Assurance · perte d'exploitation

Perte d'Exploitation

Le sinistre détruit les murs, l'arrêt détruit la trésorerie

Après un incendie ou un dégât des eaux, la reconstruction est couverte par la multirisque. Mais pendant les semaines de fermeture, le chiffre d'affaires tombe à zéro alors que les salaires, les loyers et les emprunts continuent. La garantie perte d'exploitation comble précisément ce trou.

A

La marge brute reconstituée

La garantie indemnise la perte de marge brute consécutive au sinistre, c'est-à-dire ce qui vous reste une fois les coûts variables retirés. C'est elle qui paie vos charges, pas le chiffre d'affaires brut.

B

Les charges fixes prises en charge

Salaires, loyers et échéances d'emprunt sont des charges permanentes qui courent même à l'arrêt. La garantie les couvre, le temps du retour à la normale.

C

Une durée modulable

La période d'indemnisation se choisit de 12 à 36 mois, calée sur le temps réel de reconstruction et de reconquête de votre clientèle.

D

Des extensions décisives

Carence d'un fournisseur clé, impossibilité d'accès aux locaux, frais supplémentaires engagés pour limiter la perte : autant d'extensions qui font la différence. Cotisation déductible.

Fonctionnement

Quatre étapes pour sécuriser votre continuité

01

Vous mesurez votre marge brute

Le point de départ est votre marge brute réelle, pas votre chiffre d'affaires brut, pour dimensionner la garantie au juste niveau.

02

Le courtier compare les offres

France Épargne met les assureurs en concurrence pour la meilleure durée d'indemnisation et les extensions utiles à votre activité.

03

Vous calez durée et extensions

Période de 12 à 36 mois, carence fournisseur, accès aux locaux : chaque paramètre est ajusté à votre exposition.

04

Vous tenez la déclaration à jour

Une révision annuelle évite la règle proportionnelle, qui réduit l'indemnité en cas de marge sous-déclarée.

Pour qui

Une garantie pour qui ne peut pas s'arrêter

Vous portez des charges fixes lourdes (salaires, loyer commercial, emprunts) qui courent même à l'arrêt.
Vous dépendez d'un local unique dont l'indisponibilité stoppe toute l'activité.
Vous avez une clientèle à reconquérir après une fermeture, ce qui allonge le retour à la normale.
Vous dépendez d'un fournisseur clé dont la défaillance peut interrompre votre production.
★★★★★

« Après l'incendie, l'assurance a reconstruit l'atelier. Mais c'est la perte d'exploitation qui m'a sauvé : elle a payé mes salariés et mon loyer pendant les cinq mois de fermeture. Sans elle, je fermais. »

Franck D. · dirigeant de PME · client depuis 2025
Questions

Ce que les dirigeants demandent

La multirisque répare les biens (murs, matériel). La perte d'exploitation compense ce que vous perdez pendant la fermeture : la marge brute et les charges fixes. Les deux sont complémentaires, l'une ne remplace pas l'autre.

Sur votre marge brute réelle, jamais sur le chiffre d'affaires brut. Une marge sous-déclarée déclenche la règle proportionnelle : l'indemnité est réduite dans la même proportion que l'écart de déclaration.

De 12 à 36 mois selon le temps réel de reconstruction et de reconquête de votre clientèle. Une activité à clientèle fidèle revient vite ; une activité saisonnière ou de notoriété met plus longtemps.

Avec les bonnes extensions, oui : carence fournisseur, impossibilité d'accès aux locaux, ou sinistre sans dommage matériel direct peuvent être couverts. Un conseiller cale ces extensions sur votre exposition.

Pour aller plus loin

Pourquoi l'assurance perte d'exploitation est vitale pour votre entreprise

Chaque année en France, 3 800 sinistres frappent les entreprises quotidiennement : incendies, dégâts des eaux, bris de machines, catastrophes naturelles. Lorsqu'un tel événement survient, les dommages matériels sont rarement le seul problème. L'activité s'interrompt, le chiffre d'affaires chute, mais les charges fixes continuent de courir : salaires, loyers, remboursements d'emprunts, cotisations sociales.

La statistique est implacable : 70 % des entreprises victimes d'un sinistre majeur disparaissent dans les mois qui suivent, faute de trésorerie pour survivre à la période de reconstruction. Dans la restauration, ce chiffre atteint 90 % pour les établissements non couverts par une garantie perte d'exploitation.

L'assurance perte d'exploitation intervient précisément à ce moment critique. Elle compense la baisse du chiffre d'affaires en indemnisant la marge brute perdue pendant toute la durée nécessaire au rétablissement de l'activité. Elle prend également en charge les frais supplémentaires engagés pour accélérer la reprise : location de locaux temporaires, sous-traitance d'urgence, heures supplémentaires du personnel.

Pourtant, cette garantie reste largement sous-souscrite. De nombreux dirigeants de TPE et PME considèrent à tort que leur contrat multirisque professionnelle suffit à les protéger, alors que celui-ci ne couvre souvent que les dommages matériels directs. La perte de revenus qui en découle, parfois bien supérieure au coût des réparations, n'est indemnisée que si une garantie spécifique a été souscrite.

France Épargne accompagne les entreprises de toute taille dans le dimensionnement précis de leur couverture perte d'exploitation, en s'appuyant sur l'analyse de leurs données financières et de leur exposition réelle aux risques.

Entreprise en cours de reconstruction après un sinistre avec équipes mobilisées pour la reprise d'activité
70 % des entreprises victimes d'un sinistre majeur disparaissent dans les mois qui suivent sans couverture perte d'exploitation

Indemnisation de la marge brute

Compensation de la différence entre le chiffre d'affaires prévisionnel et le chiffre d'affaires réel pendant la période de sinistre, multipliée par le taux de marge brute de l'entreprise.

Charges fixes permanentes

Prise en charge des salaires, loyers, remboursements d'emprunts, cotisations sociales et autres charges incompressibles qui continuent de courir pendant l'arrêt d'activité.

Frais supplémentaires d'exploitation

Remboursement des dépenses engagées pour limiter la perte : location de matériel ou locaux temporaires, sous-traitance, heures supplémentaires, frais exceptionnels de transport.

Pénalités contractuelles

Couverture des pénalités de retard imposées par vos clients en cas de non-livraison ou de retard consécutif au sinistre. Une garantie complémentaire précieuse pour les entreprises industrielles.

Valeur vénale du fonds de commerce

Indemnisation de la dépréciation définitive de votre fonds de commerce si le sinistre provoque une perte irréversible de clientèle ou d'achalandage.

Extension sans dommage matériel

Couverture optionnelle pour les pertes d'exploitation survenant sans dommage direct : carence d'un fournisseur clé, impossibilité d'accès aux locaux, fermeture administrative.

Comment fonctionne le calcul de l'indemnisation

Le mécanisme d'indemnisation de la perte d'exploitation repose sur une logique comptable rigoureuse. Comprendre ce calcul permet de dimensionner correctement sa couverture et d'éviter la sous-assurance, qui reste le piège principal de cette garantie.

La marge brute : le socle du calcul

La marge brute correspond à la différence entre le chiffre d'affaires hors taxes et les charges variables (achats de matières premières, marchandises, sous-traitance variable). Elle représente la capacité de l'entreprise à couvrir ses charges fixes et à dégager un bénéfice. La formule fondamentale est la suivante :

Marge brute = Chiffre d'affaires HT – Charges variables

Le taux de marge brute s'obtient en divisant la marge brute par le chiffre d'affaires : Taux de marge brute = (Marge brute / CA) × 100

Le calcul de l'indemnité

En cas de sinistre, l'expert-comptable mandaté par l'assureur évalue la perte de chiffre d'affaires prévisionnel sur la période d'indemnisation. L'indemnité est alors calculée ainsi :

Indemnité = Taux de marge brute × Perte de chiffre d'affaires prévisionnel

Exemple concret

Une boulangerie réalisant un chiffre d'affaires annuel de 400 000 € avec un taux de marge brute de 65 % subit un incendie qui immobilise l'activité pendant 6 mois. La perte de CA estimée est de 200 000 €. L'indemnité de perte d'exploitation sera de : 65 % × 200 000 € = 130 000 €, auxquels s'ajoutent les frais supplémentaires documentés (location d'un local temporaire, matériel de remplacement).

La clause d'ajustement

La plupart des contrats prévoient une clause d'ajustement de ± 20 % permettant de régulariser le montant assuré en fonction de l'évolution réelle du chiffre d'affaires. À la fin de chaque exercice, l'entreprise doit déclarer à son assureur son dernier chiffre d'affaires et sa dernière marge brute pour mettre à jour la couverture.

Impact financier moyen d'un sinistre selon le secteur d'activité

Coût moyen des dommages matériels (€)
+85 000+120 000+180 000+350 000+60 000RestaurationCommerce dedétailBTPIndustrieServices
Source : France Assureurs, 2025

Les sinistres couverts par la garantie perte d'exploitation

La garantie perte d'exploitation est adossée aux événements couverts par le contrat de dommages aux biens de l'entreprise. Elle ne peut intervenir que si un sinistre garanti au titre des dommages matériels est à l'origine de l'interruption ou du ralentissement d'activité.

Événements systématiquement couverts

Les contrats de base couvrent les conséquences financières des sinistres suivants : incendie, explosion et chute de la foudre constituent le socle historique de la garantie. Les dégâts des eaux (fuites, infiltrations, débordements) représentent la cause la plus fréquente de sinistres en France. Les catastrophes naturelles (inondations, tempêtes, grêle, poids de la neige) sont couvertes de manière obligatoire dès lors qu'un arrêté interministériel de catastrophe naturelle est publié.

Événements couverts en extension

Plusieurs risques nécessitent une extension spécifique au contrat. Le bris de machine couvre la perte d'exploitation consécutive à la panne ou à la destruction d'un équipement clé. L'attentat et l'acte de terrorisme sont couverts via le fonds de garantie GAREAT. Le vol des équipements essentiels peut entraîner une interruption d'activité indemnisable.

La perte d'exploitation sans dommage matériel

Cette extension innovante couvre des situations où l'entreprise subit une perte de revenus sans avoir subi elle-même de dommage : carence d'un fournisseur dont les propres locaux ont été sinistrés, impossibilité d'accéder aux locaux suite à un sinistre dans le voisinage, ou fermeture administrative ordonnée par l'autorité compétente. Depuis la crise sanitaire de 2020, cette garantie fait l'objet d'une attention particulière des assureurs et des tribunaux.

Infographie présentant les différents types de sinistres couverts par l'assurance perte d'exploitation
Les catastrophes naturelles ont coûté 5 milliards d'euros aux entreprises françaises en 2024
1

Évaluer votre marge brute annuelle

Analysez votre dernier compte de résultat pour déterminer votre marge brute (chiffre d'affaires moins charges variables). Cette donnée constitue la base de calcul de votre couverture. Faites-vous accompagner par votre expert-comptable pour un calcul précis.

2

Définir la période d'indemnisation nécessaire

Estimez le temps nécessaire pour reconstruire vos locaux, remplacer vos équipements et retrouver votre niveau d'activité antérieur. La période recommandée est de 18 mois minimum, pouvant aller jusqu'à 36 mois pour les activités industrielles.

3

Identifier les risques spécifiques à votre activité

Cartographiez vos vulnérabilités : dépendance à un fournisseur unique, emplacement en zone inondable, équipement critique sans doublon. Chaque risque identifié peut justifier une extension de garantie spécifique.

4

Comparer les offres et négocier les franchises

Sollicitez plusieurs devis en précisant votre marge brute, la durée d'indemnisation souhaitée et les extensions nécessaires. Comparez les franchises (en jours ou en euros), les plafonds de garantie et les exclusions spécifiques de chaque contrat.

5

Actualiser votre couverture chaque année

Déclarez à votre assureur votre chiffre d'affaires et votre marge brute à la fin de chaque exercice. Cette mise à jour régulière vous protège contre la sous-assurance et l'application de la règle proportionnelle en cas de sinistre.

La sous-assurance : le piège qui coûte cher aux entreprises

La sous-assurance constitue le risque majeur en matière de perte d'exploitation. Elle survient lorsque le montant de marge brute déclaré à l'assureur est inférieur à la marge brute réelle de l'entreprise. Les conséquences financières sont redoutables.

La règle proportionnelle de capitaux

Si l'assureur constate que la marge brute réelle dépasse le montant déclaré, il applique la règle proportionnelle : l'indemnité est réduite dans les mêmes proportions que l'insuffisance de déclaration. Une entreprise assurée pour 60 % de sa marge brute réelle ne percevra que 60 % de l'indemnité qui lui serait normalement due.

Un exemple parlant

Une PME industrielle déclare une marge brute de 500 000 € alors que sa marge réelle atteint 800 000 €. Après un incendie provoquant une perte de 300 000 €, l'indemnité sera réduite à : 300 000 € × (500 000 / 800 000) = 187 500 € au lieu de 300 000 €. La différence de 112 500 € reste intégralement à la charge de l'entreprise.

Comment se prémunir

Plusieurs actions permettent d'éviter la sous-assurance. La première consiste à réviser annuellement le montant de marge brute déclaré, en tenant compte de la croissance de l'activité. La clause d'ajustement de ± 20 % offre une marge de sécurité, mais ne suffit pas en cas de forte croissance. L'entreprise doit également s'assurer que la période d'indemnisation est suffisamment longue pour couvrir le temps réel de rétablissement, en incluant non seulement la reconstruction des locaux mais aussi le temps de reconquête de la clientèle.

France Épargne réalise un audit gratuit de votre couverture actuelle pour détecter les situations de sous-assurance et proposer les ajustements nécessaires.

Les secteurs les plus exposés à la perte d'exploitation

Tous les secteurs d'activité ne présentent pas le même niveau de vulnérabilité face aux interruptions d'activité. Certains cumulent plusieurs facteurs de risque qui rendent la garantie perte d'exploitation particulièrement critique.

Restauration et hôtellerie

Le secteur de la restauration est le plus exposé. Un incendie de cuisine, un dégât des eaux ou une fermeture administrative entraîne un arrêt immédiat et total de l'activité. Les charges fixes sont élevées (personnel, loyer en emplacement premium, stocks périssables) et la reconstitution de la clientèle après une fermeture prolongée est particulièrement difficile. 9 établissements sur 10 victimes d'un sinistre important sans garantie perte d'exploitation font l'objet d'une liquidation dans l'année.

BTP et artisanat du bâtiment

Avec plus de 12 700 défaillances en 2024, le BTP concentre les risques. La destruction d'un atelier ou d'un dépôt de matériaux paralyse les chantiers en cours. Les pénalités contractuelles s'accumulent, les clients se tournent vers la concurrence. Les petites structures (TPE et PME du gros œuvre et du second œuvre) sont particulièrement vulnérables, contraintes par des marges réduites et des délais de paiement qui s'allongent.

Industrie manufacturière

La dépendance à des équipements spécialisés, dont le remplacement peut prendre plusieurs mois, expose les industriels à des périodes d'interruption prolongées. La perte d'un client stratégique pendant cette période peut compromettre durablement la viabilité de l'entreprise.

Commerce de détail

L'emplacement constitue souvent le principal actif d'un commerce. Un sinistre dans les locaux ou à proximité immédiate (rendant l'accès impossible) peut entraîner une érosion rapide de la clientèle, difficile à reconquérir même après la réouverture. Les commerces alimentaires sont particulièrement exposés en raison de la perte de stocks périssables qui s'ajoute à l'interruption d'activité.

Professions libérales et services

Les cabinets médicaux, juridiques et de conseil dépendent fortement de la continuité de la relation client. Une interruption prolongée pousse les patients ou les clients vers d'autres praticiens, engendrant une perte de chiffre d'affaires qui perdure bien après la reprise effective. La perte d'archives et de données professionnelles peut aggraver considérablement les conséquences d'un sinistre.

Agriculture et viticulture

Les exploitations agricoles cumulent des risques spécifiques : dépendance aux conditions climatiques, cycles de production longs et impossibilité de reconstituer rapidement un cheptel ou une récolte. Un incendie de chai ou de bâtiment de stockage peut anéantir plusieurs années de production viticole.

Votre entreprise est-elle correctement protégée ?

Nos experts analysent gratuitement votre couverture actuelle et identifient les zones de sous-assurance. Recevez un diagnostic personnalisé en 48 heures.

En savoir plus

Le cadre juridique et réglementaire

Le droit français encadre précisément la garantie perte d'exploitation, avec des évolutions récentes qui renforcent la protection des assurés tout en clarifiant les limites de la couverture.

Statut juridique de la garantie

L'assurance perte d'exploitation n'est pas légalement obligatoire en France, à l'exception notable du secteur de la restauration où elle est imposée depuis 2007. Elle constitue néanmoins une garantie complémentaire du contrat de dommages aux biens et ne peut être souscrite de manière autonome : un contrat de base couvrant les dommages matériels est un préalable indispensable.

L'impact du COVID-19 sur la jurisprudence

La crise sanitaire de 2020 a profondément marqué le contentieux de la perte d'exploitation. La Cour de cassation a tranché le 1er décembre 2022 en faveur des assureurs, estimant que la fermeture administrative liée à une pandémie ne constituait pas un sinistre couvert au sens des contrats standards. Plus de 93 % des contrats contenaient des clauses d'exclusion en cas d'épidémie ou de pandémie. Cette décision a conduit les assureurs à revoir et clarifier systématiquement les exclusions de leurs contrats.

Évolutions comptables 2025

Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, les indemnités d'assurance (y compris celles couvrant la perte d'exploitation) doivent être comptabilisées dans un compte spécifique 758700 « Indemnité d'assurance », permettant une meilleure traçabilité financière.

Garantie CatNat et perte d'exploitation

La garantie catastrophe naturelle rend obligatoire l'insertion d'une couverture perte d'exploitation dans tous les contrats de dommages aux biens dès lors que cette garantie a été souscrite. Les inondations représentent la première cause de sinistres CatNat, avec une augmentation prévue des débits de crue de plus de 30 % dans le sud de la France à l'horizon 2050.

Secteur d'activitéDurée minimaleDurée recommandéeFacteurs déterminants
Commerce de proximité12 mois18 moisTemps de reconstruction + reconquête clientèle
Restauration / Hôtellerie18 mois24 moisTravaux lourds, normes ERP, fidélisation
Artisanat / BTP12 mois18 moisRemplacement équipements spécialisés
Industrie légère18 mois24 moisMachines spécifiques, homologations
Industrie lourde24 mois36 moisÉquipements sur mesure, délais de fabrication
Professions libérales6 mois12 moisRelocalisation rapide possible
E-commerce / Services numériques3 mois6 moisInfrastructure facilement remplaçable
Agriculture / Viticulture12 mois24 moisCycles saisonniers, reconstitution des cultures

Perte d'exploitation et risque climatique : une urgence croissante

Le changement climatique transforme profondément le profil de risque des entreprises françaises. Les catastrophes naturelles ont coûté 5 milliards d'euros en France en 2024, et cette tendance ne fait que s'accentuer.

L'ADEME projette une augmentation significative de la fréquence et de l'intensité des événements climatiques extrêmes à l'horizon 2050. Les inondations constituent la première menace, avec des augmentations de débit de crue dépassant 30 % dans le sud et le quart nord-est de la France. Les sécheresses prolongées provoquent le retrait-gonflement des argiles, fragilisant les fondations des bâtiments professionnels.

Pour les entreprises, cela signifie des interruptions d'activité plus fréquentes et plus longues. Une inondation majeure peut immobiliser un commerce pendant 3 à 6 mois (nettoyage, assainissement, remise aux normes). Les assureurs intègrent ces projections dans leur tarification : les entreprises situées en zone à risque élevé constatent des hausses de cotisation et des franchises majorées.

Face à cette réalité, dimensionner correctement sa garantie perte d'exploitation n'est plus une option mais une nécessité. Les tempêtes et épisodes de grêle violente touchent également de plus en plus de régions jusqu'ici épargnées, obligeant les assureurs à revoir en profondeur leurs cartographies de risques. Les entreprises situées dans des zones nouvellement classées à risque élevé découvrent des franchises majorées et des exclusions qu'elles n'avaient jamais rencontrées auparavant.

France Épargne accompagne les entreprises dans l'évaluation de leur exposition climatique et dans le choix de garanties adaptées à leur zone géographique et à leur vulnérabilité sectorielle.

Dirigeant de PME consultant un expert-comptable pour évaluer sa couverture perte d'exploitation
L'évaluation précise de la marge brute par un expert-comptable est la clé d'une couverture optimale
"

Fédération Française de l'Assurance

Simulez votre couverture perte d'exploitation

Renseignez votre chiffre d'affaires et votre secteur d'activité pour obtenir une estimation personnalisée de la couverture nécessaire et du budget à prévoir.

En savoir plus

Comment déclarer un sinistre et obtenir l'indemnisation

La gestion d'un sinistre perte d'exploitation suit un processus codifié dont le respect conditionne le bon déroulement de l'indemnisation.

Déclaration du sinistre

L'entreprise doit déclarer le sinistre à son assureur dans les 5 jours ouvrés suivant la survenance (2 jours en cas de vol). Cette déclaration doit être complète et précise : nature du sinistre, circonstances, étendue des dommages, premières estimations de l'impact sur l'activité.

L'expertise comptable

L'assureur mandate un expert-comptable chargé d'évaluer la perte de marge brute. Cet expert analyse le compte de résultat des derniers exercices, le prévisionnel d'activité, les commandes en cours et la saisonnalité de l'activité. L'entreprise a le droit de mandater son propre expert-comptable pour défendre ses intérêts : c'est la procédure de contre-expertise, vivement recommandée pour les sinistres importants.

Le versement de l'indemnité

L'indemnité est généralement versée en plusieurs temps. Un acompte (30 à 50 % de l'estimation initiale) est versé rapidement pour permettre à l'entreprise de financer les premières actions de reprise. Le solde est réglé après validation définitive du montant par les experts. Pour les sinistres de longue durée, des acomptes mensuels peuvent être négociés pour accompagner la trésorerie de l'entreprise.

Les documents à préparer

L'entreprise doit rassembler les éléments suivants : comptes de résultat des trois derniers exercices, bilans, grand livre comptable, détail des commandes en cours et du carnet de commandes, contrats de sous-traitance, baux commerciaux, échéanciers d'emprunts, et tout document attestant de l'impact du sinistre sur l'activité.

Les erreurs à éviter lors de la déclaration

Plusieurs erreurs récurrentes retardent ou réduisent l'indemnisation. La première est la déclaration tardive : dépasser le délai de 5 jours peut entraîner une déchéance partielle de garantie. La seconde est l'insuffisance documentaire : chaque dépense supplémentaire non justifiée par une facture reste à la charge de l'entreprise. La troisième erreur consiste à accepter le premier chiffrage de l'expert de l'assureur sans faire valoir ses propres éléments comptables. Enfin, certaines entreprises négligent de comptabiliser les pertes indirectes (perte de clientèle post-réouverture, coûts de reconquête commerciale, pénalités contractuelles) qui sont pourtant indemnisables si la garantie correspondante a été souscrite.

France Épargne met à disposition de ses clients un accompagnement dédié à la gestion des sinistres perte d'exploitation, depuis la déclaration initiale jusqu'au règlement définitif.

Protégez votre activité dès maintenant

Ne laissez pas un sinistre mettre en péril des années de travail. Nos conseillers spécialisés en assurance professionnelle vous accompagnent dans le choix de la couverture perte d'exploitation adaptée à votre entreprise.

En savoir plus

Sécurisons votre continuité d'activité

Un conseiller dimensionne la garantie sur votre marge brute, cale la durée et les extensions, met les assureurs en concurrence, puis vous rappelle sous six heures.

Étudier ma couvertureÊtre rappelé
Courtier immatriculé ORIAS · conseil indépendant