---
title: Résidences Services Étudiants
slug: residences-services-etudiants
category: epargne-immobiliere
categorySlug: epargne-immobiliere
keywords: []
canonical: "https://www.france-epargne.fr/products/epargne-immobiliere/residences-services-etudiants"
publishedAt: "2026-02-21T22:42:43.700Z"
updatedAt: "2026-04-11T03:14:01.298Z"
---
# Résidences Services Étudiants

> Investissez dans le logement étudiant : rendement de 3,5% à 5% net, TVA récupérable, taux d'occupation supérieur à 96%. 3,05 millions d'étudiants attendus à la rentrée 2026, 430 000 lits gérés et un déficit structurel de 250 000 places qui sécurise la demande locative.

## Comprendre la résidence étudiante et ses atouts pour l'investisseur

**Une résidence étudiante est un ensemble immobilier de 80 à 200 logements meublés, exploité sous bail commercial par un gestionnaire professionnel, destiné à héberger les étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur.** Ces résidences proposent des studios entièrement équipés (kitchenette, salle de bain, bureau, connexion internet) pour des séjours de 9 à 12 mois, correspondant à l'année universitaire. L'investisseur acquiert un ou plusieurs lots dans la résidence et confie leur exploitation à un opérateur spécialisé (Nexity Studéa, Réside Études, Nemea, Cardinal Campus, Les Belles Années) qui garantit le versement d'un loyer contractuel, indépendamment du taux d'occupation réel du logement.

La France comptait 3 027 000 étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur à la rentrée 2025 (MESRI), et les projections tablent sur 3 050 000 étudiants à la rentrée 2026, soit une progression de 0,7%. Cette croissance régulière depuis 2008 devrait se poursuivre jusqu'à un plateau de 3,1 millions d'étudiants prévu autour de 2028. Face à cette population, le parc de logements dédiés reste structurellement insuffisant : les CROUS gèrent 175 000 places, le parc social dédié totalise 240 000 places, et l'ensemble du parc spécialisé (430 000 lits début 2025) ne couvre que 14% de la demande. Selon le rapport FAGE de janvier 2026, plus de 180 000 demandes de logement étudiant restaient insatisfaites au 1er janvier 2026, et 1 étudiant sur 3 est considéré mal logé. Le déficit structurel est estimé à 250 000 places.

**L'investissement en résidence étudiante repose sur un mécanisme identique aux autres résidences de services.** L'investisseur n'a aucun contact avec les occupants, ne gère ni la recherche de locataires ni l'entretien courant, et perçoit un loyer fixe garanti par le bail commercial signé avec l'exploitant. Ce bail, d'une durée minimale de 9 ans (généralement 9 à 11 ans), transfère l'intégralité de la gestion opérationnelle au gestionnaire : accueil des étudiants, ménage des parties communes, maintenance des équipements et fourniture des services para-hôteliers. En contrepartie, l'exploitant conserve la marge entre le loyer facturé aux étudiants et le loyer versé au propriétaire.

**Les résidences étudiantes se distinguent des résidences d'affaires et de tourisme par la stabilité structurelle de leur demande.** La demande en logement étudiant est portée par des facteurs démographiques et sociétaux de long terme : la massification de l'enseignement supérieur, la mobilité géographique des étudiants (57% étudient hors de leur académie d'origine), et l'insuffisance chronique du parc social. Cette stabilité se traduit par des taux d'occupation supérieurs à 96% en moyenne nationale, certains opérateurs affichant plus de 98% de remplissage sur leurs parcs. À titre de comparaison, les résidences de tourisme subissent une saisonnalité prononcée et les résidences d'affaires dépendent de la conjoncture économique.

**Le marché des résidences étudiantes a atteint un niveau record d'investissement institutionnel en 2025.** Selon CBRE France, 1,7 milliard d'euros ont été investis dans les résidences étudiantes en 2025, en hausse de 213% par rapport à 2024. Ce montant dépasse largement le précédent record de 860 millions d'euros enregistré en 2019. Les résidences étudiantes représentent désormais un tiers des investissements en immobilier résidentiel en France, confirmant leur reconnaissance comme classe d'actifs institutionnelle à part entière. Sur les cinq prochaines années, les projections tablent sur 22 milliards d'euros d'investissements pour créer 92 500 lits supplémentaires.

## Les avantages d'un investissement en résidence étudiante

- **Rendement locatif contractuel de 3,5% à 5% net** — Le bail commercial garantit le versement d'un loyer fixe pendant 9 à 11 ans, indépendamment du taux d'occupation du studio. Ce rendement, supérieur au rendement moyen de l'immobilier résidentiel classique, est sécurisé par un contrat juridiquement contraignant entre le propriétaire et l'exploitant. Sur le marché secondaire, les rendements dépassent 5% à 6% brut.
- **Exonération totale de la réintégration des amortissements** — Depuis la loi de finances 2025 (article 24), les résidences étudiantes bénéficient d'une exemption explicite de la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value à la revente (art. 150 VB III CGI). Cet avantage, non accordé aux résidences d'affaires ni aux meublés classiques, sécurise la fiscalité de sortie et renforce la rentabilité globale de l'investissement.
- **Taux d'occupation supérieur à 96% sur le plan national** — La pénurie structurelle de logements étudiants (déficit de 250 000 places selon le rapport FAGE de janvier 2026) garantit un remplissage quasi intégral des résidences. Les opérateurs de premier plan affichent des taux d'occupation supérieurs à 98%. Cette stabilité locative réduit le risque de vacance au minimum et assure des revenus prévisibles sur toute la durée du bail commercial.
- **Gestion entièrement déléguée sans contrainte locative** — L'exploitant prend en charge l'intégralité de la gestion : recherche de locataires, accueil, ménage, maintenance et fourniture des services. L'investisseur ne subit aucun impayé de loyer, aucune vacance locative et aucun appel de locataire. La gestion est totalement passive, ce qui convient particulièrement aux investisseurs éloignés géographiquement ou disposant de peu de temps.
- **Ticket d'entrée accessible dès 70 000€** — Le prix d'acquisition d'un studio de 18 à 25 m² en résidence étudiante démarre à 70 000€ en région et atteint 180 000€ dans les métropoles les plus tendues. Ce ticket d'entrée, trois à quatre fois inférieur à celui d'un appartement classique dans les mêmes villes, rend l'investissement en résidence étudiante accessible à un large public d'épargnants, y compris les primo-investisseurs finançant intégralement à crédit.

## Comparatif des résidences de services par type d'investissement

| Critère | Résidence étudiante | Résidence d'affaires | Résidence seniors | EHPAD |
| --- | --- | --- | --- | --- |
| Rendement net moyen | 3,5% à 5% | 3% à 5% | 3,8% à 4,5% | 4% à 6% |
| Durée du bail commercial | 9 à 11 ans | 9 à 12 ans | 9 à 12 ans | 9 à 12 ans |
| Récupération TVA 20% | Oui | Oui | Oui | Oui |
| Ticket d'entrée moyen | 70 000€ à 180 000€ | 120 000€ à 250 000€ | 100 000€ à 200 000€ | 150 000€ à 300 000€ |
| Exonération réintégration amortissements | Oui (loi de finances 2025) | Non | Oui | Oui |
| Taux d'occupation moyen | 96%+ (structurel) | 85 à 90% (conjoncturel) | 95%+ | 98%+ |
| Saisonnalité de l'activité | Faible (10 mois/an) | Faible (urbain) | Aucune | Aucune |
| Liquidité à la revente | Très bonne | Bonne | Bonne | Moyenne |
| Risque exploitant | Faible | Modéré | Modéré | Faible |

## Le bail commercial : socle juridique de l'investissement

**Le bail commercial est le contrat qui lie l'investisseur propriétaire à l'exploitant de la résidence étudiante pour une durée minimale de 9 ans, renouvelable.** Ce bail, régi par les articles L.145-1 et suivants du Code de commerce, confère au locataire (l'exploitant) un droit au renouvellement et une protection juridique renforcée. Pour l'investisseur, ce cadre juridique présente des garanties solides mais impose également des obligations qu'il convient de comprendre avant tout engagement.

**Le loyer contractuel est le paramètre central du bail.** Il est exprimé en euros par an ou par trimestre et représente le revenu garanti de l'investisseur. Ce montant est fixé lors de la signature du bail et fait l'objet d'une indexation annuelle sur un indice de référence (généralement l'ILC, Indice des Loyers Commerciaux, publié par l'INSEE). L'exploitant s'engage à verser ce loyer quel que soit le taux d'occupation du studio, ce qui constitue la principale différence avec un investissement locatif classique où le propriétaire supporte directement le risque de vacance.

**Les charges et les travaux sont répartis selon les termes du bail.** En règle générale, l'exploitant prend en charge les travaux d'entretien courant, le remplacement du mobilier et des équipements, ainsi que les charges liées à l'exploitation (énergie, eau, assurances d'exploitation). Le propriétaire conserve à sa charge les gros travaux relevant de l'article 606 du Code civil (toiture, structure, façades) ainsi que les charges de copropriété non récupérables. Cette répartition doit être détaillée dans le bail et vérifiée attentivement avant signature.

**Le renouvellement du bail constitue un moment clé.** À l'échéance du bail initial (9 à 11 ans), l'exploitant peut demander le renouvellement, que le propriétaire ne peut refuser qu'en versant une indemnité d'éviction souvent très élevée. En pratique, la majorité des baux sont renouvelés, mais l'exploitant peut profiter de cette échéance pour renégocier les conditions, notamment le montant du loyer. La force de négociation du propriétaire dépend de la tension locative locale : dans les villes universitaires les plus tendues, la demande excédentaire limite considérablement le risque de renégociation à la baisse.

**La résiliation anticipée du bail est encadrée par la loi.** L'exploitant peut donner congé à chaque période triennale (tous les 3 ans), moyennant un préavis de 6 mois. Le propriétaire ne peut résilier le bail qu'en fin de période triennale et sous conditions strictes. En cas de procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire) de l'exploitant, l'administrateur judiciaire peut décider de poursuivre ou de résilier le bail, exposant le propriétaire à une interruption temporaire ou définitive de ses revenus locatifs. La clause de substitution, lorsqu'elle est présente dans le bail, permet de prévoir le remplacement automatique de l'exploitant défaillant par un nouveau gestionnaire, réduisant considérablement la période sans revenus.

**Vérifications indispensables avant de signer un bail commercial en résidence étudiante.** Examinez la solidité financière de l'exploitant (comptes annuels, ratio d'endettement, historique de paiement des loyers sur ses autres résidences). Vérifiez le montant du loyer par rapport au chiffre d'affaires moyen de la résidence : un loyer représentant plus de 35% du CA de l'exploitant sur le site indique un risque de renégociation future. Contrôlez les clauses de répartition des charges et des travaux, en particulier la prise en charge du renouvellement du mobilier (qui incombe normalement à l'exploitant) et des gros travaux (qui restent à la charge du propriétaire). Assurez-vous que le bail prévoit une clause de substitution permettant le remplacement de l'exploitant en cas de défaillance. Vérifiez le mécanisme d'indexation du loyer (indice ILC publié par l'INSEE) et les conditions de révision triennale. Enfin, faites examiner le bail par un avocat spécialisé en droit commercial immobilier avant toute signature : les frais d'analyse juridique (500€ à 1 500€) sont négligeables par rapport au montant total de l'investissement et peuvent vous éviter des pertes considérables à long terme.

## Investissement neuf ou marché secondaire : quelle stratégie choisir

### Résidence étudiante neuve (VEFA)

- Prix d'achat : 90 000€ à 180 000€ selon la ville et la surface
- Récupération TVA 20% intégrale (conservation 20 ans obligatoire)
- Bail commercial neuf de 9 à 11 ans avec l'exploitant
- Rendement brut initial de 3,5% à 4,5%
- Garantie décennale et conformité aux normes en vigueur
- Frais de notaire réduits (2,5% à 3%)

### Résidence étudiante en revente LMNP (marché secondaire)

- Prix d'achat inférieur de 15% à 25% au prix du neuf
- Rendement brut supérieur (5% à 6% constaté début 2026)
- Historique de performance vérifiable (loyers versés, taux d'occupation)
- Pas de récupération de TVA (sauf transfert dans certains cas)
- Durée restante du bail souvent plus courte
- Frais de notaire classiques (7% à 8%)

## Fiscalité LMNP : ce que l'investisseur en résidence étudiante doit savoir

**Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) constitue le cadre fiscal standard pour l'investissement en résidence étudiante.** Ce statut s'applique automatiquement lorsque les revenus locatifs meublés du foyer fiscal sont inférieurs à 23 000€ par an et ne dépassent pas les autres revenus professionnels du foyer. Au-delà de ces seuils, l'investisseur bascule au statut de Loueur en Meublé Professionnel (LMP), avec des conséquences fiscales et sociales significativement différentes.

**Le régime micro-BIC offre une simplicité déclarative mais un avantage fiscal limité.** Les revenus locatifs inférieurs à 77 700€ annuels peuvent bénéficier d'un abattement forfaitaire de 50%, applicable automatiquement sans justification de charges. Ce plafond et cet abattement sont maintenus en 2026 pour les résidences de services exploitées sous bail commercial. Pour un loyer annuel de 5 000€, l'assiette imposable au micro-BIC est de 2 500€, soumise au barème progressif de l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 17,2%.

**Le régime réel est presque toujours plus avantageux pour les résidences étudiantes.** Il permet de déduire l'ensemble des charges réelles (intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurance, frais de comptabilité, charges de copropriété non récupérables) et surtout d'amortir le bien immobilier et le mobilier. L'amortissement par composants décompose l'investissement en plusieurs postes : structure sur 25 à 30 ans (taux de 3% à 4% par an), toiture sur 25 ans, installations techniques sur 15 ans, agencements intérieurs sur 10 ans, et mobilier sur 5 à 7 ans (taux de 14% à 20% par an). Le terrain n'est pas amortissable et représente généralement 15% à 20% du prix d'acquisition.

**L'amortissement génère un déficit comptable qui neutralise l'impôt.** Pour un bien acquis à 80 000€ (hors terrain), l'amortissement annuel cumulé (bâti + mobilier) représente environ 3 500€ à 5 000€ les premières années. Si le loyer annuel net de charges est de 3 800€, le résultat fiscal est négatif ou nul, ce qui signifie zéro impôt sur les revenus locatifs pendant 15 à 20 ans. Les amortissements non utilisés sont reportables sans limitation de durée, constituant une réserve fiscale mobilisable les années suivantes.

**La récupération de la TVA est un avantage considérable mais conditionné.** L'acquisition d'un bien neuf en résidence étudiante ouvre droit au remboursement de la TVA à 20% sur le prix d'achat et le mobilier, à condition de remplir quatre critères cumulatifs : le bien doit être neuf, loué via un bail commercial à un exploitant professionnel, la résidence doit fournir au moins trois services para-hôteliers sur quatre (accueil, nettoyage, petit-déjeuner, fourniture du linge), et le propriétaire doit conserver le bien pendant 20 ans. Une revente avant ce délai entraîne un remboursement proportionnel au Trésor Public.

**L'exonération de la réintégration des amortissements : l'avantage décisif des résidences étudiantes.** Depuis la loi de finances 2025 (article 24, loi n°2025-127), les amortissements déduits pendant la période de détention sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente pour les biens LMNP au régime réel. Cependant, les résidences étudiantes, seniors et EHPAD bénéficient d'une exclusion légale explicite de cette mesure (art. 150 VB III du CGI). Cette exonération constitue un avantage fiscal majeur par rapport aux résidences d'affaires et aux locations meublées classiques, qui subissent pleinement cette réintégration. Pour un bien amorti de 50 000€ sur 15 ans, l'économie fiscale à la revente peut représenter 15 000€ à 20 000€.

**Point de vigilance sur les prélèvements sociaux à la revente en 2026.** Depuis le 1er janvier 2026, la loi de finances a porté les prélèvements sociaux sur les plus-values immobilières réalisées par des LMNP à 18,6% (contre 17,2% auparavant). Cette mesure s'applique aux biens relevant du régime LMNP ordinaire. Les résidences étudiantes sous bail commercial conservent néanmoins leur exonération sur la réintégration des amortissements, maintenant leur avantage structurel par rapport aux autres catégories de biens meublés. L'impact de cette hausse reste limité à l'assiette de la plus-value effective (prix de cession moins prix d'acquisition), et non aux amortissements.

## Simulation LMNP régime réel : impact fiscal sur 15 ans (bien à 100 000€ HT)

| Poste | Montant annuel | Cumul 15 ans | Remarque |
| --- | --- | --- | --- |
| Loyer brut perçu | 4 500€ | 67 500€ | Rendement brut 4,5% sur 100 000€ |
| Charges déductibles (taxe foncière, copropriété, assurance, comptabilité) | 1 800€ | 27 000€ | Estimation moyenne, hors intérêts d'emprunt |
| Intérêts d'emprunt (crédit 15 ans à 3,5%) | 2 100€ | 31 500€ | Dégressif, estimé en moyenne sur la durée |
| Amortissement comptable (bâti + mobilier) | 4 200€ | 63 000€ | Bien à 80 000€ amortissable, terrain 20 000€ non amortissable |
| Résultat fiscal imposable | 0€ à 600€ | 0€ à 9 000€ | Déficit reportable les premières années |
| Impôt payé (tranche 30%, PS 17,2%) | 0€ à 285€ | 0€ à 4 270€ | Quasi nul grâce à l'amortissement |
| Revenu net perçu après charges et impôt | 2 700€ à 3 000€ | 40 500€ à 45 000€ | Rendement net réel de 2,7% à 3% par an |

## Évolution des effectifs étudiants et du parc de résidences en France

_Visualisation interactive disponible sur la page._

## Les risques à évaluer avant d'investir en résidence étudiante

**La défaillance de l'exploitant constitue le risque principal de l'investissement en résidence étudiante.** Si le gestionnaire cesse son activité ou est placé en procédure collective, l'investisseur se retrouve avec un lot de 18 à 25 m² dont la configuration spécifique (studio meublé dans un ensemble collectif avec services communs) rend la location individuelle complexe. La crise sanitaire de 2020 a mis en lumière cette vulnérabilité : plusieurs opérateurs nationaux ont renégocié les loyers à la baisse ou suspendu temporairement les paiements. La vérification de la solidité financière du gestionnaire avant tout engagement reste le premier réflexe de l'investisseur averti.

**La renégociation du loyer au renouvellement du bail est un risque fréquent.** À l'issue du bail initial de 9 à 11 ans, l'exploitant peut demander une révision du loyer à la baisse en invoquant l'évolution du marché ou la nécessité de travaux de rénovation. Cependant, la tension extrême du marché du logement étudiant (180 000 demandes insatisfaites au 1er janvier 2026 selon la FAGE, loyers moyens en hausse de 4,2% sur un an) constitue un facteur protecteur pour le propriétaire. Dans les villes les plus tendues, le rapport de force penche en faveur du bailleur lors des négociations de renouvellement.

**La saisonnalité légère représente un facteur à intégrer dans le calcul de rentabilité.** Les résidences étudiantes fonctionnent principalement sur 10 mois (septembre à juin), les deux mois d'été pouvant connaître une occupation réduite. Les exploitants les plus performants compensent cette saisonnalité en proposant les logements à des stagiaires, des touristes ou des participants à des écoles d'été. Le loyer contractuel du bail commercial couvre les 12 mois, transférant ce risque saisonnier à l'exploitant.

**La valorisation patrimoniale est plus limitée que celle de l'immobilier classique.** Les lots en résidence étudiante ne suivent pas la même trajectoire de prix que les appartements résidentiels classiques. Leur valeur est principalement déterminée par le rendement locatif (capitalisation du loyer) et non par la valeur intrinsèque du mètre carré. Un studio acheté 100 000€ en résidence étudiante pourrait valoir 70 000€ à 80 000€ en tant que logement classique, ce qui constitue un plancher de valeur en cas de sortie du dispositif. Les reventes sur le marché secondaire LMNP se situent entre 85% et 110% du prix d'achat initial pour les résidences de moins de 10 ans sans incident de gestion.

**Le risque réglementaire lié à l'évolution du statut LMNP doit être intégré dans la durée.** Chaque loi de finances peut modifier les conditions fiscales du statut LMNP. Si les résidences étudiantes ont été protégées de la réintégration des amortissements en 2025, et que leur régime spécifique sous bail commercial les exonère de la hausse des prélèvements sociaux sur les plus-values ordinaires, rien ne garantit que ces avantages seront maintenus indéfiniment. L'investisseur doit intégrer une marge de prudence fiscale dans son calcul de rentabilité à long terme. Cependant, le caractère social du logement étudiant (pénurie reconnue par les pouvoirs publics, plans gouvernementaux de construction) constitue un facteur de protection politique.

**Le surcoût à l'achat par rapport à l'immobilier classique est de 15% à 25%.** Les résidences étudiantes sont vendues meublées et équipées, avec des prestations de standing supérieur au marché résidentiel classique de même surface. Ce surcoût se justifie par les services inclus et la garantie locative, mais il pèse sur la valorisation à la revente si le bail commercial est fragilisé. L'investisseur doit avoir conscience de cette décote potentielle et privilégier les emplacements où la demande résidentielle classique est également soutenue, ce qui limite la perte de valeur en scénario défavorable.

## Comment réussir son investissement en résidence étudiante

1. **Sélectionnez un exploitant financièrement solide** — Consultez les comptes annuels du gestionnaire sur société.com ou Infogreffe. Analysez le chiffre d'affaires, le résultat net et le ratio d'endettement sur les 3 dernières années. Privilégiez les opérateurs ayant un historique de plus de 10 ans et un parc de plus de 30 résidences : Nexity Studéa (150 résidences, 17 000 logements), Réside Études (Les Estudines), Nemea Student (40+ résidences, 10 000 lits), Cardinal Campus.
2. **Ciblez les villes universitaires en tension locative maximale** — Les villes où le rapport entre offre et demande de logements étudiants est le plus déséquilibré offrent la meilleure sécurité locative. Toulouse (130 000+ étudiants), Lyon (165 000 étudiants), Montpellier, Rennes, Bordeaux, Nantes et Grenoble figurent parmi les marchés les plus porteurs. Vérifiez la proximité immédiate des campus, la desserte en transports en commun et la présence de commerces.
3. **Comparez le rendement net après charges et fiscalité** — Ne vous arrêtez pas au rendement brut annoncé par le promoteur. Déduisez la taxe foncière (300€ à 1 000€/an), les charges de copropriété non récupérables (300€ à 800€/an), les frais de comptabilité (500€ à 800€/an) et l'assurance propriétaire non occupant (100€ à 200€/an). Le rendement net réel est généralement inférieur de 0,5 à 1,5 point au rendement brut affiché.
4. **Faites examiner le bail commercial par un avocat spécialisé** — Portez une attention particulière aux clauses de répartition des charges et travaux, au mécanisme d'indexation du loyer (indice ILC), aux conditions de renouvellement, à la clause de substitution en cas de défaillance de l'exploitant, et aux conditions de résiliation anticipée. Un bail mal rédigé peut coûter plusieurs milliers d'euros à long terme.
5. **Planifiez la durée de détention selon votre objectif patrimonial** — La récupération de TVA impose une conservation de 20 ans minimum. L'exonération de plus-value (IR) intervient après 22 ans, et l'exonération totale après 30 ans. L'exonération de la réintégration des amortissements accordée aux résidences étudiantes rend la revente avant 22 ans nettement plus avantageuse que pour les résidences d'affaires ou les meublés classiques.

![Infographie des avantages fiscaux LMNP en résidence étudiante : TVA, amortissement, exonération réintégration](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1775373593/franceepargne/products/residences-services-etudiants/residences-services-etudiants-gallery-1.jpg)

_Les trois leviers fiscaux de l'investissement en résidence étudiante : récupération TVA, amortissement comptable et exonération de la réintégration_

## Les principaux exploitants de résidences étudiantes en France

**Le choix de l'exploitant est le facteur le plus déterminant pour la réussite d'un investissement en résidence étudiante.** Un gestionnaire solide assure la pérennité des loyers, l'entretien du bien et la valorisation de la résidence sur le long terme. À l'inverse, un exploitant fragile expose l'investisseur à des retards de paiement, des renégociations forcées et, dans le pire des cas, une résiliation du bail commercial.

**Nexity Studéa.** Premier gestionnaire de résidences étudiantes en France, Nexity Studéa gère plus de 150 résidences implantées dans 58 villes pour un parc de plus de 17 000 logements. La puissance du groupe Nexity (promoteur immobilier coté en bourse, chiffre d'affaires de plusieurs milliards d'euros) confère une solidité financière de premier plan. Nexity Studéa propose des résidences standards et premium avec des services allant du wifi haut débit aux salles d'étude équipées.

**Réside Études (Les Estudines).** Acteur historique du marché, Réside Études opère sur trois segments complémentaires : résidences étudiantes (Les Estudines), résidences seniors (Les Girandières) et résidences d'affaires (Residhome). Cette diversification multi-segments confère au groupe une assise financière solide et une capacité de résistance aux retournements sectoriels.

**Nemea Student.** Fondé en 1994, le groupe Nemea gère plus de 40 résidences étudiantes totalisant 10 000 lits, avec un objectif de chiffre d'affaires de 120 millions d'euros. Le groupe exploite également des résidences de tourisme et des appart'hôtels d'affaires, ce qui diversifie ses sources de revenus et réduit le risque de dépendance à un seul segment.

**Cardinal Campus.** Opérateur spécialisé dans le logement étudiant en centres-villes, Cardinal Campus se distingue par un positionnement premium avec des résidences de standing supérieur : espaces de coworking, salles de sport, rooftops aménagés. L'implantation prioritaire dans les métropoles à forte tension locative (Lyon, Paris, Bordeaux, Toulouse) assure des taux d'occupation élevés.

**Les Belles Années.** Positionnée sur le segment premium, cette enseigne cible les étudiants recherchant un cadre de vie qualitatif avec des services étendus (ménage, conciergerie, espaces communs design). Le positionnement haut de gamme permet de pratiquer des loyers supérieurs à la moyenne du marché.

**Logifac (SMERRA) et UXCO Group.** Ces deux opérateurs complètent le paysage des gestionnaires nationaux avec des réseaux de résidences implantées dans les principales villes universitaires françaises. Logifac, adossé à la mutuelle étudiante SMERRA, bénéficie d'un ancrage historique dans le milieu étudiant qui facilite le remplissage de ses résidences. UXCO Group propose des résidences à taille humaine avec un positionnement axé sur la proximité et l'accompagnement des résidents.

**Évolutions récentes du marché des opérateurs.** Le coliving étudiant constitue une tendance forte portée par des acteurs de nouvelle génération qui proposent des espaces de vie partagés, des services mutualisés (ménage, wifi, assurances incluses) et des durées de bail flexibles. Les opérateurs traditionnels de résidences étudiantes intègrent progressivement ces codes dans leurs nouvelles résidences, avec des espaces communs de qualité supérieure (rooftops, salles de coworking, espaces de convivialité). La reconversion de bureaux vacants en résidences étudiantes constitue une autre tendance structurante, portée par la baisse de la demande de surfaces tertiaires dans certaines métropoles.

**Critères de sélection d'un exploitant fiable.** Chiffre d'affaires supérieur à 30 millions d'euros, résultat net positif sur les 3 dernières années, parc de plus de 30 résidences, historique de paiement des loyers vérifiable auprès d'autres copropriétaires, taux d'occupation moyen supérieur à 95% sur l'ensemble du parc, et notation financière disponible sur les bases de données professionnelles (Infogreffe, Creditsafe). La vérification de ces indicateurs est accessible gratuitement sur les sites de publication des comptes annuels et sur les plateformes spécialisées en analyse de solvabilité. France Épargne réalise cette analyse systématiquement pour chaque projet d'investissement en résidence étudiante présenté à ses clients.

> **Évaluez votre projet d'investissement en résidence étudiante**
>
> Nos conseillers en gestion de patrimoine analysent la solidité de l'exploitant, la qualité de l'emplacement et la rentabilité nette après fiscalité. Simulation personnalisée gratuite.
>
> [Demander une simulation gratuite](/contact) · [Parler à un conseiller patrimoine](/contact)

## La tension du logement étudiant en France : un facteur de sécurité pour l'investisseur

**La pénurie de logements étudiants en France a atteint un niveau historique qui sécurise structurellement la demande locative dans les résidences de services.** Selon le rapport FAGE de janvier 2026, plus de 180 000 demandes de logement étudiant restaient insatisfaites au 1er janvier 2026. Un étudiant sur trois est considéré mal logé, et 22,3% des étudiants disposent de moins de 100€ par mois après avoir payé leur loyer pour couvrir nourriture, transport et dépenses courantes (source : FAGE, Précarité étudiante, janvier 2026). Cette situation résulte de trois facteurs structurels convergents.

**La croissance continue des effectifs étudiants depuis 2008.** La France est passée de 2,3 millions d'étudiants en 2008 à 3,03 millions en 2025 (MESRI), soit une progression de 32% en 17 ans. Les projections tablent sur 3,05 millions à la rentrée 2026, puis un plateau de 3,1 millions autour de 2028. Cette croissance, portée par la démocratisation de l'enseignement supérieur et l'internationalisation des campus, a largement dépassé la capacité d'absorption du parc de logements existant.

**L'insuffisance chronique du parc social étudiant.** Les CROUS gèrent 175 000 places, soit à peine 5% de la population étudiante totale. L'ensemble du parc social dédié atteint 240 000 places. Malgré la livraison de 30 000 logements supplémentaires en 2025, le déficit structurel reste estimé à 250 000 places (FAGE, 2026). Les loyers étudiants atteignent en moyenne 491€ par mois au niveau national et dépassent 700€ à Paris, avec une hausse de 4,2% sur un an (source : CrediNews, 2026).

**La mobilité géographique des étudiants amplifie la demande.** 57% des étudiants français poursuivent leurs études hors de leur académie d'origine, générant une demande locative massive dans les villes universitaires. Cette mobilité est renforcée par la diversification des parcours (alternance, doubles diplômes, semestres à l'étranger) qui crée des besoins de logement flexibles et adaptés à des durées variables.

**Pour l'investisseur en résidence étudiante, cette pénurie structurelle se traduit par trois garanties concrètes.** Un taux d'occupation supérieur à 96% en moyenne nationale, une capacité de l'exploitant à maintenir les loyers contractuels sans difficulté, et un rapport de force favorable au propriétaire lors des négociations de renouvellement du bail commercial. Les villes où la tension locative est la plus forte (Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier, Bordeaux, Rennes) offrent la sécurité locative maximale pour un investissement de long terme.

**La loi Le Meur du 19 novembre 2024 renforce indirectement la position des résidences étudiantes.** En durcissant la réglementation des locations saisonnières de type Airbnb (limitation à 90 jours par an, obligation d'enregistrement en mairie, restrictions du DPE), cette loi restreint l'offre de logements meublés non professionnels. Une partie de la demande se reporte mécaniquement vers les résidences de services structurées, consolidant le taux d'occupation et la capacité des exploitants à maintenir les loyers contractuels.

**Le plan gouvernemental de construction de logements étudiants confirme la reconnaissance politique de cette pénurie.** En 2025, plus de 30 000 logements étudiants ont été livrés. Ce rythme de construction reste insuffisant pour combler un déficit structurel de 250 000 places. Le gouvernement a reconnu que le parc social ne couvrait que 5% de la demande, et que le secteur privé devait jouer un rôle croissant dans la réponse à cette crise. Les investisseurs privés bénéficient directement de cette dynamique : chaque nouveau programme en résidence de services contribue à structurer un marché en pleine expansion, tout en maintenant un déséquilibre offre/demande favorable à la rentabilité locative.

## Répartition du parc de résidences étudiantes par opérateur en France

_Visualisation interactive disponible sur la page._

![Comparaison des rendements nets entre résidences étudiantes, seniors, EHPAD et résidences d'affaires](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1775373596/franceepargne/products/residences-services-etudiants/residences-services-etudiants-gallery-2.jpg)

_Les résidences étudiantes offrent un rendement compétitif associé à la meilleure liquidité à la revente_

> L'investissement en résidence étudiante combine un rendement locatif sécurisé par un bail commercial, un taux d'occupation structurellement élevé et une fiscalité LMNP avantageuse, renforcée par l'exonération de la réintégration des amortissements. Avec 180 000 demandes insatisfaites recensées début 2026 et 3,05 millions d'étudiants attendus à la rentrée, la demande locative reste hors d'atteinte de tout retournement conjoncturel. Le choix de l'exploitant et de l'emplacement reste déterminant.
>
> — _Équipe France Épargne, Conseillers en gestion de patrimoine et investissement immobilier_

![Campus universitaire français avec résidence étudiante de services et espaces verts](https://res.cloudinary.com/dhsaq1mm8/image/upload/v1775373598/franceepargne/products/residences-services-etudiants/residences-services-etudiants-gallery-3.jpg)

_Les résidences étudiantes sont implantées à proximité immédiate des campus et des pôles de transports en commun_

## Résidences étudiantes et stratégie patrimoniale globale

**L'investissement en résidence étudiante s'intègre dans une stratégie patrimoniale diversifiée, aux côtés d'autres classes d'actifs immobiliers et financiers.** France Épargne recommande de ne pas concentrer plus de 20% à 30% de son patrimoine global sur un seul type d'actif, et de considérer la résidence étudiante comme un socle de revenus réguliers à faible volatilité.

**Complémentarité avec l'assurance vie.** Les revenus locatifs d'une résidence étudiante constituent un flux de trésorerie régulier qui peut être réinvesti dans un contrat d'assurance vie multisupport. Cette stratégie combine la rentabilité immobilière (3,5% à 5% net) avec la diversification des supports financiers (fonds euros, unités de compte, SCPI en assurance vie), tout en bénéficiant de la fiscalité avantageuse de l'assurance vie après 8 ans d'ancienneté.

**Financement à crédit : l'effet de levier immobilier.** L'acquisition d'un bien en résidence étudiante se finance couramment à crédit sur 15 à 20 ans. Les intérêts d'emprunt sont déductibles au régime réel LMNP, réduisant encore le résultat fiscal imposable. Le loyer garanti couvre tout ou partie des mensualités du crédit, permettant de constituer un patrimoine immobilier sans effort d'épargne significatif. Le ticket d'entrée accessible (dès 70 000€) rend cet effet de levier utilisable même par les primo-investisseurs disposant d'un apport limité.

**Transmission patrimoniale.** En cas de décès du propriétaire, le bien intègre l'actif successoral. Le bail commercial se poursuit avec les héritiers, qui continuent de percevoir les loyers dans les conditions du contrat initial. La transmission via une SCI familiale peut simplifier la gestion successorale et permettre un démembrement de propriété (nue-propriété aux enfants, usufruit aux parents), optimisant les droits de succession tout en conservant les revenus locatifs pour le donateur.

**Arbitrage entre résidence étudiante et SCPI.** Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier constituent une alternative à l'investissement direct en résidence étudiante. Les SCPI offrent une diversification immédiate et une liquidité supérieure, mais ne permettent pas la récupération de TVA, ne bénéficient pas du régime LMNP (amortissements, micro-BIC) et génèrent des revenus fonciers imposés au barème progressif de l'IR. L'investissement direct en résidence étudiante reste plus avantageux fiscalement pour les contribuables dans les tranches d'imposition élevées (30% et au-delà).

**Résidence étudiante et IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière).** Les biens immobiliers détenus en résidence étudiante entrent dans l'assiette de l'IFI pour leur valeur vénale nette (valeur du bien moins capital restant dû du crédit). Le financement à crédit réduit mécaniquement la base imposable à l'IFI pendant la durée du remboursement. Pour un patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 million d'euros, cette déductibilité du crédit constitue un levier d'optimisation patrimoniale supplémentaire. Les conseillers France Épargne intègrent systématiquement la dimension IFI dans l'analyse globale de chaque projet d'investissement en résidence de services.

**Diversification géographique et sectorielle.** Pour les investisseurs disposant d'un patrimoine immobilier supérieur à 200 000€, la diversification entre plusieurs résidences étudiantes (dans des villes différentes) et plusieurs types de résidences de services (étudiantes, seniors, EHPAD) réduit le risque de concentration sur un seul exploitant, un seul marché local ou un seul segment de clientèle. Le ticket d'entrée accessible des résidences étudiantes (dès 70 000€) rend cette stratégie de diversification multi-actifs praticable même avec un patrimoine intermédiaire, contrairement aux EHPAD ou aux résidences seniors dont les tickets d'entrée plus élevés limitent les possibilités de répartition.

> **Recevez une analyse personnalisée de votre projet**
>
> Nos experts comparent les exploitants, les emplacements et les conditions de bail pour identifier l'investissement en résidence étudiante le plus adapté à votre profil patrimonial et fiscal.
>
> [Demander mon analyse gratuite](/contact)

## Questions fréquentes sur l'investissement en résidence étudiante

### Quel est le rendement moyen d'une résidence étudiante ?

Le rendement net contractuel d'une résidence étudiante se situe entre 3,5% et 5% selon l'emplacement, l'exploitant et le type de bien (neuf ou ancien). En neuf (VEFA), les rendements sont généralement de 3,5% à 4,5% brut, tandis que sur le marché secondaire (revente LMNP), les rendements dépassent 5% à 6% début 2026. Après déduction des charges (taxe foncière, charges de copropriété, frais de comptabilité, assurance), le rendement net réel est inférieur de 0,5 à 1,5 point au rendement brut affiché.

### Comment fonctionne la récupération de TVA en résidence étudiante ?

L'achat d'un bien neuf en résidence étudiante sous bail commercial permet de récupérer la TVA à 20% sur le prix d'acquisition et le mobilier. La demande s'effectue via le formulaire n° 3519-SD dans un délai de 3 à 6 mois après la signature chez le notaire. Quatre conditions sont cumulatives : le bien doit être neuf, loué via un bail commercial à un exploitant professionnel, la résidence doit proposer au moins 3 services para-hôteliers sur 4 (accueil, nettoyage, petit-déjeuner, fourniture du linge), et le propriétaire doit conserver le bien pendant 20 ans.

### Les résidences étudiantes sont-elles exonérées de la réintégration des amortissements ?

Oui. Depuis la loi de finances 2025 (article 24, loi n°2025-127), les résidences étudiantes bénéficient d'une exclusion légale explicite de la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value à la revente (art. 150 VB III du CGI). Cette exonération s'applique également aux résidences seniors et aux EHPAD, mais pas aux résidences d'affaires ni aux meublés de tourisme classiques. C'est un avantage fiscal majeur qui sécurise la rentabilité globale de l'investissement.

### Quel est le prix moyen d'un investissement en résidence étudiante ?

Le ticket d'entrée pour un investissement en résidence étudiante se situe entre 70 000€ et 180 000€ pour un studio de 18 à 25 m², selon la ville et la surface. En région, un studio de 18 m² démarre autour de 70 000€ à 90 000€ HT, tandis qu'un studio en Île-de-France peut atteindre 150 000€ à 180 000€ HT. Sur le marché secondaire (revente LMNP), les prix sont inférieurs de 15% à 25% au neuf, avec un rendement plus élevé.

### Que se passe-t-il si l'exploitant de la résidence fait faillite ?

En cas de procédure collective de l'exploitant, l'administrateur judiciaire décide de poursuivre ou de résilier chaque bail commercial. Si le bail est résilié, le propriétaire doit trouver un nouvel exploitant ou reprendre la gestion à titre individuel, ce qui est complexe pour un lot de résidence de services. En pratique, un nouvel opérateur reprend généralement l'exploitation, mais les conditions du bail (notamment le montant du loyer) sont souvent renégociées. La vérification systématique de la solidité financière du gestionnaire avant tout investissement est le meilleur rempart contre ce risque.

### Quelle est la durée du bail commercial en résidence étudiante ?

Le bail commercial en résidence étudiante a une durée minimale de 9 ans, conformément aux articles L.145-1 et suivants du Code de commerce. En pratique, les baux sont signés pour 9 à 11 ans. L'exploitant peut donner congé à chaque période triennale (tous les 3 ans) avec un préavis de 6 mois. Au terme du bail, le propriétaire ne peut refuser le renouvellement qu'en versant une indemnité d'éviction au gestionnaire.

### Comment choisir entre résidence étudiante, seniors et EHPAD ?

Le choix dépend de trois critères principaux. Le ticket d'entrée : les résidences étudiantes sont les plus accessibles (dès 70 000€), contre 100 000€ pour les seniors et 150 000€ pour les EHPAD. La fiscalité : les trois types bénéficient de l'exonération de la réintégration des amortissements, contrairement aux résidences d'affaires. La liquidité : les résidences étudiantes offrent la meilleure liquidité à la revente grâce à un ticket d'entrée plus faible et une demande structurellement forte. France Épargne recommande une diversification entre plusieurs types de résidences.

### Comment fonctionne l'amortissement LMNP en résidence étudiante ?

L'amortissement LMNP permet de déduire comptablement la dépréciation du bien de vos revenus locatifs. Le bien est décomposé par composants : structure sur 25 à 30 ans (3% à 4%/an), toiture sur 25 ans, installations techniques sur 15 ans, agencements intérieurs sur 10 ans, mobilier sur 5 à 7 ans (14% à 20%/an). Le terrain (15% à 20% du prix) n'est pas amortissable. L'amortissement annuel total représente environ 3 500€ à 5 000€ pour un bien de 80 000€, ce qui neutralise fréquemment l'intégralité du loyer imposable pendant 15 à 20 ans.

### Quelles sont les meilleures villes pour investir en résidence étudiante ?

Les villes les plus adaptées combinent une population étudiante importante, une tension locative forte et des prix d'entrée raisonnables. Toulouse (130 000+ étudiants), Lyon (165 000 étudiants), Montpellier, Rennes, Bordeaux, Nantes et Grenoble offrent le meilleur compromis entre rendement et sécurité locative. Paris reste une valeur sûre malgré un ticket d'entrée élevé (150 000€+). Les villes moyennes avec un pôle universitaire dynamique (Angers, Brest, Aix-en-Provence) présentent des opportunités à des prix plus accessibles.

### Faut-il acheter en résidence étudiante neuve ou en revente LMNP ?

Le neuf (VEFA) offre la récupération de TVA à 20%, la garantie décennale, un bail long et des frais de notaire réduits (2,5% à 3%), mais avec un rendement initial plus faible (3,5% à 4,5%). La revente LMNP (marché secondaire) offre un rendement supérieur (5% à 6%), un historique de performance vérifiable et un prix inférieur de 15% à 25%, mais sans récupération de TVA. Pour un investissement à plus de 20 ans, le neuf est généralement plus favorable grâce à la TVA. Pour un rendement immédiat, le marché secondaire est plus attractif.

### Peut-on utiliser personnellement son studio en résidence étudiante ?

Non, l'usage personnel du bien est incompatible avec le bail commercial et la récupération de TVA. Le bail commercial transfère l'intégralité de la jouissance du bien à l'exploitant pour la durée du contrat (9 à 11 ans minimum). Toute occupation personnelle, même ponctuelle, viole les termes du bail et peut entraîner la remise en cause de la récupération de TVA par l'administration fiscale.

### Le taux d'occupation des résidences étudiantes est-il garanti ?

Le taux d'occupation moyen des résidences étudiantes en France dépasse 96%, et certains opérateurs affichent plus de 98% de remplissage. Cette performance est soutenue par la pénurie structurelle de logements étudiants (déficit de 250 000 places selon la FAGE, janvier 2026). Le bail commercial garantit le versement du loyer par l'exploitant indépendamment du taux d'occupation réel : c'est le gestionnaire qui assume le risque de vacance, pas l'investisseur.

### Quels sont les frais annuels d'un investissement en résidence étudiante ?

Les charges annuelles récurrentes comprennent la taxe foncière (300€ à 1 000€ selon la commune et la surface), les charges de copropriété non récupérables (300€ à 800€/an), l'assurance propriétaire non occupant (100€ à 200€/an), les frais de comptabilité LMNP (500€ à 800€/an), et la CFE (200€ à 400€/an). Au total, les charges annuelles représentent 1 400€ à 3 200€, soit 0,5 à 1,5 point de rendement en moins par rapport au rendement brut affiché.

### La résidence étudiante est-elle un bon investissement pour la retraite ?

La résidence étudiante constitue un complément de revenus régulier pour la retraite, à condition de l'acquérir suffisamment tôt pour rembourser le crédit avant la cessation d'activité. Un achat à 40 ans avec un crédit sur 20 ans génère un revenu net de 3 000€ à 5 000€ par an à partir de 60 ans, sans aucune gestion. Le ticket d'entrée accessible permet d'acquérir plusieurs lots dans des villes différentes pour diversifier les sources de revenus.

### Comment revendre son bien en résidence étudiante ?

La revente s'effectue principalement via des plateformes spécialisées dans le LMNP d'occasion : Revenu Pierre, La Centrale du LMNP, Céla Vi Pierre. Le prix de revente est déterminé par capitalisation du loyer annuel. Les résidences étudiantes bénéficient de la meilleure liquidité parmi les résidences de services, grâce à un ticket d'entrée plus faible qui élargit le bassin d'acquéreurs potentiels. Le délai de revente moyen est de 3 à 6 mois pour un bien correctement positionné.

### Quels services proposent les résidences étudiantes ?

Les résidences étudiantes proposent au minimum trois des quatre services para-hôteliers requis : accueil de la clientèle, nettoyage régulier des locaux, petit-déjeuner et fourniture du linge de maison. Les résidences de nouvelle génération ajoutent le wifi haut débit, des salles d'étude équipées, des espaces de coworking, une laverie, un parking sécurisé, une salle de sport et parfois des espaces de convivialité (rooftop, salle commune). Ces services différencient les résidences étudiantes des logements classiques.

### L'investissement en résidence étudiante est-il accessible à crédit ?

L'acquisition d'un bien en résidence étudiante se finance couramment à crédit sur 15 à 20 ans. Les banques acceptent ce type de financement car le bail commercial apporte une garantie de revenus locatifs réguliers. Les intérêts d'emprunt sont intégralement déductibles au régime réel LMNP. Le loyer garanti couvre généralement 70% à 100% des mensualités du crédit, limitant l'effort d'épargne mensuel à 50€ à 200€ pour les biens en région.

### Que se passe-t-il à l'échéance du bail commercial ?

À l'échéance du bail (9 à 11 ans), trois scénarios sont possibles. Le renouvellement aux mêmes conditions est fréquent dans les villes à forte tension locative. La renégociation du loyer peut intervenir si la rentabilité de la résidence a évolué. Le non-renouvellement est rare car il oblige le propriétaire à verser une indemnité d'éviction élevée. La pénurie structurelle de logements étudiants (180 000 demandes insatisfaites début 2026 selon la FAGE) protège le propriétaire lors des négociations.

### Comment déclarer ses revenus LMNP en résidence étudiante ?

Au régime micro-BIC, les revenus sont déclarés sur le formulaire 2042-C-PRO (case 5ND pour les LMNP), et l'abattement de 50% est calculé automatiquement. Au régime réel, la déclaration nécessite un bilan comptable (liasse fiscale 2031 et annexes 2033) établi par un expert-comptable ou un centre de gestion agréé. L'adhésion à un CGA est recommandée pour éviter la majoration de 15% du bénéfice imposable. Les frais de comptabilité (500€ à 800€/an) sont déductibles.

### Quel est l'impact de la loi Le Meur sur les résidences étudiantes ?

La loi Le Meur du 19 novembre 2024, qui durcit la réglementation des locations saisonnières de type Airbnb (limitation à 90 jours/an, obligation d'enregistrement), a un impact positif indirect sur les résidences étudiantes. En restreignant l'offre de logements meublés non professionnels, la loi renforce la demande vers les résidences de services structurées et consolide la capacité des exploitants à maintenir les loyers contractuels.

### Les prélèvements sociaux ont-ils augmenté pour les LMNP en résidence étudiante ?

Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les plus-values LMNP ordinaires ont été portés à 18,6% (contre 17,2% auparavant). Cette mesure concerne les biens LMNP classiques. Les résidences étudiantes conservent leur exemption sur la réintégration des amortissements (art. 150 VB III du CGI, loi de finances 2025). L'impact de la hausse des prélèvements sociaux reste limité à la plus-value effective (différence entre prix de cession et prix d'acquisition), sans affecter les amortissements déduits pendant la détention.

### Quelle est la différence entre une résidence étudiante et un logement CROUS ?

Les résidences étudiantes privées sont exploitées par des opérateurs commerciaux sous bail commercial et proposent des logements meublés avec services (accueil, ménage, wifi). Les logements CROUS sont gérés par le Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires, proposés à des loyers sociaux (150€ à 400€/mois) et réservés aux étudiants boursiers. Le CROUS ne gère que 175 000 places pour 3 millions d'étudiants, soit 5% de la demande, ce qui alimente la demande vers les résidences privées.

> **Investissez avec l'accompagnement d'un expert patrimoine**
>
> France Épargne sélectionne les meilleurs exploitants, les emplacements les plus porteurs et structure votre investissement pour maximiser le rendement net après fiscalité. Premier rendez-vous sans engagement.
>
> [Prendre rendez-vous](/contact) · [Découvrir nos simulateurs](/simulateurs)
