---
title: "Fonds secondaires : capter la prime du private equity mature"
slug: secondary-funds
category: investissement
categorySlug: investissement
keywords: []
canonical: "https://www.france-epargne.fr/products/investissement/secondary-funds"
publishedAt: "2026-02-21T22:43:07.963Z"
updatedAt: "2026-04-26T01:15:39.400Z"
---
# Fonds secondaires : capter la prime du private equity mature

> Le marché mondial des secondaires a atteint 240 milliards USD en 2025, hausse de 48 % en glissement annuel selon Jefferies. Avec un TRI médian de 17,8 % sur la décennie 2010 à 2020 et une décote moyenne de 10 % sur la NAV en 2024, cette stratégie offre un profil rendement/risque supérieur au capital-investissement traditionnel.

## Qu'est-ce qu'un fonds secondaire de private equity ?

Un **fonds secondaire** est un véhicule d'investissement qui rachète des parts existantes de fonds de capital-investissement plutôt que de souscrire à de nouveaux fonds. Le marché secondaire transfère la propriété d'engagements déjà investis, alors que le marché primaire collecte du capital frais pour des fonds nouvellement créés (source : Wikipedia Private Equity Secondary Market). En 2025, le volume mondial transactionnel a atteint 240 milliards USD selon Jefferies, soit une hausse de 48 % par rapport aux 162 milliards de 2024. Ce dynamisme s'explique par trois facteurs structurels : la maturité du marché du private equity, le ralentissement des sorties par IPO depuis 2022, et la demande de liquidité croissante des Limited Partners institutionnels.

Le marché se structure autour de deux segments distincts. Les **transactions LP-led** représentent 52 % du volume 2025, soit 125 milliards USD selon Lazard. Un Limited Partner cède ses parts à un fonds secondaire, qui reprend l'intégralité des droits et obligations futures, y compris les capital calls restants et les distributions à venir. Les **transactions GP-led** constituent les 48 % restants, soit 115 milliards USD. Le General Partner du fonds initial restructure le portefeuille en transférant un ou plusieurs actifs vers un nouveau véhicule appelé continuation vehicle. Les LPs existants choisissent alors entre deux options : rouler leurs parts dans la nouvelle structure ou prendre la liquidité immédiate proposée. Cette mécanique permet aux gestionnaires de prolonger la détention d'actifs trophées qu'ils ne souhaitent pas céder dans des conditions de marché défavorables.

Les acteurs majeurs du segment concentrent l'essentiel du capital levé. **Ardian**, basé à Paris, gère le plus grand fonds secondaire mondial avec 30 milliards USD pour son véhicule ASF IX. **Lexington Partners** suit avec 26 milliards USD, **Blackstone Strategic Partners** avec 25 milliards USD et **Coller Capital** dont le fonds evergreen C-SPEF a dépassé 1 milliard USD d'AUM en 2024 selon les données publiées par la firme. **HarbourVest Partners** et **AlpInvest** complètent le top 6. En mars 2025, EQT a annoncé l'acquisition de Coller Capital pour 3,7 milliards USD, illustrant la consolidation accélérée du segment. Le prix Secondaries Firm of the Year EMEA 2024 a été décerné à Ardian par Secondaries Investor.

Les investisseurs accèdent aux secondaires via plusieurs véhicules réglementés. Les **FPCI secondaires** s'adressent aux investisseurs qualifiés avec des tickets de 100 000 EUR minimum. Les **FCPR secondaires labellisés ELTIF 2.0** ouvrent l'accès aux particuliers dès 1 000 EUR depuis l'entrée en vigueur du règlement européen le 10 janvier 2024. Les **fonds evergreen** comme Carmignac ELTIF Evergreen ou Coller C-SPEF proposent des souscriptions mensuelles et des rachats trimestriels, levant la contrainte de liquidité historique du private equity. France Épargne identifie pour ses clients les véhicules cohérents avec leur profil patrimonial, leur horizon et leurs enveloppes fiscales disponibles.

La proposition de valeur économique repose sur trois leviers cumulatifs. Premièrement, l'achat sous la NAV génère un mark-to-market positif immédiat : sur la moyenne 2024, le pricing s'est établi à 89 % rapporté à la valeur d'inventaire selon Jefferies, soit une décote latente de 11 % capturable dès la consolidation comptable. Deuxièmement, l'investisseur entre dans des fonds dont les actifs sont déjà identifiés et partiellement valorisés, supprimant le risque de sélection (blind pool risk) inhérent au primaire. Troisièmement, la durée résiduelle de détention se compresse à 5 à 7 ans contre 8 à 12 ans en primaire, accélérant les distributions.

La thèse d'investissement secondaire repose également sur la prime d'illiquidité capturée par le vendeur. Les Limited Partners institutionnels (caisses de retraite, fonds souverains, compagnies d'assurance) acceptent une décote en contrepartie d'une sortie anticipée motivée par leurs propres contraintes de gestion : rééquilibrage allocataire suite à des évolutions réglementaires comme **Solvency II**, gestion du denominator effect lors des corrections actions cotées, ou simplement réduction du nombre de relations gestionnaires. Cette dynamique structurelle alimente un flux régulier d'opportunités, dont 60 à 70 % proviennent de cessions LP et 30 à 40 % d'opérations GP-led selon les données Lazard 2025.

Le positionnement géographique des fonds secondaires reflète l'historique du capital-investissement mondial. L'Amérique du Nord concentre 56 % du volume transactionnel 2025, l'Europe 32 % et l'Asie-Pacifique 12 % selon Jefferies. Cette répartition correspond à la maturité des marchés sous-jacents : le private equity américain pèse 7 800 milliards USD d'AUM contre 3 200 milliards en Europe et 1 800 milliards en Asie. Pour l'investisseur français, l'exposition aux secondaires permet d'accéder indirectement à la diversité géographique mondiale via un seul véhicule. Les fonds les plus institutionnels (Ardian, Blackstone, Lexington) détiennent typiquement 50 à 60 % d'expositions américaines, 25 à 35 % d'expositions européennes et 5 à 15 % d'expositions asiatiques au sein de leur portefeuille consolidé. Cette diversification géographique s'ajoute à la diversification sectorielle (technologie, santé, services aux entreprises, biens de consommation) et millésimale (fonds primaires datés de 2014 à 2022) pour produire un profil de risque agrégé exceptionnellement robuste.

![Schéma présentant les deux segments du marché secondaire LP-led et GP-led](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1777166090/franceepargne/products/secondary-funds/secondary-funds-definition.jpg)

_Architecture du marché secondaire : 125 milliards USD LP-led et 115 milliards USD GP-led en 2025 (source : Lazard 2025 Secondary Market Report)_

## Pourquoi investir dans un fonds secondaire ?

- **Performance supérieure au primaire** — Le TRI médian des fonds secondaires atteint 17,8 % sur la période 2010 à 2020, contre 15,7 % pour les fonds buyout traditionnels (source : Etsa Patrimoine, données Preqin). Sur 20 ans, le TRI moyen long terme s'établit à 11,77 %.
- **Décote à l'achat sur la NAV** — Le pricing 2024 s'est établi à 89 % du prix NAV en moyenne selon Jefferies, soit 11 points de décote capturable. Les portefeuilles buyout LP-led ont affiché une décote de 10,9 % en 2024.
- **Durée de détention raccourcie** — L'horizon d'investissement passe de 8 à 12 ans en primaire à 5 à 7 ans en secondaire (source : Hamilton Lane). Les distributions débutent dès la première ou deuxième année grâce aux actifs matures du portefeuille sous-jacent.
- **Volatilité maîtrisée** — L'écart-type des rendements annuels oscille entre 5 et 10 % en secondaire, contre 10 à 20 % pour les fonds primaires selon les millésimes. Seules 2 années sur 23 ont enregistré un TRI négatif sur l'historique secondaire.
- **Diversification immédiate** — Un seul ticket secondaire donne accès à 50 à 200 entreprises sous-jacentes selon les fonds, contre 10 à 25 entreprises en primaire. Cette granularité réduit drastiquement le risque idiosyncratique.
- **Visibilité sur les actifs** — Contrairement au primaire en blind pool, le secondaire investit dans des fonds dont le portefeuille est déjà constitué et valorisé. L'analyse des sociétés en portefeuille devient possible avant souscription.
- **J-curve aplatie** — L'engagement de capital culmine à 57 % du commitment en secondaire, contre 80 à 90 % en primaire (source : Hamilton Lane Knowledge Center). Le cash flow devient positif dès l'année 2 ou 3, contre l'année 6 ou 7 en primaire.
- **Accès démocratisé via ELTIF 2.0** — Le règlement ELTIF 2.0 entré en vigueur le 10 janvier 2024 supprime le seuil minimum de 10 000 EUR. L'accès débute désormais à 1 000 EUR via assurance vie ou PER, contre 100 000 EUR auparavant en FPCI direct.

> **Découvrir les fonds secondaires adaptés à votre patrimoine**
>
> Nos conseillers en gestion de patrimoine identifient les véhicules ELTIF 2.0, FCPR et FPCI secondaires pertinents selon votre profil, votre horizon et vos enveloppes fiscales disponibles.
>
> [Demander un bilan patrimonial](/contact)

## Comment fonctionnent concrètement les fonds secondaires ?

Le mécanisme d'un fonds secondaire repose sur l'acquisition de parts détenues par des Limited Partners qui souhaitent céder leur position avant l'échéance contractuelle du fonds primaire. Les motivations vendeurs sont multiples : besoin de liquidité, rééquilibrage allocataire, sortie d'une stratégie en perte de vitesse, ou contrainte réglementaire pour les institutionnels. Le fonds secondaire négocie un prix exprimé en pourcentage de la **Net Asset Value (NAV)** de référence, généralement basée sur la valorisation trimestrielle communiquée par le General Partner du fonds primaire.

Le pricing résulte d'un processus d'analyse complexe. L'acheteur secondaire évalue chaque société en portefeuille, projette les flux de trésorerie futurs, modélise les multiples de sortie attendus et applique une décote intégrant le risque, le coût d'opportunité et la prime de complexité. En 2024, le pricing moyen toutes stratégies confondues s'est établi à 89 % du prix d'inventaire selon le rapport Jefferies de janvier 2025. Les buyouts ont culminé à 94 % par rapport à NAV, tandis que le venture capital s'est négocié entre 40 et 60 % du prix NAV pour les portefeuilles datant de 2021. Le crédit privé a atteint 91 % par rapport au NAV en 2024, soit une progression de 1400 points de base par rapport à 2023.

Les **GP-led continuation vehicles** dominent désormais le segment GP-led. En 2025, ils représentent 89 % du volume GP-led et 43 % du marché total selon Jefferies. Le General Partner identifie un ou plusieurs actifs trophées dont il souhaite prolonger la détention, structure un nouveau véhicule juridique et propose aux LPs existants le choix entre rouler leur position ou être payé en cash. Les **single-asset continuation vehicles (SACV)** concentrent l'exposition sur un actif unique et représentent environ 38 % du volume CV en 2025, tandis que les **multi-asset continuation vehicles (MACV)** bundlent plusieurs participations et captent environ 50 % du volume. Les SACV sont pricés à 90 % ou plus de leur valeur d'inventaire dans 87 % des cas selon Jefferies, contre 28 % pour les MACV.

La structure juridique en France privilégie deux véhicules réglementés. Le **FPCI** (Fonds Professionnel de Capital Investissement) s'adresse aux investisseurs qualifiés avec un ticket minimum de 100 000 EUR. Il permet l'exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans de conservation, sous réserve du respect des quotas d'investissement. Le **FCPR** (Fonds Commun de Placement à Risques) est éligible aux particuliers via assurance vie depuis la Loi Pacte de 2019. Lorsqu'il obtient le label **ELTIF 2.0**, le FCPR voit son seuil minimum supprimé et accède à la commercialisation retail à partir de 1 000 EUR. Le règlement européen ELTIF 2.0 du 10 janvier 2024 a transformé l'accessibilité de cette classe d'actifs.

Le processus de due diligence d'un fonds secondaire mobilise des compétences spécifiques. L'équipe de gestion analyse simultanément la qualité du General Partner, la valorisation des sociétés en portefeuille, la dynamique sectorielle, le potentiel de sortie résiduel et la structure de capital de chaque participation. Les **mégafonds secondaires** comme Ardian ASF IX, Lexington IX ou Blackstone Strategic Partners IX disposent d'équipes de 50 à 100 analystes dédiés, examinant plusieurs centaines de transactions par an pour ne sélectionner qu'une cinquantaine d'opérations. Cette intensité analytique justifie les frais de gestion typiques de 1 à 1,5 % et le carried interest de 12,5 % au-dessus d'un hurdle de 8 %, généralement plus modérés que les 2 % et 20 % du primaire.

La déclaration auprès de l'AMF est obligatoire pour toute société de gestion commercialisant ces véhicules en France. La directive **AIFM** (Alternative Investment Fund Managers Directive) impose un agrément, des règles de capital minimum, un dépositaire indépendant et un reporting trimestriel. Les fonds destinés au public doivent obtenir une autorisation spécifique de l'AMF, garantissant la protection des épargnants. France Épargne sélectionne exclusivement des fonds gérés par des sociétés agréées et dispose d'une visibilité directe sur les éléments de gouvernance via les comités d'investissement auxquels participent les distributeurs partenaires.

La gouvernance opérationnelle des transactions secondaires s'appuie sur des standards rigoureux. Le **due diligence pack** transmis par le General Partner vendeur comprend les rapports trimestriels des cinq dernières années, les valorisations indépendantes par société, les pactes d'actionnaires, les business plans actualisés et les analyses sectorielles. L'acheteur secondaire mobilise des cabinets juridiques (Latham, Clifford Chance, Bredin Prat en France) pour valider la transferabilité juridique, et des cabinets de transaction services (PwC, EY, Deloitte) pour vérifier les valorisations sous-jacentes. Le closing s'opère via un mécanisme d'escrow garantissant la simultanéité du transfert de parts et du paiement du prix négocié, avec ajustement post-closing en fonction des distributions intervenues durant la période de réalisation.

## Comment souscrire un fonds secondaire avec France Épargne

1. **Bilan patrimonial complet** — Analyse de votre patrimoine global, de votre exposition actuelle aux actifs non cotés et de votre tolérance au risque. Identification de vos enveloppes fiscales disponibles : assurance vie, PER, PEA-PME, FPCI direct ou apport-cession au titre du 150-0 B Ter.
2. **Stratégie d'allocation aux secondaires** — Définition d'une cible d'allocation comprise entre 5 % et 15 % du patrimoine financier, modulée selon votre horizon et votre liquidité disponible. Choix entre stratégie diversifiée multi-fonds ou exposition concentrée sur un GP de référence.
3. **Sélection des véhicules cibles** — Présélection de 3 à 5 fonds secondaires correspondant à votre profil parmi notre panel de gérants partenaires : Ardian, Coller Capital, Carmignac, Opale Capital, Entrepreneur Invest. Comparaison des track records, frais et conditions de liquidité.
4. **Souscription et logement fiscal** — Mise en place administrative : ouverture du contrat ou intégration dans un contrat existant, signature du bulletin de souscription, transmission des justificatifs réglementaires (KYC, LCB-FT, profil investisseur AMF). Logement dans l'enveloppe optimisée fiscalement.
5. **Suivi et reporting trimestriel** — Reporting trimestriel détaillé avec valorisation NAV, distributions perçues, capital appelé restant et performance ajustée du risque. Point semestriel avec votre conseiller France Épargne pour ajuster l'allocation selon les opportunités de réinvestissement.

![Processus de souscription d'un fonds secondaire en cinq étapes coordonnées](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1777166119/franceepargne/products/secondary-funds/secondary-funds-processus.jpg)

_Méthodologie France Épargne : du bilan patrimonial au reporting trimestriel sur les fonds secondaires sélectionnés_

## Quelle catégorie de fonds secondaire choisir ?

### LP-led diversifiés

- Acquisition de portefeuilles de parts LP de plusieurs fonds primaires
- Diversification sur 50 à 200 sociétés sous-jacentes par véhicule
- Décote moyenne de 10,9 % sur les portefeuilles buyout en 2024
- Volume 2025 de 125 milliards USD soit 52 % du marché global
- TRI médian historique de 15 à 17 %

### GP-led multi-asset (MACV)

- Continuation vehicle bundlant plusieurs actifs d'un fonds existant
- Pricing à 90 % ou plus de la NAV dans 28 % des cas en 2024
- Multiple réalisé moyen de 4,5x sur le coût initial pour les fonds vendeurs
- Diversification intermédiaire sur 5 à 15 actifs sélectionnés
- Volume 2025 d'environ 50 % du marché GP-led

### GP-led single-asset (SACV)

- Continuation vehicle concentré sur un actif trophée unique
- Pricing à 90 % ou plus de la NAV dans 87 % des cas en 2024
- Multiple réalisé moyen de 3,9x sur le coût initial pour les fonds vendeurs
- Exposition concentrée sur un actif mature à fort potentiel résiduel
- Représente 38 % du volume GP-led en 2025

### Fonds evergreen secondaires

- Souscriptions et rachats périodiques sans date d'échéance
- Ticket d'entrée dès 1 000 EUR via ELTIF 2.0
- Liquidité trimestrielle plafonnée à 5 % par période sur l'encours
- Exemples : Carmignac ELTIF Evergreen, Coller C-SPEF (1 milliard USD AUM)
- Distribution mensuelle des nouveaux investissements

## Chiffres clés du marché secondaire de private equity

| Indicateur | Valeur | Source |
| --- | --- | --- |
| Volume mondial 2025 | 240 milliards USD | Jefferies, juillet 2025 |
| Volume mondial 2024 | 162 milliards USD | Jefferies, janvier 2025 |
| Croissance 2024 vers 2025 | +48 % | Jefferies |
| Volume LP-led 2025 | 125 milliards USD (52 %) | Lazard 2025 Secondary Report |
| Volume GP-led 2025 | 115 milliards USD (48 %) | Jefferies |
| Pricing moyen NAV 2024 | 89 % | Jefferies |
| Pricing moyen NAV H1 2025 | 90 % | Jefferies |
| TRI médian 2010 à 2020 | 17,8 % | Etsa Patrimoine, données Preqin |
| TRI moyen 20 ans | 11,77 % | Ramify, données Preqin |
| Taux de retour positif 1,0x | 97,7 % | Ramify |
| Volatilité annuelle (écart-type) | 5 à 10 % | Hamilton Lane |
| Engagement capital maximal | 57 % du commitment | Hamilton Lane |

> **Évaluer votre éligibilité aux fonds secondaires**
>
> Nos conseillers vous remettent une analyse personnalisée des véhicules accessibles selon votre profil investisseur AMF, votre patrimoine et votre fiscalité actuelle.
>
> [Parler à un conseiller patrimonial](/contact)

## Analyse experte : la décennie d'or du marché secondaire

Le marché secondaire de private equity vit sa transformation structurelle la plus importante depuis sa naissance dans les années 1980. Le volume transactionnel a quintuplé en moins de quinze ans, passant de 22 milliards USD en 2012 à 240 milliards USD en 2025 selon Jefferies. Cette trajectoire reflète trois mutations profondes : la maturité du marché global du private equity dont l'AUM dépasse désormais 13 000 milliards USD, le ralentissement durable des sorties par IPO depuis 2022, et l'émergence d'une demande structurelle de liquidité chez les institutionnels confrontés au denominator effect post-corrections actions et obligations.

La thèse fondamentale du segment repose sur une asymétrie d'information capturable. Le General Partner d'un fonds primaire dispose d'une connaissance fine de chaque société en portefeuille, mais publie une **NAV trimestrielle** qui n'intègre que partiellement les inflexions opérationnelles récentes. L'acheteur secondaire qui réalise une due diligence intensive avant le closing peut identifier les portefeuilles dont la NAV publique sous-estime la valeur intrinsèque. Sur la moyenne 2024, le pricing s'est établi à 89 % du prix d'inventaire (source : Jefferies), une décote agrégée capturable au moment du carry secondaire. Les meilleurs fonds historiques ont délivré des TRI nets supérieurs à 20 % en exploitant systématiquement cette inefficience.

La concentration géographique du capital secondaire reste élevée. **Ardian**, fondée en 1996 et basée à Paris, occupe la première place mondiale avec 175 milliards USD d'actifs secondaires sous gestion selon les données du gestionnaire. Le fonds **ASF IX** clôturé en 2024 a levé 30 milliards USD, le plus grand véhicule secondaire jamais constitué. **Lexington Partners** (filiale de Franklin Templeton) suit avec 26 milliards pour son fonds Lexington Capital Partners X, et **Blackstone Strategic Partners IX** affiche 25 milliards USD. La consolidation s'accélère : EQT a annoncé en 2025 l'acquisition de Coller Capital pour 3,7 milliards USD, après les rachats de StepStone par BlackRock et de GreenOak Real Estate par Bridge Investment Group dans des segments adjacents.

La typologie GP-led continue sa croissance exponentielle. En 2025, les **continuation vehicles** ont atteint 47 milliards USD au premier semestre seulement, avec 89 % des transactions GP-led structurées sous cette forme selon Jefferies. Cette mutation reflète l'évolution du métier de gestionnaire : les meilleurs GPs souhaitent prolonger la détention de leurs **trophy assets** au-delà de la durée contractuelle de leurs fonds initiaux, tout en restituant la liquidité aux LPs souhaitant sortir. L'enquête Lazard 2025 révèle que 52 % des single-asset continuation vehicles se sont pricés à parité ou au-dessus du prix d'inventaire, un signal fort sur la qualité perçue de ces actifs sélectionnés.

L'horizon 2026-2030 anticipe une accélération supplémentaire selon les projections de Coller Capital et HarbourVest. Trois moteurs convergent. Premièrement, le **mur de maturité 2026-2028** des fonds primaires levés en 2014-2018 va générer un flux mécanique d'opportunités secondaires alors que les LPs cherchent leur sortie. Deuxièmement, la **démocratisation retail** via ELTIF 2.0 et les fonds evergreen ouvre une demande structurelle nouvelle : Coller C-SPEF a multiplié son AUM par cinq en 18 mois pour dépasser 1 milliard USD selon la firme. Troisièmement, l'**alignement réglementaire** avec la Loi Industrie Verte de 2024 qui impose un quota minimal d'actifs non cotés dans les contrats d'assurance vie incite les assureurs à référencer massivement des FCPR ELTIF secondaires.

Les risques systémiques de la classe d'actifs restent contenus selon les analyses du CFA Institute publiées en novembre 2025. Trois facteurs justifient cette résilience : la diversification structurelle des portefeuilles secondaires (50 à 200 sociétés par véhicule), la maturité moyenne plus avancée des actifs (réduisant le risque opérationnel), et la décote initiale qui constitue un coussin de sécurité face aux corrections. Sur 23 années d'historique observées, seules 2 millésimes ont délivré un TRI négatif pour les fonds secondaires, contre 12 millésimes pour le private equity primaire selon les statistiques Preqin reprises par Ramify.

Les flux de capitaux destinés au segment confirment la trajectoire haussière. Selon le rapport Preqin Alternative Assets 2025, les souscriptions levées par les fonds secondaires ont atteint 92 milliards USD en 2024, dépassant largement les 71 milliards de 2023. Sur les douze premiers mois de 2025, sept fonds secondaires ont collectivement bouclé plus de 10 milliards USD chacun, illustrant la concentration accélérée du capital chez les mégafonds. Cette dynamique de levée alimente le **dry powder** disponible pour les transactions futures, estimé à plus de 220 milliards USD au 31 décembre 2025 selon Bain & Company, soit environ une année de capacité d'absorption au rythme transactionnel actuel.

## Évolution du volume mondial des secondaires

_Visualisation interactive disponible sur la page._

![Carte de la croissance mondiale du marché des secondaires entre 2020 et 2025](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1777166106/franceepargne/products/secondary-funds/secondary-funds-marche.jpg)

_Volume transactionnel mondial multiplié par quatre en cinq ans, atteignant 240 milliards USD en 2025 (source : Jefferies)_

## Risques et cadre réglementaire à connaître avant de souscrire

L'investissement dans un fonds secondaire reste **illiquide** par nature, malgré la durée de détention raccourcie de 5 à 7 ans. Aucun marché secondaire structuré n'existe pour le particulier souhaitant céder ses parts avant terme. Les fonds evergreen comme Carmignac ELTIF Evergreen ou Coller C-SPEF proposent une fenêtre de liquidité trimestrielle, mais celle-ci reste plafonnée à environ 5 % par période sur l'encours et peut être suspendue en cas de stress de marché. Cette contrainte impose de ne pas allouer aux secondaires des capitaux nécessaires à court ou moyen terme.

Le **risque de capital call** subsiste partiellement. Bien que l'engagement maximal soit plafonné à 57 % du commitment selon Hamilton Lane, l'investisseur conserve l'obligation de répondre aux appels résiduels des fonds primaires sous-jacents. Le défaut de paiement entraîne la perte intégrale des parts déjà souscrites selon les règles standard des LPA (Limited Partnership Agreement). Les véhicules ELTIF 2.0 commercialisés en assurance vie atténuent ce risque par un appel de fonds intégral à la souscription, mais les FPCI et FCPR direct conservent un calendrier d'appels échelonnés sur 3 à 5 ans.

Le **risque de valorisation** mérite une attention particulière. La NAV publiée par les General Partners primaires repose sur des méthodologies non standardisées (multiples de comparables cotés, DCF, transactions récentes). Les acheteurs secondaires appliquent leur propre décote analytique, mais une correction sévère du marché coté peut entraîner un réajustement à la baisse rapide des NAV sous-jacentes. Lors de la correction 2022, les valorisations venture capital ont reculé de 20 à 40 % en moyenne, contribuant à une décote secondaire historique de 19 % en 2022 selon Jefferies (pricing à 81 % du prix d'inventaire).

Le **risque de change** affecte la majorité des fonds secondaires accessibles aux investisseurs français. Les principaux véhicules sont dénominés en USD (Ardian ASF IX, Lexington, Blackstone) et exposent l'investisseur euro à la parité EUR/USD pendant 5 à 7 ans. Une appréciation de l'euro de 15 % sur la période, comme observé entre 2017 et 2018, peut amputer le TRI net de 200 à 300 points de base. Certains fonds proposent des classes d'actions hedgées en euros, mais cette couverture coûte 100 à 150 points de base par an.

Le **cadre réglementaire français** sécurise la commercialisation auprès des épargnants. La directive **AIFM** (Alternative Investment Fund Managers) impose un agrément AMF, un dépositaire indépendant, des règles de capital minimum et un reporting trimestriel obligatoire pour toute société de gestion. Le règlement **ELTIF 2.0** entré en vigueur le 10 janvier 2024 a unifié l'accès paneuropéen aux actifs non cotés, supprimant le seuil minimum d'investissement de 10 000 EUR. La **Loi Industrie Verte** de 2024 impose aux contrats d'assurance vie multisupports en gestion pilotée d'inclure une part minimale d'actifs non cotés selon le profil de risque, créant une demande structurelle pour les FCPR ELTIF secondaires.

La **fiscalité française** des fonds secondaires varie selon l'enveloppe choisie. En détention directe via FPCI, les plus-values bénéficient d'une exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans de conservation, sous réserve du respect du quota de 50 % d'investissement dans des entreprises éligibles. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. En **assurance vie**, les gains intra-contrat ne sont imposés qu'au moment du retrait : après 8 ans, l'abattement annuel atteint 4 600 EUR pour un célibataire et 9 200 EUR pour un couple, au-delà desquels s'applique le PFU de 7,5 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux. En **PER**, les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite du plafond annuel de déduction, avec une fiscalité de sortie au choix entre rente imposée ou capital fractionné. Les entrepreneurs en **apport-cession 150-0 B Ter** peuvent reporter l'imposition de leur plus-value en réinvestissant 60 % minimum du produit de cession dans un FPCI secondaire éligible, transformant la fiscalité immédiate en capital productif. France Épargne établit pour chaque client une simulation comparative des trois enveloppes pour identifier le logement fiscal optimal.

La **transmission patrimoniale** des fonds secondaires bénéficie également d'un cadre favorable. En cas de décès du souscripteur, les parts détenues en assurance vie échappent aux droits de succession dans la limite de 152 500 EUR par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans (article 990 I du CGI). Au-delà, un prélèvement spécifique de 20 % puis 31,25 % s'applique. Les parts détenues en direct via FPCI suivent le régime classique des droits de mutation à titre gratuit, mais bénéficient potentiellement de l'abattement pacte Dutreil (75 %) si elles s'inscrivent dans la transmission d'une entreprise familiale. Les **donations en démembrement** (nue-propriété au donataire, usufruit conservé par le donateur) permettent de figer la valeur transmise tout en conservant les distributions pendant la durée du fonds.

La **fiscalité internationale** mérite attention pour les expatriés et les investisseurs disposant d'un patrimoine multi-juridictionnel. Les conventions fiscales bilatérales conclues par la France avec 120 pays selon les données du Ministère de l'Économie évitent la double imposition sur les plus-values de FPCI et FCPR. Les résidents fiscaux français de retour d'expatriation après une cession importante peuvent activer le régime impatrié de l'article 155 B du CGI pendant 8 ans, combinable avec le mécanisme 150-0 B Ter pour optimiser le remploi en fonds secondaires éligibles. France Épargne dispose d'une expertise reconnue sur ces problématiques transversales, avec accès à un réseau de cabinets fiscalistes partenaires capables d'établir un schéma patrimonial sur mesure intégrant l'allocation aux fonds secondaires comme brique structurante.

## Questions fréquentes sur les fonds secondaires

### Qu'est-ce qu'un fonds secondaire de private equity ?

Un fonds secondaire est un véhicule d'investissement qui rachète des parts existantes de fonds de capital-investissement à des Limited Partners souhaitant sortir avant l'échéance, ou à des General Partners restructurant leur portefeuille via des continuation vehicles. Le marché mondial a atteint 240 milliards USD en 2025 selon Jefferies, avec deux segments principaux : LP-led (52 %) et GP-led (48 %). L'investisseur capte une décote moyenne de 10 à 11 % sur la NAV ainsi qu'un TRI médian historique de 17,8 % sur la décennie 2010 à 2020.

### Quelle est la différence entre LP-led et GP-led secondaires ?

Les transactions LP-led concernent la cession de parts d'un Limited Partner vers un fonds secondaire, qui reprend l'intégralité des droits et obligations futures. Les transactions GP-led sont initiées par le General Partner du fonds primaire, qui transfère un ou plusieurs actifs vers un nouveau véhicule appelé continuation vehicle. En 2025, les LP-led représentent 125 milliards USD et les GP-led 115 milliards USD selon Lazard. Les single-asset continuation vehicles concentrent l'exposition sur un actif unique, tandis que les multi-asset bundlent plusieurs participations.

### Quel rendement attendre d'un fonds secondaire ?

Le TRI médian des fonds secondaires atteint 17,8 % sur la période 2010 à 2020, supérieur aux 15,7 % des fonds buyout traditionnels selon les données Preqin reprises par Etsa Patrimoine. Sur 20 ans, le TRI moyen long terme s'établit à 11,77 %. La performance s'explique par la décote moyenne de 10 à 11 % sur la NAV, l'horizon raccourci de 5 à 7 ans et la maturité avancée des actifs sous-jacents. 97,7 % des fonds secondaires retournent au moins 1,0x le capital investi, contre 87,5 % pour les buyouts primaires.

### Pourquoi les fonds secondaires sont-ils moins risqués que le private equity primaire ?

Trois facteurs réduisent significativement le risque. Premièrement, la diversification immédiate sur 50 à 200 sociétés par véhicule contre 10 à 25 en primaire. Deuxièmement, la maturité avancée des actifs (déjà 3 à 5 ans de détention par le fonds primaire) qui élimine le risque opérationnel des phases initiales. Troisièmement, la décote à l'achat qui constitue un coussin de sécurité. Conséquence : l'écart-type des rendements oscille entre 5 et 10 % en secondaire contre 10 à 20 % en primaire, et seules 2 années sur 23 ont enregistré un TRI négatif.

### À partir de quel montant peut-on investir en fonds secondaire ?

Trois portes d'entrée existent selon votre profil. Les fonds evergreen labellisés ELTIF 2.0 comme Carmignac ELTIF Evergreen ou Coller C-SPEF acceptent des souscriptions dès 1 000 EUR via assurance vie ou PER. Les FCPR secondaires distribués en assurance vie demandent généralement 5 000 à 10 000 EUR. Les FPCI secondaires en détention directe restent réservés aux investisseurs qualifiés avec un ticket minimum de 100 000 EUR. France Épargne recommande une allocation comprise entre 5 % et 15 % du patrimoine financier selon votre horizon.

### Comment souscrire un fonds secondaire avec France Épargne ?

Le processus se déroule en cinq étapes coordonnées par votre conseiller patrimonial. Bilan patrimonial complet pour identifier votre exposition actuelle et vos enveloppes disponibles. Définition de la stratégie d'allocation aux secondaires (5 à 15 % du patrimoine financier). Sélection de 3 à 5 véhicules cibles parmi notre panel de gérants partenaires. Souscription administrative avec logement fiscal optimisé (assurance vie, PER, FPCI direct ou apport-cession 150-0 B Ter). Reporting trimestriel avec point semestriel d'ajustement.

### Quelle durée d'investissement prévoir pour un fonds secondaire ?

La durée moyenne de détention s'établit entre 5 et 7 ans pour les fonds secondaires classiques, contre 8 à 12 ans pour les fonds primaires. Les fonds evergreen comme Carmignac ELTIF Evergreen ou Coller C-SPEF n'ont pas de date d'échéance et proposent des fenêtres de liquidité trimestrielles plafonnées à environ 5 % de l'encours par période. Les distributions débutent généralement entre l'année 1 et l'année 3, contre l'année 6 ou 7 en primaire, grâce à la maturité avancée des actifs sous-jacents.

### Quels sont les principaux fonds secondaires accessibles aux particuliers français ?

Plusieurs véhicules sont commercialisables en France via assurance vie ou en direct. Carmignac ELTIF Evergreen, lancé après le partenariat avec Clipway en 2023, propose une stratégie principalement secondaire sans ticket minimum. Coller Secondaries Private Equity Opportunities Fund (C-SPEF) a dépassé 1 milliard USD d'AUM en 2024. Entrepreneurs Sélection Secondaire II est un FCPR géré par Entrepreneur Invest. Opale Capital Strategies Secondaries II est distribué via les conseils en gestion de patrimoine. Les plateformes Ramify, Moonfare et Private Corner proposent un accès digital aux fonds institutionnels.

### Comment sont fiscalisés les gains d'un fonds secondaire en France ?

La fiscalité dépend de l'enveloppe de détention. En détention directe via FPCI, les plus-values bénéficient d'une exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans de conservation, mais les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. En assurance vie, les gains ne sont imposés qu'au retrait, avec après 8 ans un abattement annuel de 4 600 EUR pour un célibataire et 9 200 EUR pour un couple. En PER, les versements sont déductibles du revenu imposable. Les entrepreneurs peuvent activer le report d'imposition via le mécanisme 150-0 B Ter en réinvestissant 60 % minimum du produit de cession.

### Un FCPR secondaire ELTIF 2.0 est-il éligible au PEA-PME ?

Non, les FCPR ELTIF secondaires ne sont pas éligibles au PEA-PME, car ce dernier exige une concentration minimale en titres d'entreprises européennes répondant aux critères PME-ETI. Les fonds secondaires investissent typiquement dans des sociétés de taille variable, dont une partie significative en grandes capitalisations. L'enveloppe naturelle des fonds secondaires reste l'assurance vie multisupports, le PER ou la détention directe en compte-titres. Le PEA-PME conserve sa pertinence pour des FCPI et FIP dédiés au capital innovation français.

### Le mécanisme 150-0 B Ter est-il compatible avec les fonds secondaires ?

Oui, le report d'imposition prévu par l'article 150-0 B Ter du CGI est compatible avec un investissement dans un FPCI secondaire éligible. L'entrepreneur ayant cédé sa société moins de 3 ans après l'apport des titres peut reporter l'imposition de sa plus-value en réinvestissant au moins 60 % du produit de cession dans des actifs économiques éligibles, dont les FPCI respectant les quotas d'investissement. Le FPCI doit conserver les parts au moins 5 ans et respecter un quota de 50 % d'investissement dans des entreprises non cotées. France Épargne identifie les véhicules secondaires éligibles au remploi.

### La fiscalité ELTIF 2.0 est-elle plus avantageuse que celle d'un FCPR classique ?

La fiscalité d'un fonds secondaire labellisé ELTIF 2.0 dépend de son véhicule juridique sous-jacent (FCPR, FPCI, FPS) et de l'enveloppe de détention, pas du label ELTIF lui-même. Un FCPR ELTIF logé en assurance vie bénéficie de la fiscalité avantageuse du contrat d'assurance vie. Un FCPR ELTIF en détention directe suit le régime FCPR classique avec exonération IR après 5 ans. L'avantage majeur d'ELTIF 2.0 est l'accessibilité (suppression du seuil de 10 000 EUR) et la portabilité européenne, pas la fiscalité.

### Quels sont les frais d'un fonds secondaire ?

La structure de frais typique combine plusieurs niveaux. Frais de gestion annuels de 1 à 1,5 % sur l'engagement souscrit, plus modérés que les 2 % du primaire en raison des économies d'échelle des mégafonds secondaires. Carried interest de 12,5 % au-dessus d'un hurdle de 8 % pour les fonds institutionnels, contre 20 % au-dessus de 8 % en primaire. Frais d'entrée généralement compris entre 0 et 3 % selon le distributeur. Les frais des fonds primaires sous-jacents s'ajoutent en transparence, soit environ 1,5 % de frais à étages cumulés.

### La décote sur la NAV est-elle systématique ?

Non, la décote dépend du segment, du sponsor et des conditions de marché. En 2024, le pricing moyen toutes stratégies s'est établi à 89 % du prix d'inventaire selon Jefferies, soit une décote agrégée de 11 %. Les buyouts ont été pricés à 94 % (décote de 6 %), tandis que le venture capital a affiché des décotes pouvant atteindre 40 à 60 % sur les portefeuilles 2021. À l'inverse, 87 % des single-asset continuation vehicles se sont pricés à 90 % ou plus du prix d'inventaire en 2024, soit avec des décotes minimes voire des primes.

### Comment évoluent les frais sur les fonds evergreen secondaires ?

Les fonds evergreen comme Carmignac ELTIF Evergreen ou Coller C-SPEF appliquent une structure de frais simplifiée pour faciliter la commercialisation retail. Les frais de gestion oscillent entre 1,25 % et 1,75 % par an. Le carried interest se situe généralement entre 12,5 % et 15 % au-dessus d'un hurdle de 6 à 8 %. Les frais d'entrée sont souvent supprimés (Ramify), et les frais de sortie peuvent être appliqués pendant les premières années de détention pour décourager les rachats précoces. France Épargne négocie des conditions préférentielles pour ses clients.

### Pourquoi choisir France Épargne pour investir dans un fonds secondaire ?

France Épargne accompagne ses clients en gestion de patrimoine globale avec une expertise dédiée aux actifs non cotés. Sélection rigoureuse parmi le panel des gérants secondaires de référence (Ardian, Coller Capital, Carmignac, Opale Capital). Optimisation fiscale par identification du logement le plus efficace (assurance vie, PER, FPCI direct, apport-cession 150-0 B Ter). Accompagnement personnalisé sur l'allocation cible (5 à 15 % du patrimoine financier). Reporting trimestriel consolidé et point semestriel pour ajuster l'exposition. Un seul interlocuteur pour piloter l'ensemble de votre patrimoine financier.

### Quel ticket minimum France Épargne propose-t-il sur les fonds secondaires ?

France Épargne propose plusieurs portes d'accès selon le profil patrimonial. À partir de 1 000 EUR via assurance vie multisupports avec sélection de FCPR ELTIF secondaires labellisés. À partir de 30 000 EUR pour un compartiment dédié dans un contrat luxembourgeois multisupports. À partir de 100 000 EUR pour un FPCI secondaire en détention directe pour les investisseurs qualifiés. À partir de 500 000 EUR pour des club deals secondaires structurés en partenariat avec des gérants institutionnels. Demandez votre bilan patrimonial pour identifier la solution adaptée.

### France Épargne propose-t-il une approche multi-fonds en secondaire ?

Oui, l'approche multi-fonds est privilégiée pour les patrimoines supérieurs à 250 000 EUR alloués au non-coté. Le portefeuille type comprend un fonds evergreen pour la liquidité résiduelle (30 %), un fonds LP-led diversifié pour l'exposition aux portefeuilles buyout (40 %), et un fonds GP-led pour l'exposition aux trophy assets en continuation vehicle (30 %). Cette diversification millésimale et stylistique réduit la dispersion des rendements et lisse la courbe de cash flow. Le rééquilibrage s'effectue annuellement selon les opportunités de réinvestissement.

### Comment France Épargne sélectionne-t-il les gérants secondaires ?

Notre processus de sélection s'appuie sur cinq critères pondérés. Track record minimum de 3 millésimes complets avec un TRI net agrégé supérieur à 13 %. Stabilité de l'équipe de gestion sur les 5 dernières années, avec moins de 15 % de turnover senior. Capacité de sourcing démontrée avec un dealflow annuel supérieur à 200 transactions analysées. Discipline de pricing avec une décote médiane à l'achat supérieure à 8 % par rapport au prix d'inventaire. Conformité réglementaire AMF stricte avec dépositaire indépendant agréé. Notre comité d'investissement valide chaque référencement.

### Quelle part du patrimoine allouer aux fonds secondaires ?

France Épargne recommande une allocation comprise entre 5 % et 15 % du patrimoine financier global selon le profil de l'investisseur. Profil prudent : 5 à 7 % via assurance vie multisupports avec FCPR ELTIF secondaires diversifiés. Profil équilibré : 8 à 12 % combinant assurance vie et FPCI en détention directe. Profil dynamique : 12 à 15 % avec exposition GP-led concentrée et club deals secondaires. La règle d'or : ne jamais allouer aux secondaires des capitaux nécessaires à court terme, l'illiquidité résiduelle de 5 à 7 ans imposant une vision long terme.

> Le marché secondaire vit sa transformation structurelle la plus importante depuis 30 ans. La combinaison ELTIF 2.0, fonds evergreen et continuation vehicles ouvre cette classe d'actifs aux particuliers fortunés, avec un profil rendement/risque historiquement supérieur au private equity primaire. Allouer 8 à 12 % du patrimoine financier aux secondaires constitue désormais un standard de gestion patrimoniale moderne.
>
> — _Conseil en Gestion de Patrimoine France Épargne, Conseiller en Gestion de Patrimoine France Épargne_

## Quels profils investisseurs pour les fonds secondaires ?

Les **particuliers fortunés** disposant d'un patrimoine financier supérieur à 250 000 EUR constituent le cœur de cible historique. Pour cette population, l'allocation aux fonds secondaires s'inscrit dans une stratégie globale de diversification au-delà des actifs cotés. Le profil type alloue entre 8 et 15 % de son patrimoine financier aux actifs non cotés, dont la moitié en stratégie secondaire pour bénéficier du raccourcissement de durée et de la décote NAV. La détention s'effectue prioritairement via assurance vie luxembourgeoise multisupports, qui permet d'intégrer FCPR, FPCI et fonds evergreen dans une seule enveloppe optimisée fiscalement après 8 ans. Le ticket d'entrée pratique se situe entre 30 000 et 100 000 EUR par véhicule selon les conditions négociées par France Épargne.

Les **family offices monoparentaux ou multi-familiaux** disposant de 5 à 50 millions EUR allouent typiquement 15 à 25 % de leur poche illiquide aux fonds secondaires. La granularité financière permet de bâtir un portefeuille équilibré multi-millésimes sur 5 à 10 fonds, capturant les inefficiences de pricing au cycle. Les family offices privilégient une stratégie barbell combinant les **mégafonds diversifiés** (Ardian ASF IX, Lexington X, Blackstone Strategic Partners IX) pour le socle, et des **fonds GP-led spécialisés** sectoriels (technologie, santé, infrastructure) pour la sur-performance idiosyncratique. L'accès direct aux gérants institutionnels via co-investissements négociés réduit les frais à étages.

Les **entrepreneurs en apport-cession** activent le mécanisme **150-0 B Ter** pour reporter l'imposition de leur plus-value de cession. Le réinvestissement de 60 % minimum du produit de cession dans un FPCI secondaire éligible permet de transformer une fiscalité immédiate en capital productif sur 5 à 7 ans. La stratégie secondaire est particulièrement adaptée à ce remploi : la décote à l'achat constitue un coussin de protection capital, la durée de détention plus courte aligne la sortie sur l'horizon entrepreneurial typique, et la diversification immédiate sur 50 à 200 sociétés sécurise le réinvestissement obligatoire. France Épargne identifie les véhicules secondaires éligibles au remploi 150-0 B Ter dans son panel de gérants partenaires.

Les **cadres dirigeants** en optimisation patrimoniale bénéficient des fonds secondaires via PER et assurance vie. Pour un cadre supérieur dans la tranche marginale d'imposition à 41 % ou 45 %, le PER permet une déduction fiscale immédiate de 30 000 à 35 000 EUR par an selon le plafond disponible. Le logement de fonds secondaires labellisés ELTIF dans cette enveloppe combine l'avantage fiscal d'entrée (économie de 12 000 à 15 000 EUR par an) avec la performance secondaire (TRI cible 12 à 15 % net). À la sortie en rente ou capital fractionné, la fiscalité s'applique sur les retraits effectifs, lissant l'imposition sur la durée de la retraite.

Les **investisseurs qualifiés AMF** (personnes physiques disposant d'un patrimoine financier supérieur à 500 000 EUR ou ayant exercé une activité dans le secteur financier au moins 12 mois) accèdent aux **FPCI secondaires** en détention directe à partir de 100 000 EUR par véhicule. Cette catégorie réglementaire offre l'accès à des opportunités fermées au grand public : club deals secondaires structurés en partenariat avec des sponsors, fonds GP-led concentrés sur des continuation vehicles single-asset, ou stratégies sectorielles spécialisées (secondaires immobiliers, secondaires infrastructure, secondaires venture). Le ticket institutionnel négocié par France Épargne pour ses clients qualifiés permet de réduire de 10 à 25 points de base les frais de gestion par rapport au pricing retail.

Les **dirigeants approchant la retraite** (55 à 65 ans) trouvent dans les fonds secondaires un complément patrimonial cohérent avec leur horizon. La durée de détention de 5 à 7 ans s'aligne sur le cycle pré-retraite, et les distributions précoces (à partir de l'année 1 ou 2) permettent de monétiser progressivement l'investissement avant le départ effectif. La stratégie privilégiée combine un fonds evergreen (40 % de l'allocation) pour la liquidité trimestrielle, un fonds LP-led diversifié buyout (40 %) pour le socle de performance, et un fonds GP-led continuation vehicle (20 %) pour l'exposition aux trophy assets. France Épargne établit un calendrier de distributions projetées sur 7 ans pour intégrer ces flux dans la stratégie de revenus de retraite globale.

Les **expatriés français** disposant d'un patrimoine accumulé à l'étranger constituent une cible spécifique à fort potentiel d'optimisation. Pour cette population, les fonds secondaires logés dans une assurance vie luxembourgeoise multisupports offrent trois avantages cumulés. Premièrement, la **portabilité internationale** du contrat luxembourgeois permet de conserver l'enveloppe lors des relocalisations successives, sans rupture fiscale. Deuxièmement, le triangle de sécurité luxembourgeois isole les actifs du bilan de l'assureur, garantissant une protection supérieure en cas de défaillance de l'établissement. Troisièmement, la **diversification multi-devises** native du contrat luxembourgeois permet de loger des fonds secondaires dénominés en USD ou GBP sans surcoût de change. France Épargne accompagne plus de 200 expatriés dans la mise en place de ces stratégies patrimoniales internationales depuis sa création, avec un encours moyen par dossier supérieur à 850 000 EUR. Cette expertise dédiée garantit une cohérence d'ensemble entre le projet de vie de l'investisseur et la dynamique technique des fonds secondaires sélectionnés, en intégrant les enjeux de mobilité internationale, de transmission familiale, de fiscalité applicable et de calendrier de liquidité personnel sur l'ensemble du cycle d'investissement.

![Profils d'investisseurs adaptés aux fonds secondaires de private equity](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1777166122/franceepargne/products/secondary-funds/secondary-funds-profils.jpg)

_Cinq profils types pour les fonds secondaires : particuliers fortunés, family offices, entrepreneurs en apport-cession, cadres dirigeants, dirigeants approchant la retraite_

> **Construire votre stratégie patrimoniale en fonds secondaires**
>
> Notre équipe vous accompagne dans la sélection des fonds secondaires les plus adaptés à votre situation, avec optimisation fiscale et reporting trimestriel consolidé. Premier rendez-vous offert et sans engagement.
>
> [Ouvrir mon dossier patrimonial](/contact)
