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title: "Assurance PNO : la surprime Cat Nat et le climat alourdissent la facture des bailleurs en 2026"
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description: "Assurance PNO 2026 : surprime Cat Nat à 20 % et sinistres climatiques font monter les primes des bailleurs. Obligations, tarifs et leviers d'économie."
keywords: [assurance pno 2026, surprime cat nat, proprietaire non occupant, assurance bailleur, loi alur assurance, tarif assurance habitation 2026, catastrophe naturelle assurance, investissement locatif]
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author: "Emmanuel d'Ibelin"
publishedAt: "2026-07-02T15:06:54.437Z"
updatedAt: "2026-07-02T15:06:54.452Z"
readingTimeMinutes: 6
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# Assurance PNO : la surprime Cat Nat et le climat alourdissent la facture des bailleurs en 2026

> Les tarifs de l'assurance propriétaire non-occupant grimpent en 2026, portés par la surprime catastrophe naturelle passée à 20 % et par un coût des sinistres climatiques estimé à 6 milliards d'euros par an. Un poste devenu incontournable pour les bailleurs.

Les propriétaires bailleurs découvrent des avis d'échéance en nette hausse pour 2026. Après une progression déjà marquée en 2025, les cotisations d'assurance des logements mis en location repartent à la hausse, sous l'effet conjugué de la réforme du régime des catastrophes naturelles et de la multiplication des sinistres climatiques. L'assurance propriétaire non-occupant, longtemps reléguée au rang de dépense secondaire, s'impose désormais comme un poste de charge à part entière dans le rendement d'un investissement locatif.

## Une surprime catastrophe naturelle relevée à 20 %

Le principal moteur de la hausse tient à une décision publique. Par un arrêté du 22 décembre 2023, le taux de la prime additionnelle finançant la garantie catastrophe naturelle est passé de 12 % à 20 % de la prime de base pour les contrats dommages aux biens, et de 6 % à 9 % sur les garanties vol et incendie des contrats automobiles. Ce relèvement, entré en vigueur le 1er janvier 2025, s'applique à tous les contrats conclus ou renouvelés depuis cette date.

Selon Franck Le Vallois, directeur général de France Assureurs, cette majoration représente en moyenne **41 euros par an et par foyer**, contre 25 euros auparavant. Il s'agit de la réforme la plus importante du régime depuis sa création, les cotisations n'ayant pas été réévaluées depuis près de vingt-cinq ans. Objectif affiché : garantir la soutenabilité d'un dispositif qui indemnise les assurés en cas d'inondation, de sécheresse ou de mouvement de terrain.

## Six milliards d'euros de sinistres climatiques par an

La réforme répond à une réalité budgétaire. France Assureurs évalue le coût des sinistres climatiques à environ **6 milliards d'euros par an depuis 2020**, un niveau sans commune mesure avec les décennies précédentes. Pour la seule année 2025, le secteur a indemnisé près de 4,6 millions de sinistres, pour un montant total avoisinant 8 milliards d'euros.

À ce choc climatique s'ajoute la dérive du coût des réparations. Le prix des matériaux de construction et de la main d'oeuvre progresse d'environ 3 % par an depuis dix ans. Plus la reconstruction coûte cher, plus les indemnisations pèsent sur les comptes des assureurs, qui répercutent la charge sur les primes.

## Ce que paient réellement les bailleurs en 2026

Pour les contrats multirisques habitation, les professionnels du secteur anticipaient une hausse de 7,5 % à 8 % pour 2026. Le tarif annuel moyen, de 167 euros en 2025, s'établirait autour de 182 euros. Certaines projections régionales dépassent toutefois ces estimations, avec des progressions de 10 % à 15 % dans les zones les plus exposées aux aléas climatiques.

Pour l'assurance des logements loués, les niveaux observés en 2026 se situent généralement entre 114 et 168 euros par an pour un appartement, et entre 200 et 336 euros par an pour une maison. Le montant dépend de la localisation, de la surface, du niveau de garantie choisi et de la franchise. La hausse de la surprime, appliquée en pourcentage de la prime de base, se retrouve mécaniquement sur chacun de ces contrats.

## Une couverture obligatoire en copropriété

Au-delà du prix, la question de l'obligation reste centrale. En copropriété, l'assurance du propriétaire non-occupant n'est pas optionnelle. L'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965, créé par l'article 58 de la loi ALUR du 24 mars 2014 et entré en vigueur le 1er janvier 2015, impose à chaque copropriétaire, qu'il occupe ou non son lot, de souscrire au minimum une garantie de responsabilité civile.

Hors copropriété, pour une maison individuelle par exemple, aucune obligation générale équivalente ne s'impose au bailleur. L'absence de couverture n'efface pas le risque pour autant : en cas de dommage causé à un tiers ou à un voisin, la responsabilité du propriétaire peut être engagée, avec des conséquences financières lourdes. Cette garantie prend aussi le relais en cas de vacance du logement ou de carence de l'assurance du locataire.

## Le facteur énergétique s'invite dans l'équation

Un second front réglementaire pèse sur les bailleurs. La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 interdit progressivement la location des logements les plus énergivores : les biens classés G au diagnostic de performance énergétique depuis le 1er janvier 2025, les classés F à compter du 1er janvier 2028, puis les classés E en 2034.

Un logement interdit à la location tend à rester vacant, le temps d'engager d'éventuels travaux. Or un bien inoccupé est statistiquement plus exposé aux dégâts des eaux non détectés, aux intrusions ou aux dégradations. Les assureurs intègrent ce paramètre dans leur tarification, avec des majorations de prime possibles pour les logements durablement vides.

## Implications pratiques pour l'investisseur

Pour un bailleur, l'enjeu n'est plus seulement de respecter une obligation légale, mais d'intégrer une charge en progression dans le calcul de rentabilité. Souscrire une [assurance propriétaire non-occupant](https://www.france-epargne.fr/products/assurance-habitation/assurance-habitation-proprietaire-non-occupant-pno) adaptée au bien et au niveau de risque permet de sécuriser les revenus locatifs tout en maîtrisant la dépense.

Plusieurs leviers existent pour contenir la facture. La mise en concurrence des contrats reste le premier d'entre eux, les écarts de tarif entre assureurs pouvant atteindre plusieurs dizaines d'euros pour des garanties comparables. L'ajustement de la franchise, le choix de garanties réellement utiles et la rénovation énergétique du logement, qui réduit à la fois le risque de vacance et le classement défavorable au diagnostic, complètent la panoplie.

## Ce qu'il faut surveiller

La trajectoire des primes dépendra de la sinistralité climatique des prochaines années et de la capacité du régime des catastrophes naturelles à absorber des événements toujours plus fréquents. Une nouvelle révision de la surprime n'est pas exclue si le déséquilibre entre cotisations et indemnisations se creuse à nouveau. Les bailleurs ont donc intérêt à réexaminer régulièrement leur contrat, à documenter l'état de leur bien et à anticiper le calendrier énergétique qui conditionne, lui aussi, leur exposition au risque.

## Sources

-   Arrêté du 22 décembre 2023 modifiant le taux de la prime additionnelle catastrophe naturelle, Légifrance
-   France Assureurs, déclarations de Franck Le Vallois sur la surprime Cat Nat
-   Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 9-1, et loi ALUR du 24 mars 2014
-   Loi Climat et Résilience du 22 août 2021, calendrier d'interdiction de location
