
Investir dans une flotte de jets charter : audit patrimonial, sélection appareil, structuration fiscale et gestion opérationnelle. Rendements 15 à 25 % bruts.
Investir dans une flotte de jets charter constitue une stratégie patrimoniale de premier plan pour les investisseurs UHNW (Ultra High Net Worth, patrimoine supérieur à 30 M€) et les family offices en quête de rendements élevés sur des actifs tangibles internationaux. Le marché mondial des services de charter en jets privés atteint 45 milliards de dollars en 2025, avec une croissance annuelle projetée de 5 % selon GlobeNewsWire (janvier 2026). En Europe, ce segment représente 10,72 milliards de dollars en 2026, porté par la demande corporate et les déplacements UHNW. Les rendements bruts atteignables se situent entre 15 % et 25 % selon la catégorie d'appareil, le taux d'occupation et la structuration juridique retenue.
Ce guide détaille le processus complet d'investissement en flotte aviation charter : de l'audit patrimonial initial à la gestion déléguée opérationnelle, en passant par le sourcing d'appareils, la structuration fiscale optimale et la sélection d'opérateurs certifiés. Nous présentons également les stratégies avancées de co investissement, la diversification flottes multi appareils et la planification de sortie pour maximiser la valeur résiduelle.
À retenir :
- Le ticket d'entrée minimum commence à 500 000 € (propriété fractionnée 1/16) et atteint 10 M€ à 25 M€ pour une propriété intégrale midsize
- Les rendements bruts de 15 % à 25 % nécessitent un taux d'occupation supérieur à 300 heures par an
- La structuration juridique (SCI, SAS ou SPV offshore) détermine jusqu'à 5 points de rendement net
- Depuis mars 2025, la taxe de solidarité TSBA s'applique aux jets privés : de 210 € à 2 100 € par passager
- L'obligation ReFuelEU Aviation impose 2 % de carburant durable (SAF) depuis janvier 2025
L'investissement aviation charter s'adresse à un profil patrimonial spécifique. Un investisseur UHNW (Ultra High Net Worth) désigne une personne dont le patrimoine net dépasse 30 millions d'euros, selon la classification standard de Capgemini dans son World Wealth Report. Le tableau suivant présente les seuils recommandés pour envisager cet investissement.
| Critère | Minimum recommandé | Optimal |
|---|---|---|
| Patrimoine net | 10 M€ | > 25 M€ |
| Patrimoine liquide | 3 M€ | > 8 M€ |
| Revenus annuels | 500 000 € | > 1,5 M€ |
| Horizon d'investissement | 7 ans | 10 à 15 ans |
| Tolérance à l'illiquidité | Moyenne haute | Haute |
| Expérience en placements alternatifs | Déjà exposé (immobilier, private equity) | Portefeuille diversifié |
L'aviation charter mobilise un capital significatif (10 M€ à 25 M€ par appareil) avec un délai de revente de 12 à 24 mois, ce qui constitue une illiquidité forte. La règle prudentielle recommande de limiter l'allocation aviation à 15 % maximum du patrimoine net pour préserver la diversification globale du portefeuille.
France Épargne structure l'audit autour de sept dimensions critiques :
Objectif rendement et allocation cible : quel rendement net après impôts visez vous ? Les rendements réalistes se situent entre 8 % et 18 % selon la structure et le taux d'utilisation. L'allocation recommandée représente 5 % à 15 % du patrimoine net.
Horizon et liquidité acceptable : le capital doit pouvoir être immobilisé 7 à 15 ans. La revente optimale intervient 8 à 12 ans après l'acquisition. Le patrimoine liquide restant doit couvrir 24 à 36 mois de dépenses courantes.
Usage personnel envisagé : si vous souhaitez utiliser l'appareil 50 à 150 heures par an, les heures charter disponibles diminuent, avec un impact de 2 à 5 points sur le rendement.
Appétence au risque : la volatilité des rendements annuels est significative (12 % une année, 22 % la suivante selon le taux d'utilisation). Les risques spécifiques incluent l'obsolescence technologique, les incidents techniques et les évolutions réglementaires.
Situation fiscale : la résidence fiscale, la tranche marginale d'imposition et la stratégie de transmission patrimoniale déterminent la structure juridique optimale.
Co investissement ou investissement solo : investir seul offre 100 % de contrôle mais concentre le risque. Le co investissement avec 2 à 4 autres investisseurs dilue le risque et réduit le capital par personne.
Expérience du secteur aviation : une première exposition au secteur nécessite un accompagnement renforcé par rapport à un investisseur déjà actif en aviation fractionnée.
Livrable de l'audit : rapport confidentiel de 20 à 30 pages détaillant l'éligibilité, l'allocation recommandée, la stratégie de structure juridique préliminaire et les scénarios de rendement selon les types d'appareils.
La sélection de l'appareil détermine 80 % du succès de l'investissement. Un jet inadapté à la demande charter locale génère un taux d'occupation inférieur à 200 heures par an, ce qui entraîne une perte assurée. Un appareil parfaitement positionné atteint 350 à 450 heures par an avec des rendements de 18 % à 25 %. Selon Magellan Jets (rapport 2026), les super midsize dominent désormais les recherches charter, portés par le Bombardier Challenger 3500, le Gulfstream G280 et l'Embraer Praetor 600.
| Catégorie | Profil demande charter | Taux d'occupation atteignable | Rendement brut cible |
|---|---|---|---|
| Light Jet (Phenom 300, CJ3+) | Court courrier Europe (< 2 500 km), business régional, 4 à 6 passagers | 250 à 350 h/an | 10 à 16 % |
| Midsize (Challenger 350, G280, Citation Latitude) | Moyen courrier Europe MENA (< 5 000 km), corporate 7 à 9 passagers | 300 à 450 h/an | 15 à 22 % |
| Heavy (Challenger 650, G550) | Long courrier intercontinental (< 11 000 km), UHNW 10 à 14 passagers | 250 à 380 h/an | 12 à 20 % |
| Ultra Long Range (G650, Global 7500) | Missions extrêmes (> 12 000 km), UHNW exigeants, marchés premium | 200 à 320 h/an | 14 à 25 % |
Pour un premier investissement aviation, France Épargne recommande le segment midsize de 8 à 10 ans d'âge (Challenger 350 millésime 2016 à 2018, G280 millésime 2015 à 2017). Ce segment offre le meilleur équilibre entre une demande charter forte (corporate européen), des coûts d'exploitation maîtrisés (640 000 € à 905 000 € fixes par an) et un pricing charter attractif (6 500 € à 8 000 € par heure). Le ticket d'acquisition se situe entre 14 M€ et 20 M€ en occasion, contre 25 M€ à 30 M€ pour un appareil neuf.
Depuis une base au Bourget (Paris), les dix routes charter les plus demandées couvrent l'intégralité de l'Europe occidentale : Paris Nice (1 h 15, 450 NM), Paris Londres (1 h, 210 NM), Paris Genève (1 h, 250 NM), Paris Barcelone (1 h 30, 520 NM), Paris Dubaï (6 h, 2 850 NM). Un midsize jet avec un rayon d'action de 4 500 à 5 500 km couvre parfaitement l'Europe complète, le Moyen Orient et l'Afrique du Nord, capturant plus de 85 % de la demande charter depuis Paris.
| Âge | Prix (vs neuf) | Recommandation |
|---|---|---|
| Neuf | 100 % (25 M€ à 75 M€) | UHNW usage personnel intensif ou flotte entreprise propre |
| 3 à 6 ans | 60 à 75 % | Équilibre correct, technologie récente |
| 7 à 12 ans | 40 à 60 % | Optimal pour investisseurs charter : prix réduit, technologie viable |
| > 15 ans | 25 à 40 % | À éviter sauf rénovation complète prévue |
Un Bombardier Challenger 350 neuf (2026) coûte 26,7 millions de dollars selon AvBuyer, soit environ 24,5 M€. Un modèle de 2017 (9 ans) se négocie entre 15 M€ et 18 M€, soit 30 % à 40 % de moins que le neuf. Sur un horizon de 10 ans, le modèle d'occasion génère des rendements supérieurs de 3 à 5 points grâce au capital initial moindre, malgré des coûts de maintenance légèrement plus élevés (30 000 € à 50 000 € supplémentaires par an).
Les trois constructeurs à privilégier pour la liquidité de revente sont Gulfstream (G280, G550, G650, G700), Bombardier (séries Challenger et Global) et Dassault (Falcon 2000, 7X, 8X). Selon Menkor Aviation (rapport 2026), les opérateurs procèdent à des mises à niveau systématiques vers des appareils plus grands et à plus long rayon d'action, le segment super midsize gagnant des parts de marché significatives.

Le choix de la structure juridique impacte directement le rendement net de l'investissement. Un SPV (Special Purpose Vehicle) désigne une société dédiée créée spécifiquement pour détenir l'appareil.
| Critère | SCI (IR) | SAS (IS) | SPV offshore (Jersey, Malte) |
|---|---|---|---|
| Imposition revenus charter | BIC au barème IR (11 à 45 %) | IS 25 % sur bénéfices | 0 à 15 % selon juridiction |
| Amortissement appareil | Oui, dégressif 10 à 15 ans | Oui, dégressif 10 à 15 ans | Flexibilité maximale |
| Dividendes | IR tranche marginale | PFU 30 % ou barème sur option | Rapatriement optimisé |
| Transmission | Droits succession 20 à 45 % | Pacte Dutreil possible (abattement 75 %) | Planification successorale optimisée |
| Coûts annuels administratifs | 5 000 € à 10 000 € | 10 000 € à 20 000 € | 15 000 € à 40 000 € |
Les résidents fiscaux français sont soumis à la transparence fiscale : même si l'appareil est immatriculé à l'étranger et détenu via une structure offshore, les revenus charter et les plus values restent imposables en France. Le trust offshore optimise surtout la transmission patrimoniale et offre une flexibilité opérationnelle, sans réduire l'imposition courante. Pour approfondir ces mécanismes d'optimisation, consultez notre guide sur l'aviation fractionnée et optimisation fiscale.
Patrimoine 10 à 20 M€, résident fiscal France : la SCI soumise à l'IR avec option régime réel BIC permet un amortissement dégressif de 15 M€ sur 12 ans, soit 1,25 M€ par an déduit de l'assiette imposable. Si le bénéfice charter brut atteint 200 000 €, l'assiette imposable réelle tombe à zéro pendant 5 à 6 ans grâce au déficit reportable. Le gain fiscal atteint environ 90 000 € par an pendant les 5 à 7 premières années, soit 5 points de rendement supplémentaires (source : France Épargne, données clients anonymisées).
Patrimoine 25 M€ et plus, résident France : la SAS holding française combinée à une filiale offshore (Malte, Jersey) pour les opérations hors France offre un IS à 25 % (contre IR 45 %), la distribution de dividendes au PFU 30 % et la possibilité d'un pacte Dutreil (abattement 75 %). La filiale maltaise gère le charter Moyen Orient et Afrique avec une fiscalité réduite à 5 % sur les revenus offshore.
Patrimoine 50 M€ et plus, résidence Monaco, Suisse ou offshore : le trust Jersey ou Guernesey détenant un SPV propriétaire de l'appareil offre une fiscalité de 0 à 10 %, une planification successorale sans droits de succession et une protection renforcée des actifs.
Découvrez votre profil de risque et les allocations recommandées en quelques questions.
Faire le testDepuis le 1er mars 2025, la France applique la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA) réformée aux passagers de jets privés. Les montants varient de 210 € par passager pour un vol court courrier en turbopropulseur à 2 100 € par passager pour un vol long courrier en turboréacteur (source : Legifrance, loi de finances 2025). Cette taxe génère environ 100 millions d'euros de recettes annuelles pour l'aviation d'affaires. L'impact sur les revenus charter se situe entre 1 % et 3 % selon les routes opérées, un coût généralement répercuté sur le client final.
Le Royaume Uni emboîte le pas avec une hausse substantielle de l'Air Passenger Duty à compter du 1er avril 2026 : jusqu'à 1 141 £ par passager sur les vols long courrier (source : ACC Aviation, rapport 2026). Ces mesures fiscales européennes s'inscrivent dans un mouvement de fond vers la taxation renforcée de l'aviation privée.
Le règlement européen ReFuelEU Aviation impose depuis le 1er janvier 2025 que tout carburant fourni dans les aéroports de l'Union contienne au minimum 2 % de carburant aviation durable (SAF, Sustainable Aviation Fuel). Ce taux atteindra 6 % en 2030, dont 1,2 % de carburant synthétique (source : Commission européenne, règlement (UE) 2023/2405). Le surcoût du SAF par rapport au Jet A1 conventionnel se situe entre 300 % et 500 %, ce qui augmente les coûts variables d'exploitation de 3 % à 8 % selon la proportion de SAF utilisée. Les pénalités financières pour non conformité s'appliquent dès 2026 pour les volumes fournis en 2025.
L'intelligence artificielle est désormais opérationnelle en aviation d'affaires : la maintenance prédictive, la planification automatisée des équipages et l'optimisation des routes réduisent les coûts opérationnels de 5 % à 10 % selon Menkor Aviation (rapport 2026). La connectivité haut débit en vol entre dans une nouvelle phase concurrentielle en 2026 avec le système Galileo de Gogo, concurrent direct de l'offre Starlink établie. Ces évolutions technologiques améliorent la proposition de valeur pour les clients charter et soutiennent les taux d'occupation.
L'inspection avant achat (PPI, Pre Purchase Inspection) constitue l'investissement protecteur le plus rentable de tout le processus. Son coût se situe entre 25 000 € et 60 000 € selon l'appareil. France Épargne accède au marché global aviation via des partenariats avec des courtiers spécialisés aux États Unis (AvBuyer, JetNet, Controller), en Europe (ExecuJet, Luxaviation Sales, Dassault PreOwned) et au Moyen Orient (Jetex, DC Aviation). Le processus de sourcing identifie 5 à 8 appareils candidats, négocie le prix initial (réduction de 5 % à 12 % par rapport au prix affiché) et organise les inspections techniques.
| Zone d'inspection | Points vérifiés | Signaux d'alerte |
|---|---|---|
| Historique maintenance | Logbooks complets, respect calendriers constructeur, origine pièces OEM | Lacunes dans le logbook, maintenance différée, pièces non certifiées |
| Moteurs et APU | Heures depuis dernier overhaul, inspection borescope, analyse d'huile | Compressions faibles (< 70/80), contamination métallique de l'huile |
| Avionique | Versions logicielles à jour, conformité ADS B et CPDLC | Avionique obsolète (fin de support constructeur) |
| Structure cellule | Corrosion, fatigue, dommages antérieurs réparés, historique d'incidents | Corrosion structurelle sévère, réparations majeures non déclarées |
| Intérieur cabine | État sièges, systèmes de divertissement, toilettes | Usure excessive nécessitant une rénovation (300 000 € à 800 000 €) |
| Conformité réglementaire | Directives de navigabilité (AD) complétées, bulletins de service (SB) appliqués | AD non complétées (risque d'immobilisation), SB sécurité ignorés |
En cas de corrosion structurelle sévère, de moteurs nécessitant un overhaul imminent (moins de 500 heures restantes) ou d'accidents antérieurs non déclarés, France Épargne recommande d'abandonner la transaction, même si le prix semble attractif. Les défauts mineurs identifiés (50 000 € à 150 000 € de travaux) se négocient via une réduction du prix ou un compte séquestre.

L'opérateur charter gère quotidiennement votre actif : équipages, maintenance, commercialisation des vols et reporting financier. Choisir le mauvais opérateur divise les rendements par deux. L'AOC (Air Operator Certificate, certificat de transporteur aérien) délivré par la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) en France ou par une autorité EASA (European Union Aviation Safety Agency) d'un autre pays de l'UE constitue la certification obligatoire. Vérifiez la validité du certificat, l'historique des inspections SAFA et les incidents de sécurité.
Les critères prioritaires incluent : une base clientèle charter de plus de 500 clients corporate actifs, des partenariats avec les courtiers internationaux (Air Charter Service, Avinode, PrivateFly), un taux de commission inférieur à 20 % du revenu charter brut, une ancienneté supérieure à 10 ans, une certification JAR 145 propre ou des contrats avec des MRO de premier rang (Lufthansa Technik, Jet Aviation), des pilotes avec plus de 3 000 heures de vol et une couverture d'assurance de 300 M€ minimum en responsabilité civile.
| Opérateur | Base | Flotte | Commission | Point fort |
|---|---|---|---|---|
| NetJets Europe | Portugal | 200+ appareils | 25 à 30 % | Base clientèle UHNW massive |
| VistaJet | Malte | 80+ appareils | 22 à 28 % | Forte demande Moyen Orient et Asie |
| Air Hamburg | Allemagne | 50+ appareils | 18 à 22 % | Gestion rigoureuse, tarifs raisonnables |
| ExecuJet | Suisse | 100+ appareils | 20 à 25 % | Réseau FBO propre, maintenance intégrée |
| DC Aviation | Allemagne | 40+ appareils | 18 à 22 % | Expertise VIP et relations corporate |
France Épargne négocie pour ses clients des taux de commission réduits (accord de volume entre plusieurs propriétaires), des SLA de disponibilité garantis, un reporting personnalisé et des clauses de sortie flexibles (12 mois de préavis contre 24 à 36 mois en standard). Pour un comparatif détaillé des programmes d'aviation fractionnée, consultez notre analyse dédiée.
PER, assurance vie, PEA : visualisez l'impact fiscal de chaque enveloppe sur votre situation.
Voir le comparatifCash intégral (recommandé pour les patrimoines supérieurs à 25 M€) : aucune dette, aucune contrainte bancaire, flexibilité maximale à la revente. Le rendement se calcule sur le capital propre total.
Financement partiel à 50 à 60 % LTV (Loan to Value) : les banques spécialisées en aviation (Société Générale Banque Privée, Crédit Agricole Leasing, J.P. Morgan Banque Privée, Global Jet Capital) financent 50 % à 60 % de la valeur de l'appareil. Les taux d'intérêt se situent entre 3,5 % et 5,5 % en 2026, contre 4,5 % à 6,5 % un an plus tôt, grâce à la baisse progressive des taux directeurs de la BCE (source : Banque de France, statistiques de financement janvier 2026). La maturité typique s'étend de 5 à 10 ans.
Attention à l'effet de levier : contrairement à l'immobilier locatif où le locataire paie un loyer couvrant les mensualités, l'aviation charter présente un taux d'occupation variable (200 à 450 heures par an). Une année faible (250 heures au lieu de 350 attendues) génère des revenus charter insuffisants pour couvrir la dette, ce qui impose un appel de fonds au propriétaire. France Épargne recommande le cash intégral ou un levier modéré de 30 % à 40 % LTV maximum.
Sale and leaseback : vendre l'appareil à une société de leasing puis le louer en operating lease libère le capital. Les charges de leasing sont 100 % déductibles fiscalement. L'inconvénient est l'absence d'actif patrimonial, le rendement provenant uniquement des flux opérationnels.
France Épargne fournit un reporting mensuel détaillé couvrant les dimensions opérationnelles et financières de l'investissement.
Indicateurs opérationnels : heures charter réalisées (comparées au budget mensuel et annuel cumulé), taux d'occupation (heures volées sur heures disponibles), revenus charter bruts et nets (après commission opérateur), coûts fixes (salaires, assurance, hangar) et variables (carburant, maintenance) comparés au budget, et jours d'immobilisation (AOG, Aircraft On Ground).
Indicateurs financiers : flux de trésorerie net mensuel et cumulé, rendement brut et net (après fiscalité simulée), seuil de rentabilité mensuel (break even en heures), projection de fin d'année selon trois scénarios (optimiste, base, pessimiste).
Benchmarks marché : les tarifs charter moyens par catégorie d'appareil, les taux d'occupation comparables d'appareils similaires sur le marché et l'évolution du prix du Jet A1 (impact sur les coûts variables). Si le taux d'occupation reste inférieur à 250 heures par an sur 6 mois, France Épargne déclenche une analyse des causes (pricing trop élevé, positionnement géographique inadapté, saisonnalité) et propose des ajustements (réduction des tarifs de 10 % à 15 %, relocalisation temporaire de base, campagnes marketing auprès des courtiers).
Le co investissement permet à 3 à 5 investisseurs d'acquérir ensemble 1 à 2 appareils, chacun apportant 3 M€ à 6 M€ au lieu de 15 M€ à 18 M€ en solo. Ce modèle offre une dilution du risque d'illiquidité, l'accès à une catégorie de jet supérieure avec un capital moindre (5 M€ permettent de participer à un Challenger au lieu d'un Phenom 300 en solo) et la mutualisation des frais de structuration (80 000 € répartis entre 4 investisseurs reviennent à 20 000 € chacun).
La gouvernance repose sur une SAS holding avec un pacte d'associés définissant la répartition de l'usage personnel (50 heures par an maximum par associé), les décisions majeures à l'unanimité (revente, refinancement) et les clauses de sortie (tag along si un associé souhaite vendre sa participation). Ce mécanisme s'apparente aux structures de private equity adaptées aux actifs tangibles.
Pour un portefeuille de 40 M€, une stratégie de diversification sur 2 à 3 appareils complémentaires optimise le couple rendement risque :
| Appareil | Ticket | Segment cible | Taux d'occupation cible |
|---|---|---|---|
| Light Jet (Phenom 300, 2017) | 6 M€ | Court courrier Europe | 300 h/an |
| Midsize (Challenger 350, 2018) | 18 M€ | Workhorse principal Europe et MENA | 380 h/an |
| Heavy (G550, 2016) | 16 M€ | Long courrier premium | 250 h/an |
Cette approche couvre le spectre complet de la demande charter, réduit la volatilité (si le midsize est immobilisé pour maintenance, le light et le heavy compensent partiellement) et optimise la fiscalité grâce à l'amortissement simultané de trois appareils. La complexité de gestion augmente (trois équipages, trois programmes de maintenance, trois contrats d'assurance), ce qui nécessite un opérateur charter de taille significative (flotte supérieure à 30 appareils) pour bénéficier d'économies d'échelle.
Actions, ETF, fonds diversifiés : échangeons sur votre situation pour définir une stratégie cohérente.
Être rappelé sous 6hLe ticket d'entrée dépend du mode d'investissement choisi. En propriété fractionnée (1/16 d'un appareil), le montant minimum est de 500 000 €. En co investissement via un club deal France Épargne, comptez 3 M€ à 6 M€ par participant. Pour une propriété intégrale d'un midsize, le budget se situe entre 14 M€ et 20 M€ en occasion.
Les rendements bruts atteignent 15 % à 25 % selon la catégorie d'appareil et le taux d'occupation. Après fiscalité et amortissement, les rendements nets se situent entre 8 % et 18 %, ce qui surperforme l'immobilier premium (3 % à 6 %), les obligations corporate (4 % à 6 %) et égale le private equity établi (10 % à 15 %).
Les risques majeurs comprennent l'illiquidité de l'actif (12 à 24 mois pour revendre), la volatilité du taux d'occupation (dépendant de la conjoncture économique et de la saisonnalité), les coûts de maintenance imprévus (un overhaul moteur coûte 1 M€ à 3 M€), l'obsolescence technologique et les évolutions réglementaires (TSBA, SAF). La diversification et le choix d'un opérateur expérimenté atténuent ces risques.
La taxe de solidarité TSBA appliquée depuis mars 2025 représente de 210 € à 2 100 € par passager selon le type d'appareil et la distance du vol. L'impact sur les revenus charter se situe entre 1 % et 3 %, un coût généralement répercuté sur le client final. L'effet sur le rendement net de l'investisseur reste marginal.
La dépréciation suit une courbe caractéristique : 20 à 30 % les 3 premières années, 10 à 15 % par an entre les années 4 et 7, puis 5 à 8 % par an au delà. Revendre 8 à 12 ans après l'acquisition maximise le rendement total en combinant les flux de trésorerie charter, les avantages fiscaux de l'amortissement et une valeur résiduelle encore significative.
Oui, mais l'usage personnel réduit les heures disponibles pour le charter, avec un impact de 2 à 5 points de rendement. Un usage de 50 à 100 heures par an est compatible avec une exploitation charter rentable si l'opérateur accommode la planification prioritaire du propriétaire. Au delà de 100 heures personnelles, le rendement charter se dégrade significativement.
France Épargne assure un accompagnement intégral sur toute la chaîne de valeur de l'investissement aviation charter. Nos experts réalisent l'audit patrimonial initial pour valider l'adéquation du projet avec votre situation (profil de risque, objectifs de rendement, horizon d'investissement). Le sourcing d'appareils bénéficie de nos partenariats avec les principaux courtiers internationaux, permettant l'accès à l'inventaire global et la négociation de conditions préférentielles.
La structuration juridique et fiscale est conçue sur mesure par des avocats fiscalistes spécialisés en aviation d'affaires, en coordination avec votre conseil patrimonial. La sélection et la négociation avec les opérateurs charter s'appuient sur notre réseau de partenaires certifiés en Europe. Le reporting de performance mensuel vous offre une visibilité complète sur les flux, les rendements et les benchmarks marché. Pour découvrir l'ensemble de notre offre en investissement aviation charter, accédez à notre page dédiée.
Investir dans une flotte de jets charter exige une approche structurée et professionnelle : un audit patrimonial validant l'adéquation du profil (patrimoine supérieur à 15 M€, horizon 7 à 15 ans, tolérance à l'illiquidité), une sélection stratégique de l'appareil (midsize 7 à 12 ans pour le meilleur ratio rendement coût), une structuration juridique et fiscale optimale et un partenariat avec un opérateur charter certifié performant.
Le marché mondial du charter en jets privés, évalué à 45 milliards de dollars en 2025 et en croissance de 5 % par an (source : GlobeNewsWire), offre des opportunités tangibles pour les investisseurs UHNW capables de mobiliser le capital nécessaire et de s'engager sur un horizon de 7 à 15 ans. Les nouvelles contraintes réglementaires (TSBA, ReFuelEU Aviation) augmentent marginalement les coûts d'exploitation mais renforcent la barrière à l'entrée, ce qui protège la rentabilité des acteurs établis. Les rendements nets de 8 % à 18 % positionnent cette classe d'actifs au niveau du private equity, avec l'avantage d'un actif tangible international décorrélé des marchés actions.
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Sources :
Actions, ETF, fonds diversifiés : échangeons sur votre situation pour définir une allocation adaptée à vos objectifs et votre profil de risque.