Le contrat monosupport place 100 % de votre épargne en fonds euros garanti. Le multisupport y ajoute des unités de compte pour diversifier. Avec la loi PACTE, vous pouvez transformer un monosupport en multisupport sans perdre votre antériorité fiscale.
Un contrat monosupport place la totalité de votre épargne dans un fonds euros à capital garanti par l'assureur. Un contrat multisupport combine ce fonds euros avec des supports d'investissement diversifiés (ETF, SCPI, private equity, produits structurés) dont la valeur fluctue selon les marchés financiers. Le choix entre ces deux architectures détermine à la fois votre niveau de sécurité, votre potentiel de rendement à long terme et votre flexibilité patrimoniale.
Le fonds euros a délivré un rendement moyen de 2,60 % net en 2024 (source : France Assureurs), en léger recul attendu à 2,50 % pour 2025 (source : La Finance pour Tous, février 2025). Ces chiffres représentent la moyenne de marché : certains contrats compétitifs ont servi jusqu'à 3,50 % (La France Mutualiste) ou 3,45 % (MIF) en 2025. À titre de comparaison, un ETF MSCI World a progressé de plus de 30 % sur la seule période 2023-2024. Sur 20 ans, la différence de performance entre un portefeuille 100 % fonds euros et un portefeuille diversifié à 60 % marchés financiers est de l'ordre de 3 à 4 points annuels en faveur de l'allocation diversifiée, selon les simulations historiques.
L'assurance vie en France représente 2 107 milliards d'euros d'encours à fin décembre 2025, en progression de 6,1 % sur un an (source : France Assureurs, bilan annuel 2025). La collecte nette 2025 dépasse 50 milliards d'euros, son niveau le plus élevé depuis plus de 15 ans. Sur les cotisations collectées en 2025, 39 % sont orientées vers des supports investis en marchés. Ce taux, en hausse constante depuis 2016 (où il s'établissait à 24 %), reflète l'adoption croissante de la diversification par les épargnants français, notamment sous l'impulsion des conseillers en gestion de patrimoine. Les contrats strictement monosupport ne sont plus distribués par les assureurs depuis la fin des années 2010.
Si vous détenez un ancien contrat monosupport, la loi PACTE de 2019 vous autorise à le transformer en multisupport sans rachat, sans imposition et sans perte d'antériorité fiscale. Ce mécanisme s'appelle le transfert Fourgous, codifié à l'article L132-5-1 du Code des assurances depuis 2005 et assoupli en 2019 avec la suppression du seuil minimum de 20 % en supports investis en marchés. France Épargne accompagne ses clients dans cette démarche de bout en bout : audit complet du contrat actuel, comparaison des meilleures offres multisupport disponibles, définition de l'allocation optimale selon le profil de risque, et gestion administrative intégrale du dossier de transfert.
Trois situations dans lesquelles le transfert Fourgous est particulièrement pertinent :
Premièrement, si votre contrat monosupport délivre un rendement inférieur à 2,50 % sans taux minimum garanti ni bonus de fidélité : le marché propose des contrats multisupport avec des fonds euros plus compétitifs et des fonctionnalités modernes (gestion pilotée, arbitrages automatiques, accès aux ETF et aux SCPI).
Deuxièmement, si votre contrat a plus de 10 ans d'ancienneté et que vous souhaitez accéder à des classes d'actifs diversifiées : le transfert Fourgous préserve intégralement l'antériorité fiscale accumulée, vous permettant de diversifier votre allocation sans repartir de zéro fiscalement.
Troisièmement, si votre contrat actuel ne propose pas de gestion pilotée ou si l'interface de gestion est obsolète : un contrat multisupport moderne offre des outils de reporting, d'arbitrage en ligne et de gestion automatisée qui simplifient considérablement le suivi de votre épargne.
L'assurance vie se décline en deux grandes familles de contrats, définies par l'article L131-1 du Code des assurances. Comprendre leur fonctionnement est indispensable avant toute décision de transfert ou de souscription.
Le contrat monosupport est le format historique de l'assurance vie. Votre épargne est intégralement placée dans un fonds euros, un support à capital garanti par l'assureur. La composition type d'un fonds euros comprend environ 80 % d'obligations d'État et d'entreprises (OAT, corporate bonds), 5 à 10 % d'immobilier et 5 à 10 % d'actions cotées. Cette structure prudente explique à la fois la solidité du support et ses limites de rendement.
Le capital est garanti net de frais de gestion chaque année, sans exception ni conditionnalité. L'assureur absorbe les éventuelles pertes grâce à ses réserves, connues sous le nom de Provision pour Participation aux Bénéfices (PPB). Contrapartie directe : le rendement a reculé continûment sur vingt ans. La moyenne des fonds euros était de 4,00 % en 2000, de 2,30 % en 2016, puis de 2,60 % en 2024 (source : France Assureurs). Le rebond constaté depuis 2022 s'explique par la normalisation des taux d'intérêt : les assureurs peuvent désormais réinvestir leurs liquidités sur des obligations nouvelles émises à des niveaux bien supérieurs aux emprunts des années 2010-2021. Ce rattrapage s'opère progressivement, au fil des réinvestissements de la PPB, et non de manière instantanée.
Le contrat multisupport vous permet de répartir votre capital entre le fonds euros et des supports d'investissement variés : ETF (fonds indiciels cotés en Bourse), OPCVM actions ou obligataires à gestion active, SCPI (immobilier collectif), SCI, OPCI, fonds de private equity, produits structurés à capital protégé. La valeur de ces supports fluctue quotidiennement selon les marchés.
La diversification est l'atout décisif du contrat multisupport. Les contrats de référence proposent entre 650 et 2 300 supports distincts, allant de l'ETF MSCI World facturé 0,07 % de frais annuels au fonds de capital-investissement visant 12 à 15 % de performance cible sur 10 ans. En contrepartie, ces supports ne bénéficient d'aucune garantie en capital. La protection de l'assureur porte sur le nombre de parts détenues, pas sur leur valeur de marché (article L131-1 alinéa 2 du Code des assurances). La prise de risque est réelle et proportionnelle à la part allouée aux marchés.
Un point souvent ignoré : un contrat multisupport peut être géré de manière quasi identique à un monosupport, en concentrant 95 à 100 % du capital sur le fonds euros (dans les limites autorisées par l'assureur). Cette configuration offre le meilleur des deux mondes : la souplesse d'un contrat moderne avec la sécurité d'une allocation conservatrice. France Épargne recommande cette approche pour les épargnants proches de la retraite, disposant d'un horizon court, ou souhaitant procéder à une migration prudente depuis un monosupport vers un multisupport.
La PPB est un mécanisme de réserve propre aux contrats d'assurance vie en fonds euros. L'assureur est tenu, par la réglementation prudentielle (Solvabilité II), de conserver une partie des produits financiers générés par ses actifs en réserve, plutôt que de les distribuer immédiatement aux assurés. Cette réserve est ensuite redistribuée progressivement sur plusieurs années, ce qui lisse les fluctuations de rendement.
Conséquence pratique pour l'épargnant : le rendement servi en année N sur votre fonds euros ne reflète pas exactement la performance financière du portefeuille obligataire de l'assureur cette même année. Lorsque les taux montent (comme en 2022-2024), l'assureur peut choisir de ne pas répercuter immédiatement la totalité du gain : il l'affecte partiellement à la PPB. À l'inverse, lors d'années difficiles (comme 2020-2021), l'assureur peut puiser dans sa PPB pour maintenir un rendement attractif. Ce mécanisme de mutualisation intertemporelle est l'une des spécificités fondamentales de l'assurance vie française par rapport aux autres enveloppes d'investissement.
La garantie en capital offerte par le fonds euros n'est pas absolue. Elle est assurée par l'assureur lui-même, et non par un mécanisme d'État ou de fonds souverain. Deux limites légales méritent d'être comprises par tout détenteur d'un contrat monosupport.
La loi Sapin 2 (2016) a créé un mécanisme temporaire de suspension des rachats et arbitrages en assurance vie. Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) peut, en cas de risque systémique grave pour le secteur financier français, limiter ou suspendre temporairement les sorties des contrats d'assurance vie, en particulier celles investies en fonds euros. Ce dispositif n'a jamais été activé à ce jour. Pour les détenteurs de contrats 100 % fonds euros (monosupport), cette restriction serait plus contraignante que pour les titulaires de contrats multisupport pouvant arbitrer leurs UC sans restriction.
Le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) intervient en cas de défaillance d'un assureur vie. Il garantit les avoirs jusqu'à 70 000 € par assuré et par compagnie. Au-delà de ce seuil, les créanciers sont soumis aux procédures de résolution applicables aux entreprises d'assurance. Pour les épargnants avec des encours importants répartis sur plusieurs contrats chez un même assureur, cette limite de garantie est un argument supplémentaire en faveur de la diversification entre plusieurs compagnies, quelle que soit la structure monosupport ou multisupport des contrats.
Ces limites ne remettent pas en cause la pertinence du fonds euros comme socle de sécurité pour une partie de l'épargne, mais elles soulignent que la sécurité absolue n'existe pas en finance. Une diversification raisonnée entre plusieurs assureurs et plusieurs types de supports reste la meilleure protection contre les risques systémiques.
Source: France Assureurs, ACPR, 2025
| Critère | Garder le monosupport | Transférer en multisupport |
|---|---|---|
| Rendement du fonds euros | Fonds euros actuel supérieur à 3,00 % avec taux minimum garanti (TMG) historique | Fonds euros inférieur à 2,50 %, sans bonus de fidélité ni conditions préférentielles |
| Ancienneté du contrat | Moins de 8 ans : l'antériorité fiscale est en cours de constitution (le transfert Fourgous la conserve intégralement de toute façon) | Plus de 8 ans : vous bénéficiez déjà des abattements et du taux réduit, le transfert préserve ces avantages |
| Profil de risque | Très averse au risque, horizon court ou besoin imminent de liquidité sans aucune fluctuation | Accepte une part de risque pour améliorer le rendement sur un horizon supérieur à 5 ans |
| Besoin de diversification | Aucun besoin de SCPI, ETF ou private equity : l'objectif est uniquement la sécurité absolue du capital | Souhaite accéder aux ETF (0,07 à 0,30 % de frais), SCPI (4 à 6 % de rendement) ou private equity |
| Frais du contrat actuel | Frais de gestion très bas (inférieurs à 0,50 %) ou conditions grandfathered avantageuses non reproduisibles | Frais élevés (supérieurs à 0,80 %) ou contrat sans services modernes (pas d'arbitrage en ligne, pas de gestion pilotée) |
| Montant de l'encours | Encours inférieur à 10 000 € : le gain du transfert ne justifie pas l'effort administratif | Encours supérieur à 30 000 € : le différentiel de rendement et de fonctionnalités devient matériel sur plusieurs années |
| Clause bénéficiaire | Clause complexe avec démembrement ou trust patrimonial que vous ne souhaitez pas reconfigurer | Clause standard ou besoin de la mettre à jour : le transfert est l'occasion idéale de la réviser |
Le transfert Fourgous est codifié à l'article L132-5-1 du Code des assurances, du nom du député Jean-Michel Fourgous dont l'amendement a été adopté en 2005 dans la loi Breton (loi pour la confiance et la modernisation de l'économie). Ce mécanisme permet de transformer un contrat monosupport en contrat multisupport tout en conservant intégralement l'antériorité fiscale du contrat d'origine, sans aucune fiscalité due au moment du transfert.
La modification majeure apportée par la loi PACTE (loi n° 2019-486 du 22 mai 2019) : l'obligation d'investir au minimum 20 % de l'encours en supports en UC lors du transfert a été définitivement supprimée. Depuis mai 2019, l'épargnant choisit librement la répartition au moment du transfert. Une allocation à 100 % sur le fonds euros reste possible si l'assureur l'autorise pour son contrat multisupport cible. Attention : certaines sources en ligne publiées avant 2019 ou non mises à jour mentionnent encore la règle des 20 % ; elle n'est plus applicable.
Autre apport de la loi PACTE : le champ du transfert a été élargi au-delà de la conversion monosupport vers multisupport. Il est désormais possible de transférer un contrat d'assurance vie vers un Plan d'Épargne Retraite (PER) assurantiel, avec conservation de l'antériorité fiscale sous conditions (contrat de plus de 8 ans d'ancienneté, titulaire à plus de 5 ans de l'âge légal de départ en retraite, doublement de l'abattement annuel sur les gains). Cette passerelle assurance vie vers PER permet aux épargnants souhaitant optimiser leur épargne retraite de bénéficier du meilleur des deux régimes fiscaux.
Avant de déclencher un transfert Fourgous, plusieurs points pratiques méritent d'être vérifiés avec précision. Le premier concerne les frais de sortie : certains contrats anciens prévoient des indemnités de résiliation ou des pénalités de rachat qui peuvent amputer significativement le capital transféré. Ces frais doivent être négociés ou attendus à leur terme avant d'initier le transfert.
Le second point concerne la durée du transfert. Le délai légal est de 2 mois, mais la pratique montre que certains assureurs opèrent le transfert en 3 à 6 semaines, tandis que d'autres approchent du délai maximal. Pendant ce délai, votre capital est indisponible : ne planifiez pas de rachat significatif dans les semaines suivant la demande de transfert.
Le troisième point est la rédaction de la nouvelle clause bénéficiaire. Le transfert vers un nouveau contrat multisupport implique obligatoirement la rédaction d'une nouvelle clause bénéficiaire. C'est l'occasion de la réviser, de l'adapter aux évolutions familiales (mariage, divorce, naissance, décès) et de la formuler avec précision pour éviter les contentieux successoraux. France Épargne accompagne ses clients dans la rédaction de clauses bénéficiaires sur mesure, incluant le démembrement de la clause pour une optimisation successorale avancée.
L'antériorité fiscale est l'avantage central du dispositif. La date d'effet du contrat d'origine est intégralement reportée sur le nouveau contrat. Un contrat ouvert le 15 janvier 2010 conservera cette date après transfert, soit plus de 15 ans d'ancienneté fiscale. Les avantages préservés sont :
L'abattement annuel sur les plus-values, applicable à partir de 8 ans de détention : 4 600 € par an pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Cet abattement s'applique sur les gains et non sur les primes, et se renouvelle chaque année.
Le taux d'imposition réduit de 7,5 % sur les gains issus de primes versées avant 70 ans (dans la limite de 150 000 € de primes versées par assuré, tous contrats confondus). Au-delà, le taux de 12,8 % du PFU s'applique.
L'historique précis de chaque versement, indispensable pour calculer correctement la fiscalité lors des rachats partiels (règle du FIFO, premier versement entré premier sorti).
Le transfert Fourgous s'effectue soit chez le même assureur (transfert interne, souvent sans frais), soit chez un nouvel assureur (transfert externe, pouvant générer des frais de sortie). Dans les deux cas, une nouvelle clause bénéficiaire doit être rédigée pour le contrat multisupport cible. L'assureur actuel ne peut légalement pas refuser le transfert si les conditions de l'article L132-5-1 sont réunies. Le délai légal de traitement est de 2 mois maximum à compter de la réception du dossier complet.
Le transfert interne (vers un autre contrat du même assureur) est généralement plus rapide, souvent réalisé en 3 à 4 semaines, et sans frais de sortie. Il simplifie également la gestion administrative puisque vous ne changez pas d'interlocuteur. La limite est que vous restez exposé au même assureur et que le contrat cible est nécessairement dans sa gamme, ce qui peut ne pas être le plus compétitif du marché.
Le transfert externe (vers un contrat d'un autre assureur) donne accès aux meilleures offres du marché. Certains contrats distribués par des courtiers indépendants comme France Épargne proposent des fonds euros compétitifs (plus de 3 % pour les meilleurs), des gammes de supports plus étendues (plus de 1 000 supports disponibles) et des frais de gestion inférieurs à ceux des contrats bancaires traditionnels. La contrepartie est un délai légèrement plus long et la nécessité de constituer un dossier de souscription complet auprès du nouvel assureur.
France Épargne recommande systématiquement d'évaluer les deux options avant de choisir : le différentiel de performance entre le meilleur contrat interne et le meilleur contrat externe disponible sur le marché est parfois suffisant pour justifier la démarche complémentaire du transfert externe vers un autre assureur.
France Épargne analyse votre contrat actuel : rendement du fonds euros, frais de gestion, ancienneté, clause bénéficiaire, éventuelles options garanties (taux minimum garanti, bonus de fidélité). Nous vérifions que le transfert est dans votre intérêt avant toute démarche.
Nous sélectionnons ensemble le contrat multisupport le mieux adapté à votre situation : qualité du fonds euros, gamme d'UC disponibles (ETF, SCPI, private equity), frais compétitifs, options de gestion pilotée. Nous comparons les offres de nos assureurs partenaires pour vous présenter la meilleure solution.
Nous construisons votre allocation entre fonds euros et UC en tenant compte de votre profil de risque, de votre horizon de placement et de vos objectifs patrimoniaux. Depuis la loi PACTE, aucune proportion minimale en UC n'est imposée. Exemple pour un profil prudent : 90 % fonds euros, 5 % ETF MSCI World, 5 % SCPI.
France Épargne adresse la demande de transfert à votre assureur actuel en invoquant l'article L132-5-1 du Code des assurances. L'assureur a 2 mois pour exécuter le transfert. Passé ce délai, des pénalités s'appliquent automatiquement selon la réglementation.
Le capital est transféré vers le nouveau contrat multisupport. L'antériorité fiscale de votre contrat d'origine est intégralement reportée. Vous renseignez votre nouvelle clause bénéficiaire. L'opération prend généralement 6 à 10 semaines de bout en bout selon les assureurs.
Après le transfert, votre conseiller France Épargne assure le suivi de votre allocation, réalise les arbitrages nécessaires en fonction des évolutions de marché et vous accompagne dans l'optimisation continue de votre contrat.

La part investie en fonds euros reste garantie par l'assureur chaque année. Vous maîtrisez le niveau de risque en choisissant votre répartition entre fonds euros et unités de compte.
En allouant une partie de votre épargne aux marchés financiers via des ETF ou des SCPI, vous accédez à des rendements historiquement supérieurs sur les horizons longs. Un ETF MSCI World a progressé de 10,5 % par an en moyenne sur 30 ans.
Actions mondiales, immobilier pierre-papier, obligations d'entreprise, private equity : le multisupport concentre toutes les classes d'actifs dans une seule enveloppe fiscale, sans démultiplier les interlocuteurs.
Les arbitrages entre supports au sein du contrat ne déclenchent aucune fiscalité au moment de l'opération. La taxation n'intervient qu'au rachat, ce qui permet de rééquilibrer librement le portefeuille.
Après 8 ans de détention : abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur les plus-values, et taux d'imposition réduit à 7,5 % pour les primes inférieures à 150 000 €.
Les sommes transmises aux bénéficiaires désignés bénéficient d'un régime fiscal de succession avantageux : abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans (article 990 I du Code général des impôts).
| Ancienneté | Taux d'imposition (PFU ou barème) | Abattement annuel | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|---|
| Moins de 8 ans | 12,8 % (Prélèvement Forfaitaire Unique) ou barème IR | Aucun | 17,2 % |
| 8 ans et plus (primes < 150 000 €) | 7,5 % (taux réduit) | 4 600 € / célibataire, 9 200 € / couple | 17,2 % |
| 8 ans et plus (primes > 150 000 €) | 12,8 % sur la fraction excédentaire | 4 600 € / célibataire, 9 200 € / couple | 17,2 % |
Source: France Assureurs, ACPR, bilan annuel 2025
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Comparer les contratsCertains contrats monosupport souscrits avant 2010 disposent de conditions que les assureurs ne proposent plus aux nouveaux souscripteurs. Ces contrats sont dits grandfathered : leurs caractéristiques ont été cristallisées au moment de la souscription et ne peuvent pas être modifiées unilatéralement par l'assureur. Avant d'engager tout transfert Fourgous, il est indispensable de vérifier la présence de ces clauses avantageuses.
Premier signal : un taux minimum garanti (TMG) supérieur à 1 %
Le TMG est un taux plancher que l'assureur s'est contractuellement engagé à verser chaque année, quelle que soit l'évolution des marchés obligataires ou les résultats financiers de la compagnie. Certains contrats souscrits entre 1985 et 2005 affichent des TMG de 1,5 à 3,5 %. Ces engagements constituent un passif considérable pour les assureurs sous les conditions de taux très bas qui ont prévalu entre 2010 et 2021, et ont disparu des contrats commercialisés depuis la fin des années 2000. Un TMG de 3 % équivaut aujourd'hui à la performance des meilleurs fonds euros de nouvelle génération. Si votre contrat en dispose, il constitue un avantage compétitif que vous perdrez définitivement en cas de transfert vers un nouveau contrat.
Deuxième signal : un bonus de fidélité significatif
Certains assureurs accordaient aux détenteurs de contrats anciens un supplément de rendement annuel, souvent de 0,20 à 0,50 point de base. Ce bonus récompensait la rétention des capitaux et ne figure plus dans les conditions générales des contrats actuels. Pour les épargnants avec des encours importants (supérieurs à 100 000 €), ce bonus peut représenter 200 à 500 € par an, une somme non négligeable à comparer au bénéfice attendu du transfert.
Troisième signal : l'absence de limitation sur les versements dans le compartiment garanti
Depuis la période 2019-2022, de nombreux assureurs ont plafonné la part des nouveaux versements pouvant être orientés vers le fonds euros à 50 à 70 % du montant total versé, exigeant que le solde soit alloué à des supports investis en marchés financiers. Cette contrainte vise à réduire l'exposition des assureurs aux engagements de capital garanti. Les contrats souscrits avant cette politique de restriction ne sont pas nécessairement soumis à cette contrainte, ce qui représente une liberté de gestion supérieure.
Quatrième signal : des frais de gestion historiquement bas
Certains contrats anciens ont été commercialisés avec des frais de gestion annuels inférieurs à 0,50 %, voire à 0,30 % sur le fonds euros. Ces tarifs sont rares sur les contrats actuels où le standard du marché se situe entre 0,60 et 0,85 % sur le fonds euros. Sur un encours de 200 000 €, un différentiel de 0,30 % représente 600 € par an de frais supplémentaires, soit un coût récurrent à intégrer dans le calcul de rentabilité du transfert.
La recommandation de France Épargne : avant tout transfert, nos conseillers réalisent une analyse comparative complète entre les conditions de votre contrat actuel et celles des meilleurs contrats multisupport disponibles. Si le différentiel de rendement net, simulé sur 10 ans en tenant compte des frais, des conditions grandfathered et des nouvelles fonctionnalités accessibles, ne justifie pas la démarche, nous vous déconseillons le transfert. Notre analyse est gratuite et sans engagement.
Certains assureurs proposaient, en plus du TMG de base, des taux majorés temporaires pour les versements effectués pendant une période de promotion commerciale. Ces bonifications ponctuelles sont souvent confondes avec les TMG permanents. La distinction est juridiquement importante : un taux majoré accordé pour une durée limitée peut expirer, tandis qu'un TMG contractuel est irrévocable pour la durée de vie du contrat.
Comment distinguer un TMG d'un taux majoré ? Consultez les conditions particulières de votre contrat signées lors de la souscription. Le TMG est expressément mentionné comme taux minimum garanti et est accompagné d'une durée de garantie (souvent indéfinie ou jusqu'à la date de dénouement du contrat). Un taux majoré temporaire est défini pour une durée précise et un montant de versements limité.
Si votre contrat présente un TMG supérieur à 1 % valable à durée indéfinie, c'est un actif patrimonial précieux. France Épargne considère tout TMG supérieur à 2 % comme une condition suffisante pour recommander la conservation du contrat monosupport, sauf si des circonstances patrimoniales spécifiques justifient le transfert (succession imminente, restructuration patrimoniale, besoin de diversification urgent).
La directive Solvabilité II, en vigueur depuis 2016, impose aux assureurs vie de détenir des fonds propres proportionnels au niveau de risque de leurs actifs. Les actions et l'immobilier exigent davantage de fonds propres que les obligations d'État. Cette réglementation explique en partie pourquoi les fonds euros ont progressivement réduit leur exposition aux actions : maintenir 10 % d'actions dans un fonds euros de 50 milliards d'euros génère une exigence en capital de plusieurs centaines de millions d'euros.
Pour les détenteurs de contrats monosupport, la conséquence pratique est une évolution probable vers des fonds euros encore plus obligataires, donc moins capables de générer des performances supérieures à 3 % sur le long terme. La diversification vers des supports libres de cette contrainte prudentielle constitue un argument patrimonial solide en faveur du contrat multisupport.
"Je vois régulièrement des épargnants avec des contrats monosupport de 15 ou 20 ans d'ancienneté qui rapportent 1,80 % alors que le même assureur offre 2,80 % sur son contrat multisupport actuel. Le transfert Fourgous leur permet de gagner 1 point de rendement sur le fonds euros tout en accédant aux SCPI et aux ETF, sans perdre un seul jour d'antériorité fiscale.

Les supports d'investissement accessibles via un contrat multisupport regroupent des classes d'actifs très différentes, concentrées dans une seule enveloppe fiscale. Cette diversité est précisément ce qui distingue le contrat multisupport du monosupport, et ce qui en fait l'outil de gestion patrimoniale de référence en France.
Les ETF répliquent mécaniquement la performance d'un indice de marché. Un ETF MSCI World couvre plus de 1 500 entreprises réparties dans 23 pays développés pour des frais annuels de 0,12 à 0,20 %. Un ETF MSCI Emerging Markets expose aux marchés émergents (Chine, Inde, Brésil, Taiwan) pour environ 0,20 % de frais. Un ETF CAC 40 se négocie pour 0,25 % de frais annuels. Les ETF constituent l'option la plus économique pour s'exposer aux marchés actions sur le long terme. France Épargne intègre systématiquement des ETF dans ses allocations optimisées, en priorité pour les épargnants à horizon long.
Les SCPI permettent d'investir dans l'immobilier professionnel (bureaux, commerces, logistique, santé) sans acquisition d'un bien en direct. Le rendement moyen des SCPI françaises s'est établi à 4,52 % en 2024 (source : ASPIM, Association française des Sociétés de Placement Immobilier). Via l'assurance vie, la fiscalité des revenus distribués est traitée selon le régime de l'assurance vie et non comme des revenus fonciers, ce qui représente un avantage fiscal considérable pour les investisseurs dont le taux marginal d'imposition dépasse 30 %.
Les fonds communs de placement (OPCVM) confient la sélection des titres à un gérant professionnel. Les frais de gestion sont plus élevés que les ETF (entre 1 et 2 % par an), mais certains gérants de conviction ont démontré des performances supérieures à leur indice de référence sur des horizons de 10 ans. Les fonds obligataires datés (ou à échéance fixe) constituent une sous-catégorie particulièrement adaptée aux profils prudents cherchant un rendement prévisible sur 4 à 6 ans.
Certains contrats haut de gamme donnent accès à des fonds de capital-investissement visant des rendements cibles de 10 à 15 % par an sur 8 à 12 ans (le seuil de souscription minimum est souvent fixé à 10 000 €). La liquidité est limitée : ces supports ne sont pas remboursables librement avant l'échéance contractuelle du fonds. Cette illiquidité est compensée par une prime de rendement significative par rapport aux actifs cotés.
Les produits structurés offrent un profil de gain défini contractuellement à l'avance, en échange d'un engagement de durée fixe (3 à 10 ans selon les émissions). Ils permettent de bénéficier d'une partie de la hausse des marchés jusqu'à un plafond, avec une protection partielle ou totale du capital en cas de baisse modérée. Les conditions de remboursement et les scénarios de gain ou de perte sont décrits précisément dans le Document d'Informations Clés (DIC) remis avant souscription.
Le choix des supports d'investissement au sein d'un contrat multisupport doit résulter d'une analyse structurée, non d'une sélection intuitive. France Épargne applique une méthodologie patrimoniale en quatre étapes pour construire les allocations de ses clients.
Étape 1 : Définir l'horizon de placement. La durée est le déterminant principal de la tolérance au risque. Sur un horizon inférieur à 5 ans, les supports actions présentent un risque de perte en capital trop élevé. Sur un horizon supérieur à 10 ans, ne pas s'exposer aux marchés actions revient à accepter un coût d'opportunité important.
Étape 2 : Évaluer la capacité à supporter les fluctuations. Un épargnant qui suivra son contrat hebdomadairement et sera tenté d'arbitrer à la baisse lors de chaque correction de marché doit privilégier une allocation plus défensive. Un épargnant discipliné avec un horizon long peut maintenir une exposition actions même lors des phases de volatilité.
Étape 3 : Identifier les besoins de liquidité. Les supports illiquides (private equity, SCPI en direct via le contrat) ne doivent représenter que la fraction du capital dont vous n'aurez pas besoin sur 8 à 12 ans. La part liquide de l'allocation doit être suffisante pour couvrir vos besoins prévisibles.
Étape 4 : Optimiser les frais totaux. Pour une allocation donnée, les frais totaux (frais du contrat plus frais des supports) peuvent varier de 0,50 % à 2,50 % par an. Sur un encours de 150 000 € sur 15 ans, cet écart représente entre 30 000 et 100 000 € de frais supplémentaires selon le contrat choisi. La sélection du contrat multisupport est aussi importante que la sélection des supports qui le composent.

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