---
title: "Assurance vie : un contrat à 0,45 % de frais ouvre lundi, la moyenne du marché est de 0,88 %"
slug: assurance-vie-un-contrat-a-045-de-frais-ouvre-lundi-la-moyenne-du-marche-est-de-088
category: funds-investments
description: "Basalt Life ouvre le 7 septembre à 0,45 % de frais sur les unités de compte, quand l'OPEF situe la moyenne du marché à 0,88 %. Analyse et points de vigilance."
keywords: [frais assurance vie, frais de gestion unités de compte, OPEF 2026, rapport qualité prix assurance vie, ACPR AMF produits structurés, EIOPA value for money, frais contrat assurance vie 2026, assurance vie en ligne frais réduits]
tags: [assurance-vie, frais, unites-de-compte, opef, acpr, amf, eiopa, epargne, fonds-euros, value-for-money, produits-structures, france-assureurs]
canonical: "https://www.france-epargne.fr/news/assurance-vie-un-contrat-a-045-de-frais-ouvre-lundi-la-moyenne-du-marche-est-de-088"
author: "Emmanuel d'Ibelin"
publishedAt: "2026-09-06T09:15:28.642Z"
updatedAt: "2026-09-06T09:15:28.685Z"
readingTimeMinutes: 8
---
# Assurance vie : un contrat à 0,45 % de frais ouvre lundi, la moyenne du marché est de 0,88 %

> Un contrat d'assurance vie ouvre à la souscription le 7 septembre 2026 en affichant 0,45 % de frais de gestion sur les unités de compte. L'Observatoire des produits d'épargne financière situe la moyenne du marché à 0,88 %. Les superviseurs resserrent leur grille de lecture.

Un nouveau contrat d'assurance vie ouvre à la souscription le lundi 7 septembre 2026 en affichant 0,45 % de frais de gestion annuels sur les unités de compte (UC). Le chiffre vaut d'être rapproché de la référence publique la plus récente : l'Observatoire des produits d'épargne financière (OPEF) situe la moyenne du marché à 0,88 % sur ces mêmes supports.

Le contrat s'appelle Basalt Life. Il est distribué par Basalt, société par actions simplifiée au capital de 100 000 €, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 994 022 069 et inscrite à l'ORIAS sous le numéro 26001033, à la fois comme courtier d'assurance et comme conseiller en investissements financiers. Ses cofondateurs, Antoine Charbonneau et David Pirault, annoncent plus de 150 supports d'investissement, dont des SCPI sans frais d'entrée, et un versement initial minimal de 500 €.

## Ce que le distributeur annonce, et ce qu'il ne publie pas encore

La page de présentation du contrat ne détaille qu'un seul tarif : les **0,45 % de frais de gestion sur unités de compte**. Une note de bas de page renvoie le reste de la grille à la documentation légale, disponible seulement à compter du 7 septembre. La presse spécialisée et les forums d'épargnants font état de 0,70 % sur le fonds en euros et de 0,23 % pour l'option de gestion pilotée, deux niveaux que cette documentation permettra de vérifier lundi.

Le distributeur appuie son argumentaire sur une comparaison maison, dont il précise lui même le périmètre.

> « 96 % des contrats analysés sont plus chers que Basalt Life. »
> 
> Basalt, donnée issue d'une étude portant sur 50 contrats d'assurance vie, sur le seul critère des frais de gestion des supports non garantis

Le simulateur d'économies proposé sur le site indique se caler sur les frais moyens du marché issus du rapport annuel de l'OPEF. S'y ajoute une mécanique commerciale classique : une prime de bienvenue pouvant atteindre 2 400 € sous conditions, majorée de 20 % pour les épargnants inscrits sur la liste d'attente entre le 1er juillet et le 31 août 2026, à condition de souscrire avant le 30 septembre 2026.

## La moyenne de 0,88 % sort d'un rapport public

La référence citée n'est pas un classement de site comparateur. Le Comité consultatif du secteur financier a publié le 25 juin 2026 la deuxième édition du rapport de l'OPEF, un panorama des frais et des performances que la loi Industrie verte lui a confié. Le panel couvre 2 132 milliards d'euros d'encours, en progression de 4,5 % par rapport à fin 2023, dont 1 808 milliards logés dans des produits d'assurance.

Sur les frais de gestion prélevés par le contrat lui même, l'observatoire retient **0,67 % pour les supports en euros et 0,88 % pour les supports en UC**, un niveau globalement stable par rapport à 2024. La moyenne masque un écart de mode de gestion : les supports relevant d'un autre mode de gestion que la gestion libre, c'est à dire la gestion pilotée, profilée ou sous mandat, ressortent à 1,08 %.

Les autres postes reculent lentement. Les frais moyens sur versements des fonds en euros passent de 0,60 % en 2024 à 0,55 % en 2025, tandis que ceux des supports non garantis restent à 0,57 %. Les frais d'arbitrage en gestion libre s'établissent à 0,13 %. Un poste résiste : les frais sur arrérages de rente, facturés par certains assureurs pour couvrir le paiement des rentes et les déclarations qui l'accompagnent, campent à 2,79 %.

## La couche que le contrat ne facture pas

Comparer 0,45 % à 0,88 % revient à comparer une seule des deux strates de coût que supporte un épargnant investi en supports non garantis. L'assureur prélève ses frais sur l'encours du contrat, puis la société de gestion prélève ses propres frais courants à l'intérieur de chaque fonds référencé. L'étude publiée le 6 mai 2026 par France Assureurs chiffre cette seconde couche à **1,60 % en moyenne pour 2025**, contre 1,62 % un an plus tôt, pour un taux moyen prélevé sur l'encours des contrats de 0,73 % tous supports confondus.

Autrement dit, les 43 points de base d'écart annoncés sur la couche contractuelle ne disent rien de la couche la plus lourde, celle des fonds sélectionnés. Une allocation composée de fonds indiciels et une allocation composée de fonds actions gérés activement n'aboutissent pas au même coût total, quel que soit le tarif affiché en vitrine. Le détail de ces strates, poste par poste, figure dans notre dossier consacré aux [frais de l'assurance vie](https://www.france-epargne.fr/products/assurance-vie/frais).

## Produits structurés : de 1,20 % à 13,16 % de coût d'entrée

L'arrivée d'un acteur à bas tarif intervient alors que les superviseurs français durcissent leur regard sur la partie haute du barème. Le Pôle commun de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a publié le 22 juin 2026 une étude sur la distribution, les frais et les performances des produits structurés, portant sur un échantillon commercialisé entre 2023 et le premier semestre 2025.

Sur 51 produits analysés, le coût d'entrée total va de **1,20 % à 13,16 %** selon les modalités de distribution et la typologie du distributeur, pour un coût moyen de 5,83 %. Les autorités relèvent que ces frais, intégrés à la structuration financière du produit plutôt que facturés séparément, sont difficiles à comprendre, généralement payés en totalité lors de l'acquisition et indépendants de la durée réelle du placement. La performance des produits examinés ressort en moyenne inférieure à celle des marchés sur la période 2022 à 2024.

> « L'information remise aux clients, notamment sur les frais, doit respecter les exigences applicables et être claire, exacte et non trompeuse. »
> 
> Pôle commun ACPR AMF, étude du 22 juin 2026

Les manquements identifiés portent sur la présentation annualisée des frais, l'absence de ventilation entre les coûts du produit et les coûts du service, et l'absence de mention des rétrocessions reçues du producteur. Les autorités rappellent que, depuis le 1er janvier 2024, les assureurs doivent définir un marché cible spécifique et négatif pour les unités de compte complexes, puis en assurer le suivi après commercialisation. Chaque situation de non conformité fait l'objet d'actions de supervision bilatérales.

## Bruxelles installe sa propre mesure

Le mouvement dépasse Paris. L'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA) avait présenté le 7 octobre 2024 une méthodologie de référence destinée à repérer les contrats en UC et les contrats hybrides dont les coûts paraissent disproportionnés au regard du service rendu. Elle en a publié une version révisée le 6 juillet 2026. L'outil vise les superviseurs nationaux plutôt que les épargnants, mais il fournit à l'ACPR une grille chiffrée pour interpeller un assureur sur un support trop cher.

## Les limites de l'argument tarifaire

Un tarif d'appel ne règle pas la question du rendement. Sur un fonds en euros, l'assureur prélève ses frais avant d'annoncer le taux servi : le pourcentage communiqué est déjà net, et c'est la qualité du portefeuille obligataire, non la ligne tarifaire, qui détermine ce que touche l'épargnant. Sur les unités de compte, un écart de 40 points de base se rattrape vite sur un support performant et pèse lourd sur un support médiocre.

Deux autres réserves méritent d'être posées. Transférer son épargne vers un contrat moins cher suppose un rachat, donc la perte de l'antériorité fiscale acquise au bout de huit ans, un arbitrage qui ne se résume jamais à une comparaison de grilles. Et un univers d'investissement resserré, présenté comme un gage de lisibilité, reste un univers resserré : la sélection de supports vaut autant que le tarif.

La concurrence tarifaire n'en est pas moins réelle. Patrimoine Magazine relevait le 26 août 2026 que le seuil symbolique de 1 % était rompu chez plusieurs distributeurs en ligne, citant le contrat Goodvie de Goodvest à 0,40 % sur les fonds de capital investissement et les sociétés civiles immobilières, et 0,60 % sur les fonds indiciels et les organismes de placement collectif.

## Ce qu'il faut surveiller

Trois échéances méritent l'attention. La publication de la documentation légale de Basalt Life le 7 septembre, seule pièce qui permettra de vérifier le tarif du fonds en euros, les frais d'arbitrage et les éventuels frais sur versement. Les actions de supervision bilatérales engagées par le Pôle commun auprès des distributeurs de produits structurés, dont l'issue conditionne la lisibilité de ces supports au sein des contrats. Et l'application par l'ACPR de la méthodologie européenne révisée, qui décidera si le rapport qualité prix devient un critère de retrait des supports les plus chers ou reste un exercice statistique.

## Sources

-   Basalt, page de présentation du contrat Basalt Life et mentions légales, consultées le 6 septembre 2026
-   Comité consultatif du secteur financier et Banque de France, rapport annuel 2026 de l'Observatoire des produits d'épargne financière, 25 juin 2026
-   Gestion de Fortune, « Les contrats de capitalisation gagnent la bataille des frais contre l'assurance vie », Jonathan Blondelet, 2 juillet 2026
-   Pôle commun ACPR AMF, étude sur la distribution, les frais et les performances des produits structurés, 22 juin 2026
-   France Assureurs, étude sur les frais des contrats d'assurance vie pour l'exercice 2025, 6 mai 2026
-   EIOPA, méthodologie sur les indicateurs de rapport qualité prix pour les contrats en unités de compte et hybrides, 7 octobre 2024, révisée le 6 juillet 2026
-   Patrimoine Magazine, comparatif des frais des contrats d'assurance vie, 26 août 2026
