---
title: "CEL : le taux remonte à 1,25 % au 1er août 2026 dans le sillage du Livret A"
slug: cel-le-taux-remonte-a-125-au-1er-aout-2026-dans-le-sillage-du-livret-a
category: regulatory-updates
description: "Le taux du Compte épargne logement passe de 1 % à 1,25 % le 1er août 2026, dans le sillage du Livret A. Calcul, fiscalité et droits à prêt expliqués."
keywords: [taux cel 2026, compte epargne logement, cel 1er aout 2026, taux livret a aout 2026, epargne reglementee, fiscalite cel, pret epargne logement, plafond cel]
tags: [cel, compte-epargne-logement, livret-a, epargne-reglementee, taux-epargne, banque-de-france, roland-lescure, epargne-logement]
canonical: "https://www.france-epargne.fr/news/cel-le-taux-remonte-a-125-au-1er-aout-2026-dans-le-sillage-du-livret-a"
author: "Emmanuel d'Ibelin"
publishedAt: "2026-07-08T15:07:11.689Z"
updatedAt: "2026-07-08T15:07:11.707Z"
readingTimeMinutes: 5
---
# CEL : le taux remonte à 1,25 % au 1er août 2026 dans le sillage du Livret A

> Adossé aux deux tiers du taux du Livret A, le Compte épargne logement passera de 1 % à 1,25 % le 1er août 2026. Une revalorisation mécanique qui restaure le niveau perdu en février, sans effacer la fiscalité de 30 % qui pèse sur les comptes ouverts depuis 2018.

## Une revalorisation dictée par la formule du Livret A

Le Compte épargne logement s'apprête à retrouver des couleurs. Après le repli de février, son taux de rémunération devrait remonter de 1 % à **1,25 % brut au 1er août 2026**, dans le sillage de la hausse annoncée pour le Livret A. Cette évolution ne relève d'aucun arbitrage discrétionnaire : elle découle d'une règle de calcul figée par les pouvoirs publics, qui lie le rendement du CEL à celui du produit d'épargne le plus détenu en France.

Le mécanisme est simple. Le taux du CEL correspond aux **deux tiers du taux du Livret A**, arrondi au quart de point le plus proche. Le Livret A rémunère actuellement l'épargne à 1,5 % depuis le 1er février 2026. Deux tiers de ce niveau donnent 1 %, soit exactement le taux servi aujourd'hui par le CEL. La hausse attendue du Livret A décale donc mécaniquement le curseur du compte logement.

Roland Lescure, ministre de l'Économie, a confirmé fin juin que le taux du Livret A serait orienté à la hausse au 1er août, sur proposition du gouverneur de la Banque de France. L'application stricte de la formule de rémunération, fondée sur la moyenne semestrielle de l'inflation hors tabac et sur le taux interbancaire européen (Euro Short-Term Rate, ou €STR), situe le résultat entre 1,70 % et 1,80 %. Dans les deux cas, la conversion aboutit au même point d'arrivée pour le CEL.

## Le calcul qui ramène le compte à 1,25 %

Que le Livret A atteigne 1,70 % ou 1,80 %, l'arithmétique conduit au même résultat pour l'épargne logement. Les deux tiers de 1,70 % valent 1,13 %, ceux de 1,80 % valent 1,20 %. Dans les deux hypothèses, l'arrondi au quart de point le plus proche fixe le taux du CEL à **1,25 %**.

Cette valeur n'a rien d'inédit. Le compte logement servait déjà 1,25 % entre le 1er août 2025 et le 31 janvier 2026, avant que la baisse du Livret A ne le ramène à 1 % en février. La revalorisation d'août 2026 restaure donc simplement le niveau perdu six mois plus tôt, illustrant la symétrie du dispositif : quand le Livret A recule, le CEL suit, et inversement.

Le calendrier est désormais balisé. L'Insee doit publier l'inflation définitive de juin le 10 juillet. La Banque de France communiquera le taux calculé aux alentours du 15 juillet, l'annonce du ministre intervenant généralement le même jour. L'entrée en vigueur reste fixée au 1er août, date à laquelle les banques appliqueront le nouveau rendement à l'ensemble des comptes existants.

## Un rendement à relativiser après impôt

La hausse affichée mérite d'être lue à l'aune de la fiscalité. Contrairement au Livret A, dont les intérêts échappent à toute imposition, le CEL supporte les prélèvements sur les comptes ouverts depuis le 1er janvier 2018. Ces derniers subissent le prélèvement forfaitaire unique de **30 %**, qui combine 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.

Concrètement, un taux brut de 1,25 % se traduit par un rendement net proche de 0,88 % pour un titulaire ayant ouvert son compte après 2017. L'écart avec le Livret A, dont le rendement net égale le rendement brut, reste donc substantiel malgré la revalorisation. Les comptes ouverts avant 2018 conservent l'exonération d'impôt sur le revenu et ne subissent que les prélèvements sociaux.

Le plafond de dépôts, fixé à **15 300 euros**, borne également l'intérêt du produit comme réceptacle d'épargne pure. Un versement initial de 300 euros suffit à l'ouvrir, chaque opération ultérieure devant atteindre 75 euros au minimum. Ces caractéristiques figurent en détail sur la page dédiée au [Compte épargne logement](https://www.france-epargne.fr/products/epargne-reglementee/cel-compte-epargne-logement), qui récapitule les conditions d'ouverture et de fonctionnement du dispositif.

## La vocation immobilière, atout distinctif du CEL

Réduire le compte logement à son seul rendement reviendrait à ignorer sa raison d'être. Le CEL ouvre, après dix-huit mois de détention, des droits à un **prêt épargne logement** plafonné à 23 000 euros, destiné à financer l'achat, la construction ou les travaux d'une résidence principale. Le taux de ce crédit dépend de la période d'ouverture du compte et de la rémunération servie durant la phase d'épargne.

Cet adossement à un projet immobilier différencie nettement le produit du Livret A ou du LDDS, purement liquides. La prime d'État, en revanche, a disparu pour les comptes ouverts depuis 2018 : seuls les titulaires les plus anciens continuent d'en bénéficier lors de la mobilisation de leurs droits à prêt.

## Ce qu'il faut surveiller

La revalorisation du 1er août reste conditionnée à la confirmation du taux du Livret A par la Banque de France à la mi-juillet. Un chiffre d'inflation de juin plus faible que prévu pourrait rapprocher le Livret A du bas de la fourchette, sans toutefois modifier le taux cible du CEL compte tenu de la règle d'arrondi.

Au-delà du seul rendement affiché, les épargnants ont intérêt à comparer le taux net après fiscalité du CEL à celui des autres supports réglementés, et à mesurer la valeur réelle des droits à prêt dans un environnement où les taux des crédits immobiliers classiques ont eux-mêmes évolué. La prochaine échéance de révision interviendra le 1er février 2027, selon le rythme semestriel propre à l'épargne réglementée.
