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title: "Prix moyens de l'assurance habitation, ce que vous payez vraiment selon votre profil"
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description: "Prime moyenne de 299 euros HT selon France Assureurs. Le prix de l'assurance habitation décrypté par profil, surface et zone pour situer votre contrat."
keywords: [prix assurance habitation, prime moyenne assurance habitation, tarif MRH, coût assurance logement]
canonical: "https://www.france-epargne.fr/academy/assurance-habitation/prix-assurance-habitation-france-moyennes"
publishedAt: "2026-05-19T10:19:52.500Z"
updatedAt: "2026-07-22T10:06:45.403Z"
readingTimeMinutes: 20
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# Prix moyens de l'assurance habitation, ce que vous payez vraiment selon votre profil

La **prime moyenne d'assurance habitation** en France s'établit à 299 euros hors taxes, en hausse de 7,2 pour cent sur un an, selon l'étude « L'assurance habitation en 2024 » de France Assureurs publiée le 1er août 2025. Le marché représente 13,8 milliards d'euros de cotisations, en progression de 7,5 pour cent, pour 46,1 millions de contrats actifs. Derrière cette moyenne se cachent des écarts considérables : un studio d'étudiant en province paie 90 à 130 euros par an quand une maison familiale avec piscine sur la Côte d'Azur dépasse facilement 800 euros. Comprendre la grille de lecture des assureurs permet à la fois de situer son propre contrat et d'identifier les leviers de négociation lors du renouvellement.

Cet article décompose les **prix de l'assurance habitation** par profil d'occupant, par type de logement, par zone géographique et par niveau de garantie. Vous y trouverez aussi les principales hausses tarifaires de la période récente, les marges de manœuvre concrètes pour réduire la prime, et un cas pratique chiffré sur trois profils représentatifs.

> **À retenir :**
> 
> -   La **prime moyenne** MRH s'élève à 299 euros HT (+7,2 pour cent), pour 46,1 millions de contrats et 13,8 milliards d'euros de cotisations (France Assureurs, août 2025).
> -   Le prix réel varie de 1 à 10 selon le statut d'occupation, la surface, le type de logement et la zone géographique : la moyenne nationale ne dit rien d'un profil donné.
> -   La **surprime catastrophes naturelles** est passée de 12 à 20 pour cent de la prime HT au 1er janvier 2025, soit une majoration moyenne de 17 euros par an et par contrat.
> -   Les taxes et frais (TSCA, surprime Cat Nat, fractionnement) représentent 25 à 35 pour cent du total décaissé : comparez toujours en prime annuelle TTC tous frais inclus.
> -   La **loi Hamon** autorise la résiliation à tout moment après un an sans frais : une mise en concurrence cumulée fait gagner 100 à 300 euros par an à garanties égales.

## La prime moyenne réelle et son évolution

Le marché de l'assurance habitation a vu sa prime moyenne progresser de 7,2 pour cent, après une hausse de 4,4 pour cent l'année précédente, selon France Assureurs. Cette accélération s'explique par trois facteurs convergents. Le **coût des événements naturels** a atteint 5 milliards d'euros en 2024, neuvième année la plus coûteuse pour la profession, réparti entre catastrophes naturelles (2 milliards), tempêtes, grêle et poids de la neige (2,2 milliards) et assurance récolte (0,8 milliard). La revalorisation des coûts de reconstruction a suivi l'inflation des matériaux et de la main d'œuvre du bâtiment. La **surprime catastrophes naturelles** (part de cotisation qui finance le régime Cat Nat) est passée de 12 à 20 pour cent de la prime hors taxes au 1er janvier 2025, accélérant mécaniquement la facture finale aux assurés.

Cette moyenne de 299 euros HT couvre indifféremment locataires, propriétaires occupants, maisons et appartements. Les écarts entre catégories sont substantiels et expliquent pourquoi un client comparant son contrat à la moyenne nationale peut se croire bien ou mal placé sans la moindre raison objective. Pour situer précisément la fourchette applicable à votre situation, utilisez le [comparateur assurance habitation](/assurance-habitation/comparateur) avec votre profil réel.

Le marché compte 46,1 millions de contrats actifs, en progression de 0,4 pour cent, croissance portée uniquement par les contrats de propriétaires non occupants (+2,0 pour cent). Cette masse correspond peu ou prou à un contrat par foyer fiscal. La **sinistralité** reste dominée par les dégâts des eaux, premier poste avec 44 pour cent du nombre de sinistres et 30 pour cent de la charge, en hausse de 12 pour cent sur un an et de 134 pour cent en vingt ans. Au total, 4,6 millions de sinistres ont été indemnisés pour 8,0 milliards d'euros.

## Le prix selon le statut d'occupation

Le statut d'occupation détermine la nature du contrat et donc son coût. Trois grandes catégories structurent le marché.

Le **locataire** souscrit une **MRH locataire** (multirisque habitation couvrant les risques dont l'occupant est responsable) qui protège en priorité les risques locatifs (incendie, dégâts des eaux, explosion) dont il répond envers le propriétaire, sa responsabilité civile vie privée, et son propre mobilier. Le coût moyen se situe entre 130 et 220 euros par an pour un appartement de 50 à 70 mètres carrés en province, et entre 180 et 320 euros en région parisienne. Pour les studios étudiants, la fourchette descend à 90 à 130 euros par an. Pour situer la formule adaptée à votre situation, consultez la [MRH locataire](/assurance-habitation/mrh-locataire).

Le **propriétaire occupant** souscrit une **MRH propriétaire occupant** qui ajoute la couverture intégrale du bâti aux garanties standards. La prime moyenne se situe entre 280 et 450 euros par an pour un appartement de 70 mètres carrés, et entre 450 et 750 euros pour une maison de 120 mètres carrés. La présence d'une cave, d'un grenier, d'un jardin, d'une piscine ou d'une dépendance majore systématiquement la prime. La [MRH propriétaire occupant](/assurance-habitation/mrh-proprietaire-occupant) détaille les particularités de ce contrat.

Le **propriétaire non occupant** souscrit une **PNO** (propriétaire non occupant, contrat du bailleur pour un bien loué) dont le coût moyen oscille entre 60 et 150 euros par an pour un bien en location nue, et entre 200 et 400 euros pour un bien meublé ou en location saisonnière. Cette différence de prix avec la MRH occupant s'explique par le périmètre plus restreint de la PNO, qui ne couvre pas le mobilier du locataire mais seulement le bâti et la responsabilité civile du propriétaire. La [PNO propriétaire non occupant](/assurance-habitation/pno-proprietaire-non-occupant) approfondit ce sujet.

Les profils spécifiques bénéficient de formules dédiées. La [MRH étudiant](/assurance-habitation/assurance-habitation-etudiant) propose des tarifs préférentiels entre 35 et 90 euros par an avec des garanties adaptées aux logements de petite surface. Les seniors et les expatriés disposent de produits sur mesure que les conseillers patrimoniaux comparent pour vous.

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## Combien coûte l'assurance selon la surface

La surface constitue le premier critère technique de tarification après le statut d'occupation. Les barèmes des assureurs s'appuient sur des tranches de surface utile habitable.

Surface

Locataire (province)

Locataire (Paris)

Propriétaire occupant (province)

Studio jusqu'à 30 m²

90 à 140 euros

130 à 200 euros

180 à 280 euros

T2 de 30 à 50 m²

140 à 210 euros

200 à 290 euros

250 à 370 euros

T3 de 50 à 80 m²

200 à 290 euros

280 à 410 euros

340 à 510 euros

T4 de 80 à 110 m²

270 à 390 euros

380 à 560 euros

450 à 650 euros

T5 et plus de 110 m²

350 à 540 euros

480 à 750 euros

580 à 880 euros

Au delà de la surface, le **type de logement** crée des écarts importants. Une maison individuelle coûte en moyenne 35 à 60 pour cent plus cher à assurer qu'un appartement de surface équivalente, en raison de l'exposition accrue aux risques : toiture exposée, jardin arboré, accessibilité au cambriolage, absence de copropriété pour mutualiser certains risques. Les **maisons en lotissement** se situent 15 à 25 pour cent au dessus d'un appartement comparable. Les **maisons isolées** dépassent souvent de 40 à 70 pour cent l'appartement équivalent.

Les **caractéristiques aggravantes** majorent la prime. La piscine ajoute 50 à 120 euros par an. La cheminée à foyer ouvert majore de 10 à 20 pour cent en raison du risque incendie. Le jardin de plus de 500 mètres carrés ou la dépendance détachée (garage, abri de jardin, cabanon) augmentent l'assiette assurée. Le classement en zone inondable ou en zone de retrait gonflement des argiles (article L125-1 du Code des assurances et arrêtés Cat Nat) implique des franchises spécifiques, non négociables et fixées par l'État : 380 euros pour une habitation, 1 520 euros pour un sinistre lié à la sécheresse (source : economie.gouv.fr). Ce classement influence également la prime initiale.

À l'inverse, certains équipements **réduisent** la prime. Une alarme **NF A2P** (norme française de résistance à l'effraction) installée par un professionnel génère 5 à 12 pour cent de remise. Un coffre fort fixé au sol classé A2P diminue la prime sur les sous limites objets de valeur. Une porte blindée certifiée A2P et des menuiseries renforcées ouvrent droit à des réductions, à condition d'être déclarées et documentées au contrat.

## Pourquoi le prix change selon la zone géographique

La géographie pèse lourdement sur la prime, en raison de trois facteurs distincts. La sinistralité catastrophes naturelles varie fortement entre régions, le risque cambriolage suit une cartographie urbaine et péri urbaine, et les coûts de reconstruction reflètent les marchés du bâtiment locaux.

Les **départements les plus chers** en assurance habitation incluent Paris (75), les Bouches du Rhône (13), le Var (83), les Alpes Maritimes (06), la Seine Saint Denis (93), le Val de Marne (94), le Vaucluse (84), les Pyrénées Orientales (66), l'Hérault (34) et la Gironde (33). Dans ces zones, la prime moyenne dépasse de 20 à 45 pour cent la moyenne nationale, en raison du coût du foncier (reconstruction plus chère), de la fréquence du cambriolage urbain ou des risques climatiques (sécheresse argile et inondations dans le Sud).

Les **départements les moins chers** se situent essentiellement dans les zones rurales du Massif Central et de la diagonale du vide (Creuse, Lozère, Cantal, Indre, Aveyron, Allier, Nièvre, Haute Loire, Lot et Meuse). Dans ces départements, la prime moyenne se trouve 15 à 30 pour cent en dessous de la moyenne nationale.

Au sein d'un même département, les écarts entre code postal urbain et code postal rural atteignent 25 pour cent à logement équivalent. Le quartier (statistiques de cambriolage), l'étage (les rez de chaussée et derniers étages coûtent plus cher) et la proximité d'un cours d'eau ou d'une zone industrielle classée entrent dans le calcul algorithmique des assureurs.

## Les hausses tarifaires récentes et leurs causes

France Assureurs documente une succession de hausses cumulatives depuis 2022, tirées par la sinistralité climatique et le coût de reconstruction. La **hausse la plus récente** atteint 7,2 pour cent pour les contrats d'occupants et 8,1 pour cent pour les non occupants, après 4,4 pour cent l'année précédente. Cette accélération intègre la poursuite de la sinistralité climatique et l'anticipation de la hausse de la surprime Cat Nat.

Au 1er janvier 2025, la **surprime catastrophes naturelles** est passée de 12 à 20 pour cent de la prime hors taxes, première revalorisation depuis environ vingt cinq ans. Selon France Assureurs, cette hausse s'est traduite par une majoration moyenne de 17 euros par an et par contrat. Elle vise à dégager de l'ordre de 1,2 milliard d'euros par an pour combler le déficit cumulé du régime, fragilisé par les sinistres climatiques. Une revalorisation automatique du coefficient de sinistralité est prévue à compter du 1er janvier 2027.

Les projections sectorielles anticipent une poursuite de la hausse en 2026, dans une fourchette qui va de 5 à 8 pour cent selon le cabinet Facts & Figures et Addactis, jusqu'à 10 à 15 pour cent chez certains assureurs. Le **rapport Langreney** (« Adapter le système assurantiel français face à l'évolution des risques climatiques »), rendu public le 2 avril 2024 par Thierry Langreney, Gonéri Le Cozannet et Myriam Mérad, formule 37 propositions et alerte sur un coût des dommages climatiques susceptible d'augmenter d'environ 50 pour cent à l'horizon 2050. Il pointe le risque d'un désengagement progressif des assureurs des zones les plus exposées, problématique majeure pour les propriétaires en zone littorale ou en aléa argile fort.

## Les profils étudiants et seniors

Le **profil étudiant** bénéficie de tarifs réduits sur les logements de petite surface, généralement compris entre 35 et 90 euros par an pour un studio. Les garanties incluent la responsabilité civile vie privée (indispensable pour les stages et la mise en cause éventuelle pour dommages causés à autrui), une [assurance scolaire RC](/academy/assurance-scolaire-attestation-rentree-enfant) si l'étudiant majeur scolarisé en est demandeur, et la couverture des biens informatiques jusqu'à un plafond standard de 1 500 à 2 500 euros.

La plupart des assureurs proposent des formules spécifiques avec souscription en ligne, prélèvement annuel et résiliation simplifiée à l'issue de l'année universitaire. Certaines compagnies dédiées intègrent l'habitation, l'assurance scolaire et l'assistance voyage dans un pack unique à tarif compétitif.

Le **profil senior** présente une situation paradoxale. À surface et risque équivalents, les seniors paient en moyenne 8 à 15 pour cent moins cher que les actifs, en raison d'une sinistralité plus faible : présence plus fréquente au domicile, prudence dans la gestion des risques, moins de cambriolages déclarés. En revanche, certaines garanties spécifiques (téléassistance, protection juridique renforcée, assistance après hospitalisation) se proposent en option et font remonter le coût total.

Pour les seniors propriétaires d'une [résidence secondaire](/assurance-habitation/assurance-residence-secondaire), la mutualisation chez un seul assureur pour les deux biens reste avantageuse, avec une remise de 10 à 20 pour cent par rapport à la souscription séparée.

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## Comment réduire concrètement sa prime

Plusieurs leviers réduisent la prime sans dégrader la qualité de la couverture. Le **regroupement des contrats** (habitation, auto, assurance scolaire, [assurance emprunteur](/academy/emprunteur)) chez un même assureur génère 5 à 20 pour cent de remise selon les compagnies. Cette logique de fidélité doit toutefois être confrontée régulièrement au marché, sous peine de cumuler une remise apparente avec une prime de base nettement supérieure à la concurrence.

L'**augmentation de la franchise** réduit la prime annuelle de 5 à 15 pour cent selon le niveau choisi. Une franchise passée de 150 à 300 euros sur le dommage électrique génère 25 à 50 euros d'économie annuelle. Le calcul rationnel consiste à comparer cette économie au coût marginal d'un sinistre rare.

La **revue annuelle du contrat** s'impose comme bonne pratique. La **loi Hamon** (loi n° 2014-344 du 17 mars 2014, entrée en vigueur le 1er janvier 2015, article L113-15-2 du Code des assurances) permet de résilier sa MRH à tout moment après la première année, sans frais ni justification. Cette flexibilité a profondément modifié la concurrence, avec des assureurs prêts à négocier pour conserver leurs clients. Une mise en concurrence tous les deux ou trois ans fait économiser en moyenne 10 à 25 pour cent sur la prime, à garanties identiques.

La **mise en concurrence après un sinistre** s'impose face à une majoration. Les assureurs relèvent fréquemment la prime de 10 à 25 pour cent après un sinistre indemnisé, voire résilient le contrat en cas de sinistres multiples (article R113-10 du Code des assurances). Faire jouer la concurrence permet souvent de récupérer une partie de la majoration.

## Cas pratique chiffré sur trois profils représentatifs

**Profil 1, étudiante à Lyon.** Studio de 22 mètres carrés, mobilier d'environ 3 500 euros, ordinateur portable 1 200 euros. Prime annuelle observée chez les principaux assureurs entre 75 et 110 euros, avec une formule incluant RC vie privée, vol avec effraction, dégât des eaux, incendie et assistance étudiante. Levier d'optimisation : regroupement avec l'assurance santé étudiante chez le même organisme, pour 10 pour cent d'économie.

**Profil 2, couple propriétaire à Rennes.** Appartement T3 de 65 mètres carrés, mobilier estimé à 25 000 euros, bijoux pour 4 500 euros. Prime annuelle entre 320 et 480 euros selon les options. La déclaration nominative des bijoux ne s'impose pas sous le seuil typique de 5 000 euros par objet, mais une expertise des pièces les plus précieuses facilite une éventuelle indemnisation. Levier d'optimisation : augmentation de la franchise standard à 300 euros, pour 30 à 50 euros d'économie par an.

**Profil 3, famille propriétaire en Provence.** Maison de 140 mètres carrés avec piscine et dépendance, mobilier 65 000 euros, objets de valeur 15 000 euros. Prime annuelle entre 780 et 1 150 euros, fortement majorée par la zone Cat Nat sécheresse et l'option piscine. Leviers d'optimisation : installation d'une alarme NF A2P (8 à 12 pour cent d'économie), groupement avec une MRH résidence secondaire (15 pour cent), franchise majorée sur la sécheresse argile (50 à 80 euros).

Ces trois exemples illustrent que la moyenne nationale de 299 euros ne dit rien d'un profil donné, et que la marge de manœuvre se situe le plus souvent entre 100 et 300 euros annuels selon la qualité de la mise en concurrence.

## Taxes et frais qui gonflent la facture finale

Le prix affiché sur le devis d'un assureur ne correspond jamais à la prime réellement décaissée. Plusieurs taxes et frais s'ajoutent à la prime hors taxes, et leur cumul représente 25 à 35 pour cent du total final. Comprendre cette mécanique éclaire la comparaison entre devis et révèle les vrais leviers d'économie.

La **TSCA** (taxe spéciale sur les conventions d'assurance, articles 991 et suivants du Code général des impôts) s'applique aux primes d'assurance habitation au taux de 30 pour cent sur la part incendie et de 9 pour cent sur les autres garanties. Sur une prime hors taxes de 300 euros, la TSCA représente environ 50 à 70 euros selon la ventilation entre garanties. La **surprime Cat Nat** est fixée à 20 pour cent de la prime hors taxes depuis le 1er janvier 2025, contre 12 pour cent auparavant ; elle finance le régime des catastrophes naturelles géré avec la CCR (Caisse Centrale de Réassurance). Une **contribution attentats** de 6,50 euros par contrat depuis le 1er juillet 2024, montant fixe indépendant de la prime, finance le Fonds de Garantie des Victimes des actes de Terrorisme et d'autres Infractions (FGTI).

Les **frais de fractionnement** s'appliquent en cas de paiement mensuel ou trimestriel plutôt qu'annuel. Ils représentent 3 à 8 pour cent de la prime annuelle. Pour une prime de 350 euros, le paiement mensuel coûte 15 à 25 euros supplémentaires par an, soit l'équivalent d'une option de garantie. Le règlement annuel reste l'option la plus économique, à condition d'absorber la dépense en une fois. Les **frais de dossier** facturés à la souscription se situent entre 15 et 40 euros et ne sont pas négociables sur la plupart des contrats.

Pour comparer efficacement deux devis, raisonnez toujours en **prime annuelle TTC tous frais inclus**, et non en prime mensuelle ni en prime HT. Un contrat affichant une prime HT 5 pour cent inférieure mais des frais de fractionnement et de dossier 30 pour cent supérieurs s'avère plus cher au final. Cette vigilance vaut particulièrement face aux néoassureurs digitaux qui mettent en avant des prix bas en affichage initial. Le [comparateur assurance habitation](/assurance-habitation/comparateur) calcule directement le total à décaisser pour faciliter la comparaison.

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## FAQ : prix de l'assurance habitation

### Quel est le prix moyen d'une assurance habitation en France ?

La prime moyenne s'élève à 299 euros hors taxes, en hausse de 7,2 pour cent, selon l'étude « L'assurance habitation en 2024 » de France Assureurs publiée le 1er août 2025. Cette moyenne recouvre tous profils confondus : un studio étudiant se situe autour de 90 à 130 euros, une maison familiale avec piscine dépasse souvent 800 euros. La moyenne nationale ne renseigne donc pas sur un profil précis.

### Pourquoi le prix de l'assurance habitation augmente-t-il ?

La hausse tient à trois causes cumulées : le coût des événements naturels (5 milliards d'euros en 2024 selon France Assureurs), la revalorisation des coûts de reconstruction, et le passage de la surprime Cat Nat de 12 à 20 pour cent de la prime HT au 1er janvier 2025. Cette dernière représente à elle seule une majoration moyenne de 17 euros par an et par contrat.

### Un locataire paie-t-il moins cher qu'un propriétaire ?

Oui. La MRH locataire ne couvre que les risques locatifs, la responsabilité civile et le mobilier de l'occupant, sans le bâti. Elle coûte 130 à 320 euros par an selon la surface et la localisation, contre 280 à 750 euros pour une MRH propriétaire occupant qui intègre la couverture intégrale du bâtiment. La différence tient au périmètre assuré, pas au statut lui même.

### Comment payer moins cher son assurance habitation ?

Quatre leviers cumulables existent : regrouper ses contrats chez un même assureur (5 à 20 pour cent de remise), relever la franchise (5 à 15 pour cent), installer une alarme NF A2P (5 à 12 pour cent), et mettre en concurrence tous les deux ou trois ans grâce à la loi Hamon (10 à 25 pour cent). Cumulés, ces leviers génèrent 100 à 300 euros d'économie annuelle à garanties égales.

### Quelles taxes s'ajoutent à la prime d'assurance habitation ?

La TSCA (30 pour cent sur la part incendie, 9 pour cent sur les autres garanties), la surprime Cat Nat (20 pour cent de la prime HT depuis le 1er janvier 2025) et la contribution attentats (6,50 euros par contrat depuis le 1er juillet 2024) s'ajoutent à la prime hors taxes. Avec les frais de fractionnement et de dossier, le total dépasse la prime HT de 25 à 35 pour cent.

### Peut-on résilier son assurance habitation à tout moment ?

Après un an de contrat, oui. La loi Hamon (loi n° 2014-344 du 17 mars 2014, article L113-15-2 du Code des assurances) autorise la résiliation à tout moment, sans frais ni justification, une fois passée la première année. Le nouvel assureur se charge des démarches de résiliation lorsqu'un changement de contrat intervient.

## Comment France Épargne vous accompagne

France Épargne accompagne les particuliers et les familles dans la mise en concurrence de leur assurance habitation et la structuration de la couverture optimale. Notre approche commence par une analyse du contrat actuel (garanties, plafonds, franchises, exclusions, surprimes) et de votre profil de risque (localisation, type de bien, valeur du mobilier, objets de valeur, antécédents de sinistralité). Nous interrogeons ensuite notre panel d'assureurs partenaires pour obtenir des cotations comparables et nous vous présentons un tableau de synthèse permettant de décider sur des bases chiffrées.

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## Conclusion

La prime moyenne de 299 euros annuels n'est qu'une indication grossière, qui cache des écarts de 1 à 10 selon le profil réel. Le prix de l'assurance habitation dépend du statut d'occupation, de la surface, du type de logement, de la zone géographique et du niveau de garantie souscrit. Les hausses récentes (+7,2 pour cent sur les contrats d'occupants, surprime Cat Nat portée à 20 pour cent au 1er janvier 2025) rendent la mise en concurrence plus rentable que jamais. La loi Hamon permet de changer de contrat à tout moment après un an sans pénalité, et les leviers d'économie cumulés (regroupement, franchise, alarme, mise en concurrence) génèrent 100 à 300 euros d'économie annuelle à garanties équivalentes. La revue annuelle du contrat, idéalement deux à trois mois avant l'échéance, reste la pratique la plus rentable pour tout assuré.

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**À lire également :**

-   [PNO ou MRH bailleur, comment choisir selon l'occupation du bien](/academy/pno-vs-mrh-quelle-formule-pour-le-bailleur)
-   [Bijoux, montres, œuvres, comment déclarer correctement vos objets de valeur](/academy/objets-de-valeur-assurance-habitation-plafond-declaration)
-   [Tacite reconduction, renouvellement automatique du contrat](/assurance-habitation/glossaire/tacite-reconduction)

**Sources :**

-   [France Assureurs, L'assurance habitation en 2024](https://www.franceassureurs.fr/nos-chiffres-cles/assurance-de-dommages-et-responsabilite/lassurance-habitation-en-2024/) : publié le 1er août 2025
-   [France Assureurs, L'assurance des événements naturels en 2024](https://www.franceassureurs.fr/wp-content/uploads/lassurance-des-evenements-naturels-en-2024.pdf) : publié en avril 2025
-   [economie.gouv.fr, Taxe sur les conventions d'assurance (TSCA)](https://www.economie.gouv.fr/particuliers/impots-et-fiscalite/gerer-mes-autres-impots-et-taxes/quest-ce-que-la-taxe-sur-les)
-   [Légifrance, loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 (loi Hamon)](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000028738036)
-   [Légifrance, article L113-15-2 du Code des assurances (résiliation infra-annuelle)](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038775140/)
-   [economie.gouv.fr, Catastrophe naturelle : indemnisations et franchises](https://www.economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/emprunter-et-sassurer/catastrophe-naturelle-comment-fonctionnent-les-indemnisations)
-   [France Assureurs, L'assurance des catastrophes naturelles](https://www.franceassureurs.fr/lassurance-protege-finance-et-emploie/lassurance-protege/lassurance-en-pratique-pour-les-particuliers/assurance-des-catastrophes-naturelles/)
-   [economie.gouv.fr, rapport Langreney sur l'assurabilité des risques climatiques](https://www.economie.gouv.fr/actualites/rapport-mieux-assurer-francais-changement-climatique) : 2 avril 2024
