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title: "OpenAI rate ses objectifs : Oracle, SoftBank et les semi-conducteurs plongent"
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description: "OpenAI a manqué ses cibles de revenus et d'utilisateurs selon le WSJ. Oracle chute de 7 %, SoftBank de 9,9 % : ce que cela signifie pour vos placements IA."
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author: France Epargne
publishedAt: "2026-04-28T21:09:35.486Z"
updatedAt: "2026-04-28T21:09:35.505Z"
readingTimeMinutes: 7
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# OpenAI rate ses objectifs : Oracle, SoftBank et les semi-conducteurs plongent

> Le Wall Street Journal révèle qu'OpenAI a manqué ses propres cibles de revenus et d'utilisateurs, déclenchant une vente massive des valeurs liées à l'IA. Oracle chute de 7 %, SoftBank de 9,9 % et le SOX perd 3,2 % alors que les doutes s'accumulent avant l'introduction en Bourse.

## Un rapport qui ébranle l'écosystème IA mondial

Le Wall Street Journal a publié ce mardi 28 avril 2026 un rapport révélant qu'**OpenAI n'a pas atteint ses propres objectifs internes** en matière de croissance des revenus et du nombre d'utilisateurs au cours des derniers mois. L'information a provoqué une onde de choc sur les marchés financiers mondiaux, entraînant une vente massive des valeurs exposées à l'infrastructure de l'intelligence artificielle.

Selon le WSJ, la société à l'origine de ChatGPT a notamment échoué à atteindre son objectif interne d'un milliard d'utilisateurs actifs hebdomadaires d'ici fin 2025, n'en comptant qu'environ 900 millions en février 2026. La société a par ailleurs manqué plusieurs de ses cibles mensuelles de revenus début 2026, sous la pression de la concurrence croissante de Google Gemini et d'Anthropic dans les segments entreprises.

## Des réactions boursières immédiates et brutales

La réaction des marchés a été immédiate. **Oracle**, partenaire historique d'OpenAI dans le cadre d'un accord de calcul informatique de 300 milliards de dollars sur cinq ans, a perdu jusqu'à 7 % en séance. **CoreWeave**, le spécialiste des serveurs IA adossé à Nvidia qui a signé un contrat de 11,9 milliards de dollars avec OpenAI, a reculé de 5,4 à 7,4 %.

La chute la plus spectaculaire a eu lieu à Tokyo : **SoftBank Group**, le plus grand investisseur externe d'OpenAI, a plongé de 9,9 % en une seule séance, sa pire performance en six mois. Le conglomérat japonais de Masayoshi Son s'était pourtant engagé à financer 22,5 milliards de dollars pour OpenAI d'ici fin 2025, allant jusqu'à céder sa participation de 5,8 milliards dans Nvidia et ses titres T-Mobile pour tenir cet engagement.

L'indice Philadelphia Semiconductor (**SOX**), baromètre du secteur des puces électroniques, a perdu 3,2 %. Arm Holdings a reculé de 6,3 à 7,98 %, **AMD** de 3 à 4 % et **Broadcom** de 4,39 %. Le Nasdaq Composite a cédé plus de 1 % à partir de ses récents sommets historiques.

## La tension au sommet d'OpenAI

Au coeur de l'histoire figure une tension interne entre la directrice financière Sarah Friar et le PDG Sam Altman. Selon le WSJ, **Mme Friar a alerté ses collègues sur la capacité de la société à honorer ses futurs contrats informatiques si la croissance des revenus ne s'accélérait pas suffisamment**. Elle prône une discipline plus stricte sur les dépenses d'infrastructure, en désaccord avec la vision expansionniste d'Altman.

Les deux dirigeants ont rapidement réagi via une déclaration commune envoyée à Reuters, qualifiant le rapport de « ridicule » : « Nous sommes totalement alignés sur le fait d'acheter autant de capacité de calcul que possible et de travailler ensemble chaque jour. » OpenAI a officiellement contesté les informations du WSJ.

Le rapport soulève également un désaccord sur le calendrier de l'introduction en Bourse. Altman souhaite l'accélérer, tandis que Friar estime qu'OpenAI ne sera pas prête à répondre aux exigences de reporting d'une société cotée en 2026. Les marchés prédictifs de Polymarket évaluent désormais à seulement 51,5 % la probabilité qu'OpenAI s'introduise en Bourse avant fin 2026.

## Une rentabilité encore lointaine malgré des revenus en forte hausse

Les chiffres financiers d'OpenAI illustrent le paradoxe de nombreuses entreprises IA de première génération : **13,1 milliards de dollars de revenus en 2025**, mais des pertes d'environ 8 milliards, le groupe dépensant 2,25 dollars pour chaque dollar généré. Son revenu mensuel tourne autour de 2 milliards de dollars, financé en grande partie par sa dernière levée de fonds de 122 milliards de dollars qui valorise l'entreprise à 852 milliards.

La trajectoire reste ambitieuse : OpenAI cible 280 milliards de dollars de revenus annuels d'ici 2030, pour justifier un programme d'investissement en infrastructures de calcul ramené à 600 milliards de dollars sur la même période, après avoir d'abord évoqué 1 400 milliards. Seulement 5 % des 800 millions d'utilisateurs hebdomadaires actifs sont aujourd'hui des abonnés payants, signalant un potentiel de monétisation encore largement inexploité.

## La concurrence s'intensifie : Anthropic dépasse OpenAI en vitesse de croissance

Le rapport du WSJ survient alors qu'une **redistribution accélérée des parts de marché dans l'intelligence artificielle générative** est déjà bien engagée. La part de marché de ChatGPT est passée de 87,2 % début 2025 à environ 68 % début 2026, selon les données de Similarweb. Google Gemini a capturé 18,2 % du marché, contre 5,4 % un an plus tôt.

La percée d'**Anthropic** dans le segment entreprises est particulièrement marquante. Malgré une part de marché globale limitée à 2 à 4 %, la société soutenue notamment par Google et Amazon remporte environ 70 % des appels d'offres en face à face contre OpenAI pour les contrats entreprises. Son revenu annualisé a bondi de 9 milliards fin 2025 à 14 milliards en février 2026, puis 19 milliards en mars, pour dépasser 30 milliards début avril 2026. Sa valorisation implicite sur les marchés secondaires dépasse désormais 1 000 milliards de dollars.

Les quatre grands hyperscalers (Google, Meta, Amazon, Microsoft) prévoient quant à eux de dépenser 660 milliards de dollars en infrastructures IA en 2026, soit une hausse de 66 % par rapport à 2025. Cette dépense massive alimente le débat sur la durabilité du modèle économique de l'IA générative à grande échelle.

## Deux lectures du même signal

Face à la panique des marchés, certains analystes appellent à la nuance. **Gene Munster**, associé directeur de Deepwater Asset Management, a déclaré à Fortune : « Je pense que c'est une histoire vraie, mais c'est un exemple de suranalyse. La vue d'ensemble est qu'OpenAI continue de croître, nous en sommes encore aux débuts de l'IA, et ils sont toujours dans une excellente position. Leur activité croit rapidement, sans doute en doublant d'une année sur l'autre. »

Les optimistes font valoir qu'OpenAI a levé 122 milliards de dollars, que son outil de codage Codex gagne des utilisateurs, que GPT-5.5 a obtenu les meilleures notes dans les benchmarks sectoriels, et que l'entreprise reste le point de référence mondial de l'IA grand public. Ils rappellent également que les investissements en infrastructure, comme ceux d'Amazon ou de Google à leurs débuts, précèdent souvent les revenus de plusieurs années.

Les sceptiques soulignent en revanche que les engagements de dépenses de 600 milliards d'ici 2030 supposent une multiplication par plus de vingt des revenus actuels, que le taux de désabonnement des abonnés payants constitue un défi opérationnel sérieux, et que la concurrence sur les prix s'accroît à mesure que les modèles de base se banalisent.

## Ce que les investisseurs doivent surveiller

Pour les épargnants et investisseurs français, cette actualité invite à **réévaluer l'exposition aux valeurs IA dans les portefeuilles**. Les fonds exposés aux semi-conducteurs (ETF SOX, fonds thématiques IA) ont subi des corrections significatives ce mardi. Les grandes capitalisations comme Nvidia et Broadcom, intégrées dans de nombreux ETF S&P 500 ou MSCI World accessibles via l'assurance-vie ou le PEA, sont également touchées.

Plusieurs indicateurs méritent un suivi attentif dans les semaines à venir :

-   Les résultats trimestriels de Microsoft (exposition à Azure OpenAI) et d'Oracle (contrats de calcul), prévus en mai 2026
-   L'éventuel dépôt du document d'introduction en Bourse d'OpenAI (S-1), qui révélera les chiffres réels de revenus et de pertes
-   La réunion du conseil d'administration de la Réserve fédérale américaine (FOMC) du 6 et 7 mai 2026, alors que les pressions stagflationnistes et les tensions sur les taux persistent
-   Les résultats d'Alphabet (Google) le 29 avril, qui permettront de jauger la progression réelle de Gemini en entreprise

## Conclusion : une phase de transition pour l'IA générative

Le rapport du WSJ sur les objectifs manqués d'OpenAI illustre une réalité structurelle de l'IA générative en 2026 : la phase d'euphorie des premières années, portée par la nouveauté de ChatGPT, cède la place à une phase de maturité où **la monétisation, la rentabilité et la discipline financière** deviennent des impératifs aussi importants que l'innovation technologique. La course à l'infrastructure ne s'arrête pas, mais elle exige désormais une justification économique solide.

Pour les investisseurs, le message central est celui d'une diversification : ni rejet en bloc des valeurs IA, ni concentration excessive sur un acteur unique. L'écosystème se recompose, avec davantage de compétiteurs crédibles qu'il y a douze mois, et avec une sélectivité accrue entre les acteurs capables de monétiser leur technologie et ceux qui peinent encore à transformer l'essai.
