Les bancassureurs captent 85 % d'un marché de 7,6 milliards d'euros avec une marge moyenne de 68 %. La délégation d'assurance emprunteur vous permet de choisir un contrat externe à votre banque et d'économiser en moyenne 15 000 EUR sur la durée de votre prêt immobilier. France Epargne vous accompagne dans cette démarche pour optimiser votre couverture et réduire vos mensualités.
La délégation d'assurance emprunteur est le droit pour tout emprunteur de souscrire son assurance de prêt immobilier auprès d'un assureur externe à sa banque, plutôt que d'accepter le contrat groupe proposé par l'établissement prêteur. Ce dispositif, rendu possible par la loi Lagarde du 1er juillet 2010, garantit la liberté de choix en matière d'assurance de crédit immobilier, à condition que le contrat alternatif offre un niveau de garanties au moins équivalent à celui exigé par la banque.
Concrètement, le marché français de l'assurance emprunteur représente 7,6 milliards d'euros de primes annuelles selon le Baromètre MetLife/CSA 2025. Les bancassureurs, avec le Crédit Agricole, CNP Assurances et le Crédit Mutuel Alliance Fédérale en tête, concentrent 85 % de ce marché et réalisent une marge moyenne de 68 % sur ces contrats (source : Magnolia.fr, 2025). Cette concentration explique pourquoi les contrats groupe bancaires affichent des tarifs nettement supérieurs aux contrats individuels disponibles en délégation.
Le principe d'équivalence des garanties constitue le pilier de la délégation. Le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) a défini en 2015 une grille de 18 critères pour les garanties décès, invalidité et incapacité, ainsi que 8 critères pour la garantie perte d'emploi. Chaque banque sélectionne 11 critères parmi les 18 et 4 critères parmi les 8, qu'elle communique à l'emprunteur via la Fiche Standardisée d'Information (FSI). Si le contrat alternatif respecte ces critères, la banque ne peut légalement refuser la délégation.
Comment se calcule le coût de l'assurance emprunteur ?
Le coût de l'assurance emprunteur dépend de deux facteurs principaux : la base de calcul et le profil de risque. Les contrats groupe bancaires calculent les cotisations sur le capital initial emprunté, ce qui maintient une mensualité constante tout au long du prêt. Les contrats en délégation calculent généralement sur le capital restant dû, ce qui produit des cotisations dégressives au fil des remboursements. Cette différence structurelle explique une part importante de l'écart de coût total. Le Taux Annuel Effectif d'Assurance (TAEA) permet de comparer objectivement les offres en intégrant l'ensemble des frais sur la durée totale du crédit.
La loi Lemoine du 28 février 2022 a transformé le paysage en permettant la résiliation à tout moment, sans frais ni justification, pour tous les emprunteurs. Avant cette loi, la résiliation était limitée à la première année (loi Hamon, 2014) ou à la date anniversaire du contrat (amendement Bourquin, 2017). Désormais, l'emprunteur peut changer d'assurance à n'importe quel moment de la vie de son crédit, sans attendre une date particulière et sans avoir à motiver sa décision.
Les chiffres parlent d'eux mêmes : un contrat bancaire affiche un taux moyen de 0,30 % à 0,40 % du capital emprunté par an, contre 0,06 % à 0,15 % pour un contrat en délégation selon le profil de l'emprunteur (source : Baromètre MetLife 2025). Pour un prêt de 250 000 EUR sur 25 ans, la différence de coût total peut atteindre 15 000 EUR, voire davantage pour les profils les plus favorables. L'assurance emprunteur représente en moyenne 30 % du coût total d'un crédit immobilier (source : Magnolia.fr), ce qui en fait le deuxième poste de dépense après les intérêts d'emprunt.
Les garanties couvertes par la délégation
Une assurance emprunteur, qu'elle soit en contrat groupe ou en délégation, couvre cinq catégories de risques. La garantie décès assure le remboursement du capital restant dû en cas de décès de l'assuré. La PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie) couvre l'invalidité à 100 % nécessitant l'assistance d'une tierce personne. L'ITT (Incapacité Temporaire Totale) prend en charge les mensualités pendant un arrêt de travail, pour une durée maximale de trois ans. L'IPT (Invalidité Permanente Totale, taux supérieur à 66 %) et l'IPP (Invalidité Permanente Partielle, taux entre 33 % et 66 %) couvrent les situations d'invalidité durable. La garantie perte d'emploi, facultative, peut compléter la couverture pour les salariés en CDI.
Pourquoi la majorité des emprunteurs ne délègue pas
Malgré les économies substantielles offertes par la délégation, le Baromètre MetLife/CSA 2025 révèle que 31 % seulement des emprunteurs ont été informés par leur banque de leur droit de choisir un assureur externe. Ce déficit d'information, combiné à la pression commerciale exercée par les établissements prêteurs lors de la signature du prêt, explique pourquoi la délégation primaire ne représente que 7,5 % des nouveaux crédits immobiliers (source : Simulassur, 2025). Les banques n'ont aucun intérêt commercial à faciliter la délégation, puisque l'assurance emprunteur constitue l'un de leurs produits les plus rentables avec une marge moyenne de 68 %. C'est précisément pour cette raison que le recours à un courtier indépendant comme France Epargne transforme fondamentalement l'équation en faveur de l'emprunteur.
France Epargne, en tant que courtier en assurance et gestionnaire de patrimoine, analyse votre situation financière globale pour identifier le contrat de délégation le plus adapté à votre profil. Notre approche patrimoniale intègre l'optimisation de l'assurance emprunteur dans une stratégie financière complète, incluant les avantages fiscaux pour les investisseurs locatifs et la protection patrimoniale pour les résidences principales.

La délégation permet d'économiser en moyenne **15 000 EUR** sur la durée totale du crédit immobilier. Les contrats individuels affichent des taux dès **0,06 %** du capital emprunté, contre 0,30 % à 0,40 % pour les contrats groupe bancaires (source : Baromètre MetLife 2025).
Contrairement au contrat groupe qui mutualise les risques sans distinction de profil, la délégation offre des garanties **sur mesure** adaptées à votre âge, votre état de santé, votre profession et vos habitudes de vie. Chaque couverture est calibrée selon vos besoins réels.
Grâce à la **loi Lemoine de 2022**, vous pouvez changer d'assurance emprunteur à tout moment, sans frais, sans justification et sans pénalité. La banque dispose de **10 jours ouvrés** pour traiter votre demande.
La convention **AERAS** et le droit à l'oubli réduit à **5 ans** pour les anciens malades du cancer et de l'hépatite C facilitent l'accès à l'assurance. La suppression du questionnaire médical pour les prêts inférieurs à **200 000 EUR** simplifie encore les démarches.
Pour les investisseurs en immobilier locatif au régime réel, les primes d'assurance emprunteur sont **déductibles des revenus fonciers**. La réduction des primes par la délégation augmente mécaniquement le rendement net de votre investissement.
La DGCCRF a infligé près de **900 000 EUR d'amendes** à quatre banques en octobre 2025 pour non respect des délais légaux. L'encadrement réglementaire protège activement vos droits et France Epargne veille au respect scrupuleux de la procédure.
Nos conseillers en gestion de patrimoine prennent en charge l'intégralité de la démarche : comparaison des contrats, vérification de l'équivalence des garanties, suivi de la procédure bancaire et gestion des éventuels recours.
Nos experts analysent gratuitement votre contrat actuel et identifient les économies réalisables grâce à la délégation d'assurance. Un bilan patrimonial complet pour optimiser votre couverture.
Demander un bilan patrimonial gratuitLa délégation d'assurance emprunteur repose sur un mécanisme juridique précis, encadré par cinq lois successives adoptées entre 2001 et 2022. Comprendre ce fonctionnement permet de mener la démarche avec efficacité et d'anticiper les éventuels obstacles.
Le cadre législatif en cinq étapes clés
La loi MURCEF de 2001 a posé les premières bases en interdisant aux banques de conditionner l'octroi du prêt à la souscription de leur propre assurance. La loi Lagarde du 1er juillet 2010 a formalisé le droit à la délégation en imposant le principe d'équivalence des garanties. La loi Hamon de 2014 a ouvert la possibilité de changer d'assurance durant la première année du contrat. L'amendement Bourquin de 2017 a étendu cette possibilité à chaque date anniversaire. Enfin, la loi Lemoine du 28 février 2022 a supprimé toute contrainte de calendrier en autorisant la résiliation à tout moment.
Le processus technique de la délégation
Lorsqu'un emprunteur souhaite déléguer son assurance, le mécanisme se déroule en plusieurs phases distinctes. La première étape consiste à obtenir la Fiche Standardisée d'Information (FSI) auprès de la banque. Ce document officiel liste les garanties exigées et les critères CCSF sélectionnés par l'établissement prêteur. Il constitue le référentiel d'équivalence que tout contrat alternatif devra satisfaire. La FSI est remise obligatoirement lors de toute simulation de crédit immobilier, conformément à l'article L312-6-2 du Code de la consommation.
La deuxième étape porte sur la comparaison des contrats. Les offres doivent être évaluées sur trois axes : le Taux Annuel Effectif d'Assurance (TAEA), le périmètre des garanties (décès, PTIA, ITT, IPT, IPP, perte d'emploi) et les conditions d'indemnisation (délais de carence, délais de franchise, exclusions de garantie). Le TAEA est le critère de comparaison normalisé qui permet de comparer objectivement le coût réel de chaque contrat, frais inclus. Il est important de distinguer les contrats calculés sur le capital initial (cotisation fixe) de ceux calculés sur le capital restant dû (cotisation dégressive), car cette différence impacte significativement le coût total.
La troisième étape consiste à souscrire le contrat choisi auprès de l'assureur externe. Cette souscription peut impliquer un questionnaire médical (pour les prêts supérieurs à 200 000 EUR par assuré ou remboursés après 60 ans) et la fourniture de justificatifs d'identité et de revenus. L'assureur délivre un certificat d'adhésion confirmant les garanties souscrites et leur conformité aux exigences de la banque.
Une fois le contrat choisi, l'emprunteur adresse une demande formelle à sa banque accompagnée du nouveau certificat d'assurance et des conditions générales du contrat alternatif. La banque dispose alors de 10 jours ouvrés pour répondre. Elle peut accepter la délégation (l'avenant au contrat de prêt est alors émis gratuitement), ou la refuser en motivant sa décision par une non équivalence des garanties sur au moins l'un des critères CCSF sélectionnés.
Les protections de l'emprunteur
Le cadre légal offre des protections solides. Le refus doit être motivé par écrit et ne peut reposer que sur la non équivalence des garanties. Le tarif plus bas d'un contrat alternatif n'est jamais un motif de refus recevable. La banque ne peut pas non plus modifier les conditions du prêt (taux d'intérêt, frais de dossier, exigence de garantie) en représailles d'une demande de délégation. En cas de refus injustifié, la banque s'expose à une amende administrative de 3 000 EUR par dossier pour une personne physique et 15 000 EUR pour une personne morale (source : loi Lemoine, article L313-30 du Code de la consommation).
Les statistiques montrent que 70 % des contestations aboutissent à un accord amiable entre l'emprunteur et la banque (source : Reassurez-moi, 2025). En cas d'échec du dialogue, l'emprunteur peut saisir le médiateur bancaire (réponse sous 90 jours), la DGCCRF (signalement en ligne) ou une association de consommateurs agréée. L'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) peut également être sollicitée pour les manquements graves aux obligations réglementaires.
L'impact financier concret
Pour illustrer le mécanisme, prenons l'exemple d'un emprunteur de 35 ans souscrivant un prêt de 250 000 EUR sur 20 ans. Avec un contrat groupe bancaire à 0,34 % du capital initial, le coût total de l'assurance s'élève à 17 000 EUR. En optant pour un contrat en délégation à 0,12 % calculé sur le capital restant dû, ce coût descend à environ 6 500 EUR, soit une économie de 10 500 EUR sur la durée du crédit. Cette économie équivaut à 43,75 EUR de mensualité en moins pendant 20 ans, un gain qui peut être réinvesti dans un produit d'épargne ou utilisé pour réduire la durée effective du crédit.
Nos conseillers analysent votre contrat d'assurance emprunteur actuel, votre profil (âge, santé, profession), votre prêt immobilier et vos objectifs patrimoniaux. Cette étape permet d'estimer précisément les économies réalisables et de définir les garanties optimales.
En tant que courtier en assurance, France Epargne compare les offres de nos partenaires assureurs en vérifiant l'équivalence des garanties selon les critères CCSF exigés par votre banque. Nous sélectionnons le contrat offrant le meilleur rapport qualité/prix pour votre profil.
Nous préparons l'intégralité du dossier de délégation : certificat d'assurance, conditions générales et demande formelle à votre banque. La notification est envoyée selon les exigences légales pour déclencher le délai de 10 jours ouvrés.
France Epargne suit la réponse de votre banque et gère les éventuels refus non justifiés. En cas de contestation, nous engageons les recours adaptés : médiation bancaire, saisine de la DGCCRF ou accompagnement juridique spécialisé.
Une fois la délégation acceptée, nous vérifions l'avenant au contrat de prêt et assurons un suivi annuel pour garantir que votre contrat reste compétitif. France Epargne intègre cette optimisation dans votre stratégie patrimoniale globale.

| Indicateur | Donnée | Source |
|---|---|---|
| Taille du marché | 7,6 milliards EUR de primes annuelles | Magnolia.fr, 2025 |
| Part des bancassureurs | 85 % du marché | Simulassur, 2025 |
| Marge moyenne des banques | 68 % sur l'assurance de prêt | Magnolia.fr, 2025 |
| Économie moyenne par délégation | 15 000 EUR sur la durée du crédit | LeComparateurAssurance, 2025 |
| Taux contrat groupe (35 ans) | 0,30 % à 0,40 % du capital/an | Baromètre MetLife 2025 |
| Taux délégation (35 ans) | 0,10 % à 0,20 % du capital/an | Baromètre MetLife 2025 |
| Baisse des tarifs 2020-2025 | 27 % en moyenne | Magnolia.fr, 2025 |
| Part de la délégation primaire | 7,5 % des nouveaux crédits | Simulassur, 2025 |
| Amendes DGCCRF (oct. 2025) | 897 518 EUR contre 4 banques | DGCCRF, 2025 |
| Emprunteurs informés de leurs droits | 31 % seulement | Baromètre MetLife 2025 |
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Parler à un conseillerLe marché de la délégation d'assurance emprunteur connaît une transformation profonde en 2026, portée par un durcissement réglementaire sans précédent et une reprise de la production de crédits immobiliers.
Les sanctions historiques de la DGCCRF
En octobre 2025, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes a infligé des amendes totalisant 897 518 EUR à quatre établissements bancaires majeurs. Le Crédit Agricole Paris Île de France a reçu la sanction la plus lourde avec 323 518 EUR, suivi de la BRED Banque Populaire (298 000 EUR), du CIC Est (196 000 EUR) et de la Caisse d'Épargne Île de France (80 000 EUR). Le motif commun : le non respect du délai légal de 10 jours ouvrés pour traiter les demandes de changement d'assurance emprunteur imposé par la loi Lemoine (source : DGCCRF, octobre 2025).
Ces sanctions marquent un tournant car elles démontrent que l'arsenal juridique issu de la loi Lemoine est désormais pleinement activé. L'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a d'ailleurs inscrit le renforcement du contrôle des pratiques commerciales dans son programme 2026, avec un accent particulier sur la conformité en matière de délégation d'assurance. De nouvelles investigations DGCCRF couvrant la période 2022 à 2025 ont été annoncées, laissant présager de nouvelles sanctions dans les mois à venir.
Le Baromètre MetLife/CSA 2025 : des signaux contrastés
Le dernier Baromètre MetLife/CSA révèle que 69 % des distributeurs constatent une stabilisation de l'activité de délégation primaire, tandis que 15 % observent une augmentation et 16 % une baisse (contre 27 % en 2023). La délégation représente désormais 51 % des contrats d'assurance emprunteur, contre 49 % pour la résiliation/substitution. Ce rééquilibrage traduit une tendance de fond : les emprunteurs sont de plus en plus nombreux à anticiper leur choix d'assurance dès la souscription du prêt, plutôt que d'attendre pour substituer un contrat en cours.
Le constat le plus préoccupant reste le déficit d'information : 31 % seulement des emprunteurs déclarent avoir été informés par leur banque de leur droit de résiliation, alors qu'il s'agit d'une obligation légale assortie de sanctions (source : Baromètre MetLife/CSA 2025). Ce chiffre révèle un manquement systémique des établissements bancaires à leur devoir d'information, malgré l'amende de 15 000 EUR prévue par la loi en cas de non respect.
L'évolution des tarifs : une tendance favorable aux emprunteurs
Les tarifs de l'assurance emprunteur ont reculé de 27 % en moyenne entre 2020 et 2025 (source : Magnolia.fr). Cette baisse s'explique par l'intensification de la concurrence entre assureurs alternatifs, la pression réglementaire et la transparence accrue sur les marges bancaires. En 2026, un emprunteur de moins de 30 ans sans risque de santé peut accéder à des contrats en délégation à partir de 0,07 % du capital emprunté par an. Pour les emprunteurs de 30 à 45 ans, les taux s'établissent entre 0,16 % et 0,36 %, tandis que la tranche 45 à 55 ans affiche des taux de 0,37 % à 0,65 % (source : Magnolia.fr, 2026).
La reprise du marché immobilier et son impact sur la délégation
La reprise progressive de la production de crédits immobiliers en 2026 crée un contexte favorable à la délégation d'assurance. Le volume croissant de nouveaux prêts multiplie les opportunités de délégation primaire, tandis que les emprunteurs existants profitent de la baisse des tarifs pour substituer leurs contrats. Les assureurs alternatifs développent des stratégies commerciales offensives pour capter ces flux, avec des offres de plus en plus compétitives et des processus de souscription digitalisés.
L'ordonnance du 5 janvier 2026
L'ordonnance relative à la commercialisation à distance de produits financiers introduit un nouveau cadre réglementaire qui renforce les obligations d'information et de transparence. Cette évolution consolide les droits des emprunteurs en matière de délégation et ouvre de nouvelles perspectives pour les acteurs alternatifs du marché.
Perspectives pour France Epargne
Dans ce contexte, France Epargne se positionne comme un acteur stratégique de la délégation d'assurance emprunteur. Notre double expertise de courtier en assurance et de gestionnaire de patrimoine nous permet d'intégrer l'optimisation de l'assurance emprunteur dans une vision patrimoniale globale, en tenant compte de l'impact fiscal, de la protection familiale et des objectifs d'investissement de chaque client. Nos partenariats avec les principaux assureurs du marché nous permettent de négocier des conditions préférentielles et d'accéder à des offres exclusives qui ne sont pas disponibles en direct. Chaque recommandation repose sur une analyse objective et indépendante, sans conflit d'intérêt avec les établissements bancaires. Cette indépendance garantit à nos clients un conseil authentiquement orienté vers leur intérêt financier.
Source: Baromètre MetLife/CSA 2025, Magnolia.fr

La délégation d'assurance emprunteur est encadrée par un arsenal législatif construit sur plus de vingt ans, offrant des protections solides aux emprunteurs tout en imposant des obligations strictes aux établissements bancaires et aux assureurs.
Les cinq lois fondatrices
La loi MURCEF de 2001 a interdit aux banques de conditionner l'octroi d'un prêt à la souscription de leur propre assurance, posant le premier jalon de la liberté de choix. La loi Lagarde du 1er juillet 2010 a formalisé le droit à la délégation en imposant le principe d'équivalence des garanties et en interdisant aux banques de modifier les conditions du prêt (taux, frais) en cas de choix d'une assurance externe. La loi Hamon du 26 juillet 2014 a ouvert la possibilité de résilier le contrat d'assurance emprunteur pendant les 12 premiers mois suivant la signature de l'offre de prêt. L'amendement Bourquin du 21 février 2017, entré en vigueur le 1er janvier 2018, a étendu le droit de résiliation à chaque date anniversaire du contrat, avec un préavis de deux mois. La loi Lemoine du 28 février 2022 a parachevé cette construction en supprimant toute contrainte calendaire et en autorisant la résiliation à tout moment.
Les obligations des banques
Depuis la loi Lemoine, les établissements prêteurs sont soumis à plusieurs obligations impératives :
Délai de réponse : la banque dispose de 10 jours ouvrés à compter de la réception d'une demande complète pour l'accepter ou la refuser (article L313-30 du Code de la consommation).
Motivation du refus : tout refus doit être motivé par écrit et ne peut reposer que sur la non équivalence des garanties selon les critères CCSF. Le tarif inférieur du contrat alternatif n'est jamais un motif recevable.
Gratuité de l'avenant : en cas d'acceptation, l'avenant au contrat de prêt doit être établi sans frais pour l'emprunteur.
Information annuelle : la banque doit informer chaque année l'emprunteur de son droit de résiliation, en précisant les modalités et les délais. Le non respect de cette obligation entraîne une amende de 15 000 EUR pour les personnes morales.
La suppression du questionnaire médical
La loi Lemoine a supprimé l'obligation de remplir un questionnaire de santé pour les prêts dont la part assurée par personne ne dépasse pas 200 000 EUR et dont l'échéance de remboursement intervient avant le 60e anniversaire de l'assuré. Pour un couple empruntant à parts égales, le seuil s'élève donc à 400 000 EUR au total. Cette mesure facilite considérablement l'accès à la délégation pour les emprunteurs présentant un risque de santé.
Le droit à l'oubli et la convention AERAS
Le droit à l'oubli, réduit de 10 à 5 ans par la loi Lemoine, permet aux anciens malades du cancer et de l'hépatite C de ne pas déclarer leur pathologie si le protocole thérapeutique est terminé depuis plus de 5 ans, sans rechute, et si l'échéance du contrat intervient avant le 71e anniversaire de l'assuré. La convention AERAS (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) prévoit un examen en trois niveaux pour les dossiers qui ne remplissent pas ces conditions, garantissant une étude approfondie de chaque situation.
Les sanctions effectives
Les amendes prononcées par la DGCCRF en octobre 2025 contre le Crédit Agricole Paris IdF (323 518 EUR), la BRED (298 000 EUR), le CIC Est (196 000 EUR) et la Caisse d'Épargne IdF (80 000 EUR) confirment que le régime de sanctions est pleinement opérationnel. L'ACPR a annoncé de nouvelles investigations couvrant la période 2022 à 2025, signalant un renforcement durable du contrôle réglementaire.
Les obligations de transparence tarifaire
Tous les établissements bancaires et les assureurs sont tenus d'afficher le coût de l'assurance emprunteur sur une durée de 8 ans dans leurs offres de prêt. Cette obligation, renforcée par la loi Lemoine, vise à faciliter la comparaison entre les contrats et à sensibiliser les emprunteurs au poids financier de l'assurance dans le coût global de leur crédit. Le TAEA doit figurer dans toute offre de prêt, permettant une comparaison normalisée entre les différentes propositions. Les banques qui ne respectent pas ces obligations de transparence s'exposent aux mêmes sanctions administratives que celles prévues pour les refus de délégation injustifiés.
L'impact sur la protection du patrimoine familial
Au delà de l'aspect financier, la délégation d'assurance emprunteur revêt une dimension patrimoniale essentielle. Les garanties décès et PTIA protègent le conjoint et les héritiers contre le risque de devoir rembourser un crédit en cas de décès ou d'invalidité grave de l'emprunteur. Les garanties ITT et IPT préservent le train de vie familial en cas d'incapacité de travail. Choisir un contrat de délégation adapté à sa situation familiale et professionnelle constitue un acte de prévoyance qui s'inscrit dans une stratégie patrimoniale globale. France Epargne intègre cette réflexion dans l'accompagnement de chaque client, en articulant la protection par l'assurance emprunteur avec les autres piliers de la gestion de patrimoine : assurance vie, prévoyance et planification successorale.
"La délégation d'assurance emprunteur représente l'un des leviers d'optimisation les plus puissants et les plus méconnus dans la gestion d'un crédit immobilier. Avec une économie moyenne de 15 000 EUR et un cadre réglementaire désormais pleinement protecteur, chaque emprunteur a tout intérêt à comparer son contrat actuel avec les alternatives du marché. Notre rôle est de transformer cette opportunité en résultat concret pour nos clients.
La délégation d'assurance emprunteur bénéficie à une grande variété de profils, mais certaines catégories d'emprunteurs réalisent des économies particulièrement significatives. Identifier votre profil permet d'anticiper les gains potentiels et de cibler les contrats les plus adaptés.
Les primo accédants (25 à 35 ans)
Les jeunes emprunteurs constituent le profil le plus avantagé par la délégation. À cet âge, le risque statistique de décès, d'invalidité ou d'incapacité est faible, ce qui se traduit par des tarifs très compétitifs auprès des assureurs individuels. Un emprunteur de 28 ans non fumeur peut accéder à un taux de 0,07 % du capital emprunté en délégation, contre 0,30 % avec le contrat groupe de sa banque. Sur un prêt de 200 000 EUR sur 25 ans, l'économie atteint 11 500 EUR (source : Magnolia.fr, 2026). De plus, les primo accédants bénéficient de la suppression du questionnaire médical pour les prêts inférieurs à 200 000 EUR, simplifiant considérablement la démarche.
Les investisseurs en immobilier locatif
Pour les investisseurs soumis au régime réel d'imposition, la délégation offre un double avantage. D'une part, la réduction des primes d'assurance améliore directement le cash flow locatif. D'autre part, les cotisations d'assurance emprunteur restent déductibles des revenus fonciers, quel que soit l'assureur choisi. Un investisseur multipliant les opérations immobilières peut cumuler des économies considérables en déléguant systématiquement chaque contrat d'assurance.
Les emprunteurs en milieu de prêt
Grâce à la loi Lemoine, les emprunteurs ayant souscrit un contrat groupe il y a plusieurs années peuvent désormais le résilier à tout moment. Cette catégorie présente un potentiel d'économie particulièrement élevé car les contrats anciens ont été souscrits à des conditions tarifaires moins favorables que celles disponibles en 2026. De plus, pour les contrats à cotisation fixe sur le capital initial, le surcoût par rapport à un contrat dégressif sur le capital restant dû s'amplifie au fil des années.
Les professions libérales et les cadres
Les professions libérales (médecins, avocats, architectes) et les cadres supérieurs bénéficient de profils de risque favorables auprès des assureurs individuels. Leur stabilité professionnelle et leurs revenus élevés se traduisent par des conditions tarifaires avantageuses. En revanche, les contrats groupe bancaires ne tiennent pas compte de cette spécificité et appliquent un tarif mutualisé souvent supérieur.
Les personnes présentant un risque aggravé de santé
Contrairement aux idées reçues, la délégation peut également profiter aux emprunteurs ayant des antécédents médicaux. La convention AERAS et le droit à l'oubli de 5 ans offrent un cadre protecteur. Les assureurs individuels proposent parfois des conditions plus nuancées que les contrats groupe, avec des exclusions mieux ciblées et des surprimes plus modérées. France Epargne accompagne spécifiquement ces profils pour identifier les solutions les plus adaptées.
Les emprunteurs à deux (co emprunteurs)
Les couples co emprunteurs représentent un cas particulier intéressant. La délégation permet d'ajuster les quotités d'assurance (répartition de la couverture entre les deux emprunteurs) de manière optimale selon les revenus et la situation professionnelle de chacun. Le seuil de suppression du questionnaire médical atteint 400 000 EUR pour un couple empruntant à parts égales, couvrant la majorité des acquisitions immobilières en France.
Les seniors (plus de 55 ans)
Le cas des seniors mérite une analyse individualisée. Les tarifs des contrats individuels augmentent significativement avec l'âge, et le contrat groupe bancaire, qui mutualise les risques, peut s'avérer plus compétitif pour cette tranche d'âge. Les emprunteurs de plus de 55 ans font face à des taux d'assurance pouvant dépasser 0,65 % du capital emprunté en délégation, tandis que le contrat groupe ne dépasse généralement pas 0,50 % grâce à la mutualisation. France Epargne réalise une étude comparative systématique pour déterminer l'option la plus avantageuse, sans parti pris pour la délégation.
Les emprunteurs en situation de rachat de crédit
Le rachat de crédit immobilier constitue une opportunité idéale pour reconsidérer son assurance emprunteur. Lors de la renégociation du prêt, l'emprunteur peut directement opter pour une délégation d'assurance auprès du nouvel établissement prêteur. Cette démarche combinée permet de cumuler les économies sur le taux d'intérêt et sur l'assurance, maximisant ainsi l'impact financier de l'opération. France Epargne accompagne ses clients dans cette double optimisation en intégrant le choix de l'assurance dans la stratégie globale de renégociation.
Les fonctionnaires et agents de la fonction publique
Les fonctionnaires bénéficient d'un profil de risque particulièrement favorable auprès des assureurs individuels. La stabilité de leur emploi (absence de risque de licenciement économique) et la régularité de leurs revenus se traduisent par des tarifs très compétitifs en délégation. Certains assureurs spécialisés proposent des contrats dédiés aux agents de la fonction publique, avec des garanties adaptées à leur statut et des tarifs parmi les plus bas du marché. La garantie perte d'emploi, généralement inutile pour ce profil, peut être supprimée pour réduire encore le coût de la couverture.
L'importance de l'analyse personnalisée
Chaque profil d'emprunteur présente des caractéristiques uniques qui influencent l'intérêt de la délégation. L'âge, l'état de santé, la profession, les habitudes de vie (tabagisme, pratique sportive à risque), le montant du prêt, la durée de remboursement et la situation familiale sont autant de variables qui déterminent le tarif optimal. France Epargne intègre l'ensemble de ces paramètres dans son analyse pour recommander la solution la plus adaptée, qu'il s'agisse d'une délégation complète, d'une substitution partielle ou du maintien du contrat groupe dans les cas où celui ci s'avère plus avantageux.

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