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title: "Assurance Maladies Graves : un Capital Versé dès le Diagnostic"
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publishedAt: "2026-07-02T23:23:39.508Z"
updatedAt: "2026-07-03T03:14:24.865Z"
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# Assurance Maladies Graves : un Capital Versé dès le Diagnostic

> Chaque année, 433 136 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués en France (Institut national du cancer, Panorama 2024). L'assurance maladies graves verse un capital forfaitaire immédiat pour compenser la perte de revenus et les restes à charge que la Sécurité sociale ne couvre pas. France Épargne compare les garanties pour sécuriser votre budget en cas de coup dur.

## Qu'est-ce que l'assurance maladies graves ?

**L'assurance maladies graves**, également appelée **garantie maladies redoutées**, est un contrat de prévoyance qui verse un **capital forfaitaire unique** dès qu'un médecin diagnostique l'une des pathologies couvertes par le contrat. Ce capital est versé directement sur le compte de l'assuré, sans justificatif d'utilisation. Vous décidez librement de son affectation : compenser une perte de salaire, financer un aménagement du domicile, régler des restes à charge médicaux ou rémunérer une aide à domicile.

Cette garantie répond à un angle mort de notre système de protection. La **Sécurité sociale** prend en charge les soins liés à une **affection de longue durée (ALD)** à 100 % de la base de remboursement, et la complémentaire santé couvre une partie des dépassements. Mais aucun de ces deux dispositifs ne compense la baisse de revenus d'un arrêt prolongé, ni les dépenses annexes qui s'accumulent pendant la maladie. Selon RoseUp et France Assos Santé (2025), 53 % des patients atteints de cancer déclarent renoncer à certains soins en raison de leur coût, et 17 % rencontrent des difficultés financières pour se soigner correctement.

Les **pathologies couvertes** varient selon les assureurs, mais le socle commun réunit les maladies dites redoutées : le cancer, l'accident vasculaire cérébral (AVC) avec séquelles neurologiques, l'infarctus du myocarde, le pontage coronarien, la greffe d'organe, la sclérose en plaques invalidante, l'insuffisance rénale terminale nécessitant une dialyse, la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer. Chez Allianz, la garantie retient une dizaine de pathologies ; chez AXA, l'offre modulable couvre jusqu'à 14 affections ; Malakoff Humanis retient huit pathologies dans son offre maladies redoutées.

**Le capital garanti** se situe généralement entre 7 500 € et 125 000 € selon Allianz, l'assuré choisissant le montant à la souscription. Malakoff Humanis propose des paliers de 4 000 €, 8 000 € ou 12 000 €. Le principe reste identique quel que soit l'assureur : un montant fixé à l'avance, versé en une seule fois, indépendant du coût réel des soins.

Il faut distinguer cette garantie de trois contrats voisins. Elle diffère de la **complémentaire santé**, qui rembourse des frais de soins et non un capital. Elle se distingue de l'**assurance emprunteur**, souscrite pour couvrir le remboursement d'un crédit immobilier. Elle n'est pas non plus une **assurance dépendance**, qui intervient en cas de perte d'autonomie liée à l'âge. L'assurance maladies graves cible précisément le choc financier immédiat d'un diagnostic lourd, à un moment où le budget du foyer est le plus fragilisé.

**L'origine de la logique forfaitaire** mérite d'être expliquée. Contrairement au modèle indemnitaire de la complémentaire santé, qui calque son remboursement sur une dépense justifiée, la garantie maladies redoutées relève du modèle forfaitaire de la prévoyance : le montant est fixé au contrat et versé intégralement, que l'assuré ait dépensé cette somme ou non. Ce choix répond à une réalité concrète : au moment d'un diagnostic lourd, les dépenses ne sont ni prévisibles ni toujours justifiables par une facture. Un parent qui réduit son temps de travail pour accompagner un proche malade, un indépendant qui met son activité en pause, une famille qui finance des trajets répétés vers un centre de soins spécialisé : aucune de ces charges n'entre dans le cadre d'un remboursement classique.

**Le lien avec le régime des affections de longue durée** structure le besoin. La liste des ALD, définie par décret, ouvre une prise en charge à 100 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale pour une trentaine de pathologies lourdes, dont les cancers et les affections cardiovasculaires graves. Cette prise en charge, bien réelle, ne concerne que les soins directement liés à l'affection. Les dépassements d'honoraires, le forfait hospitalier, les cures, les prothèses non remboursées, les transports non pris en charge et surtout la perte de revenus restent à la charge du malade. C'est cet espace non couvert que la garantie maladies redoutées vient combler par un versement unique et immédiat.

**La souscription à titre individuel** distingue ce produit des garanties collectives d'entreprise. Un salarié couvert par un contrat collectif de prévoyance peut déjà bénéficier d'une garantie maladies redoutées incluse dans son régime professionnel. La souscription individuelle s'adresse à ceux qui ne disposent d'aucune couverture équivalente, notamment les indépendants, ou à ceux qui souhaitent renforcer une garantie collective jugée insuffisante. France Épargne cartographie la couverture existante de chaque client avant de recommander un capital complémentaire, afin d'éviter tout doublon inutile.

**La nature psychologique du besoin** ne doit pas être sous-estimée. Un diagnostic de maladie grave provoque un bouleversement où les préoccupations financières viennent aggraver l'épreuve médicale. Disposer d'un capital immédiat libère l'assuré d'une partie de cette charge mentale : il peut se consacrer à ses soins sans devoir arbitrer entre sa guérison et son budget. Cette dimension explique pourquoi de nombreux souscripteurs décrivent la garantie moins comme un produit financier que comme une tranquillité d'esprit achetée par anticipation. Le capital ne guérit pas, mais il retire au malade l'urgence de gérer un déséquilibre budgétaire au pire moment.

![Schéma du versement d'un capital forfaitaire dès le diagnostic d'une maladie grave](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1783048425/franceepargne/products/assurance-maladies-graves/assurance-maladies-graves-definition.jpg)

_Le capital est versé en une seule fois dès le diagnostic, sans justificatif d'utilisation (source : Malakoff Humanis, Allianz)._

## Les Atouts de l'Assurance Maladies Graves

- **Un capital immédiat** — Le capital forfaitaire est versé dès la confirmation du diagnostic par un médecin, sans attendre la fin des traitements. Cette rapidité permet de faire face aux premières dépenses au moment où elles surgissent.
- **Libre d'utilisation** — Aucun justificatif n'est exigé sur l'usage du capital. L'assuré finance ce qui compte pour lui : perte de salaire, aide à domicile, aménagement du logement ou soins non remboursés.
- **Couvre les restes à charge invisibles** — Les restes à charge invisibles atteignent en moyenne 1 557 € par an et par personne malade selon les données relayées par Magnolia. Le capital comble cet écart que la Sécurité sociale ne prend pas en charge.
- **Compense la perte de revenus** — Un arrêt de travail prolongé réduit le salaire maintenu. Le capital préserve le niveau de vie du foyer quand les indemnités journalières ne suffisent plus à couvrir les charges courantes.
- **Une prestation exonérée d'impôt** — Le capital versé au titre d'un contrat individuel n'est pas imposable à l'impôt sur le revenu et n'a pas à être déclaré, selon les règles de la prévoyance individuelle (source : MetLife).
- **Des services d'accompagnement** — De nombreux contrats ajoutent une assistance à domicile, un soutien psychologique et une aide au retour à l'emploi, au-delà du seul versement financier (source : Malakoff Humanis, CNP Assurances).
- **Une protection extensible aux enfants** — Certaines garanties couvrent les enfants de l'assuré, avec un capital pouvant atteindre 15 000 € en cas de maladie redoutée déclarée avant 65 ans (source : Thelem Assurances).
- **Une souscription accessible** — Les cotisations mensuelles indicatives s'échelonnent de 20 € à 80 € selon le capital et le profil (source : AÉSIO). France Épargne compare les offres pour ajuster garantie et budget.

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## Comment fonctionne le versement du capital ?

Le mécanisme de l'assurance maladies graves repose sur un principe simple : le **fait générateur** est le diagnostic médical, pas le coût des soins. Dès qu'un médecin confirme l'une des pathologies inscrites au contrat, l'assuré transmet le certificat médical à l'assureur, qui déclenche le versement du capital forfaitaire prévu. Ce capital est indépendant des dépenses réelles engagées, contrairement à un remboursement de complémentaire santé.

**Le délai de carence** encadre la prise d'effet de la garantie. Selon les contrats, ce délai s'échelonne de 3 à 6 mois à compter de la souscription. Une maladie diagnostiquée pendant cette période initiale n'ouvre pas droit au capital. Ce mécanisme protège l'équilibre de la mutualisation en évitant les souscriptions opportunistes réalisées après l'apparition des premiers symptômes.

**Le questionnaire médical** conditionne l'entrée dans le contrat. À la souscription, l'assureur évalue le risque à partir de vos déclarations sur votre état de santé actuel et passé. Ces réponses déterminent l'acceptation du dossier, le niveau de cotisation et d'éventuelles exclusions. La sincérité de ces déclarations engage l'assuré : une **fausse déclaration intentionnelle** entraîne la nullité du contrat au titre de l'article L113-8 du Code des assurances, tandis qu'une omission de bonne foi conduit à une réduction proportionnelle de l'indemnité selon l'article L113-9.

**La règle d'une prestation par an** figure dans de nombreux contrats. La garantie prévoit le paiement d'une seule prestation par assuré au cours d'une même année d'assurance, et le risque déjà indemnisé est généralement exclu pour les années ultérieures. Cette clause mérite une lecture attentive : elle distingue les contrats qui s'éteignent après un premier sinistre de ceux qui maintiennent la couverture pour d'autres pathologies.

**Les exclusions** figurent aux conditions générales. Sont notamment exclues les pathologies dont l'assuré avait connaissance dans les cinq années précédant la souscription et qui n'ont pas été déclarées dans le questionnaire médical. Certaines affections préexistantes, certaines pratiques à risque ou certains stades précoces de la maladie peuvent également être écartés. Une lecture ligne à ligne des définitions médicales du contrat est indispensable, car la définition contractuelle d'un cancer ou d'un infarctus détermine l'ouverture du droit au capital. France Épargne accompagne ses clients dans cette analyse pour éviter les mauvaises surprises au moment du sinistre.

**La procédure de déclaration du sinistre** suit un circuit précis. L'assuré, ou un proche s'il n'est pas en état de le faire, adresse à l'assureur une déclaration accompagnée du certificat médical établissant le diagnostic et sa date. L'assureur peut demander des pièces complémentaires, comme un compte rendu d'examens ou un rapport du médecin traitant, pour vérifier que la pathologie correspond bien à la définition contractuelle. Une fois le dossier complet, le versement du capital intervient dans un délai fixé aux conditions générales. La rapidité de ce circuit constitue l'un des principaux avantages de la garantie, car le capital arrive au moment où le foyer en a le plus besoin.

**La définition médicale de chaque pathologie** conditionne l'indemnisation bien plus que la simple présence de la maladie sur la liste. Pour un cancer, le contrat exige généralement une tumeur maligne confirmée histologiquement, en excluant certains carcinomes in situ ou certaines lésions à faible potentiel évolutif. Pour un AVC, la couverture requiert souvent des séquelles neurologiques permanentes constatées après un délai d'observation. Pour un infarctus du myocarde, l'ouverture du droit repose sur un faisceau de preuves : douleur thoracique caractéristique, modifications de l'électrocardiogramme et élévation des marqueurs cardiaques. Ces exigences ne visent pas à priver l'assuré de sa garantie, mais à objectiver le sinistre. Elles expliquent pourquoi deux contrats affichant la même liste de maladies n'offrent pas la même protection réelle.

**Le lien entre capital et cotisation** obéit à une logique actuarielle. Plus le capital garanti est élevé, plus la cotisation augmente, car l'assureur mutualise un engagement financier supérieur. L'âge à la souscription pèse également : le risque de survenue d'une maladie grave croît avec l'âge, ce qui renchérit la cotisation d'un souscripteur plus âgé. Les habitudes de vie déclarées, comme le tabagisme, ajustent enfin la tarification. Cette mécanique récompense l'anticipation : souscrire tôt sécurise un tarif plus favorable pour un même niveau de protection. France Épargne modélise plusieurs scénarios de capital et de cotisation pour situer le point d'équilibre entre le niveau de protection recherché et le budget mensuel supportable.

**La durée d'engagement** varie selon les formules. Certains contrats fonctionnent par tacite reconduction annuelle, d'autres s'inscrivent dans une couverture pluriannuelle. La révision des cotisations, prévue au contrat, doit être vérifiée avant la signature, car elle influence le coût réel de la protection dans le temps.

## Comment Souscrire avec France Épargne

1. **Bilan de protection** — Un conseiller France Épargne analyse votre situation : revenus, charges du foyer, couverture existante (prévoyance, complémentaire santé) et niveau de reste à charge que vous pourriez avoir à supporter.
2. **Choix de la garantie** — Nous comparons les contrats du marché pour identifier le capital, la liste des pathologies couvertes, le délai de carence et les exclusions qui correspondent à votre profil et à votre budget.
3. **Souscription et questionnaire médical** — Vous remplissez le questionnaire médical avec l'appui de votre conseiller. Nous veillons à la clarté des déclarations pour sécuriser l'indemnisation future et éviter tout risque de nullité.
4. **Suivi et actualisation** — France Épargne reste votre interlocuteur unique. Nous ajustons la garantie à l'évolution de votre situation familiale et professionnelle, et vous accompagnons en cas de sinistre.

![Étapes de souscription d'une assurance maladies graves avec un conseiller](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1783048436/franceepargne/products/assurance-maladies-graves/assurance-maladies-graves-processus.jpg)

_Le parcours France Épargne : bilan, choix de la garantie, souscription et suivi personnalisé._

## Quelle formule de protection choisir ?

### Assurance maladies graves

- Verse un capital forfaitaire dès le diagnostic
- Capital libre d'utilisation, de 7 500 € à 125 000 €
- Couvre cancer, AVC, infarctus et autres maladies redoutées
- Compense la perte de revenus et les restes à charge
- Prestation exonérée d'impôt sur le revenu

### Complémentaire santé

- Rembourse des frais de soins réels
- Prend en charge dépassements et forfaits hospitaliers
- Ne verse aucun capital forfaitaire
- Ne compense pas la perte de revenus
- Intervient sur justificatif de dépenses

### Prévoyance individuelle

- Couvre décès, invalidité et incapacité de travail
- Verse une rente ou un capital selon le risque
- Non déclenchée par un simple diagnostic
- Complète la garantie maladies graves
- Indispensable pour les indépendants sans couverture employeur

## Chiffres Clés de l'Assurance Maladies Graves

| Critère | Donnée | Source |
| --- | --- | --- |
| Nouveaux cas de cancer par an | 433 136 cas (métropole) | Institut national du cancer, Panorama 2024 |
| Part des tumeurs dans les décès | 27,1 % des décès (2024) | Statistiques mortalité France 2024 |
| Part des maladies circulatoires | 21,2 % des décès (2024) | Statistiques mortalité France 2024 |
| Capital garanti | 7 500 € à 125 000 € | Allianz |
| Cotisation mensuelle indicative | 20 € à 80 € | AÉSIO |
| Délai de carence | 3 à 6 mois | Contrats maladies redoutées |
| Restes à charge invisibles | 1 557 € par an et par personne | Données relayées par Magnolia |
| Patients renonçant à des soins | 53 % des patients cancer | RoseUp, France Assos Santé 2025 |

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## Analyse d'expert : un marché porté par le reste à charge

L'essor de l'assurance maladies graves s'explique par un décalage croissant entre la couverture publique et la réalité financière de la maladie. L'incidence des cancers a fortement progressé en vingt ans pour atteindre 433 136 nouveaux cas estimés en 2023 en France métropolitaine, dont 245 610 hommes et 187 526 femmes (Institut national du cancer, Panorama 2024). Le cancer du sein reste le plus fréquent chez la femme avec 61 214 cas, tandis que le cancer de la prostate domine chez l'homme avec 59 885 cas. Ces volumes expliquent pourquoi les assureurs structurent des offres dédiées.

**La mortalité recule, la chronicité progresse.** Les tumeurs représentaient 27,1 % des décès en 2024 et les maladies circulatoires 21,2 %, selon les statistiques de mortalité française. La prise en charge plus rapide des infarctus, le développement des unités neurovasculaires pour les AVC et l'amélioration des traitements ont fait reculer la mortalité. Ce progrès a une conséquence patrimoniale directe : de plus en plus de patients survivent à une maladie grave et doivent ensuite en assumer les coûts durables, ce qui déplace le besoin d'une logique de décès vers une logique de maintien du niveau de vie.

**Le reste à charge nourrit la demande.** Bien que le cancer soit reconnu comme affection de longue durée et pris en charge à 100 % de la base de remboursement, les dépenses annexes s'accumulent : dépassements d'honoraires, transports, prothèses, soins de support, aide à domicile. Les restes à charge invisibles atteignent en moyenne 1 557 € par an et par personne malade selon les données relayées par Magnolia, et 17 % des patients atteints de cancer rencontrent des difficultés financières (RoseUp, France Assos Santé 2025). L'assurance maladies graves répond précisément à cette zone non couverte.

**Une offre qui se structure.** Les grands assureurs de prévoyance ont récemment étoffé leurs gammes. Malakoff Humanis a lancé une offre maladies redoutées dédiée, Allianz propose une garantie avec un capital modulable jusqu'à 125 000 €, et AXA commercialise une couverture pouvant atteindre 14 pathologies. Cette structuration traduit une conviction partagée : la protection sociale française, généreuse sur les soins, laisse un angle mort sur les revenus et les dépenses périphériques. Pour un conseiller en gestion de patrimoine, cette couverture complète la prévoyance individuelle plutôt qu'elle ne la remplace, chacune couvrant un risque distinct dans une stratégie de protection globale.

**La démographie amplifie le phénomène.** Le vieillissement de la population française augmente mécaniquement le nombre de personnes exposées aux maladies graves, dont l'incidence croît avec l'âge. Cette dynamique se conjugue au maintien d'un grand nombre de personnes actives au-delà de la cinquantaine, tranche d'âge où le risque de cancer et d'accident cardiovasculaire s'élève sensiblement. Le besoin de sécuriser des revenus d'activité face à un aléa de santé devient ainsi un enjeu patrimonial de premier plan, à côté de la retraite et de la transmission.

**Le cancer du sein et le cancer de la prostate** illustrent l'ampleur du sujet. Chez la femme, le cancer du sein arrive en tête avec 61 214 cas, devant le cancer colorectal et le cancer du poumon. Chez l'homme, le cancer de la prostate domine avec 59 885 cas, suivi du cancer du poumon et du cancer colorectal (Institut national du cancer, Panorama 2024). Ces cancers fréquents se traitent aujourd'hui avec des taux de survie en hausse, mais au prix de parcours longs qui pèsent sur la vie professionnelle. Un traitement s'étalant sur plusieurs mois génère des arrêts de travail répétés et une baisse de revenus que les seules indemnités journalières ne compensent pas intégralement.

**L'écart entre salaire et indemnités journalières** constitue le cœur du besoin. La Sécurité sociale plafonne le montant des indemnités journalières versées pendant un arrêt maladie, ce qui creuse un écart d'autant plus large que le revenu de l'assuré est élevé. Pour un indépendant sans couverture prévoyance, cet écart peut se transformer en absence quasi totale de revenu. Le capital forfaitaire de la garantie maladies redoutées agit comme un amortisseur, en apportant une somme immédiatement disponible pour couvrir les charges fixes du foyer pendant la phase la plus critique.

**La place de la garantie dans une architecture de protection** relève d'un raisonnement de conseiller. La complémentaire santé traite les frais de soins, la prévoyance individuelle couvre le décès, l'invalidité et l'incapacité, l'assurance emprunteur sécurise le crédit immobilier. La garantie maladies redoutées comble l'interstice laissé par ces trois briques : le besoin de liquidités immédiates, libres d'emploi, déclenchées par le seul diagnostic. Une stratégie de protection cohérente les articule sans redondance, en calibrant chaque capital sur le risque réel du foyer plutôt que sur une couverture standard.

## Incidence du cancer en France par sexe

_Visualisation interactive disponible sur la page._

![Illustration des chiffres du cancer et des maladies cardiovasculaires en France](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1783048432/franceepargne/products/assurance-maladies-graves/assurance-maladies-graves-marche.jpg)

_Cancers et maladies cardiovasculaires concentrent près de la moitié des décès en France (données de mortalité 2024)._

## Cadre légal, exclusions et fiscalité

L'assurance maladies graves relève du **Code des assurances** et s'inscrit dans le régime des contrats de prévoyance individuelle. La relation entre l'assuré et l'assureur repose sur la sincérité des déclarations à la souscription. En cas de **fausse déclaration intentionnelle**, l'assureur peut invoquer la nullité du contrat au titre de l'article L113-8 du Code des assurances : les cotisations restent acquises à l'assureur et aucune prestation n'est due. Lorsque l'inexactitude relève de la bonne foi, l'article L113-9 s'applique et l'indemnité est réduite en proportion des cotisations réellement payées par rapport à celles qui auraient été dues.

**Les exclusions contractuelles** encadrent la garantie. Les pathologies dont l'assuré avait connaissance dans les cinq années précédant la souscription, et qui n'ont pas été déclarées, sont écartées de la couverture. Les définitions médicales des conditions générales sont déterminantes : un contrat peut exiger un stade minimal de gravité pour un cancer, des séquelles neurologiques permanentes pour un AVC, ou une confirmation par des examens précis pour un infarctus. Une pathologie diagnostiquée à un stade que le contrat ne reconnaît pas n'ouvre pas droit au capital. Cette précision explique pourquoi la lecture des définitions prime sur la seule liste des maladies affichée en couverture.

**Le délai de carence** de 3 à 6 mois constitue une exclusion temporelle. Toute maladie diagnostiquée pendant cette période n'est pas indemnisée. Certains contrats appliquent en outre une limite d'âge à la souscription et une limite d'âge de cessation de la garantie, souvent fixée autour de 65 ans pour les garanties dédiées.

**La fiscalité** de cette garantie est favorable pour les particuliers. Les primes versées au titre d'un contrat souscrit à titre personnel ne sont pas déductibles du revenu imposable, car elles constituent une dépense personnelle. En contrepartie, le **capital forfaitaire** perçu en cas de sinistre n'est pas imposable à l'impôt sur le revenu et n'a pas à figurer dans la déclaration : les prestations d'une prévoyance individuelle ne sont pas soumises à l'impôt (source : MetLife). Cette exonération renforce l'intérêt du dispositif, puisque l'intégralité du capital reste disponible pour l'assuré.

**Le cas des travailleurs non salariés** appelle une nuance. Un TNS (travailleur non salarié) qui souscrit une prévoyance dans le cadre de la **loi Madelin** (déductibilité fiscale plafonnée des cotisations de prévoyance pour les indépendants) peut déduire ses cotisations, mais les prestations correspondantes deviennent alors imposables. L'arbitrage entre déduction des cotisations et exonération des prestations dépend de la situation fiscale de chacun. France Épargne éclaire ce choix lors du bilan patrimonial pour optimiser le traitement fiscal selon votre statut.

**L'obligation d'information de l'assureur** encadre la relation contractuelle. Avant la souscription, l'assureur remet une fiche d'information et les conditions générales détaillant les garanties, les exclusions, le délai de carence et les modalités de versement du capital. L'assuré dispose d'un droit de renonciation dans les délais légaux propres aux contrats d'assurance sur la vie et de capitalisation, qui lui permet de revenir sur son engagement en début de contrat. La lecture attentive de ces documents avant signature protège l'assuré autant que la sincérité de ses déclarations, car c'est là que figurent les définitions médicales déterminantes.

**La désignation du bénéficiaire du capital** appelle une réflexion. Dans la plupart des contrats maladies redoutées, le capital est versé à l'assuré lui-même, puisque la garantie vise à compenser sa perte de revenus et ses restes à charge. Certaines formules prévoient toutefois le versement à un proche désigné lorsque l'assuré n'est pas en mesure de gérer ses affaires. La clause bénéficiaire doit être rédigée avec précision pour éviter toute ambiguïté au moment du sinistre.

**La distinction entre nullité et réduction proportionnelle** structure le contentieux des déclarations. L'article L113-8 du Code des assurances sanctionne la fausse déclaration intentionnelle par la nullité : l'assureur conserve les cotisations et ne verse rien, à condition de prouver l'intention de tromper. L'article L113-9 traite l'inexactitude de bonne foi de façon plus mesurée : si l'omission est découverte avant tout sinistre, l'assureur peut maintenir le contrat moyennant une surprime ou le résilier ; si elle apparaît après le sinistre, l'indemnité est réduite au prorata des cotisations réellement versées par rapport à celles qui auraient été dues. Cette gradation protège l'assuré de bonne foi contre une déchéance totale de garantie.

**Le régime social des prestations** complète le tableau fiscal. Pour un contrat individuel, le capital versé au titre d'une maladie grave n'est pas assimilé à un revenu d'activité et n'entre pas dans l'assiette de l'impôt sur le revenu. Le traitement des contrats souscrits dans un cadre professionnel, notamment les contrats Madelin des indépendants, obéit en revanche à des règles distinctes qui rendent les prestations imposables en contrepartie de la déductibilité des cotisations. La cohérence de l'ensemble se vérifie au cas par cas, en fonction du statut du souscripteur et de la nature du contrat.

## Questions Fréquentes sur l'Assurance Maladies Graves

### Qu'est-ce qu'une assurance maladies graves ?

C'est un contrat de prévoyance qui verse un capital forfaitaire dès le diagnostic d'une maladie grave couverte, comme un cancer, un AVC ou un infarctus. Le capital est versé en une seule fois, directement sur le compte de l'assuré. Il est libre d'utilisation, sans justificatif de dépenses. Cette garantie est aussi appelée garantie maladies redoutées.

### Quelles maladies sont couvertes ?

Le socle commun réunit le cancer, l'AVC avec séquelles neurologiques, l'infarctus du myocarde, le pontage coronarien, la greffe d'organe, la sclérose en plaques, l'insuffisance rénale terminale, la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer. La liste varie selon les assureurs : Allianz retient une dizaine de pathologies, AXA jusqu'à 14, Malakoff Humanis huit. Les définitions médicales du contrat sont déterminantes.

### Quelle différence avec la complémentaire santé ?

La complémentaire santé rembourse des frais de soins réels sur justificatif, comme les dépassements d'honoraires ou le forfait hospitalier. La garantie maladies redoutées verse un capital forfaitaire fixé à l'avance, indépendant des dépenses. Les deux contrats sont complémentaires : l'un couvre les soins, l'autre compense la perte de revenus et les restes à charge invisibles.

### L'assurance maladies graves remplace-t-elle la prévoyance ?

Non. La prévoyance individuelle couvre le décès, l'invalidité et l'incapacité de travail avec une rente ou un capital. La garantie maladies redoutées se déclenche sur un simple diagnostic, indépendamment de l'arrêt de travail. Les deux garanties se complètent dans une stratégie de protection globale et couvrent des risques distincts.

### À partir de quel âge peut-on souscrire ?

La plupart des contrats sont accessibles aux adultes actifs, avec une limite d'âge de souscription et une limite d'âge de cessation de la garantie souvent fixée autour de 65 ans. Certaines garanties couvrent aussi les enfants de l'assuré, avec un capital pouvant atteindre 15 000 € en cas de maladie redoutée déclarée avant 65 ans. Les conditions exactes figurent dans chaque contrat.

### Le questionnaire médical est-il obligatoire ?

Oui. À la souscription, l'assureur évalue le risque à partir de vos déclarations sur votre état de santé actuel et passé. Ces réponses déterminent l'acceptation du dossier, la cotisation et d'éventuelles exclusions. La sincérité est essentielle : une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat au titre de l'article L113-8 du Code des assurances.

### Qu'est-ce que le délai de carence ?

Le délai de carence est la période, comprise entre 3 et 6 mois selon les contrats, pendant laquelle la garantie ne s'applique pas encore. Une maladie diagnostiquée durant cette période n'ouvre pas droit au capital. Ce mécanisme protège l'équilibre de la mutualisation entre assurés.

### Peut-on être indemnisé plusieurs fois ?

De nombreux contrats prévoient une seule prestation par assuré au cours d'une même année d'assurance, et le risque déjà indemnisé est ensuite exclu. Certains contrats maintiennent la couverture pour d'autres pathologies, d'autres s'éteignent après un premier sinistre. Il faut vérifier cette clause avant de souscrire, car elle change fortement la valeur de la garantie.

### Le capital versé est-il imposable ?

Non, pour un contrat souscrit à titre personnel. Le capital forfaitaire perçu en cas de sinistre n'est pas imposable à l'impôt sur le revenu et n'a pas à être déclaré, car les prestations d'une prévoyance individuelle ne sont pas soumises à l'impôt (source : MetLife). L'intégralité du capital reste donc disponible pour l'assuré.

### Les cotisations sont-elles déductibles des impôts ?

Pour un particulier, non. Les primes d'un contrat souscrit à titre personnel constituent une dépense personnelle et ne sont pas déductibles du revenu imposable. En contrepartie, le capital versé est exonéré. Cet équilibre entre non-déduction des cotisations et exonération des prestations est propre à la prévoyance individuelle.

### Quelle fiscalité pour un travailleur non salarié ?

Un TNS (travailleur non salarié) peut souscrire une prévoyance dans le cadre de la loi Madelin et déduire ses cotisations dans les plafonds prévus. En contrepartie, les prestations deviennent alors imposables. L'arbitrage entre déduction des cotisations et exonération des prestations dépend de votre situation fiscale ; France Épargne éclaire ce choix lors du bilan.

### Le capital est-il soumis aux prélèvements sociaux ?

Pour un contrat individuel, le capital forfaitaire versé au titre d'une maladie grave n'est pas assimilé à un revenu et n'entre pas dans l'assiette de l'impôt sur le revenu. Le traitement fiscal dépend toutefois du cadre du contrat, notamment pour les contrats Madelin des indépendants. Un bilan personnalisé permet de confirmer le régime applicable à votre situation.

### Combien coûte une assurance maladies graves ?

Les cotisations mensuelles indicatives s'échelonnent de 20 € à 80 € selon les assureurs (source : AÉSIO). Le montant dépend du capital choisi, de l'âge, de l'état de santé et du statut fumeur ou non-fumeur. Plus le capital garanti est élevé, plus la cotisation augmente.

### Quel montant de capital choisir ?

Le capital garanti se situe généralement entre 7 500 € et 125 000 € (source : Allianz), Malakoff Humanis proposant des paliers de 4 000 €, 8 000 € et 12 000 €. Le bon montant couvre la perte de revenus prévisible pendant plusieurs mois d'arrêt et les restes à charge attendus. Un bilan France Épargne permet de calibrer ce capital selon votre budget.

### La cotisation augmente-t-elle avec l'âge ?

La cotisation dépend de l'âge à la souscription et du niveau de risque évalué par l'assureur. Souscrire plus tôt permet généralement d'obtenir une cotisation plus faible pour un même capital. Chaque contrat précise ses règles de tarification et d'évolution dans les conditions générales.

### Le tarif dépend-il du fait d'être fumeur ?

Oui. Le tarif dépend de plusieurs facteurs, notamment l'âge, l'état de santé et les habitudes de vie comme le tabagisme et la pratique d'activités à risque (source : Malakoff Humanis). Ces éléments sont déclarés dans le questionnaire médical et influencent le montant de la cotisation.

### Pourquoi passer par France Épargne ?

France Épargne est gestionnaire de patrimoine et courtier en assurance. Nous comparons les contrats maladies graves du marché pour identifier le capital, les pathologies couvertes, le délai de carence et les exclusions adaptés à votre profil. Vous bénéficiez d'un interlocuteur unique pour l'ensemble de vos besoins de protection.

### France Épargne accompagne-t-il en cas de sinistre ?

Oui. Au-delà de la souscription, votre conseiller reste votre interlocuteur pour actualiser la garantie et vous assister lors d'un sinistre. Nous vous aidons à constituer le dossier médical et à obtenir le versement du capital dans les meilleurs délais.

### France Épargne vérifie-t-il les exclusions du contrat ?

Oui. Nous analysons ligne à ligne les définitions médicales et les exclusions des conditions générales, car elles déterminent l'ouverture du droit au capital. Cette lecture évite les mauvaises surprises au moment du sinistre et sécurise votre couverture.

### Comment démarrer avec France Épargne ?

Le point de départ est un bilan de protection gratuit : analyse de vos revenus, de vos charges et de votre couverture existante. Nous en déduisons le capital et la garantie adaptés, puis nous vous accompagnons jusqu'à la souscription et le suivi. Vous pouvez contacter un conseiller ou utiliser nos simulateurs en ligne.

> L'assurance maladies graves comble un angle mort du système français : la Sécurité sociale couvre les soins, mais pas la perte de revenus ni les dépenses annexes qui s'accumulent pendant la maladie. Un capital versé dès le diagnostic redonne à l'assuré la liberté de se concentrer sur sa guérison plutôt que sur son budget.
>
> — _Emmanuel d'Ibelin, Conseiller en Gestion de Patrimoine, France Épargne_

## À qui s'adresse cette garantie ?

L'assurance maladies graves concerne toute personne dont un arrêt de travail prolongé fragiliserait le budget, mais certains profils y trouvent un intérêt renforcé.

**Les travailleurs non salariés et indépendants** figurent en première ligne. Un artisan, un commerçant, une profession libérale ou un dirigeant sans couverture prévoyance solide subit de plein fouet la baisse de revenus liée à une maladie grave, car son activité s'interrompt et ses charges professionnelles persistent. Le capital forfaitaire permet de tenir plusieurs mois sans puiser dans l'épargne de l'entreprise ou du foyer. Souscrit dans le cadre de la loi Madelin, le contrat ouvre en outre un levier fiscal sur les cotisations, à arbitrer selon la situation.

**Les familles avec de jeunes enfants** constituent un deuxième profil. Lorsqu'un parent tombe gravement malade, le foyer doit souvent réorganiser sa vie quotidienne : garde d'enfants, aide à domicile, réduction du temps de travail du conjoint. Le capital finance cette réorganisation sans peser sur les projets familiaux. Certaines garanties couvrant aussi les enfants, elles répondent à une inquiétude parentale forte, avec un capital pouvant atteindre 15 000 € pour une maladie redoutée déclarée avant 65 ans.

**Les actifs aux revenus élevés** ont un besoin spécifique. Plus le train de vie est élevé, plus l'écart entre le salaire habituel et les indemnités journalières de la Sécurité sociale est important. Un cadre supérieur dont le revenu dépasse largement le plafond d'indemnisation subit une chute brutale de ressources en cas d'arrêt long. Le capital maladies graves lisse ce choc et préserve le niveau de vie du foyer.

**Les personnes ayant des antécédents familiaux** de cancer ou de maladie cardiovasculaire s'y intéressent également. Sans que cela constitue une certitude médicale, la connaissance d'un risque héréditaire pousse à anticiper. La souscription doit alors intervenir avant tout diagnostic, puisqu'une pathologie déjà connue est exclue de la couverture.

**Les propriétaires et emprunteurs** complètent utilement leur assurance de prêt. L'assurance emprunteur couvre le remboursement du crédit en cas d'invalidité ou de décès, mais pas les dépenses courantes du foyer ni les restes à charge médicaux. L'assurance maladies graves prend le relais sur ce terrain, en apportant des liquidités immédiatement disponibles. Pour chacun de ces profils, France Épargne réalise un bilan de protection afin d'ajuster le capital et la garantie à la réalité de la situation, sans sur-assurer ni laisser de zone non couverte.

**Les jeunes actifs** ne sont pas hors de propos. Si le risque de maladie grave augmente avec l'âge, il n'épargne pas les trentenaires et les quadragénaires, chez qui certains cancers et accidents cardiovasculaires surviennent. Souscrire jeune présente un double intérêt : une cotisation plus faible pour un même capital, et une couverture acquise avant l'apparition d'antécédents qui pourraient renchérir ou limiter une souscription ultérieure. Pour un jeune parent primo-accédant, la garantie sécurise un projet de vie encore fragile financièrement.

**Les couples à double revenu** ont un besoin spécifique lié à leur équilibre budgétaire. Lorsque les deux membres du foyer travaillent, chaque salaire finance une part des charges fixes, du crédit immobilier et du train de vie. La maladie grave de l'un fait vaciller cet équilibre, d'autant que le conjoint valide doit parfois réduire son activité pour accompagner le malade. Le capital forfaitaire préserve la capacité du couple à honorer ses engagements sans puiser dans son épargne de précaution.

**Les personnes proches de la retraite** trouvent également un intérêt à la garantie, sous réserve des limites d'âge des contrats. Dans les années précédant la cessation d'activité, une maladie grave peut contraindre à un départ anticipé et amputer les derniers revenus d'activité, souvent parmi les plus élevés d'une carrière. Le capital vient alors compenser ce manque à gagner et préserver le niveau de vie à l'approche de la retraite.

**Le cas des professions à responsabilité familiale unique** mérite une attention particulière. Un parent isolé, seul pourvoyeur de revenus de son foyer, ne dispose d'aucun filet de sécurité en cas d'arrêt prolongé. Pour lui, l'absence de couverture maladies graves peut transformer un aléa de santé en difficulté financière durable pour toute la famille. Le capital forfaitaire joue ici un rôle de stabilisateur essentiel, en garantissant que les besoins des enfants continuent d'être financés pendant la période de soins.

**Les dirigeants de petites entreprises** figurent parmi les profils les plus exposés. Un gérant dont l'activité repose largement sur sa présence personnelle voit son chiffre d'affaires chuter dès qu'il s'arrête, tandis que les charges de l'entreprise, salaires, loyers et emprunts, continuent de courir. Le capital maladies redoutées apporte une bouffée d'oxygène qui aide à passer le cap sans fragiliser la structure. Combiné à un contrat prévoyance dans le cadre de la loi Madelin, il forme un socle de protection cohérent pour le chef d'entreprise indépendant.

**La bonne méthode de sélection** repose sur trois critères hiérarchisés. Le premier est la liste des pathologies et surtout leurs définitions médicales, qui déterminent l'ouverture réelle du droit au capital. Le deuxième est le montant du capital, à calibrer sur la perte de revenus prévisible et les restes à charge attendus, ni trop faible pour être utile, ni excessif au regard du budget. Le troisième réunit le délai de carence, les limites d'âge et la règle du nombre de prestations indemnisables. France Épargne classe les offres selon ces critères pour recommander la garantie la mieux adaptée à chaque profil, sans jamais privilégier un contrat pour d'autres raisons que sa pertinence.

![Profils d'assurés concernés par l'assurance maladies graves : indépendants, familles, cadres](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1783048439/franceepargne/products/assurance-maladies-graves/assurance-maladies-graves-profils.jpg)

_Indépendants, familles et actifs aux revenus élevés tirent le plus grand bénéfice de cette garantie._

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