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title: "Secteur privé français : l'activité rebondit à 51,2 en septembre, au plus haut depuis deux ans"
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category: macro-economics
description: "L'indice PMI composite flash France bondit à 51,2 en septembre, plus haut depuis août 2024, porté par les services. Emploi en recul et prix en hausse."
keywords: [PMI France septembre 2026, PMI composite flash, secteur privé français, PMI services France, PMI manufacturier France, "S&P Global", conjoncture France, croissance France 2026, inflation prix facturés, BCE taux de dépôt]
tags: [pmi, secteur-prive, france, services, industrie-manufacturiere, s-p-global, conjoncture, inflation, bce, insee]
canonical: "https://www.france-epargne.fr/news/secteur-prive-francais-lactivite-rebondit-a-512-en-septembre-au-plus-haut-depuis-deux-ans"
author: "Emmanuel d'Ibelin"
publishedAt: "2026-09-23T07:26:26.135Z"
updatedAt: "2026-09-23T07:26:26.212Z"
readingTimeMinutes: 5
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# Secteur privé français : l'activité rebondit à 51,2 en septembre, au plus haut depuis deux ans

> L'indice PMI composite flash de S&P Global pour la France bondit à 51,2 en septembre, contre 48,5 en août et 48,7 attendu, un plus haut de 25 mois porté par les services. L'emploi recule encore et les prix facturés accélèrent.

L'activité du secteur privé français est repartie à la hausse en septembre 2026, à son rythme le plus soutenu depuis août 2024. L'**indice PMI composite flash** calculé par S&P Global (PMI pour Purchasing Managers' Index, l'indice des directeurs d'achat) ressort à **51,2**, contre 48,5 en août, selon l'enquête publiée mercredi 23 septembre à 9h15. C'est son plus haut niveau depuis 25 mois.

Tout niveau supérieur à 50 signale une progression de l'activité par rapport au mois précédent. Le composite repasse donc en zone d'expansion et met fin, selon S&P Global, à une phase de contraction continue amorcée en début d'année. Les économistes interrogés avant la publication tablaient sur 48,7, d'après le consensus compilé par Trading Economics.

## Les services portent seuls le rebond

Le redressement vient presque entièrement des **services**, qui pèsent l'essentiel de la valeur ajoutée française. Leur indice d'activité bondit à 51,4, contre 48,0 en août, un plus haut de dix mois, alors que le consensus attendait 48,3. L'industrie manufacturière ralentit au contraire : son indice de production recule à 50,2 et le PMI manufacturier à 50,3, contre 51,1 en août et 50,9 attendu.

Indice flash S&P Global France

Septembre 2026

Août 2026

Consensus

Composite (activité globale)

51,2

48,5

48,7

Services (activité)

51,4

48,0

48,3

Industrie manufacturière (PMI)

50,3

51,1

50,9

Production manufacturière

50,2

50,7

n.d.

Les données ont été recueillies du 10 au 21 septembre auprès d'un panel d'environ 400 industriels et 400 prestataires de services. L'estimation flash repose sur 80 à 90 % des réponses définitives. L'écart moyen avec l'indice final est nul pour le composite, avec une différence moyenne absolue de 0,4 point, selon la note méthodologique.

## Une demande qui se réveille à peine

Les **nouvelles affaires** ont très légèrement augmenté, pour la première fois depuis dix mois. Le recul des commandes venues de l'étranger s'est atténué : c'est le plus faible repli des affaires à l'export depuis décembre 2025. Cette reprise modeste a gonflé les carnets : le volume du travail en attente a progressé à son rythme le plus rapide depuis près de trois ans et demi.

L'emploi ne suit pas. Les effectifs du secteur privé reculent pour un **cinquième mois consécutif**, à un rythme modéré. Les répondants citent des licenciements, des démissions et des contrats à durée déterminée non renouvelés. La confiance des chefs d'entreprise pour les douze prochains mois tombe à son plus bas niveau depuis mai, sous l'effet de la hausse des taux d'intérêt, de l'incertitude politique et de la concurrence étrangère.

## Le rebond d'août en question

Joe Hayes, économiste principal chez S&P Global Market Intelligence, relativise la portée du chiffre. « L'économie française a fait preuve d'un dynamisme surprenant en septembre. La faiblesse de la hausse des nouvelles commandes enregistrée au cours du mois et la dégradation des perspectives d'activité font néanmoins peser un doute sur la durabilité de cette expansion », écrit-il.

> « Un effet de rattrapage pourrait notamment avoir contribué à cette amélioration de la conjoncture, les fortes chaleurs ayant en effet perturbé certaines activités commerciales en août, en particulier dans le secteur des services. »
> 
> Joe Hayes, S&P Global Market Intelligence

L'**INSEE** avait chiffré cet effet dans sa note de conjoncture du 10 septembre, intitulée « Vigilance orange sur la croissance » : les épisodes caniculaires de l'été coûteraient 0,1 point de croissance annuelle. L'institut a ramené sa prévision pour 2026 à 0,4 %, contre 0,7 % en juin, avec un produit intérieur brut attendu en hausse de 0,1 % au troisième trimestre et de 0,2 % au quatrième. Un mois de rattrapage dans les services ne suffit pas à invalider ce scénario.

## Les prix repartent, la BCE sur ses gardes

Le volet des prix livre le signal le plus préoccupant de l'enquête. L'inflation des **coûts supportés** et celle des prix facturés aux clients sont remontées à leur plus haut depuis mai. Les entreprises ont répercuté la hausse de leurs charges, tirée d'abord par le carburant, puis par le renchérissement des composants, de l'énergie et des métaux.

Joe Hayes voit dans l'enquête la confirmation que les économies européennes résistent au choc inflationniste lié à la guerre, tout en appelant à la vigilance. « La remontée des indices PMI des prix observée en septembre devra toutefois faire l'objet d'une attention particulière, le risque que l'inflation des prix de l'énergie se propage à d'autres secteurs de l'économie augmentant indéniablement à l'approche des mois d'hiver », prévient-il.

La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre, portant le **taux de dépôt à 2,50 %** depuis le 16 septembre. Le Conseil des gouverneurs répète qu'il décide réunion par réunion, en fonction des données disponibles, sans s'engager sur une trajectoire de taux : l'accélération des prix de vente en France fait partie des signaux qu'il aura sous les yeux.

## Ce que le chiffre change pour les épargnants

Pour les détenteurs d'**obligations** et de fonds en euros, la remontée des prix facturés compte davantage que le rebond de l'activité : elle entretient la pression sur les taux, qui soutient les rendements des nouveaux placements obligataires mais pèse sur la valeur des titres déjà détenus. Pour les actionnaires exposés aux valeurs domestiques, la reprise des services reste fragile tant que l'emploi et la confiance reculent.

## Les prochaines échéances

-   **24 septembre** : climat des affaires et confiance des ménages de l'INSEE pour septembre, première mesure indépendante du rebond.
-   **Début octobre** : indices PMI définitifs de septembre, qui confirmeront ou corrigeront l'estimation flash.
-   **29 octobre** : prochaine décision de politique monétaire de la BCE, à Francfort.
