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title: "Supercars Ferrari : l'indice HAGI bondit de 19 % et relance les fonds passion"
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description: "L'indice Supercar de HAGI grimpe de 19 % depuis janvier, tiré par les Ferrari 288 GTO et Enzo. Ce rebond relance les fonds en voitures de collection."
keywords: [indice HAGI supercar, voitures de collection 2026, Ferrari 288 GTO, Ferrari Enzo enchères, fonds voitures de collection, Knight Frank luxury index, placement passion, fiscalité voiture collection]
tags: [voitures-de-collection, ferrari, hagi, knight-frank, supercars, placement-passion, enchères, fonds-investissement, rm-sothebys, actifs-alternatifs]
canonical: "https://www.france-epargne.fr/news/supercars-ferrari-lindice-hagi-bondit-de-19-et-relance-les-fonds-passion"
author: "Emmanuel d'Ibelin"
publishedAt: "2026-07-16T21:04:59.013Z"
updatedAt: "2026-07-16T23:15:51.175Z"
readingTimeMinutes: 5
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# Supercars Ferrari : l'indice HAGI bondit de 19 % et relance les fonds passion

> L'indice Supercar de HAGI a gagné 19 % depuis janvier, porté par les Ferrari 288 GTO et Enzo. Une clôture d'enchère très attendue ce 16 juillet illustre la concentration de la valeur au sommet du marché des voitures de collection.

Le marché des voitures de collection avance à deux vitesses, et le sommet accélère. Selon les indices publiés par le spécialiste américain **Hagerty**, l'indice Supercar a progressé de **19 %** depuis janvier 2026, une hausse trimestrielle rare pour un actif réputé peu liquide. Le mouvement se concentre sur une poignée de **Ferrari halo**, ces modèles d'exception produits en très petites séries que les collectionneurs s'arrachent.

La clôture d'une vente scrutée par le milieu tombe précisément ce 16 juillet. RM Sotheby's a mis en vente, sur sa plateforme confidentielle Sealed ouverte le 8 juillet, une Ferrari F50 de 1996 repeinte en noir par la Carrozzeria Zanasi. L'exemplaire, le 244e des 349 F50 assemblées, affiche environ 26 200 kilomètres et une certification Ferrari Classiche obtenue en 2016. Sa rareté tient à sa robe : quatre F50 seulement seraient sorties d'usine en noir.

## Ferrari 288 GTO et Enzo pulvérisent leurs records

Le détail des indices Hagerty éclaire la dynamique. Sur trois mois, la **288 GTO** a gagné 106 % et l'**Enzo** 109 %, tandis que la F50 progressait de 50 % et la Porsche Carrera GT de 55 %. Ces bonds spectaculaires rapprochent des supercars des années 1990 et 2000 de la cote de leurs aînées des années 1960, longtemps considérées comme le socle indéboulonnable de la collection automobile.

Les salles ont confirmé cette bascule dès l'ouverture de la saison. Le 26 janvier 2026, la vente RM Sotheby's de Phoenix, en Arizona, a totalisé **63 millions de dollars** avec un taux d'adjudication de 94 %. Une Enzo de 2003 y a trouvé preneur à 9,3 millions de dollars, une F50 de 1995 à 8,805 millions et une LaFerrari de 2015 à près de 5,5 millions.

> « L'Arizona donne le ton de l'année. C'est l'une de ces ventes où l'on voit tout le spectre du marché, des grandes routières d'avant-guerre aux Ferrari modernes », a résumé Gord Duff, président de RM Sotheby's.

## Un marché scindé que les indices de luxe peinent à lisser

Cette effervescence du haut de gamme masque un marché global plus terne. Dans le baromètre de référence de **Knight Frank**, l'indice des actifs de luxe a reculé de 0,4 % sur l'ensemble de 2025, une troisième année consécutive de tassement. L'automobile de collection y est décrite comme « atone » sur l'exercice, la semaine de Monterey faisant figure d'éclaircie. Sur la même période, l'art gagnait 11 % et l'horlogerie 5,1 %.

La composante automobile de cet indice s'appuie sur les travaux de HAGI, le Historic Automobile Group International fondé en 2007. Sur dix ans, le panier historique suivi par HAGI affiche une performance de 395 %, l'une des plus fortes de l'univers des placements passion, même si la trajectoire récente s'est aplatie avant le rebond actuel du segment supercar.

Le millésime 2025 avait pourtant offert un signal encourageant. Lors de la semaine de **Monterey**, en Californie, les enchères ont totalisé 432,8 millions de dollars, le deuxième meilleur résultat de l'histoire de l'événement. Quatre-vingt-neuf voitures ont dépassé le million de dollars, contre soixante-cinq un an plus tôt, et Ferrari a raflé huit des dix premières adjudications.

## Ce que ce rebond change pour les fonds dédiés

Cette concentration de la valeur au sommet du marché redessine la logique des placements collectifs. Détenir une supercar en direct suppose un capital important, un stockage adapté, une assurance spécifique et une expertise pointue pour éviter les pièges de la restauration ou de la provenance. Les [fonds d'investissement en voitures de collection](https://www.france-epargne.fr/products/assurance-collections/classic-car-funds) mutualisent l'achat et la gestion d'un portefeuille de véhicules, offrant une exposition à cette classe d'actifs sans détenir ni conduire soi-même l'automobile.

Le contexte fiscal français reste un argument de poids. À la revente au-dessus de 5 000 euros, le détenteur choisit entre une taxe forfaitaire de 6,5 % sur le prix de cession et le régime des plus-values sur biens meubles, assorti d'un abattement de 5 % par an à partir de la troisième année de détention, qui aboutit à une exonération totale après vingt-deux ans. Les voitures de collection restent par ailleurs hors de l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière.

Un risque réglementaire a été écarté cette année. Le projet de loi de finances pour 2026 avait envisagé de transformer l'IFI en un impôt sur la fortune improductive qui aurait pu englober les véhicules de collection, mais cette piste n'a pas été retenue dans le texte définitif. Depuis le 1er janvier 2026, un véhicule immatriculé en carte grise collection passe en outre le contrôle technique tous les cinq ans, au lieu de deux, et bénéficie d'une dérogation permanente pour circuler dans les zones à faibles émissions.

## Prudence sur un actif de conviction

La vigueur du segment supercar ne dissipe pas les mises en garde. Un placement passion demeure peu liquide, dépourvu de rendement courant et exposé à des retournements rapides de la demande, comme l'a montré le repli du marché courant en 2024 et 2025. La performance passée d'un indice ne préjuge pas de celle d'un modèle particulier, et la sélection des véhicules concentre l'essentiel du résultat.

Les professionnels du secteur restent néanmoins optimistes pour l'année. McKeel Hagerty, directeur général du groupe Hagerty, jugeait en décembre 2025 que le marché était « positionné pour une année 2026 solide », anticipant le retour des acheteurs institutionnels et des family offices sur les segments de prestige. La clôture de ce 16 juillet fournira un nouvel indice de la profondeur de cet appétit.
