Accompagnement expert pour sécuriser vos financements professionnels avec des garanties adaptées et une fiscalité optimisée
L'assurance prêt professionnel garantit le remboursement du capital restant dû en cas de décès, d'invalidité ou d'incapacité de travail du dirigeant ou des associés emprunteurs. Bien que non obligatoire légalement, elle est exigée par la quasi-totalité des établissements bancaires avant tout octroi d'un crédit professionnel, indépendamment du montant ou de la structure juridique emprunteuse.
Le marché français de l'assurance emprunteur représente 11,8 milliards d'euros de cotisations annuelles (estimation Xerfi, 2025). Les bancassureurs contrôlent encore 75 % du stock de contrats, générant une marge estimée à 70 % sur les primes collectées selon l'UFC-Que Choisir. Les assureurs alternatifs (délégation d'assurance) progressent et atteignent 19 % de parts de marché fin 2025, contre 16 % en 2021 (cabinet Actélior). Cette progression reste freinée par les obstacles administratifs bancaires : 38 % des emprunteurs ayant tenté de changer d'assurance ont subi des délais supérieurs au délai légal de 10 jours en 2025 (baromètre APCADE/Forsides).
Les professionnels paient des taux systématiquement plus élevés que les particuliers en raison du profil de risque amplifié : un TAEA moyen de 0,25 % à 0,45 % en délégation pour un profil standard, contre 0,50 % à 1,20 % pour les professions à risque aggravé. En optant pour la délégation d'assurance plutôt que le contrat bancaire groupe, les entrepreneurs économisent en moyenne 27 % sur leurs cotisations (Magnolia.fr, janvier 2026), et jusqu'à 35 % pour les profils seniors. Contrairement aux autres catégories d'assurance qui subissent des hausses de tarifs en 2026 (santé : +4,5 à +5,5 %, auto : +5 à +5,5 %, habitation : +7,5 à +8 %), l'assurance emprunteur reste la seule à ne pas augmenter.
Les 4,8 millions de travailleurs indépendants en France (INSEE, édition 2025), dont 4,4 millions relevant du régime des indépendants hors praticiens médicaux conventionnés, représentent un marché considérable sous-équipé en délégation d'assurance. Près de 60 % des professionnels qui changent d'assurance appartiennent aux catégories salariées, ce qui signifie que les TNS et professions libérales restent largement sous-représentés dans les renégociations malgré les réformes successives de la loi Lagarde (2010), de la loi Hamon (2014) et de la loi Lemoine (2022).
Ce qu'il faut comprendre dès le départ : l'assurance emprunteur professionnelle n'est pas un produit standard. Ses modalités varient selon votre statut social (TNS ou assimilé salarié), votre structure juridique (SARL, SAS, SCI, EI), votre secteur d'activité et votre état de santé. Une analyse patrimoniale complète réalisée en amont de la souscription peut générer des économies de plusieurs milliers d'euros et une protection véritablement adaptée à votre situation réelle.
Chez France Épargne, nous accompagnons les professionnels dans le choix et la souscription de leur assurance emprunteur avec une approche globale : diagnostic de structure juridique, optimisation fiscale des cotisations, et négociation des meilleures conditions du marché. Notre statut de courtier en assurance et gestionnaire de patrimoine vous garantit un interlocuteur unique pour sécuriser votre projet d'entreprise à chaque étape.
Trois erreurs fréquentes à éviter : Premièrement, accepter le contrat d'assurance groupe proposé par la banque sans comparer. Deuxièmement, ne pas vérifier la franchise ITT négociable à 30 jours pour les TNS, qui reste la clause la plus déterminante pour la protection réelle. Troisièmement, ne pas adapter les garanties à la structure juridique : un gérant majoriatire de SARL et un président de SAS assimilé salarié n'ont pas les mêmes besoins de couverture malgré des revenus similaires. Ces trois points sont systématiquement traités par nos conseillers lors du bilan de souscription.
Ce que couvre ce guide :
Ce guide s'adresse aux entrepreneurs, dirigeants de TPE et PME, professions libérales réglementées et non réglementées, artisans, commerçants, travailleurs non salariés et gérants de SCI qui souscrivent, renégocient ou envisagent de changer leur assurance emprunteur professionnelle. Il couvre les prêts d'acquisition immobilière professionnelle, les financements d'équipements, les rachats de fonds de commerce, les crédits de trésorerie et les prêts en SCI.
À retenir dès maintenant : 92 % des emprunteurs ayant exercé leur droit à la délégation d'assurance déclarent avoir réalisé des économies, et 43 % ont économisé plus de 5 000 euros sur la durée de leur prêt (baromètre APCADE/Forsides, 2025, plus de 1 000 emprunteurs enquêtés). Le taux des crédits professionnels (hors assurance) s'établissait à 3,46 % en novembre 2025, en repli par rapport au pic de 4,18 % de décembre 2024 (Banque de France). C'est dans ce contexte favorable qu'un bilan de votre couverture actuelle peut générer des économies immédiates.
Les types de prêts couverts : acquisition de locaux commerciaux ou de bureaux, financement d'équipements et de matériels, rachat de fonds de commerce ou de droits au bail, crédit de trésorerie structurel, prêt SCI pour détention d'immeuble professionnel ou de rapport. Chaque type de financement requiert une analyse des garanties et une adaptation des modalités de couverture. Un crédit de trésorerie de court terme n'exige pas les mêmes garanties qu'une acquisition immobilière sur 20 ans. France Épargne calibre systématiquement la couverture en fonction de l'utilisation réelle du financement.
Chiffres clés du marché à retenir :

Couverture décès, invalidité totale ou partielle, incapacité de travail et perte accidentelle d'activité pour sécuriser votre entreprise et vos proches
Cotisations déductibles du résultat imposable pour les sociétés soumises à l'IS (SARL, SAS), ou des revenus fonciers pour les SCI à l'IR, réduisant votre charge fiscale effective
En délégation d'assurance, les taux sont de 0,25 % à 0,45 % contre 0,45 % à 0,80 % en contrat bancaire groupe. 43 % des emprunteurs ayant changé économisent plus de 5 000 euros (baromètre APCADE/Forsides, 2025)
Contrat adapté à votre activité, votre statut juridique et vos risques spécifiques : couverture ITT calibrée pour les TNS sans fiche de paie, franchise négociable à 30 jours
Conseil intégrant assurance, fiscalité et stratégie d'entreprise. Vision globale pour optimiser simultanément votre prêt personnel immobilier et vos financements professionnels
En cas de décès du dirigeant, le capital restant dû est remboursé directement à la banque. Vos héritiers reprennent l'entreprise sans dette bancaire pesant sur la succession
France Épargne analyse votre profil juridique et professionnel pour vous proposer les meilleures conditions du marché. Simulation gratuite et sans engagement.
Obtenir une simulation gratuite| Profil emprunteur | Âge | Taux contrat bancaire | Taux délégation | Économie annuelle* |
|---|---|---|---|---|
| Artisan / commerçant | 30 à 40 ans | 0,48 % | 0,20 % | 2 800 € |
| Profession libérale (non santé) | 30 à 40 ans | 0,40 % | 0,17 % | 2 300 € |
| Professionnel de santé (médecin, dentiste) | 30 à 40 ans | 0,45 % | 0,19 % | 2 600 € |
| Chef d'entreprise SARL/SAS | 40 à 50 ans | 0,60 % | 0,27 % | 3 300 € |
| Gérant majoritaire TNS | 40 à 50 ans | 0,55 % | 0,24 % | 3 100 € |
| TNS commerce (profil senior) | 50 à 55 ans | 0,75 % | 0,38 % | 3 700 € |
Source: Cabinet Actélior / Magnolia.fr, baromètre marché 2025
La loi Lemoine (n° 2022-270 du 28 février 2022) a profondément réformé l'assurance emprunteur pour les particuliers. Ses effets sur les prêts professionnels sont souvent mal compris, générant des décisions de souscription sous-optimales chez de nombreux entrepreneurs.
Ce que la loi Lemoine apporte aux professionnels :
Depuis le 1er septembre 2022, tout emprunteur professionnel peut résilier son assurance de prêt à tout moment (article L113-12-2 du Code des assurances), sans attendre la date anniversaire du contrat. Cette liberté de résiliation infra-annuelle s'applique à condition que le nouveau contrat présente des garanties au moins équivalentes, vérifiées par la banque dans un délai légal de 10 jours ouvrés. Avant la loi Lemoine, il fallait attendre l'amendement Bourquin (2017) qui permettait uniquement la résiliation annuelle à chaque date anniversaire.
La chronologie des réformes de l'assurance emprunteur :
La loi Lagarde (2010) a ouvert le droit à la délégation d'assurance dès la souscription. La loi Hamon (2014) a accordé 12 mois pour changer après la signature. L'amendement Bourquin (2017) a étendu ce droit à chaque date anniversaire. La loi Lemoine (2022) a supprimé toute contrainte calendaire : la résiliation est possible à tout instant. Ce cadre réglementaire progressif vous donne aujourd'hui une liberté totale de renégociation.
Ce que la loi Lemoine ne change pas pour les professionnels :
La suppression du questionnaire de santé est expressément réservée aux prêts immobiliers à usage d'habitation ou mixte pour les montants inférieurs à 200 000 euros par emprunteur et remboursés avant le 60e anniversaire. Pour tout prêt professionnel (acquisition de locaux, équipements, trésorerie, rachat de fonds de commerce), le questionnaire médical reste obligatoire, quel que soit le montant emprunté.
Un questionnaire professionnel distinct du questionnaire médical est systématiquement exigé. Ce formulaire évalue les risques spécifiques liés à votre activité : travaux en hauteur, manipulation de substances dangereuses, fréquence des déplacements professionnels, nature des interventions. Ces deux questionnaires sont complémentaires ; la réponse à l'un ne dispensera jamais de répondre à l'autre.
Sanctions bancaires en 2025 : En octobre 2025, la DGCCRF a infligé des amendes à quatre établissements bancaires pour un total de 700 000 euros pour non-respect des délais légaux de traitement des demandes de changement d'assurance. Le CIC Est a été condamné à 196 000 euros d'amende. Ces sanctions illustrent la vigilance croissante des autorités de contrôle et renforcent vos droits en tant qu'emprunteur professionnel. Si votre banque dépasse le délai de 10 jours ouvrés ou oppose un refus sans motif légitime d'équivalence de garanties, une réclamation auprès de la DGCCRF est fondée.
Bilan CCSF 2024-2025 : Le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) a publié son bilan sur l'application de la loi Lemoine en 2025. Parmi les constats : le taux de changement d'assurance reste inférieur aux projections initiales du législateur, notamment pour les prêts professionnels. Le CCSF recommande une clarification réglementaire sur le périmètre exact des prêts professionnels couverts par la résiliation infra-annuelle, et un renforcement des contrôles bancaires sur les délais de traitement. Ces évolutions réglementaires attendues en 2026 pourraient élargir les droits des emprunteurs professionnels.
Perspective 2026 : L'année 2026 est décrite par les acteurs du secteur comme potentiellement décisive pour transformer les droits formels de la loi Lemoine en pratique effective. La progression des parts de marché de la délégation à 19 % en 2025 illustre que le changement est structurel, mais la résistance bancaire reste significative. Pour les professionnels, s'appuyer sur un courtier indépendant tel que France Épargne est le moyen le plus efficace d'exercer pleinement ces droits sans se heurter aux obstacles administratifs des établissements bancaires.
Le choix de la structure juridique de votre entreprise détermine directement la déductibilité de vos primes d'assurance emprunteur et les modalités de couverture ITT. Ce sujet reste absent de la quasi-totalité des comparateurs et courtiers en ligne, générant des souscriptions mal optimisées pour de nombreux entrepreneurs.
SARL et SAS soumises à l'IS : Les cotisations d'assurance emprunteur sont intégralement déductibles du résultat imposable de la société. Pour une société à l'IS au taux de 25 %, chaque euro de prime génère 0,25 euro d'économie d'impôt sur les sociétés. Un dirigeant empruntant 500 000 euros avec une prime annuelle de 1 200 euros économise 300 euros d'IS par an, soit 4 500 euros sur 15 ans, en plus des économies de taux réalisées par la délégation d'assurance.
Gérant majoritaire de SARL : Votre statut TNS crée une spécificité déterminante pour la garantie ITT. En l'absence de fiche de paie, l'assureur calcule l'indemnité en mode indemnitaire : il compense la perte réelle de revenus, justifiée par la liasse fiscale des exercices N-1 et N-2. Ce mode de calcul est plus complexe à documenter mais fidèle à votre situation réelle. Négocier une franchise courte de 30 jours (contre 90 jours standard) est possible auprès de certains assureurs, mais doit être expressément demandé lors de la souscription : les contrats bancaires ne la proposent pas par défaut.
Président de SAS assimilé salarié : Votre régime social (assimilé salarié, affilié au régime général de la Sécurité Sociale) est différent du gérant SARL majoritaire. Les garanties ITT peuvent être structurées en mode forfaitaire sur la base de votre fiche de paie, ce qui simplifie la constitution du dossier de sinistre. Votre protection sociale de base est également plus élevée qu'un TNS, ce qui modifie les besoins en garanties complémentaires. France Épargne analyse ce paramètre systématiquement avant toute comparaison d'offres.
Entreprise individuelle et professions libérales (BNC) : Les primes sont déductibles des charges professionnelles, réduisant le bénéfice imposable à l'impôt sur le revenu au taux marginal du professionnel. Pour un professionnel de santé libéral à 45 % de taux marginal, une prime annuelle de 2 000 euros génère 900 euros d'économie fiscale annuelle.
SCI à l'IR : Les cotisations d'assurance emprunteur s'imputent sur les revenus fonciers générés par la SCI, non sur le résultat d'une société. Chaque associé déduit sa quote-part des charges sur ses revenus fonciers personnels. Pour une SCI avec deux associés à 50 % percevant chacun des revenus fonciers imposés à 30 %, chacun bénéficie d'une économie fiscale représentant 30 % de sa moitié de prime.
SCI à l'IS : Les cotisations viennent en déduction du résultat imposable de la SCI au taux d'IS de 25 %, comme pour une SARL. Ce régime est généralement plus avantageux pour les associés fortement imposés à l'IR. En revanche, il engendre une fiscalité des plus-values de cession plus lourde à terme : absence d'abattement pour durée de détention, double imposition au niveau de la SCI puis à l'IR lors de la distribution. La sélection du régime fiscal de la SCI exige donc une vision patrimoniale de long terme que notre équipe vous aide à construire.
Points communs à toutes les structures : Pour l'ensemble des régimes juridiques et fiscaux, l'assurance emprunteur professionnelle bénéficie d'un traitement fiscal favorable par rapport au contrat bancaire groupe. Ce double avantage, économie de cotisations par la délégation et déduction fiscale des primes, constitue l'argument central du bilan patrimonial que France Épargne réalise pour chaque professionnel avant toute souscription ou renégociation.
Tableau de synthèse : La déductibilité fiscale varie de 25 % des primes (IS) à la tranche marginale de l'entrepreneur (IR). Pour un professionnel à 41 % de tranche marginale finançant l'acquisition de ses locaux avec un prêt de 600 000 euros sur 15 ans, une prime annuelle de 1 500 euros en délégation génère 615 euros d'économie fiscale annuelle. Additionnée aux économies de taux par rapport au contrat bancaire (estimées à 1 800 euros par an dans ce scénario), le gain total annuel atteint 2 415 euros, soit 36 225 euros sur la durée du prêt. Ce calcul illustre pourquoi la délégation d'assurance est systématiquement recommandée par France Épargne pour tout prêt professionnel, quelle que soit sa nature.
| Structure | Régime fiscal | Base de déduction | Taux d'économie fiscale | Couverture ITT |
|---|---|---|---|---|
| SARL / SAS | IS à 25 % | Résultat de la société | 25 % des primes | Indemnitaire (TNS) ou forfaitaire (assimilé salarié) |
| Entreprise individuelle | IR (BIC/BNC) | Charges d'exploitation | Tranche marginale du dirigeant | Indemnitaire sur revenus déclarés |
| SCI à l'IR | Revenus fonciers | Quote-part des revenus fonciers par associé | Tranche marginale de l'associé | Sur les revenus locatifs couverts |
| SCI à l'IS | IS à 25 % | Résultat de la SCI | 25 % des primes | Sur les revenus de la SCI |
| Profession libérale (BNC) | IR | Charges professionnelles | Tranche marginale du professionnel | Indemnitaire sur honoraires N-1 |
Le questionnaire de souscription pour un prêt professionnel comprend deux volets distincts que les emprunteurs confondent fréquemment : le questionnaire médical et le questionnaire professionnel. Comprendre leur rôle respectif permet d'éviter des surprimes injustifiées et d'anticiper les éventuels refus.
Le questionnaire médical porte sur votre état de santé : antécédents médicaux et chirurgicaux, traitements en cours, IMC, tabagisme, pathologies chroniques. Pour les prêts professionnels, il reste obligatoire pour tous les montants sans exception, contrairement aux prêts résidentiels inférieurs à 200 000 euros bénéficiaires de la dispense Lemoine. Les assureurs disposent d'un délai de 5 à 10 jours ouvrés pour traiter le questionnaire et émettre leur proposition.
La convention AERAS (s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) prévoit des dispositifs spécifiques pour les professionnels présentant des risques de santé :
France Épargne accompagne les professionnels concernés pour activer ces droits et identifier les compagnies les plus favorables à leur profil de santé.
Le questionnaire professionnel évalue les risques liés à votre activité, indépendamment de votre état de santé. Les professions générant systématiquement une analyse approfondie incluent les métiers du BTP (travaux en hauteur, machines dangereuses), les professions de santé pour les risques spécifiques à leurs instruments de travail (mains pour les chirurgiens), les forces de l'ordre, les professions maritimes, et les transports à fort kilométrage.
Quatre issues possibles à l'issue du questionnaire professionnel :
Conseils pratiques pour remplir le questionnaire professionnel :
La déclaration de sinistre pour un travailleur non salarié (TNS) suit un processus spécifique que les contrats bancaires expliquent rarement de manière complète. La connaissance de cette procédure avant le sinistre est déterminante pour éviter les refus d'indemnisation ou les délais de traitement prolongés.
Documents requis pour un TNS (liste exhaustive) :
Délai de déclaration : La déclaration doit intervenir dans les délais prévus au contrat, généralement 30 jours à compter du premier jour d'arrêt. Une déclaration tardive n'entraîne pas systématiquement un refus d'indemnisation mais peut décaler le point de départ de la prise en charge à la date de déclaration effective, selon les conditions générales du contrat.
La franchise ITT, paramètre souvent négligé : Le délai de franchise standard pour une ITT est de 90 jours pour un salarié. Pour les TNS, une franchise de 30 jours est négociable lors de la souscription auprès de certains assureurs, transformant substantiellement la protection réelle. Un arrêt de 60 jours, fréquent pour une chirurgie ou une maladie grave, ne donnera lieu à aucune indemnité avec une franchise de 90 jours mais sera couvert à hauteur de 30 jours avec une franchise à 30 jours. Ce paramètre doit être vérifié avant la souscription et négocié par France Épargne.
Mode indemnitaire vs mode forfaitaire : Pour les TNS sans fiche de paie, le mode par défaut est indemnitaire : l'assureur compense la perte réelle de revenus constatée par les documents fiscaux, plafonnée au capital assuré. Cette approche est plus complexe à documenter mais reflète fidèlement votre perte économique réelle. Le mode forfaitaire (indemnité journalière fixe indépendamment des revenus réels) est plus simple à activer mais exige une estimation précise de votre revenu moyen lors de la souscription. Pour les revenus variables ou en forte croissance, le mode indemnitaire est souvent plus favorable.
En cas de refus d'indemnisation : Si l'assureur refuse votre dossier, plusieurs voies de recours s'ouvrent à vous : (1) réclamation formelle au service client de l'assureur dans un délai de 2 mois à compter du refus, (2) saisine du médiateur de l'assurance si le litige persiste (délai de traitement : 90 jours, service gratuit), (3) recours judiciaire devant le tribunal judiciaire compétent. Notre équipe vous accompagne dans la constitution du dossier de sinistre et dans chacune de ces démarches en cas de difficultés avec votre assureur.
Prévenir plutôt que guérir : La meilleure protection contre un refus d'indemnisation reste la souscription d'un contrat bien calibré dès l'origine. Un contrat avec franchise de 30 jours, mode indemnitaire adapté au TNS et exclusions explicitement listées dans les conditions générales vaut infiniment plus qu'un contrat bancaire opaque dont les conditions ne seront découvertes qu'au moment du sinistre. France Épargne lit systématiquement les conditions générales de chaque contrat comparé pour vous signaler toute clause défavorable avant la signature.

La Société Civile Immobilière (SCI) est la structure la plus courante pour la détention et la transmission d'un patrimoine immobilier professionnel ou familial. L'assurance emprunteur d'une SCI présente des spécificités rarement expliquées, y compris par les courtiers généralistes, qui peuvent conduire à une protection incomplète ou à un coût excessif.
Qui assure quoi dans une SCI ? La SCI elle-même ne peut pas être assurée en qualité d'emprunteur : ce sont les associés personnes physiques qui souscrivent l'assurance, chacun à hauteur de sa quote-part dans l'emprunt. Pour un prêt de 800 000 euros contracté par une SCI avec deux associés à 50 %, chaque associé couvre 400 000 euros de capital. Si l'un des associés décède, l'assureur rembourse directement sa quote-part à la banque.
Stratégie de quotité : couvrir plus de 100 % pour protéger les héritiers. La loi n'impose pas que la somme des quotités soit égale à 100 %. Chaque associé peut s'assurer à 100 % du capital total du prêt (quotité totale de 200 %). Cette stratégie de couverture croisée garantit le remboursement intégral du prêt au décès de l'un des deux associés, protégeant les associés survivants de toute dette résiduelle. Elle est particulièrement pertinente pour les SCI familiales où les héritiers ne souhaitent pas ou ne peuvent pas gérer l'immeuble, ni rembourser la moitié du prêt restant.
Chaque associé peut choisir un assureur différent. Cette liberté, garantie par les lois Lagarde et Lemoine, est rarement expliquée par les banques et les comparateurs généralistes. Elle permet d'optimiser les conditions pour chaque profil individuel : un associé de 35 ans en bonne santé obtient un TAEA très compétitif auprès d'un assureur alternatif, tandis qu'un associé de 55 ans avec antécédents médicaux accède à des conditions spécialisées via la convention AERAS, indépendamment du choix de son coassocié.
Gestion du sinistre décès dans une SCI : L'assureur rembourse la quote-part couverte directement à la banque. Les parts sociales de l'associé décédé entrent dans sa succession et sont transmises aux héritiers selon les dispositions testamentaires ou légales. Si les héritiers ne souhaitent pas conserver les parts, les statuts de la SCI prévoient généralement un mécanisme d'agrément et de rachat par les associés survivants, dont le financement peut être sécurisé par une assurance-vie parallèle.
Impact fiscal dans une SCI : Pour une SCI à l'IR, les cotisations d'assurance viennent en déduction des revenus fonciers de chaque associé à proportion de ses parts. Pour une SCI à l'IS, elles s'imputent sur le résultat de la société, générant une économie d'IS de 25 %. Le choix du régime fiscal de la SCI conditionne donc directement l'avantage fiscal de l'assurance emprunteur et doit s'intégrer dans votre stratégie patrimoniale globale.
SCI avec associés non-résidents fiscaux français : Si l'un des associés est fiscalement résident à l'étranger, des conventions fiscales bilatérales peuvent modifier l'imposition des prestations reçues en cas de sinistre et la déductibilité des primes dans le pays de résidence. France Épargne analyse ces situations au cas par cas pour éviter une double imposition et optimiser la structure de couverture.
Analyse de votre situation professionnelle, de votre structure juridique (SARL, SAS, SCI, EI), de votre régime social (TNS ou assimilé salarié) et de votre projet de financement pour identifier les garanties optimales et les modalités fiscales applicables
Étude comparative des offres de plusieurs compagnies d'assurance sur la base de votre questionnaire médical et professionnel complet. Simulation des économies réalisables par rapport au contrat bancaire proposé, avec calcul de l'impact fiscal
Négociation des conditions : franchise ITT adaptée aux TNS (objectif 30 jours), choix du mode indemnitaire ou forfaitaire, adaptation des garanties à votre profession et à votre statut juridique, intégration dans votre stratégie patrimoniale globale
Assistance pour le remplissage des questionnaires médicaux et professionnels, activation du droit à l'oubli et des grilles AERAS si applicable, conseil pour déclarer correctement les risques professionnels sans générer de surprimes injustifiées
Accompagnement dans les formalités, signature électronique, gestion administrative complète. Suivi régulier du contrat lors des évolutions de votre activité, renégociation possible à tout moment grâce à la loi Lemoine, et assistance en cas de sinistre
France Épargne maîtrise les spécificités de chaque statut juridique et profession. Que vous soyez gérant TNS, professionnel de santé, artisan BTP ou gérant de SCI, nous trouvons la couverture optimale pour votre situation.
Parler à un conseiller expert
"L'assurance prêt professionnel ne se résume pas à une formalité bancaire. Pour un TNS, c'est un véritable outil de protection patrimoniale dont les modalités varient selon la structure juridique, le statut social et le régime fiscal. Une délégation d'assurance bien structurée peut générer 27 % d'économies en moyenne tout en offrant une couverture supérieure au contrat bancaire, à condition d'analyser précisément le profil de chaque emprunteur.
Bénéficiez d'un accompagnement expert pour sécuriser vos financements, réduire vos cotisations et optimiser la fiscalité de votre protection. Un conseiller France Épargne analyse votre situation juridique et professionnelle pour trouver la couverture optimale.
Demander un bilan patrimonialNos experts sont à votre disposition pour répondre à vos questions et vous guider dans vos choix.