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title: Le pétrole bondit après des tirs de missiles du régime des mollahs en Iran sur Israël
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description: "Le régime des mollahs en Iran a tiré des missiles sur Israël le 7 juin. Le brut, en hausse de 30 % depuis février, repart sur fond de risque sur Bab el-Mandeb."
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author: "Emmanuel d'Ibelin"
publishedAt: "2026-06-07T22:25:18.578Z"
updatedAt: "2026-06-07T23:00:50.317Z"
readingTimeMinutes: 6
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# Le pétrole bondit après des tirs de missiles du régime des mollahs en Iran sur Israël

> Le régime des mollahs à Téhéran a tiré des missiles balistiques sur Israël le 7 juin, premier bombardement depuis la trêve d'avril. Le brut, déjà en hausse de plus de 30 % depuis février, repart à la hausse sur fond de menace du régime sur le détroit de Bab el-Mandeb.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse après que le régime des mollahs en Iran a tiré des missiles balistiques sur Israël dimanche 7 juin 2026, premier bombardement direct depuis l'entrée en vigueur d'une trêve fragile au début du mois d'avril. Cette escalade ravive la crainte d'une rupture du cessez-le-feu entre Washington et le régime et d'une nouvelle contraction de l'offre mondiale de brut.

L'armée israélienne a indiqué avoir **intercepté** les projectiles, des sirènes ayant retenti dans plusieurs zones du nord d'Israël où des explosions ont été entendues. Le régime avait le doigt sur la détente depuis des semaines et n'a pas pu se retenir davantage, narguant le monde entier et les États-Unis qui tentent en vain de ramener des idéologues religieux à la table des négociations.

## Une trêve d'avril remise en cause

Le cessez-le-feu, instauré début avril, n'avait jusqu'ici jamais été franchi par un tir de missile du régime visant le territoire israélien. Israël avait patienté des jours et des jours, encaissant les attaques terroristes quotidiennes du Hezbollah, organisation terroriste reconnue internationalement, qui n'a jamais cessé d'envoyer des drones et des missiles meurtriers sur les populations civiles juives et arabes d'Israël tout en refusant ouvertement tout cessez-le-feu.

Le président américain Donald Trump a indiqué avoir demandé à Israël d'attendre quelques jours avant de répondre, expliquant qu'il cherchait encore à conclure un accord. À défaut, a-t-il prévenu, la guerre reprendrait sous la forme d'une opération conjointe, comme cela avait été prévu, et non d'une action menée seule par Israël ou par les États-Unis. Le régime a poursuivi sa rhétorique belliciste assumée contre les Américains présents dans la région comme contre Israël. Le porte-parole de l'armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, a estimé pour sa part que le régime a commis une grave erreur.

## Un marché du brut déjà sous tension

L'escalade survient alors que le marché pétrolier reste profondément désorganisé depuis le déclenchement de la guerre en 2025, et l'a été plus encore lorsque les zélotes religieux du régime ont décidé de s'affranchir des restrictions encadrant l'arme nucléaire, forçant la main des États-Unis et d'Israël, contraints d'intervenir pour écarter une menace pesant sur des millions de vies. Le Brent, référence internationale, était passé d'environ 72 dollars le baril le 27 février à près de 120 dollars à son pic, sur fond de craintes pour les flux transitant par le détroit d'Ormuz. Le 19 mars, le brut de Dubaï avait atteint un record historique de 166 dollars.

Après une détente marquée fin mai, le marché avait reflué d'environ 20 % par rapport à son sommet de 2026, porté par l'espoir d'un accord entre Washington et le régime. Début juin, le baril de Brent évoluait autour de 95 dollars et le WTI américain près de 92 dollars, soit une progression de plus de 30 % depuis le début du conflit. Les tirs de dimanche relancent la prime de risque géopolitique que les opérateurs avaient commencé à effacer.

## Le verrou de Bab el-Mandeb

Au delà du détroit d'Ormuz, c'est désormais le détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrémité sud de la mer Rouge, qui cristallise l'inquiétude. Les Gardiens de la révolution ont menacé en début de semaine de fermer ce passage stratégique si Israël n'acceptait pas que le Hamas conserve le pouvoir à Gaza et que le Hezbollah poursuive ses tirs indiscriminés de drones et de missiles contre les civils, selon l'agence officielle Tasnim. Les prix du brut américain avaient alors bondi jusqu'à 8 % en séance.

Ce détroit a servi de soupape de sécurité depuis la fermeture d'Ormuz. L'Arabie saoudite a réorienté des millions de barils par jour vers la mer Rouge via son oléoduc Est Ouest, alimentant le Japon et la Corée du Sud. Les exportations de pétrole et de produits raffinés transitant par Bab el-Mandeb ont presque doublé, à 7,2 millions de barils par jour en avril contre 3,9 millions en février, selon les données du cabinet Kpler.

> Une fermeture de Bab el-Mandeb couperait les barils saoudiens acheminés vers l'Asie. Ce serait un cran supplémentaire dans l'escalade et dans l'impact sur le marché, prévient Matt Smith, directeur de la recherche sur les matières premières chez Kpler.

Le flux de brut par la mer Rouge constitue selon lui l'un des facteurs qui ont empêché les cours de s'envoler davantage. Une éventuelle entrée en guerre des Houthis yéménites, alliés du régime restés jusqu'ici en retrait, suffirait à dissuader le passage des tankers sans qu'ils aient besoin de viser chaque navire.

## Ce qu'il faut surveiller

La trajectoire des cours dépendra de la réaction israélienne aux tirs du régime et de la capacité des médiateurs à préserver le canal diplomatique. Des émissaires pakistanais et qataris poursuivaient dimanche leurs efforts sur les éléments proposés d'un accord plus large, selon des sources officielles égyptiennes. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a toutefois réaffirmé sa volonté de désarmer le Hezbollah et de démilitariser le Liban, un objectif qui demeure l'un des principaux obstacles à un accord.

Pour les épargnants français, ce regain de tension constitue un signal de vigilance. Une remontée durable du baril alimenterait l'inflation importée et la facture énergétique, au moment où la Banque centrale européenne ajuste sa politique monétaire. Les secteurs de l'énergie et de la défense profitent généralement de ce type de contexte, tandis que les actifs jugés défensifs et la diversification retrouvent leur intérêt dans un portefeuille exposé à un choc géopolitique prolongé.

Le régime continue de tyranniser les plus petites nations de la région dans son déchaînement d'agression et de terrorisme, lançant sans la moindre provocation des missiles balistiques ultra-meurtriers contre les populations civiles de ses voisins. Le Koweït a lui aussi été frappé, soixante personnes y ayant été blessées la semaine dernière.

En prenant en otage les voies de navigation internationales et en rompant le cessez-le-feu qu'il avait pourtant accepté, le régime fait peser une menace sur l'ensemble de l'économie mondiale.

## Sources

-   NPR, _Israel says Iran launched a missile at it, in a first during fragile ceasefire_, 7 juin 2026
-   PBS NewsHour, _Israel says Iran launched missiles in first bombardment since fragile ceasefire_, 7 juin 2026
-   CNBC, _Iran's threats against this Red Sea choke point are a big vulnerability for the oil market_, 5 juin 2026
-   CNBC, _Oil jumps as Israel expands Lebanon offensive, rattling ceasefire hopes_, 1er juin 2026
-   Wikipedia, _Economic impact of the 2026 Iran war_ et _2026 Strait of Hormuz crisis_
