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title: "Activité française : la confiance des entreprises au plus bas depuis 2020"
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category: macro-economics
description: "L'activité française se contracte pour le neuvième mois (PMI 48,0). La confiance des dirigeants chute à son plus bas depuis avril 2020. Analyse et impacts."
keywords: [PMI France mai 2026, HCOB composite, confiance entreprises France, économie française récession, Insee climat des affaires, BCE baisse taux, CAC 40 réaction, secteur services France, industrie manufacturière France, fonds euros 2026]
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canonical: "https://www.france-epargne.fr/news/activite-francaise-la-confiance-des-entreprises-au-plus-bas-depuis-2020"
author: "Emmanuel d'Ibelin"
publishedAt: "2026-05-21T07:32:00.426Z"
updatedAt: "2026-05-21T07:32:00.440Z"
readingTimeMinutes: 7
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# Activité française : la confiance des entreprises au plus bas depuis 2020

> L'indice flash composite HCOB de la France ressort à 48,0 en mai 2026, neuvième mois consécutif sous le seuil de 50. La confiance des dirigeants pour les douze prochains mois plonge à son plus bas niveau depuis avril 2020.

L'économie française a poursuivi sa contraction en mai 2026, selon les données préliminaires publiées le 21 mai par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank. L'indice flash HCOB composite de l'activité ressort à **48,0 points**, contre 47,8 en avril, signant un neuvième mois consécutif d'évolution sous la barre des 50 qui sépare expansion et contraction. Surtout, la composante de confiance des dirigeants pour les douze prochains mois s'effondre à son plus bas niveau depuis avril 2020, période du premier confinement.

## Un secteur des services qui décroche

Le moteur de la dégradation reste le secteur tertiaire. L'indice flash de l'activité des services s'établit à **47,4 points**, en repli par rapport à 47,3 en avril, prolongeant une séquence baissière entamée à l'été 2025. Les entreprises interrogées évoquent une demande clientèle atone, des reports de commandes et un attentisme persistant des donneurs d'ordres, conséquence d'un environnement politique national instable et de tensions géopolitiques régionales prolongées.

À l'inverse, le secteur manufacturier confirme sa convalescence. L'indice flash dédié progresse à **49,5 points** en mai contre 48,7 en avril, marquant un cinquième mois consécutif d'amélioration. La production industrielle a même enregistré sa plus forte hausse depuis plus de trois ans, portée par les sous-traitants de l'aéronautique et de la défense ainsi que par une stabilisation des carnets de commandes étrangers.

### Les chiffres clés du flash composite

-   Indice composite : 48,0 (47,8 en avril)
-   Indice flash des services : 47,4 (47,3 en avril)
-   Indice flash manufacturier : 49,5 (48,7 en avril)
-   Indice des perspectives d'activité à 12 mois : plus bas depuis avril 2020
-   Nombre de mois consécutifs sous 50 pour le composite : 9

## Une confiance entreprise au tapis

Le repli de l'indicateur prospectif est le fait marquant de cette publication. Pour la première fois depuis novembre 2025, les anticipations d'activité à un an deviennent négatives. Les dirigeants interrogés invoquent quatre facteurs : la faiblesse persistante des ventes domestiques, l'attentisme des clients, le contexte géopolitique au Moyen Orient et un climat macroéconomique fragile à l'échelle européenne. Bien que toujours supérieur d'une dizaine de points au creux absolu d'avril 2020, le niveau atteint en mai constitue le point bas de cinq années pleines.

> « Le secteur privé français reste atone en mai. Le flash composite continue de signaler une contraction, reflet des difficultés économiques persistantes dans un environnement marqué par l'instabilité politique nationale et la fragilité de la conjoncture », a indiqué Jonas Feldhusen, économiste junior à la Hamburg Commercial Bank, dans le commentaire officiel accompagnant la publication.

Ce diagnostic recoupe les enquêtes de conjoncture publiées par l'Insee plus tôt dans le trimestre. L'indicateur synthétique de climat des affaires de l'institut était déjà ressorti à 97 en février 2026, soit son plus bas niveau depuis octobre, sous la moyenne longue de 100. La composante services y était particulièrement dégradée, à 95 contre 98 le mois précédent.

## Emploi et prix : un schéma de fin de cycle

L'enquête de mai signale également la poursuite des suppressions d'emplois dans le secteur privé, alors même que les carnets de commandes se résorbent. Le rythme de réduction reste modéré mais s'inscrit désormais dans la durée. Cette tendance recouvre une dichotomie sectorielle : les ajustements visent principalement les services aux entreprises, l'intérim et certaines activités de distribution, tandis que l'industrie manufacturière conserve une trajectoire plus stable.

Côté prix, la dynamique se rapproche d'un schéma déflationniste. Les entreprises de services rapportent la plus forte baisse mensuelle de leurs prix de vente depuis janvier 2021, conséquence directe d'une concurrence accrue pour des volumes de commandes amoindris. Le rythme d'inflation des coûts intrants atteint son plus bas niveau en 38 mois. Ces signaux pèseront dans la lecture que la Banque centrale européenne fera de la trajectoire inflationniste de la zone, alors que l'inflation harmonisée européenne ressort encore à 3,0 % en avril, soit un point au dessus de la cible.

## Mise en perspective européenne

La France diverge nettement du reste de la zone euro. La croissance du produit intérieur brut européen a ralenti à 0,1 % au premier trimestre 2026, son rythme le plus faible depuis le deuxième trimestre 2025, sous l'effet des contraintes énergétiques liées au conflit au Moyen Orient. L'Allemagne et l'Espagne affichent toutefois des indices composites flash restés en territoire d'expansion, ce qui suggère que la sous performance française a une dimension propre, liée notamment à l'enlisement budgétaire et à l'incertitude entourant le projet de loi de finances 2026.

### Réaction des marchés financiers

L'impact immédiat sur les actifs français reste contenu. Le CAC 40 évoluait autour de 7 981 points à la mi journée, à l'équilibre par rapport à la veille. La parité euro dollar s'établit à 1,1622, en repli de 0,01 %, l'euro restant pénalisé par les anticipations de prix énergétiques durablement élevés. Sur le marché obligataire, l'écart de taux entre l'OAT française à 10 ans et le Bund allemand reste surveillé, dans un contexte où les agences de notation ont déjà signalé leur vigilance sur la trajectoire des finances publiques.

## Implications pour l'épargnant français

La séquence appelle plusieurs lectures pour les ménages investisseurs. Premièrement, le scénario d'une baisse complémentaire des taux directeurs de la Banque centrale européenne dans les prochains mois se renforce. Les indicateurs de prix de mai, combinés à une demande durablement faible, créent les conditions techniques d'un assouplissement supplémentaire. Pour les détenteurs de fonds euros, cela signifie probablement un taux de rendement servi en 2026 inférieur à celui de 2025, dont la moyenne marché s'établissait autour de 2,5 % nets de frais de gestion.

Deuxièmement, l'attentisme des entreprises pèse sur les perspectives bénéficiaires des sociétés cotées exposées au cycle domestique, en particulier dans la distribution, les services aux entreprises et le luxe non export. Les épargnants disposant d'une exposition significative au compartiment small et mid caps français via PEA ou unités de compte peuvent utilement examiner la qualité du carnet de commandes des sociétés détenues.

Troisièmement, le contraste entre services en contraction et industrie en redressement justifie une attention particulière aux fonds thématiques sectoriels. Les véhicules orientés défense, aéronautique et infrastructures pourraient bénéficier d'un environnement plus porteur, tandis que les fonds purement domestiques restent exposés à la phase actuelle de purge.

## Ce qu'il faut surveiller

-   La publication des données finales PMI services et manufacturier au début du mois de juin, qui confirmera ou infléchira le constat préliminaire.
-   L'enquête mensuelle de l'Insee sur le climat des affaires, attendue le 28 mai, et la confirmation du diagnostic de dégradation côté services.
-   La prochaine décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne, attendue le 4 juin, et tout signal sur la trajectoire des taux directeurs.
-   Les arbitrages parlementaires sur le projet de loi de finances 2026, dont la résolution rapide est l'un des principaux leviers de restauration de la confiance des entreprises selon les économistes.
-   L'évolution des prix énergétiques en lien avec la situation au Moyen Orient, principal canal de transmission externe sur les coûts intrants.

## Conclusion

La publication de mai conforte le diagnostic d'une économie française en panne de moteur intérieur. Le redressement de l'industrie manufacturière, réel et désormais inscrit dans la durée, ne suffit pas à compenser l'enlisement des services, qui représentent près de 80 % de la valeur ajoutée nationale. L'effondrement de l'indicateur de confiance à un niveau qui n'avait plus été observé depuis le premier confinement constitue le véritable signal d'alerte de cette publication, et donne un nouvel argument aux partisans d'une politique monétaire plus accommodante côté Francfort. Pour l'épargnant, la perspective d'une compression durable des rendements obligataires et la sensibilité du marché actions domestique aux indicateurs de demande méritent un point d'étape sur la diversification du patrimoine financier.
