aucun revenu pendant cette période, mais bénéficie en contrepartie d'une décote significative sur le prix d'acquisition, comprise entre 30 et 40 % de la valeur en pleine propriété (source : nue-propriete.org, 2026). Cette décote représente la valeur actualisée des loyers que l'investisseur renonce à percevoir pendant la durée du démembrement.
Trois formes structurent le marché. L'Usufruit Locatif Social (ULS), créé par Perl en 2000, cède l'usufruit à un organisme HLM ou une Société d'Économie Mixte (SEM) qui loge des ménages sous conditions de ressources. L'Usufruit Locatif Intermédiaire (ULI) implique un bailleur institutionnel qui pratique des loyers intermédiaires, inférieurs au marché libre mais supérieurs au loyer social. L'Usufruit Locatif Libre (ULL) fait intervenir un opérateur privé sans contrainte de plafond de loyers. Dans les trois cas, le mécanisme de reconstitution est identique : au terme de la convention, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété du bien, libre de tout occupant et remis en état par l'usufruitier sortant.
Le marché de la nue-propriété en France est structuré autour de quelques opérateurs majeurs. Perl, filiale de Nexity, est le leader historique avec une présence dans plus de 130 communes dont Paris et les dix plus grandes agglomérations françaises (source : perl.fr, 2026). Les programmes proposent des biens neufs répondant aux dernières normes environnementales (RE2020), avec des décotes atteignant 37,5 % sur certaines opérations. En février 2026, Perl a franchi le jalon des 1 000 logements restitués en pleine propriété depuis 2017, avec plus de 1 300 fins d'usufruit attendues dans les trois prochaines années (source : MySweetImmo, février 2026). Ce bilan de restitutions actives confirme la maturité et la crédibilité opérationnelle du modèle. Inter Invest, iSelection et Fidexi complètent l'offre avec des programmes dans les métropoles régionales et le grand parisien. Les budgets d'investissement démarrent à 120 000 EUR pour un studio en première couronne parisienne ou en métropole régionale, et s'étendent jusqu'à 800 000 EUR et au delà pour des appartements familiaux dans les arrondissements parisiens.
L'attractivité de ce placement repose sur un triptyque fondamental. Le premier pilier est l'acquisition à prix décoté : l'investisseur mobilise un capital inférieur de 30 à 40 % par rapport à un achat en pleine propriété, ce qui améliore mécaniquement le rendement à terme. Le deuxième pilier est la neutralité fiscale absolue : pendant toute la durée du démembrement, le nu-propriétaire ne déclare aucun revenu foncier, ne paie aucune taxe foncière et voit le bien sortir de son assiette IFI. Le troisième pilier est la sécurité de l'opération : la gestion est intégralement déléguée à un professionnel, éliminant les risques d'impayés, de vacance locative et de gestion quotidienne. France Épargne accompagne ses clients dans la sélection des programmes, la structuration du financement et l'intégration de l'investissement en nue-propriété dans leur stratégie patrimoniale globale.

L'investisseur acquiert un bien immobilier à un prix inférieur de 30 à 40 % à sa valeur en pleine propriété. Cette décote, qui représente la valeur actualisée des loyers non perçus pendant le démembrement, constitue un levier de rendement à terme sans équivalent sur le marché immobilier. Sur un programme Perl de 20 ans, la décote atteint 37,5 % (source : nue-propriete.org, 2026).
Pendant toute la durée du démembrement, le bien en nue-propriété sort de l'assiette de l'Impôt sur la Fortune Immobilière du nu-propriétaire. Seul l'usufruitier est redevable de l'IFI sur la valeur du bien (source : service-public.gouv.fr, 2026). Pour un contribuable dont le patrimoine immobilier dépasse 1 300 000 EUR, cette exonération génère une économie annuelle substantielle, cumulable sur 15 à 20 ans.
Le nu-propriétaire ne perçoit aucun loyer et ne déclare aucun revenu foncier pendant le démembrement : pas d'impôt sur le revenu, pas de prélèvements sociaux (17,2 %), pas de taxe foncière. Cette neutralité fiscale totale est particulièrement avantageuse pour les contribuables soumis à une tranche marginale d'imposition élevée (TMI 41 % ou 45 %).
À l'expiration de la convention de démembrement, l'investisseur retrouve automatiquement l'intégralité des droits sur le bien, libre de tout occupant, sans formalité juridique ni frais supplémentaire. Le bailleur s'engage contractuellement à restituer le logement en bon état d'habitabilité.
La donation de la nue-propriété permet de transmettre un bien en réduisant la base taxable aux droits de donation. Le barème de l'article 669 du CGI fixe la valeur de la nue-propriété en fonction de l'âge de l'usufruitier : à 55 ans, la nue-propriété représente 50 % de la valeur du bien, réduisant les droits de donation de moitié par rapport à une donation en pleine propriété.
L'usufruitier (bailleur social ou institutionnel) assure la gestion locative complète : sélection des locataires, quittancement, entretien courant, réparations et remise en état au terme de la convention. Le nu-propriétaire ne supporte aucune charge de gestion ni aucun aléa locatif pendant toute la durée du démembrement.
Nos conseillers en gestion de patrimoine analysent votre situation fiscale et patrimoniale pour identifier les programmes de nue-propriété adaptés à vos objectifs.
Simuler mon investissementL'investissement en nue-propriété suit un processus structuré qui repose sur le démembrement temporaire du droit de propriété. L'investisseur acquiert la nue-propriété d'un bien immobilier tandis que l'usufruit est cédé pour une durée fixe à un bailleur professionnel. Ce mécanisme, encadré par les articles 578 à 624 du Code civil, garantit la reconstitution automatique de la pleine propriété au terme de la convention sans intervention judiciaire ni coût additionnel.
La première étape consiste à définir le cadre patrimonial de l'investissement. L'objectif peut être la réduction de l'assiette IFI, la préparation de la retraite à horizon 15 à 20 ans, la constitution d'un patrimoine immobilier sans contrainte de gestion ou la transmission anticipée aux enfants. Le budget, la localisation cible et la durée du démembrement sont calibrés en fonction de la situation fiscale, du patrimoine existant et de l'horizon de détention. France Épargne réalise un audit patrimonial complet pour cadrer ces paramètres et modéliser le rendement prévisionnel de l'opération.
La sélection du programme mobilise une analyse approfondie de l'offre disponible. Les programmes en nue-propriété sont proposés par des opérateurs spécialisés (Perl, iSelection, Inter Invest, Fidexi) dans le neuf (logements RE2020) ou dans l'ancien rénové. Les critères de sélection portent sur la localisation (tension du marché locatif, potentiel de valorisation, qualité de vie), la qualité du bailleur usufruitier (solidité financière, historique de gestion, engagements contractuels de restitution), la durée du démembrement (15, 17 ou 20 ans, impactant directement le taux de décote) et le prix d'acquisition rapporté au marché local en pleine propriété.
Le financement de l'acquisition en nue-propriété présente des spécificités importantes. Le nu-propriétaire ne percevant aucun revenu locatif pendant le démembrement, la capacité de remboursement repose intégralement sur ses autres revenus. Le prêt in fine est souvent privilégié : l'emprunteur ne paie que les intérêts pendant la durée du crédit et rembourse le capital à l'échéance, idéalement synchronisée avec la fin du démembrement. Le crédit amortissable classique reste possible avec un apport personnel de 10 à 30 % selon les établissements (source : nuepro-immo.fr, 2025). Les intérêts d'emprunt contractés pour l'acquisition de la nue-propriété sont déductibles des revenus fonciers provenant d'autres biens locatifs, sous réserve que l'usufruit soit détenu par un bailleur social (article 156 I 3° du CGI). Cette déduction peut générer un déficit foncier imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
La signature de l'acte authentique chez le notaire formalise l'acquisition de la nue-propriété et la cession de l'usufruit au bailleur. Les frais de notaire s'établissent à 2 à 3 % du prix dans le neuf (frais réduits) et à 7 à 8 % dans l'ancien. La convention de démembrement précise les droits et obligations de chaque partie : durée de l'usufruit, conditions de restitution, état du bien au terme, répartition des charges et des travaux.
Pendant la phase de démembrement, le nu-propriétaire n'a aucune obligation de gestion. Le bailleur usufruitier assume l'intégralité de la gestion locative et prend en charge la taxe foncière. Le nu-propriétaire conserve uniquement la responsabilité des grosses réparations (article 606 du Code civil : murs de soutènement, voûtes, toitures, poutres), ces travaux étant rares dans les programmes neufs couverts par les garanties décennale et biennale.
Dans le cadre d'un programme neuf en VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement), le calendrier de démembrement débute à la livraison du logement, et non à la signature du contrat de réservation. L'investisseur bénéficie d'un appel de fonds progressif pendant la construction (5 % à la réservation, 35 % aux fondations, 70 % à la mise hors d'eau, 95 % à l'achèvement et 5 % à la livraison), ce qui lisse l'effort financier sur 18 à 24 mois. Les programmes neufs offrent un avantage supplémentaire : la garantie de parfait achèvement (1 an), la garantie biennale (2 ans) et la garantie décennale (10 ans) protègent le nu-propriétaire contre les défauts de construction. La conformité aux normes RE2020 assure une performance énergétique élevée et une pérennité des matériaux sur la durée complète du démembrement.
Au terme du démembrement, l'usufruit s'éteint automatiquement et le nu-propriétaire retrouve l'intégralité des droits sur le bien. Le bailleur restitue le logement libre de tout occupant et en bon état d'habitabilité. L'investisseur dispose alors de trois options : occuper le bien (résidence principale ou secondaire), le mettre en location au prix du marché libre pour percevoir des revenus complémentaires, ou le revendre pour réaliser la plus-value accumulée. France Épargne accompagne ses clients à chaque étape de ce processus, de l'identification du programme à la stratégie de sortie.
Analyse de votre situation fiscale (TMI, IFI, revenus fonciers existants), de votre patrimoine global et de vos objectifs à 15 ou 20 ans. Définition du budget d'investissement, de la zone géographique cible et de la durée de démembrement optimale.
Identification des programmes disponibles (neuf RE2020 ou ancien rénové) auprès des opérateurs spécialisés. Analyse comparative : localisation, qualité du bailleur usufruitier, décote appliquée, potentiel de valorisation du marché local et engagements contractuels de restitution.
Montage du financement adapté (prêt in fine ou amortissable) avec négociation des conditions bancaires. Modélisation de la déductibilité des intérêts d'emprunt sur les revenus fonciers existants et du déficit foncier potentiel.
Signature de l'acte authentique d'acquisition de la nue-propriété. Formalisation de la convention de démembrement précisant la durée, les conditions de restitution, la répartition des charges et l'état du bien au terme.
Pendant 15 à 20 ans, aucune action de gestion requise. Le bailleur usufruitier assure la gestion locative intégrale, paie la taxe foncière et entretient le bien. Le nu-propriétaire bénéficie de l'exonération IFI et ne déclare aucun revenu foncier.
Au terme du démembrement, récupération automatique de la pleine propriété du bien, libre de tout occupant et en bon état. Arbitrage entre occupation personnelle, mise en location au prix du marché libre ou revente en pleine propriété.

| Âge de l'usufruitier | Valeur de l'usufruit | Valeur de la nue-propriété | Décote effective pour le nu-propriétaire | Intérêt patrimonial |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 21 ans | 95 % | 5 % | 95 % de décote sur les droits | Transmission très anticipée (mise à jour LFI 2025) |
| 21 à 30 ans | 80 % | 20 % | 80 % de décote sur les droits | Transmission anticipée longue durée |
| 31 à 40 ans | 70 % | 30 % | 70 % de décote sur les droits | Donation progressive en SCI |
| 41 à 50 ans | 60 % | 40 % | 60 % de décote sur les droits | Préparation de la transmission |
| 51 à 60 ans | 50 % | 50 % | 50 % de décote sur les droits | Stratégie retraite et transmission |
| 61 à 70 ans | 40 % | 60 % | 40 % de décote sur les droits | Optimisation successorale |
| 71 à 80 ans | 30 % | 70 % | 30 % de décote sur les droits | Transmission courte durée |
| 81 à 90 ans | 20 % | 80 % | 20 % de décote sur les droits | Succession imminente |
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Découvrir les programmesLa fiscalité de la nue-propriété constitue l'un des principaux moteurs de ce placement. Le régime fiscal est extrêmement favorable pendant la phase de démembrement et offre des leviers d'optimisation significatifs à chaque étape du cycle de détention.
Exonération d'IFI pendant le démembrement. Le bien acquis en nue-propriété sort intégralement de l'assiette de l'Impôt sur la Fortune Immobilière du nu-propriétaire. Seul l'usufruitier est tenu de déclarer le bien à l'IFI pour sa valeur en pleine propriété (source : service-public.gouv.fr, 2026). Le seuil d'assujettissement à l'IFI est fixé à 1 300 000 EUR de patrimoine immobilier net. Le barème progressif va de 0,5 % (entre 800 000 et 1 300 000 EUR) à 1,5 % (au delà de 10 000 000 EUR). Pour un contribuable dont le patrimoine immobilier atteint 2 000 000 EUR, l'acquisition de 500 000 EUR de nue-propriété réduit l'assiette IFI de ce montant, générant une économie annuelle de 2 500 à 5 000 EUR selon la tranche marginale. Sur 15 ans de démembrement, l'économie cumulée d'IFI représente 37 500 à 75 000 EUR, soit 7,5 à 15 % du capital investi.
Neutralité totale sur les revenus. Le nu-propriétaire ne percevant aucun loyer pendant le démembrement, il ne déclare aucun revenu foncier et ne supporte ni impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux (17,2 %) sur les revenus du bien. Pour un contribuable au TMI de 45 %, un loyer annuel de 15 000 EUR en pleine propriété générerait une imposition de 9 330 EUR par an (45 % + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 62,2 % de taxation marginale). Sur 15 ans, l'économie théorique par rapport à une détention en pleine propriété atteint 139 950 EUR de fiscalité évitée.
Déductibilité des intérêts d'emprunt. Les intérêts d'un emprunt contracté pour l'acquisition de la nue-propriété sont déductibles des revenus fonciers provenant d'autres biens locatifs, conformément à l'article 31 I 1° d du CGI. Cette déduction est élargie lorsque l'usufruit est détenu par un bailleur social (organisme HLM ou organisme agréé), en application de l'article 156 I 3° du CGI : dans ce cas, les intérêts d'emprunt peuvent générer un déficit foncier imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes (source : bofip.impots.gouv.fr, BOI-RFPI-BASE-20-80). La fraction du déficit foncier résultant des intérêts d'emprunt ne peut pas s'imputer sur le revenu global, uniquement sur les revenus fonciers futurs.
Transmission et donation en nue-propriété. La donation de la nue-propriété d'un bien à ses enfants constitue l'un des outils les plus efficaces de la stratégie de transmission patrimoniale. Les droits de donation sont calculés sur la seule valeur de la nue-propriété, déterminée par le barème de l'article 669 du CGI en fonction de l'âge de l'usufruitier. À 55 ans, la nue-propriété représente 50 % de la valeur du bien ; à 65 ans, 60 % ; à 75 ans, 70 %. Chaque parent dispose d'un abattement de 100 000 EUR par enfant, renouvelable tous les 15 ans. Au décès de l'usufruitier, l'enfant nu-propriétaire retrouve l'ensemble des droits sur le bien sans droits de succession supplémentaires et sans formalité.
Dispositif temporaire article 790 A bis du CGI. En vigueur du 16 février 2025 au 31 décembre 2026, ce mécanisme exonère de droits de mutation les dons d'argent jusqu'à 100 000 EUR par donateur (plafond global de 300 000 EUR par bénéficiaire), à condition que les fonds soient utilisés dans les 6 mois pour l'acquisition d'un bien neuf en pleine propriété ou des travaux de rénovation énergétique, avec conservation du bien 5 ans minimum (source : Légifrance, 2025). Important : ce dispositif ne s'applique pas aux acquisitions en démembrement. Il concerne les acquisitions en pleine propriété par le bénéficiaire, et ne peut pas être combiné avec un montage de nue-propriété. Il reste pertinent en stratégie patrimoniale globale si le donataire souhaite acquérir sa résidence principale en complément d'un investissement en nue-propriété financé séparément.
Nouvel abattement IFI pour les acquéreurs en ULS (LFI 2025). La loi de finances 2025 (article 15) a introduit un abattement supplémentaire de 20 % sur la valeur IFI pour les nu-propriétaires ayant acquis à titre onéreux leurs droits dans le cadre d'un dispositif d'investissement locatif social (Usufruit Locatif Social). Ce nouvel avantage s'applique aux acquisitions en ULS et renforce encore l'attractivité de cette formule pour les contribuables assujettis à l'IFI (source : Poitout Avocat / LFI 2025).
Plus-value à la revente. La cession de la nue-propriété est soumise au régime des plus-values immobilières des particuliers. La plus-value est taxée à 36,2 % (19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Des abattements progressifs pour durée de détention s'appliquent : exonération totale d'IR après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans (source : service-public.gouv.fr, 2026). Si le nu-propriétaire attend la reconstitution de la pleine propriété et utilise le bien comme résidence principale avant de le revendre, l'exonération pour résidence principale s'applique intégralement.
Statut du bailleur privé (loi de finances 2026). La loi de finances 2026 a introduit un nouveau statut du bailleur privé permettant l'amortissement comptable des logements loués nus et un déficit foncier relevé à 40 000 EUR par an (source : Lefebvre Dalloz, 2026). Ce statut ne concerne pas directement le nu-propriétaire pendant la phase de démembrement (pas de revenus locatifs), mais il améliore significativement la rentabilité de la phase locative au terme de la convention si l'investisseur choisit de mettre le bien en location nue.
France Épargne modélise l'ensemble de ces paramètres fiscaux dans une simulation personnalisée, intégrant les économies d'IFI, l'évitement de l'imposition des revenus fonciers, la déductibilité des intérêts d'emprunt, l'optimisation de la transmission et la projection de la plus-value à terme.
Source: Simulation France Épargne sur la base d'un bien de 300 000 EUR en pleine propriété, décote 40 %, valorisation annuelle de 2 % (hypothèse conservatrice)

L'investissement en nue-propriété, malgré ses avantages fiscaux et patrimoniaux considérables, comporte des contraintes spécifiques que tout investisseur averti doit analyser avant de s'engager.
L'absence de revenus locatifs pendant toute la durée du démembrement constitue la contrepartie directe de la décote d'acquisition et de la neutralité fiscale. Pendant 15 à 20 ans, le nu-propriétaire ne perçoit aucun loyer. S'il finance l'acquisition par emprunt, les mensualités de remboursement doivent être couvertes intégralement par ses autres revenus. France Épargne recommande de vérifier que les mensualités de remboursement ne dépassent pas 25 % des revenus nets disponibles après prise en compte de toutes les autres charges d'emprunt.
La liquidité réduite du marché de la nue-propriété constitue un risque de blocage. La revente de la nue-propriété avant la fin du démembrement est juridiquement possible, mais le marché secondaire reste étroit et peu organisé. Le nombre d'acquéreurs potentiels est limité car l'investissement en nue-propriété s'adresse à un profil patrimonial spécifique (source : inter-invest.fr, 2026). Le délai de vente peut atteindre 6 à 12 mois, avec un risque de décote supplémentaire par rapport à la valeur théorique.
Le risque lié au bailleur usufruitier mérite une analyse approfondie. En cas de défaillance financière de l'organisme usufruitier, le nu-propriétaire pourrait se retrouver face à un bien mal entretenu. Ce risque est fortement atténué lorsque l'usufruit est détenu par un bailleur social (organisme HLM) dont la solidité financière est garantie par l'État, ou par un bailleur institutionnel de premier plan. La convention de démembrement doit préciser les obligations de restitution du bien en bon état d'habitabilité et les recours en cas de non-respect.
L'incertitude sur la valeur future du bien immobilier est inhérente à tout investissement immobilier, amplifiée par l'horizon long du démembrement. Le marché immobilier peut connaître des cycles de correction significatifs sur 15 à 20 ans. Les programmes situés dans des zones tendues (Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes, Toulouse) présentent un risque de dévalorisation structurellement plus faible en raison de la pression démographique et de la rareté du foncier.
Les contraintes de financement sont réelles. Les établissements bancaires évaluent la capacité de remboursement sans prendre en compte les revenus locatifs futurs du bien. L'apport personnel requis varie de 10 à 30 % selon le profil de l'emprunteur. Le financement par prêt in fine nécessite généralement un nantissement (contrat d'assurance vie, portefeuille de valeurs mobilières) pour garantir le remboursement du capital à l'échéance.
Les grosses réparations (article 606 du Code civil) restent théoriquement à la charge du nu-propriétaire : murs de soutènement, voûtes, toitures, poutres. Dans la pratique, les programmes neufs bénéficient de la garantie décennale (10 ans) et de la garantie biennale (2 ans) couvrant les défauts de construction. Certaines conventions de démembrement prévoient également une prise en charge intégrale par l'usufruitier.
L'évolution réglementaire constitue un paramètre à surveiller sur un horizon de 15 à 20 ans. Toutefois, les avantages fiscaux propres à la phase de démembrement sont inhérents au mécanisme juridique lui-même et ne dépendent pas d'un dispositif fiscal temporaire. La nue-propriété repose sur le Code civil (articles 578 à 624), un cadre juridique stable depuis plus de deux siècles, ce qui la distingue fondamentalement des dispositifs de défiscalisation conjoncturels (Pinel, Malraux, Denormandie) dont les conditions peuvent être modifiées ou supprimées par chaque loi de finances.
France Épargne analyse l'ensemble de ces risques dans la modélisation patrimoniale de chaque projet et recommande des programmes sélectionnés sur des critères stricts de localisation, de qualité de bailleur et de solidité contractuelle.
Le démembrement de parts de SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) constitue une déclinaison accessible et liquide de la stratégie de nue-propriété, ouvrant le marché à des budgets à partir de 5 000 EUR. Le mécanisme repose sur les mêmes principes juridiques que le démembrement immobilier physique, avec des spécificités propres à la pierre papier.
L'investisseur acquiert la nue-propriété de parts de SCPI auprès d'une société de gestion, tandis que l'usufruit temporaire est cédé à un acquéreur institutionnel (banque, assureur, fondation) pour une durée fixe de 5 à 15 ans. La décote appliquée est calculée en fonction de la durée du démembrement et du rendement distribué par la SCPI : 20 % sur 5 ans, 30 % sur 10 ans, jusqu'à 40 % sur 15 ans (source : France SCPI, 2026). Ce taux est déterminé par le rendement moyen de la SCPI et le taux d'actualisation retenu par l'usufruitier institutionnel.
Pendant la phase de démembrement, le nu-propriétaire de parts de SCPI ne perçoit aucun dividende et bénéficie de la même triple exonération que la nue-propriété immobilière physique : pas d'impôt sur le revenu, pas de prélèvements sociaux (17,2 %), sortie de l'assiette IFI. La valeur des parts n'entre pas dans le calcul de l'IFI du nu-propriétaire car les parts de SCPI ne sont pas des actifs immobiliers directs lorsqu'elles sont détenues en nue-propriété temporaire, sous réserve de la qualification juridique retenue par la doctrine administrative (source : bofip.impots.gouv.fr). À l'expiration de la convention, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété des parts et commence à percevoir les dividendes trimestriels distribués par la SCPI.
Le taux de rendement interne espéré pour une nue-propriété de SCPI varie selon la durée du démembrement et la qualité de la SCPI sélectionnée. Sur un horizon de 10 ans, le TRI net annualisé se situe entre 3,5 et 5,5 % en intégrant la revalorisation potentielle du prix de part et l'effet mécanique de la reconstitution (source : IEIF, 2025). Ce rendement se compare favorablement à la nue-propriété immobilière physique sur les mêmes horizons, avec l'avantage d'une liquidité théoriquement plus élevée (les parts de SCPI peuvent être cédées sur le marché secondaire des parts, bien que ce marché reste limité).
Les SCPI les plus adaptées au démembrement présentent trois caractéristiques clés. En premier lieu, un rendement distribué élevé et stable, au delà de 5 % brut par an, car c'est ce rendement qui détermine la valeur économique de l'usufruit et donc la décote accordée au nu-propriétaire. En second lieu, une forte diversification géographique et sectorielle réduisant la volatilité du prix de part sur la durée du démembrement. En troisième lieu, un historique de gestion long, supérieur à 10 ans, attestant de la capacité de la société de gestion à traverser plusieurs cycles économiques. Les SCPI positionnées sur l'immobilier de santé (Pierval Santé, Sofidy Europe Invest), la logistique ou les bureaux européens diversifiés répondent à ces critères avec une résilience accrue adaptée aux horizons longs.
Le régime fiscal de la plus-value sur les parts de SCPI diffère de celui applicable à l'immobilier direct. Les cessions de parts de SCPI sont soumises au régime des plus-values sur valeurs mobilières et non au régime immobilier, ce qui implique l'application du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) sauf option pour le barème progressif. Cette distinction fiscale est à prendre en compte dans la stratégie de sortie au terme de la convention de démembrement.
La combinaison SCPI et immobilier physique en nue-propriété dans un même portefeuille permet d'optimiser trois dimensions complémentaires. La liquidité globale du portefeuille est améliorée car les parts de SCPI offrent une sortie plus rapide que l'immobilier physique en cas de besoin. La diversification des sources de valorisation réduit la dépendance à un seul marché local. L'échelonnement des échéances de reconstitution sur différentes années (par exemple, 10 ans pour les SCPI et 18 ans pour l'immobilier physique) lisse les flux de revenus à la retraite et évite une concentration de capital à reconstituer simultanément. France Épargne sélectionne les SCPI éligibles au démembrement et structure les opérations en coordination avec la stratégie patrimoniale globale, en tenant compte du profil fiscal, de l'horizon de détention et des autres actifs du client.
"L'investissement en nue-propriété constitue l'un des rares dispositifs immobiliers qui combine acquisition à prix décoté, exonération fiscale totale pendant la détention et reconstitution automatique de la pleine propriété. Pour les contribuables soumis à l'IFI ou à une tranche marginale élevée, c'est un outil patrimonial d'une efficacité remarquable.
L'investissement en nue-propriété s'adresse à des profils patrimoniaux spécifiques qui partagent un point commun : la recherche d'un placement immobilier sans contrainte de gestion et à forte efficacité fiscale. Chaque profil appelle une stratégie de structuration et un calendrier distincts.
Le contribuable assujetti à l'IFI constitue le premier profil cible. Un patrimoine immobilier net supérieur à 1 300 000 EUR déclenche l'assujettissement à l'Impôt sur la Fortune Immobilière, avec un barème progressif de 0,5 à 1,5 %. L'acquisition en nue-propriété permet de sortir le bien de l'assiette IFI pendant toute la durée du démembrement. Pour un investisseur détenant un patrimoine immobilier de 2 500 000 EUR, l'achat de 400 000 EUR de nue-propriété réduit l'assiette à 2 100 000 EUR, générant une économie annuelle de 4 000 à 6 000 EUR selon la tranche marginale. Sur 15 ans, l'économie cumulée atteint 60 000 à 90 000 EUR, soit 15 à 22,5 % du capital investi.
L'actif en préparation de retraite représente le deuxième profil majeur. Un cadre ou professionnel libéral de 45 à 50 ans investissant en nue-propriété sur 15 à 20 ans récupère la pleine propriété du bien entre 60 et 70 ans, au moment précis où ses revenus d'activité cessent. Le bien reconstitué peut alors servir de résidence principale (économie de loyer ou valeur d'usage), de résidence secondaire ou de bien locatif générant des revenus complémentaires. Pendant la vie active, l'absence de revenus fonciers permet d'investir sans alourdir une fiscalité déjà élevée en fin de carrière (TMI 41 ou 45 %).
Le cadre dirigeant ou professionnel libéral à TMI élevée investit en nue-propriété pour éviter de générer des revenus fonciers supplémentaires dans un contexte fiscal lourd. Un revenu foncier additionnel de 20 000 EUR par an en pleine propriété subirait une imposition de 62,2 % (TMI 45 % + prélèvements sociaux 17,2 %) soit 12 440 EUR d'impôts annuels. Sur 15 ans, l'économie d'impôt liée à l'absence de revenus fonciers atteint 186 600 EUR en valeur brute.
L'expatrié français trouve dans la nue-propriété une réponse à trois contraintes simultanées : investir en immobilier en France sans gérer un bien à distance, éviter les complexités fiscales des revenus fonciers perçus depuis l'étranger (pas de revenus à déclarer) et préparer son retour en France avec un logement disponible. France Épargne assure le suivi patrimonial à distance pour les clients expatriés, avec un reporting annuel et un conseil de sortie adapté au calendrier de retour.
Le parent en stratégie de transmission utilise la nue-propriété comme outil de donation anticipée. La donation de la nue-propriété d'un bien immobilier à ses enfants réduit la base taxable des droits de mutation. Un couple de 55 ans peut donner la nue-propriété d'un bien de 1 000 000 EUR (soit 500 000 EUR de base taxable) à deux enfants en utilisant l'abattement de 100 000 EUR par parent et par enfant renouvelable tous les 15 ans. Au décès des parents, l'usufruit s'éteint et les enfants récupèrent la pleine propriété sans droits de succession. Le dispositif temporaire de l'article 790 A bis du CGI (en vigueur jusqu'au 31 décembre 2026) offre une opportunité supplémentaire d'exonération à saisir avant son terme.
L'investisseur prudent recherchant un placement sécurisé apprécie la nue-propriété pour son profil de risque maîtrisé. La décote d'acquisition constitue un amortisseur naturel contre les baisses de marché : même une correction immobilière de 15 à 20 % laisse l'investisseur en situation de plus-value latente grâce à la décote initiale de 30 à 40 %. L'absence de risque locatif, la gestion professionnelle par un bailleur solide et la reconstitution automatique au terme de la convention font de la nue-propriété un placement particulièrement résilient.
L'investisseur diversifié combine la nue-propriété avec d'autres classes d'actifs pour construire un portefeuille patrimonial équilibré. La nue-propriété immobilière physique s'articule avec les SCPI en démembrement (liquidité relative et mutualisation), l'assurance vie (enveloppe fiscale et liquidité), le PER (déduction fiscale et horizon retraite) et l'immobilier locatif direct (revenus courants). Un investisseur détenant 200 000 EUR de nue-propriété physique, 50 000 EUR de SCPI en démembrement et 100 000 EUR en assurance vie combine trois moteurs de performance complémentaires : la décote immobilière, le rendement pierre papier et la sécurité du fonds en euros.
France Épargne adapte sa recommandation au profil de chaque client : sélection du programme, calibrage de la durée de démembrement, structuration du financement et articulation avec les autres composantes du patrimoine. Un conseiller dédié suit chaque dossier de l'investissement initial à la stratégie de sortie.

Nos conseillers patrimoniaux vous accompagnent de l'audit fiscal à la reconstitution de la pleine propriété, avec une expertise dédiée au démembrement immobilier.
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