---
title: "PEA : encours record de 126,5 milliards d'euros en 2025, malgré la hausse des prélèvements sociaux"
slug: pea-encours-record-de-1265-milliards-deuros-en-2025-malgre-la-hausse-des-prelevements-sociaux
category: funds-investments
description: "Le PEA atteint un encours record de 126,5 milliards d'euros fin 2025 selon la Banque de France, malgré des prélèvements sociaux portés à 18,6 % en 2026."
keywords: [pea 2026, encours pea banque de france, "prélèvements sociaux pea 18,6", plan épargne en actions, csg pea 2026, pea pme encours, fiscalité pea après 5 ans, pea assurance vie comparaison]
tags: [pea, plan-epargne-actions, prelevements-sociaux, banque-de-france, csg, pea-pme, fiscalite-epargne, cac-40, assurance-vie, epargne]
canonical: "https://www.france-epargne.fr/news/pea-encours-record-de-1265-milliards-deuros-en-2025-malgre-la-hausse-des-prelevements-sociaux"
author: "Emmanuel d'Ibelin"
publishedAt: "2026-07-15T15:05:57.464Z"
updatedAt: "2026-07-15T15:05:57.482Z"
readingTimeMinutes: 5
---
# PEA : encours record de 126,5 milliards d'euros en 2025, malgré la hausse des prélèvements sociaux

> La Banque de France recense 7,3 millions de PEA et un encours record de 126,5 milliards d'euros fin 2025, en hausse de 11 %. Cet engouement se heurte au relèvement des prélèvements sociaux à 18,6 % appliqué depuis le 1er janvier 2026.

Le **plan d'épargne en actions** n'a jamais pesé aussi lourd dans le patrimoine des Français. Selon les statistiques annuelles publiées par la **Banque de France**, l'encours total des PEA a atteint **126,5 milliards d'euros** à fin 2025, en progression de 11 % sur un an. Cette dynamique record intervient au moment précis où la fiscalité du produit se durcit, avec des prélèvements sociaux portés à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026.

## Un engouement porté par la Bourse

La Banque de France dénombrait 7,3 millions de PEA et 299 000 PEA-PME à fin 2025, un stock de plans resté relativement stable sur l'année. La hausse de l'encours provient donc principalement de la valorisation des portefeuilles, dans le sillage d'un CAC 40 qui a gagné 10,4 % en 2025 et inscrit un record historique à 8 438 points en février 2026.

Les versements des épargnants ont eux aussi accéléré. Les apports en numéraire ont bondi de 32 % sur les PEA classiques et de 8 % sur les PEA-PME, une collecte dirigée en priorité vers les plans de moins de cinq ans. L'encours moyen par plan s'établit désormais à **17 343 euros** pour le PEA et à 12 428 euros pour le PEA-PME.

Le compartiment dédié aux petites et moyennes entreprises affiche la plus forte croissance. Son encours a progressé de près de 27 % pour atteindre 3,7 milliards d'euros, avec une part d'actions non cotées devenue majoritaire, à 57,6 % du total. Les titres français restent nettement prédominants dans les deux enveloppes, à 86 % pour le PEA et 95 % pour le PEA-PME.

## La hausse des prélèvements sociaux change la donne

Ce succès se déploie sur fond de tour de vis fiscal. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Mécaniquement, le taux global des prélèvements sociaux applicable au PEA passe de 17,2 % à **18,6 %**, soit 1,4 point de plus.

La particularité de cette mesure tient à son assiette. C'est le taux en vigueur au jour du retrait qui s'applique à l'ensemble des gains accumulés, y compris ceux constitués lors des exercices où la fiscalité était plus douce. Sur un plan ayant dégagé 50 000 euros de plus-values, le surcoût atteint environ 700 euros. Pour 150 000 euros de gains, il grimpe à près de 2 100 euros.

Après cinq ans de détention, l'exonération d'impôt sur le revenu demeure toutefois l'atout central du dispositif. Seuls les prélèvements sociaux restent dus sur les plus-values et les dividendes. Pour les retraits sur des plans de moins de cinq ans, la fiscalité forfaitaire globale s'élève désormais à 31,4 %, contre 30 % auparavant.

## Un écart nouveau avec l'assurance vie

Le relèvement crée une asymétrie inédite avec les autres placements. L'assurance vie a été épargnée par la hausse et conserve un taux de prélèvements sociaux de 17,2 %, tout comme les revenus fonciers. Il en résulte un différentiel de 1,4 point en défaveur du PEA sur la seule composante sociale.

Cet écart mérite d'être relativisé. Le PEA reste exonéré d'impôt sur le revenu dès cinq ans, quand l'assurance vie ne le devient qu'après huit ans, et dans la limite d'un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple. Le PEA conserve par ailleurs un plafond de versement de 150 000 euros, porté à 225 000 euros en combinant un PEA et un PEA-PME.

> C'est le taux en vigueur au moment du retrait qui s'applique à la totalité des gains du PEA, y compris ceux réalisés avant 2026, en application de la loi de financement de la Sécurité sociale.

## Les stratégies de retrait à l'étude

Face à cette évolution, les conseillers en gestion de patrimoine invitent à repenser le calendrier des sorties. Étaler les retraits dans le temps permet de lisser la charge sociale, tandis que le réinvestissement des gains à l'intérieur du plan préserve l'effet de capitalisation sans déclencher de prélèvement. Les plans ouverts avant le 1er janvier 2018, soumis à des règles transitoires, conservent en outre un traitement particulier de leurs gains anciens.

Un point de vigilance concerne les frais. Dans un contexte de fiscalité alourdie, la maîtrise des frais de courtage, de tenue de compte et de gestion pèse plus lourd sur la performance nette. L'épargnant qui souhaite ouvrir [un plan d'épargne en actions](https://www.france-epargne.fr/products/epargne-financiere/pea-plan-d-epargne-en-actions) a intérêt à comparer les grilles tarifaires des établissements, désormais plafonnées par la réglementation mais encore très dispersées.

## Ce qu'il faut surveiller

La trajectoire de l'épargne des ménages reste favorable au PEA. La décollecte du Livret A a atteint 2,12 milliards d'euros en 2025, première année négative depuis 2015, tandis que les flux vers les actions et les comptes-titres se sont maintenus autour de 43 milliards d'euros. Dans un environnement de taux d'intérêt en repli, l'attrait relatif des placements en actions se renforce pour les horizons longs.

La question fiscale restera néanmoins au cœur des arbitrages. Si le taux de 18,6 % venait à s'installer durablement, l'écart avec l'assurance vie pourrait peser sur les nouveaux flux, sans remettre en cause l'avantage structurel du PEA après cinq ans. Pour l'épargnant, l'enjeu consiste à combiner un horizon de placement suffisamment long, une sélection de titres cohérente et une gestion fine du moment des retraits.
