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title: "CPI américain publié ce 12 mai : Goldman repousse les baisses Fed à décembre"
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description: "Le CPI américain d'avril 2026 sort ce 12 mai à 14h30, attendu à 3,7 %. Goldman repousse la première baisse Fed à décembre. Impact sur fonds euros et OAT."
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author: "Emmanuel d'Ibelin"
publishedAt: "2026-05-12T11:00:00.000Z"
updatedAt: "2026-05-12T08:09:36.872Z"
readingTimeMinutes: 11
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# CPI américain publié ce 12 mai : Goldman repousse les baisses Fed à décembre

> Le Bureau of Labor Statistics publie ce mardi 12 mai 2026 le CPI américain d'avril, attendu à 3,7 % à 3,8 % sur un an. Goldman Sachs a repoussé sa prévision de première baisse de taux de la Fed à décembre 2026, l'énergie iranienne maintenant l'inflation au dessus de la cible.

## Le rendez vous macroéconomique le plus attendu du printemps

Le Bureau of Labor Statistics américain publie ce mardi 12 mai 2026 à 8h30 heure de New York, soit 14h30 à Paris, l'indice des prix à la consommation pour le mois d'avril. Les économistes interrogés par Dow Jones tablent sur une progression de 0,6 % en rythme mensuel et de 3,7 % sur un an pour l'inflation totale. Wells Fargo, plus prudent, anticipe 3,8 % en glissement annuel. Le sous jacent, ou _core CPI_, qui exclut l'énergie et l'alimentation, est attendu à 0,3 % sur le mois et 2,7 % sur l'année.

La publication arrive vingt quatre heures après la révision spectaculaire de Goldman Sachs, qui a repoussé d'un trimestre sa prévision de première baisse de taux de la Réserve fédérale américaine. La banque d'affaires anticipe désormais une première détente directrice en décembre 2026, suivie d'une seconde en mars 2027, contre des cibles antérieures de septembre et décembre 2026. Bank of America va plus loin et écarte purement et simplement toute baisse en 2026, repoussant la première détente au second semestre 2027.

## Les chiffres clés du rendez vous du 12 mai

-   **Consensus CPI total avril 2026** : 3,7 % sur un an (fourchette de 3,6 % à 3,8 %), 0,6 % sur le mois.
-   **Consensus core CPI** : 2,7 % sur un an, 0,3 % sur le mois.
-   **Base de comparaison de mars 2026** : CPI total à 3,3 % sur un an, plus haut depuis mai 2024, et progression mensuelle de 0,9 %, soit la plus forte hausse depuis juin 2022.
-   **Composante essence en mars** : 21,2 % sur le mois et 18,9 % sur un an, principal moteur de l'envolée mensuelle.
-   **Brent du 11 mai** : 104,80 dollars le baril (+3,5 %), après le rejet par Donald Trump d'une contre proposition iranienne qualifiée d'« inacceptable ».
-   **Détroit d'Ormuz** : environ 20 % du trafic pétrolier mondial habituel reste interrompu, trois mois après le début du conflit américano iranien.
-   **Taux des Fed funds** : 3,50 % à 3,75 %, inchangés depuis la décision du 29 avril.
-   **Prévision PCE cœur de Goldman** : proche de 3 % sur l'ensemble de 2026, soit un point au dessus de la cible Fed de 2 %.

## Les ressorts d'une inflation qui résiste

La trajectoire de l'inflation américaine en 2026 obéit à trois moteurs principaux, dont la combinaison rend l'arbitrage de la Fed inconfortable. Le premier est l'énergie. Depuis l'éclatement du conflit américano iranien fin février, le pétrole est passé du milieu des 70 dollars à plus de 118 dollars en pic fin mars. Le trafic du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde, n'est toujours pas revenu à son niveau d'avant guerre. Le prix moyen du gallon d'essence sur le réseau américain dépasse les 4,50 dollars, un niveau inédit depuis juillet 2022.

Le deuxième moteur est le logement. La composante _owners' equivalent rent_, qui pèse pour près d'un tiers du panier core, devait être révisée semestriellement avec la publication d'avril. Le service de statistiques avait enregistré une variation nulle en octobre du fait du blocage budgétaire fédéral. L'actualisation attendue ce mardi pourrait ajouter mécaniquement quelques dixièmes de point à l'inflation sous jacente.

Le troisième moteur est le marché du travail. L'économie américaine a créé 115 000 emplois en avril 2026 selon le rapport mensuel publié le 2 mai, un rythme modéré mais suffisant pour maintenir une pression salariale qui alimente les prix des services. Goldman Sachs estime que cette résilience laisse à la Fed « zéro urgence » à assouplir sa politique monétaire.

## Goldman, Bank of America et JPMorgan repoussent la détente

La révision publiée le 11 mai par les économistes de Goldman Sachs, dirigés par Jan Hatzius, marque une rupture pour le consensus de Wall Street. La banque attendait jusqu'alors deux baisses de 25 points de base en septembre puis décembre 2026, pour un taux directeur cible à 3,00 % à 3,25 % en fin d'année. Le nouveau scénario décale la première détente à décembre 2026 et la seconde à mars 2027.

> « L'effet de passage des coûts énergétiques devrait maintenir l'inflation PCE cœur plus proche de 3 % que de 2 % pendant une grande partie de l'année », a expliqué l'équipe de recherche de Goldman dans sa note du 11 mai 2026.

La probabilité d'un relèvement plutôt que d'une baisse de taux d'ici avril 2027 est désormais estimée à 44 % selon les modèles de Goldman, un niveau historiquement élevé qui souligne la dimension asymétrique du risque. Bank of America assume une lecture encore plus restrictive et reporte la première détente au second semestre 2027, tandis que JPMorgan anticipe une inflation cœur supérieure à 2 % jusqu'au début de 2027, indépendamment de l'évolution géopolitique.

## Trois scénarios pour les marchés à 14h30 ce mardi

Les salles de marché de Londres et New York ont publié des grilles de réaction très détaillées pour la séance du 12 mai. Trois cas sont envisagés.

### Scénario doux : CPI total inférieur ou égal à 3,5 %

Un chiffre nettement inférieur au consensus déclencherait un rallye d'environ 1,5 % à 2,5 % sur le S&P 500, avec une surperformance du Nasdaq dopée par les valeurs technologiques sensibles aux taux longs. Le dollar reculerait de 50 à 100 points de base contre l'euro et les rendements du Treasury à dix ans pourraient céder une dizaine de points de base. Ce scénario reste minoritaire compte tenu des moteurs énergétiques.

### Scénario en ligne : CPI total entre 3,5 % et 3,8 %

Une publication conforme au consensus engendrerait une volatilité réduite, l'attention des investisseurs se reportant immédiatement sur le rapport PCE attendu en fin de mois et sur la prochaine réunion du Comité fédéral de l'open market en juin. Le scénario central de Wall Street privilégie cette configuration.

### Scénario chaud : CPI total supérieur ou égal à 3,9 %

Un dérapage à la hausse entraînerait une correction de 1,5 % à 2,5 % sur le S&P 500 et de 2 % à 3,5 % sur le Nasdaq, le dollar se renforçant face à l'euro de l'ordre de 100 points de base. Les rendements du Treasury à dix ans franchiraient à nouveau le seuil psychologique des 4,75 %. Les obligations souveraines européennes suivraient avec un décalage habituel de quelques heures, l'OAT française à dix ans repassant probablement la barre des 4,00 %.

## La Fed face à un mandat sous tension

La Réserve fédérale n'a pas modifié sa politique monétaire depuis la dernière réunion du 29 avril 2026, marquée par quatre dissidences et qualifiée à Washington de « dernière de Jerome Powell » à la tête de l'institution. Le futur président, dont la confirmation par le Sénat est attendue dans les prochaines semaines, héritera d'un environnement où la cible d'inflation à 2 % paraît hors d'atteinte avant 2027.

Sur les marchés à terme du Chicago Mercantile Exchange, les traders attribuent désormais une probabilité de 77 % au maintien des taux directeurs dans la fourchette 3,50 % à 3,75 % jusqu'en décembre, et de 34 % à un scénario d'absence totale de baisse en 2026, contre 10 % avant l'éclatement du conflit iranien. Le gouverneur Michael Barr a, le mois dernier, mis en garde contre le risque d'un « ancrage haussier des anticipations d'inflation » au terme d'une période de cinq années consécutives de prix élevés.

## Ce que cela change pour les épargnants français

### 1\. Des taux longs européens sous influence directe

L'OAT française à dix ans évolue dans une fourchette de 3,80 % à 4,20 % depuis le début du printemps, selon les projections de Good Value for Money. Une publication chaude du CPI américain tirerait mécaniquement les rendements souverains européens vers le haut, ce qui pèserait à très court terme sur la valorisation des fonds obligataires existants. À l'inverse, ce mouvement améliorerait les conditions de réinvestissement des compagnies d'assurance et donc, à horizon de deux à trois exercices, le rendement servi sur les fonds en euros.

### 2\. L'assurance vie reste en première ligne

Le rendement moyen des fonds en euros pour l'exercice 2025, publié au début de l'année, ressort à 2,65 % en brut selon les estimations professionnelles. Les meilleurs contrats atteignent 3,15 % à 3,75 % en brut. Les projections pour l'exercice 2026 tablent sur 2,90 % en moyenne, sous l'hypothèse d'un OAT à dix ans stabilisé autour de 4 %. Une persistance de l'inflation américaine, en maintenant la pression sur les taux longs mondiaux, soutient ce scénario.

### 3\. Le Livret A en rendement réel toujours négatif

Le Livret A est rémunéré à 1,50 % depuis le 1er février 2026, contre une inflation française de 1,70 % sur les dernières publications de l'Insee. Le rendement réel reste négatif, et la conjonction d'une inflation américaine au dessus de 3,5 % et d'une politique restrictive prolongée ne plaide pas pour une révision à la hausse de la rémunération avant la prochaine échéance semestrielle.

### 4\. La parité euro dollar à surveiller

La Banque centrale européenne a maintenu le 19 mars 2026 son taux de dépôt à 2,00 %, contre 3,50 % à 3,75 % pour la Fed. Un écart de taux directeurs supérieur à 150 points de base, élargi par un report des baisses américaines, soutient le dollar et pèse sur la devise européenne. Pour les épargnants exposés à des unités de compte libellées en dollars ou à des actions américaines, ce différentiel devient un facteur de performance non négligeable.

## Ce qu'il faut surveiller dans les heures et les jours qui viennent

-   **Publication BLS de 14h30** : la statistique sera diffusée simultanément sur le site du Bureau of Labor Statistics et auprès des agences de presse. Toute déviation supérieure à 0,1 point sur le sous jacent provoquera une réaction obligataire instantanée.
-   **Indice des prix à la production le 13 mai** : le PPI d'avril validera ou non l'ampleur des pressions au stade producteur, en amont des prix à la consommation.
-   **Ventes de détail d'avril le 14 mai** : la résistance ou non du consommateur américain face à l'inflation énergétique constituera un indicateur clé pour la trajectoire 2026.
-   **Indice de confiance Université du Michigan préliminaire** : publié le 15 mai, il signalera la sensibilité des ménages aux anticipations d'inflation.
-   **Communications Fed** : les déclarations des gouverneurs dans les 48 heures suivant la publication seront scrutées pour identifier toute évolution de la fonction de réaction monétaire.

## Conclusion

La publication du CPI américain d'avril 2026 ne se résume pas à un simple chiffre macroéconomique. Elle constitue un test à haute intensité pour la doctrine de la Réserve fédérale, déjà ébranlée par la révision de Goldman Sachs et par les anticipations de plus en plus restrictives des grandes banques d'investissement. Pour les épargnants français, la statistique de ce mardi pèsera sur les rendements obligataires européens, sur la valorisation des unités de compte exposées au marché américain et, à terme, sur les conditions de réinvestissement des fonds en euros. Une chose paraît acquise : la séquence des baisses de taux espérée pour 2026 s'éloigne, et le couple rendement risque des placements liquides et garantis se redessine en faveur des supports adossés à des obligations souveraines longues.

## Sources

-   TradingKey, « April 2026 CPI Preview: Will Hot Inflation Crush Nasdaq, S&P 500 & NVDA? », 11 mai 2026
-   TradingKey, « U.S. April CPI Preview: Fed May Abandon Rate Cuts Until 2026? », 11 mai 2026
-   investingLive, « Goldman Sachs pushes Fed rate cut forecast to December 2026 », 11 mai 2026
-   IB Times, « Goldman Sachs Pushes Fed Cut Outlook To Late 2026 As Energy Shock Keeps Inflation Elevated », 11 mai 2026
-   Crypto Briefing, « Goldman Sachs delays Fed rate cut outlook to December 2026 amid inflation pressures », 11 mai 2026
-   Yahoo Finance, « Stock market today: Dow rises, S&P 500 and Nasdaq eke out records as chip stocks extend gains », 11 mai 2026
-   CNBC, « Stock market today: Live updates », 11 mai 2026
-   Kiplinger, « What to Expect From the April CPI Report », mai 2026
-   Morningstar, « Economists Expect Another Hot Inflation Reading in the April CPI Report », mai 2026
-   Newsweek, « Fed May Not Cut Rates at All in 2026 as Powell Says Inflation Impact of Iran War Remains Unclear », 30 mars 2026
-   Bureau of Labor Statistics, « Schedule of Releases for the Consumer Price Index », bls.gov
-   Banque centrale européenne, « Décisions de politique monétaire », 19 mars 2026
-   Banque de France, « Bulletin économique de la BCE n°2/2026 »
-   FranceTransactions, « Taux fonds euros 2025 : classement 2026 des rendements publiés »
-   Heygotrade, « US Market Outlook: May 11-15, 2026 », 11 mai 2026
