La protection globale de votre activité : locaux, matériel, responsabilité civile et perte d'exploitation réunis dans un contrat unique, adapté à votre métier et à votre budget
La France compte 4,5 millions d'entreprises, dont 4,3 millions de TPE et microentreprises qui constituent le tissu économique du pays. Chaque année, plus d'un million de nouvelles entreprises voient le jour, portées notamment par l'essor du statut d'auto entrepreneur. Pour toutes ces structures, la question de la protection de l'activité se pose dès les premiers jours.
L'assurance multirisque professionnelle (MRP) constitue la réponse la plus complète à ce besoin fondamental. Ce contrat unique rassemble dans une seule police l'ensemble des garanties essentielles : protection des locaux, couverture du matériel et des stocks, responsabilité civile professionnelle, garantie perte d'exploitation et, selon les options, protection juridique et assistance.
En 2026, le contexte économique rend cette protection plus nécessaire que jamais. Les primes d'assurance professionnelle connaissent une hausse moyenne de 6 à 7 % (Coover, 2026), portée par l'inflation des coûts de réparation, l'intensification des risques climatiques et la hausse de la surprime catastrophes naturelles de 12 % à 20 % depuis janvier 2025. Le coût moyen d'un sinistre ne cesse d'augmenter, tandis que les événements climatiques ont généré près de 5 milliards d'euros de pertes pour les assureurs français en 2024 (France Assureurs, 2025).
Dans ce contexte, disposer d'une couverture multirisque adaptée ne relève plus de la simple prudence : c'est une condition de pérennité pour toute entreprise. Un incendie, un dégât des eaux majeur ou un vol de matériel peuvent mettre en péril des années de travail en l'espace de quelques heures. France Épargne accompagne les professionnels de toute taille dans le choix d'un contrat multirisque calibré à leur activité, leur budget et leurs obligations réglementaires.

Couverture complète de vos locaux contre les sinistres majeurs : incendie, dégât des eaux, tempête, grêle, catastrophes naturelles et actes de vandalisme. L'indemnisation s'effectue en valeur à neuf pour les bâtiments de moins de 10 ans.
Protection de l'ensemble de vos biens professionnels : mobilier, matériel informatique, outillage, marchandises et stocks. La garantie bris de machine couvre les pannes accidentelles et soudaines de vos équipements.
Prise en charge des dommages corporels, matériels et immatériels causés à vos clients, fournisseurs ou tiers dans le cadre de votre activité. Couverture des frais de défense juridique et des indemnités prononcées.
Indemnisation de la perte de marge brute et des frais supplémentaires engagés pour maintenir votre activité après un sinistre garanti. Période d'indemnisation de 12 à 24 mois selon les contrats.
Prise en charge des frais d'avocat et de procédure en cas de litige avec un client, un fournisseur ou un bailleur. Accès à une assistance juridique téléphonique pour toutes vos questions de droit professionnel.
Accompagnement complet en cas de sinistre : déclaration simplifiée, expertise rapide, mise en relation avec des artisans agréés pour les réparations et suivi personnalisé jusqu'à la résolution complète du dossier.
L'assurance multirisque professionnelle s'adresse à l'ensemble des acteurs économiques, quelle que soit leur taille ou leur forme juridique. Son caractère modulable en fait un outil de protection universel, adapté aussi bien à l'auto entrepreneur travaillant depuis son domicile qu'à la PME disposant de plusieurs sites.
Les professionnels du bâtiment présentent un profil de risque spécifique lié à la nature physique de leur activité. Au delà de la garantie décennale, obligatoire pour les constructeurs, la MRP protège leurs locaux d'atelier, leur outillage souvent coûteux et leurs stocks de matériaux. Un sinistre dans un dépôt peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros de pertes. Le tarif pour un artisan du BTP se situe généralement entre 900 et 1 500 euros par an, reflétant la sinistralité élevée du secteur.
Pour un commerce ou un restaurant, la MRP protège le fonds de commerce dans son ensemble : agencement du point de vente, stock de marchandises, matériel de cuisine ou de caisse, enseigne extérieure. La garantie perte d'exploitation revêt une importance particulière pour ces activités dont le chiffre d'affaires est directement lié à l'ouverture du local. Un commerce alimentaire classique investira en moyenne 700 à 1 000 euros par an pour une couverture complète incluant vol, vandalisme et dégât des eaux.
Médecins, avocats, architectes, consultants, experts comptables : ces professionnels disposent de la RC professionnelle obligatoire, mais la MRP complète leur protection en couvrant leurs locaux, leur matériel informatique et leur mobilier. Pour ces activités à faible sinistralité matérielle, le tarif annuel commence à partir de 300 à 600 euros.
Avec plus de 700 000 créations annuelles sous ce statut, les auto entrepreneurs représentent un segment croissant du marché. Des offres spécifiques existent à partir de 25 euros par mois, permettant de combiner RC pro et protection des biens dans un contrat allégé.
Un contrat de multirisque professionnelle se compose de garanties de base, systématiquement incluses, et de garanties optionnelles que l'entreprise active selon ses besoins spécifiques. La compréhension de chaque garantie permet de dimensionner correctement sa couverture sans payer pour des protections inutiles.
L'assurance des locaux constitue le premier pilier du contrat. Elle couvre les dommages matériels causés par l'incendie, les explosions, la foudre, les dégâts des eaux, les tempêtes, la grêle, le poids de la neige, les catastrophes naturelles et technologiques. L'indemnisation s'effectue généralement en valeur à neuf pour les bâtiments de moins de 10 ans d'ancienneté, avec un coefficient de vétusté au delà.
La protection des biens mobiliers englobe le matériel professionnel, le mobilier, les agencements, les stocks de marchandises et les archives. Le matériel informatique bénéficie souvent d'une couverture spécifique avec indemnisation en valeur à neuf pendant les 5 premières années.
La responsabilité civile professionnelle prend en charge les conséquences financières des dommages causés à des tiers : clients, fournisseurs, visiteurs. Cette garantie couvre les dommages corporels, matériels et immatériels, y compris les préjudices indirects comme la perte de chiffre d'affaires d'un client suite à une erreur professionnelle.
La garantie perte d'exploitation indemnise la perte de marge brute lorsqu'un sinistre garanti contraint l'entreprise à réduire ou interrompre son activité. Le délai de carence est généralement de trois jours, et la période d'indemnisation varie de 12 à 24 mois. Des options permettent de couvrir la carence de fournisseurs et les pertes liées à l'interdiction d'accès aux locaux.
La garantie bris de machine protège contre les dommages accidentels, soudains et imprévus affectant les équipements professionnels : machines outils, fours, chambres froides, serveurs informatiques. L'indemnisation s'effectue en valeur à neuf, ce qui évite à l'entreprise de supporter la perte liée à la dépréciation.
La protection juridique permet à l'entreprise de défendre ses intérêts en cas de litige professionnel. Le premier niveau couvre les frais d'avocat et de procédure. Le second niveau ajoute la protection de la réputation en ligne et l'assistance pour la rédaction de contrats.

Recensez l'ensemble de vos biens professionnels (locaux, matériel, stocks) et estimez leur valeur de remplacement. Identifiez les risques spécifiques à votre activité et les garanties obligatoires de votre profession.
Sollicitez plusieurs devis auprès d'assureurs et de courtiers. Comparez les garanties proposées, les plafonds d'indemnisation, les franchises appliquées et les exclusions de chaque contrat, pas uniquement le tarif.
Rassemblez les documents nécessaires : extrait Kbis, plan des locaux avec superficies, contrat de bail, bilan comptable, inventaire du matériel et justificatifs des dispositifs de sécurité (alarme, extincteurs, vidéosurveillance).
Vérifiez les plafonds de garantie par sinistre et par an, les montants de franchise, les délais de carence en perte d'exploitation et les exclusions spécifiques. Assurez vous que la valeur déclarée correspond à la réalité de vos biens.
Signez le contrat par voie électronique ou en agence. L'attestation d'assurance est généralement émise sous 24 à 48 heures. Conservez précieusement votre numéro de contrat et les coordonnées de votre service sinistres.
Nos conseillers spécialisés analysent votre profil de risque et vous orientent vers les contrats les plus adaptés à votre métier et à votre budget.
Obtenir un devis personnaliséLe tarif d'une assurance multirisque professionnelle varie considérablement selon le profil de l'entreprise. Plusieurs facteurs déterminent le montant de la cotisation annuelle, et une bonne compréhension de ces variables permet de négocier efficacement avec les assureurs.
Le secteur d'activité constitue le premier critère de tarification. Les métiers du BTP, exposés à des risques physiques élevés, supportent des primes plus importantes que les activités de bureau. Un artisan plombier paiera entre 900 et 1 500 euros par an, tandis qu'un consultant en gestion déboursera 300 à 500 euros pour une couverture comparable.
La superficie et la localisation des locaux influencent directement le coût de la garantie immobilière. Un local commercial de 200 m² en centre ville de Lyon coûtera plus cher à assurer qu'un bureau de 30 m² en zone rurale, en raison de la valeur immobilière et du niveau de risque de vol.
Le chiffre d'affaires de l'entreprise sert de base au calcul de la prime de responsabilité civile. Plus le CA est élevé, plus les montants en jeu en cas de sinistre sont importants, et plus la prime augmente proportionnellement.
La valeur du contenu (matériel, stocks, agencements) détermine le coût de la garantie mobilière. Un restaurant équipé de matériel de cuisine professionnel pour 80 000 euros supportera une prime supérieure à un cabinet de conseil meublé pour 15 000 euros.
Le prix moyen d'une assurance multirisque professionnelle se situe entre 300 et 5 000 euros par an selon le profil. Pour un auto entrepreneur avec un chiffre d'affaires inférieur à 66 000 euros, le tarif moyen s'établit à 560 euros par an (Coover, 2025). Pour une entreprise individuelle dont le CA atteint 500 000 euros, il faut compter environ 800 euros par an.
La tendance haussière se poursuit en 2026 avec une augmentation moyenne de 7 % sur les contrats multirisques professionnels (Addactis, 2026). Cette hausse s'explique par la progression du coût des sinistres climatiques, l'inflation des matériaux de construction et le relèvement de la surprime catastrophes naturelles.
| Secteur d'activité | Prime annuelle moyenne | Franchise moyenne | Garantie locaux | Perte d'exploitation |
|---|---|---|---|---|
| Auto entrepreneur / Freelance | 300 à 600 EUR | 150 à 300 EUR | Domicile ou coworking | Option (+ 50 EUR/an) |
| Profession libérale (bureau) | 400 à 800 EUR | 200 à 500 EUR | Incluse | Option (+ 80 EUR/an) |
| Commerce alimentaire | 700 à 1 200 EUR | 300 à 600 EUR | Incluse | Incluse (12 mois) |
| Restaurant / Hôtellerie | 900 à 2 000 EUR | 500 à 1 000 EUR | Incluse | Incluse (12 mois) |
| Artisan BTP | 900 à 1 500 EUR | 300 à 800 EUR | Atelier inclus | Option (+ 120 EUR/an) |
| PME industrielle | 2 000 à 5 000 EUR | 1 000 à 2 000 EUR | Multi sites possible | Incluse (24 mois) |
| Startup / Tech | 500 à 1 200 EUR | 200 à 500 EUR | Bureau + serveurs | Incluse (12 mois) |
Source: Coover, Addactis, France Assureurs, 2020 à 2026
Le paysage des risques professionnels se transforme profondément. Les contrats multirisques de nouvelle génération intègrent des couvertures qui n'existaient pas il y a dix ans, répondant aux défis contemporains des entreprises.
Les catastrophes naturelles ont coûté près de 5 milliards d'euros aux assureurs français en 2024, un record historique (France Assureurs, 2025). Tempêtes, inondations, épisodes de grêle et sécheresses se multiplient et s'intensifient sous l'effet du dérèglement climatique. Pour les entreprises situées en zones exposées, la garantie catastrophes naturelles de la MRP constitue une protection vitale.
La surprime catastrophes naturelles a été relevée de 12 % à 20 % au 1er janvier 2025, soit la hausse la plus significative en 25 ans de fonctionnement du régime Cat Nat. Cette augmentation se répercute directement sur les cotisations des contrats multirisques professionnels. Les projections de l'ACPR anticipent une multiplication par cinq des zones affectées d'ici 2050, avec des hausses de primes pouvant atteindre 200 % dans les territoires les plus vulnérables.
Si la multirisque professionnelle couvre les dommages matériels au matériel informatique (incendie, dégât des eaux), elle n'inclut généralement pas les risques cyber purs : ransomware, vol de données, fraude informatique. Ces risques relèvent d'un contrat de cyber assurance distinct. Toutefois, certains assureurs proposent désormais des extensions cyber intégrées à la MRP, incluant la restauration des données et l'assistance en cas d'incident.
La transformation numérique des entreprises crée de nouvelles expositions. La dépendance aux systèmes informatiques, la responsabilité liée aux données personnelles (RGPD), l'utilisation d'outils d'intelligence artificielle : autant de risques qui nécessitent une adaptation continue des contrats d'assurance. Les assureurs innovants développent des garanties spécifiques pour couvrir les dommages causés par des algorithmes défaillants ou des décisions automatisées erronées.

La gestion efficace d'un sinistre conditionne la qualité de l'indemnisation. Connaître les délais, les procédures et les pièces à fournir permet d'accélérer le traitement du dossier et de maximiser le montant de l'indemnisation.
Le code des assurances impose un délai de 5 jours ouvrés pour déclarer un sinistre à votre assureur, ramené à 2 jours en cas de vol et de catastrophe naturelle. Le non respect de ce délai peut entraîner une réduction, voire un refus d'indemnisation. La déclaration doit être effectuée par courrier recommandé avec accusé de réception.
La lettre de déclaration doit comporter : la date et les circonstances du sinistre, la nature et l'estimation des dommages, les coordonnées des victimes et témoins éventuels, le numéro de contrat et la référence des garanties concernées. Il est conseillé de joindre des photographies des dégâts et tout document justifiant la valeur des biens endommagés (factures, inventaires).
Pour les sinistres importants, l'assureur mandate un expert qui évalue les dommages sur place. La réunion d'expertise doit intervenir dans un délai de trois semaines après la déclaration. L'assuré peut se faire assister par un expert d'assuré, dont les honoraires sont parfois pris en charge par la protection juridique.
Le versement de l'indemnisation intervient dans un délai de 30 à 60 jours après réception de l'ensemble des justificatifs. Pour les sinistres perte d'exploitation, des acomptes sont versés au fur et à mesure des besoins de l'entreprise afin de couvrir ses charges fixes.
"L'assurance multirisque professionnelle n'est pas une dépense : c'est un investissement dans la continuité de votre activité. Un sinistre non couvert peut effacer en quelques heures des années de travail et de construction.
Contrairement aux assurances des particuliers, la loi Hamon ne s'applique pas aux contrats d'assurance professionnelle. Le cadre de résiliation obéit à des règles spécifiques qu'il est important de maîtriser pour optimiser sa couverture.
La résiliation à la date anniversaire du contrat constitue le mode le plus courant. L'assuré doit adresser un courrier recommandé avec accusé de réception en respectant un préavis de deux mois avant la date d'échéance. Le contrat cesse de produire ses effets un mois après la réception de la demande par l'assureur.
Plusieurs situations permettent une résiliation en cours de contrat, sans attendre l'échéance : cessation d'activité, vente de l'entreprise, changement de forme juridique, déménagement du siège social. En cas de modification unilatérale des conditions du contrat (hausse de prime, changement de garanties), l'assuré dispose d'un délai d'un mois pour résilier.
Anticipez le changement en planifiant la transition au moins trois mois avant l'échéance. Veillez à ce que le nouveau contrat soit effectif avant la fin de l'ancien pour éviter toute période de non couverture. Comparez les garanties point par point : un tarif plus bas ne compense pas une couverture insuffisante. Transmettez à votre nouvel assureur l'historique de vos sinistres pour obtenir un devis reflétant fidèlement votre profil de risque.
Un audit gratuit de votre contrat multirisque permet d'identifier les garanties manquantes et les économies possibles sans réduire votre niveau de protection.
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