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title: Pourquoi votre Prime Augmente et les Leviers Concrets pour la Baisser
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category: assurance-habitation
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description: "Hausse de la prime d'assurance habitation : causes réelles, indexation FFB, surprime CatNat, et quatre leviers concrets pour baisser votre cotisation."
keywords: [hausse prime assurance habitation, prime assurance habitation, indice FFB, surprime CatNat, résiliation loi Hamon]
canonical: "https://www.france-epargne.fr/academy/assurance-habitation/hausse-prime-assurance-habitation-pourquoi-comment-reagir"
publishedAt: "2026-05-19T10:19:45.031Z"
updatedAt: "2026-07-15T08:07:28.170Z"
readingTimeMinutes: 20
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# Pourquoi votre Prime Augmente et les Leviers Concrets pour la Baisser

L'avis d'échéance arrive, vous l'ouvrez, et votre prime d'assurance habitation a augmenté de 7, 10, voire 15 pour cent. Cette **hausse de prime d'assurance habitation** touche désormais la quasi totalité des assurés français. En 2024, la **prime moyenne MRH** (multirisque habitation) a atteint 299 euros HT selon France Assureurs, soit une progression de l'ordre de 7 pour cent sur un an, dans un contexte de cotisations totales en hausse de 7,5 pour cent à 13,8 milliards d'euros. Le mouvement s'est amplifié depuis : les tarifs ont grimpé d'environ 11 pour cent en 2025, et le cabinet Addactis anticipe encore 7 à 8 pour cent de hausse en 2026. Cette inflation tarifaire s'explique par des facteurs structurels (indice FFB, sinistralité CatNat, durcissement réglementaire) et par des stratégies commerciales (fin des tarifs d'appel, segmentation des risques). Comprendre les sources de la hausse permet d'activer les bons leviers : ajuster les paramètres techniques du contrat, négocier avec l'assureur, ou changer d'assureur via les lois Hamon et Châtel.

> **À retenir :**
> 
> -   La prime MRH moyenne atteint 299 euros HT en 2024, sur un marché de 13,8 milliards d'euros et 46,1 millions de contrats (France Assureurs, chiffres clés 2024).
> -   La surprime CatNat est passée de 12 à 20 pour cent de la prime habitation le 1er janvier 2025 (arrêté du 22 décembre 2023), soit environ 17 euros de plus par contrat en moyenne (France Assureurs).
> -   L'**indice FFB** (Fédération Française du Bâtiment) atteint 1 197,3 points au premier trimestre 2026 et indexe automatiquement chaque cotisation MRH.
> -   La **loi Hamon** (article L113-15-2 du Code des assurances) autorise la résiliation à tout moment après douze mois, sans frais ni motif, avec effet un mois après notification.
> -   Comparer et changer d'assureur à garanties équivalentes fait économiser en moyenne 15 à 25 pour cent sur la cotisation.

## L'inflation tarifaire MRH, ce que disent les chiffres

Les chiffres clés 2024 publiés par France Assureurs font apparaître une accélération du rythme de hausse depuis 2021. La prime moyenne MRH passe de 245 euros HT en 2020 à 263 en 2022, 279 en 2023, puis 299 en 2024. Sur quatre ans, la hausse cumulée avoisine **22 pour cent**, soit un rythme annualisé de l'ordre de 5 pour cent, supérieur à l'inflation des prix à la consommation sur la même période.

L'accélération s'est confirmée après 2024. Selon les comparateurs et le cabinet Facts & Figures, les tarifs habitation ont progressé d'environ **11 pour cent en 2025**, première année pleine d'application de la surprime CatNat relevée. Pour 2026, le cabinet Addactis anticipe une nouvelle hausse de 7 à 8 pour cent, certains assureurs affichant jusqu'à 10 à 15 pour cent selon les régions les plus exposées aux aléas climatiques.

Le nombre de contrats MRH atteint **46,1 millions** fin 2024, soit une couverture quasi complète du parc résidentiel français (résidences principales et secondaires confondues). Le marché total représente **13,8 milliards d'euros** de cotisations, en hausse de 7,5 pour cent sur un an. Cette progression dépasse celle de la simple inflation de la prime, ce qui suggère que les nouveaux contrats sont en moyenne plus chers (logements plus récents, capitaux mobiliers plus élevés, options de garanties additionnelles).

Côté sinistralité, France Assureurs rapporte une croissance soutenue des sinistres CatNat. Le coût total des catastrophes naturelles a dépassé **6 milliards d'euros en 2024**, et la sécheresse argileuse représente à elle seule plusieurs milliards d'euros de coûts assurés annuels sur la période récente. Les dégâts des eaux ont progressé de 16 pour cent en 2024. La tempête Ciaran (novembre 2023) et les inondations Nord Pas de Calais (novembre 2023 à janvier 2024) ont également pesé sur les comptes des assureurs, ce qui se répercute sur les primes des exercices suivants.

Pour comprendre comment ces tendances pèsent sur le tarif individuel, consultez la fiche [glossaire indice FFB](/assurance-habitation/glossaire/indice-ffb).

## Cause 1, l'indexation automatique sur l'indice FFB

L'**indice FFB** (Fédération Française du Bâtiment) mesure trimestriellement le coût de construction des logements. Au premier trimestre 2026, il atteint **1 197,3 points**, contre 1 187,8 points au quatrième trimestre 2025 et 1 183,5 points au troisième trimestre 2025 ([Fédération Française du Bâtiment](https://www.outils.ffbatiment.fr/federation-francaise-du-batiment/le-batiment-et-vous/en_chiffres/indices-index/Chiffres_Index_FFB_Construction.html)). Le contrat MRH inclut une **clause d'indexation** qui aligne chaque année la prime et les capitaux garantis sur la variation de l'indice. Cette indexation est automatique et ne nécessite pas l'accord de l'assuré.

Mécaniquement, une hausse de 3 pour cent de l'indice FFB se traduit par une hausse de 3 pour cent de votre cotisation, à garanties constantes. Cette indexation poursuit deux objectifs : préserver la cohérence entre les capitaux garantis et la valeur de reconstruction réelle, et compenser l'inflation des coûts de réparation supportés par l'assureur.

Vous ne pouvez pas refuser cette indexation tant que vous restez chez le même assureur. En revanche, la résiliation via Hamon ou Châtel vous permet de basculer vers un contrat dont l'indexation peut être plus modérée, voire négociée. Certains assureurs proposent des contrats à **prime fixe sur 24 ou 36 mois**, qui suspendent l'indexation pour une durée limitée. Ces offres restent rares mais constituent un argument de différenciation utile à repérer.

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## Cause 2, la sinistralité CatNat et son impact tarifaire

Les **catastrophes naturelles** sont indemnisées au titre du régime CatNat (loi du 13 juillet 1982 codifiée aux articles L125-1 et suivants du Code des assurances). Le mécanisme repose sur une **surprime obligatoire** ajoutée à la prime MRH, dont le taux est fixé par arrêté ministériel. Depuis le 1er janvier 2025, cette surprime CatNat est passée de **12 à 20 pour cent** de la prime habitation ([arrêté du 22 décembre 2023](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000048678712)), pour absorber le déficit accumulé du régime sous la pression de la sécheresse argileuse. Le taux applicable aux contrats automobiles est passé, lui, de 6 à 9 pour cent.

Cette révision, la première depuis 25 ans, donne au régime une capacité de couverture supplémentaire de 1,2 milliard d'euros par an. Pour l'assuré, France Assureurs chiffre l'impact moyen à environ **17 euros de plus par contrat et par an**. Concrètement, un foyer dont la prime MRH brute s'élevait à 250 euros voit la part CatNat passer de 30 euros à 50 euros, à garanties strictement identiques. Cette hausse réglementaire s'ajoute à l'indexation FFB et explique une part significative de l'inflation constatée en 2025.

Le mécanisme prévoit également une **franchise CatNat** spécifique en cas de sinistre : 380 euros pour les biens à usage non professionnel, 1 520 euros pour les sinistres liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux. Ces montants sont fixés par arrêté (article A125-1 du Code des assurances) et ne sont ni modulables ni rachetables. La franchise sécheresse, particulièrement élevée, concentre le régime sur les sinistres structurels. Pour les biens à usage professionnel, la franchise s'établit à 10 pour cent des dommages, avec un minimum de 1 140 euros (3 050 euros pour la sécheresse).

Les montants de surprime et de franchise sont détaillés par la Direction générale du Trésor et sur le portail [economie.gouv.fr](https://www.economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/emprunter-et-sassurer/catastrophe-naturelle-comment-fonctionnent-les-indemnisations). Pour comprendre les implications du régime CatNat sur les fissures structurelles, consultez l'article [catastrophe naturelle, franchise et indemnisation](/academy/assurance-habitation/catastrophe-naturelle-cat-nat-franchise-indemnisation).

## Cause 3, la sinistralité personnelle et la segmentation

Au delà des facteurs collectifs, votre **historique personnel de sinistralité** pèse directement sur votre tarif. Les assureurs collectent les déclarations de sinistres via un fichier interne ou via les bases de données mutualisées (AGIRA, ALFA). Un sinistre déclaré entraîne généralement une majoration de 10 à 20 pour cent à la prochaine échéance, et deux sinistres en cinq ans peuvent conduire à un refus de renouvellement.

La **segmentation des risques** s'est affinée depuis dix ans. Les assureurs intègrent désormais des paramètres fins : zone géographique (au code postal près), type de logement (appartement, maison, étage), équipements de sécurité (alarme, porte blindée, détecteur d'incendie), antécédents personnels, présence d'animaux, profession. Cette segmentation produit des écarts tarifaires importants entre profils, parfois du simple au triple pour un même type de logement. Les disparités régionales le confirment : fin 2025, un locataire à Rennes payait en moyenne 100 euros par an, contre 154 euros à Ajaccio et 153 euros à Aix-en-Provence, deux villes plus exposées aux aléas climatiques.

Certains assureurs pratiquent des **tarifs d'appel** la première année (jusqu'à 30 pour cent en dessous du marché) pour capter des assurés, puis remontent les tarifs à la deuxième ou troisième année. Identifier ce mécanisme est essentiel : un avis d'échéance présentant une hausse de plus de 15 pour cent à la première reconduction est presque toujours le signal d'une fin de tarif d'appel.

## Cause 4, la fin du tarif d'appel et les hausses subies

Les **tarifs d'appel** sont une pratique commerciale courante dans la MRH. L'assureur capte un nouvel assuré avec une prime de 220 euros la première année, puis remonte à 280 euros la deuxième, et à 310 euros la troisième. Cette stratégie repose sur l'inertie des assurés : la quasi totalité ne compare pas et accepte la hausse par défaut.

Repérer une hausse liée à la fin du tarif d'appel demande de comparer l'évolution avec celle de l'indice FFB. Si l'indice a progressé de 3 pour cent et que votre prime augmente de 18 pour cent, le différentiel de 15 points correspond à l'extinction du tarif d'appel. Dans cette configuration, le bon réflexe consiste à comparer immédiatement les offres concurrentes : de nouveaux assureurs proposent à leur tour un tarif d'appel attractif, et vous pouvez répéter le cycle à votre avantage.

Pour comparer rapidement, le [comparateur assurance habitation](/assurance-habitation/comparateur) interroge les principaux acteurs et chiffre l'économie potentielle en deux minutes.

## Levier 1, augmenter la franchise pour baisser la prime

La **franchise** est la somme qui reste à votre charge en cas de sinistre. Augmenter la franchise réduit le coût supporté par l'assureur sur les petits sinistres, ce qui se traduit par une baisse de prime.

Franchise

Effet sur la prime

80 EUR (standard bas)

Référence

150 EUR

\-3 à -5 %

250 EUR

\-7 à -10 %

400 EUR

\-12 à -15 %

600 EUR

\-18 à -22 %

Le calcul est arbitral. Pour un assuré qui déclare en moyenne un sinistre tous les cinq ans, augmenter la franchise de 80 à 400 euros coûte en moyenne 64 euros par an de risque pris (320 euros tous les cinq ans), pour une économie de prime de l'ordre de 35 à 45 euros par an. Le gain net n'est donc pas systématique. En revanche, pour un assuré sans sinistre déclaré sur dix ans, le calcul s'inverse largement en faveur de la franchise élevée.

Les **franchises CatNat** sont fixées par arrêté et ne sont pas modulables : 380 euros pour les biens à usage non professionnel, 1 520 euros pour les sinistres sécheresse. Le levier franchise joue donc uniquement sur les sinistres hors CatNat.

## Levier 2, recalibrer le capital mobilier

Le **capital mobilier** est le plafond maximal d'indemnisation des biens meubles. Une déclaration excessive (capital surévalué) ne donne droit à aucune indemnité supplémentaire, mais alourdit la prime. Recalibrer ce capital à la valeur réelle des biens génère une économie de 3 à 10 pour cent.

À l'inverse, sous évaluer le capital expose à la **règle proportionnelle de capitaux** (article L121-5 du Code des assurances) : en cas de sinistre, l'indemnité est réduite proportionnellement au taux de sous évaluation. Pour comprendre le mécanisme, consultez la fiche [capital mobilier](/assurance-habitation/glossaire/capital-mobilier).

La bonne pratique consiste à mettre à jour le capital mobilier tous les trois à cinq ans, en fonction des achats majeurs (cuisine équipée, équipement informatique, mobilier neuf, matériel high tech). Photographier les biens de valeur, conserver les factures et tenir un inventaire chiffré simplifient à la fois la déclaration au moment de la souscription et la gestion en cas de sinistre.

Surface logement

Capital mobilier raisonnable

Effet vs sur évaluation

Studio 25 m²

8 000 à 12 000 EUR

\-10 % vs 20 000 EUR déclarés

2 pièces 45 m²

15 000 à 25 000 EUR

\-8 % vs 35 000 EUR déclarés

3 pièces 65 m²

25 000 à 40 000 EUR

\-7 % vs 55 000 EUR déclarés

4 pièces 85 m²

35 000 à 55 000 EUR

\-6 % vs 75 000 EUR déclarés

Maison 120 m²

50 000 à 85 000 EUR

\-5 % vs 110 000 EUR déclarés

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## Levier 3, comparer et changer d'assureur

Le levier le plus puissant reste la **mise en concurrence** des assureurs. Selon les comparateurs indépendants, l'écart entre l'offre la moins chère et l'offre la plus chère pour un même profil atteint en moyenne 40 à 60 pour cent, et l'économie moyenne réalisable en changeant d'assureur se situe entre 15 et 25 pour cent.

Trois conditions rendent le levier comparaison efficace. **Première condition**, garder un périmètre de garanties strictement équivalent, faute de quoi l'écart de prix est trompeur. Vérifiez les plafonds objets de valeur, la franchise, le capital mobilier, les exclusions, l'inclusion ou non de la protection juridique et de l'assistance.

**Deuxième condition**, prendre en compte la qualité de gestion des sinistres. Un assureur 20 pour cent moins cher mais à l'indemnisation longue ou conflictuelle coûte plus cher au moment d'un sinistre. Consulter le baromètre annuel du Médiateur de l'assurance et les avis publiés éclaire ce critère.

**Troisième condition**, structurer le changement pour éviter la rupture de couverture. Souscrivez le nouveau contrat **avant** de résilier l'ancien, et coordonnez les dates d'effet pour qu'aucun jour ne reste sans assurance. Pour les locataires, l'absence d'assurance même temporaire constitue un motif de résiliation du bail.

## Levier 4, résilier Hamon ou Châtel

La **loi Hamon** ([article L113-15-2 du Code des assurances](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038775140/)) permet la résiliation à tout moment passé un an de contrat, sans motif et sans frais. La résiliation prend effet un mois après réception de la notification par l'assureur. C'est le levier de référence dès lors que vous avez douze mois d'ancienneté.

La **loi Châtel** ([article L113-15-1 du Code des assurances](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038775145)) sanctionne les manquements d'information de l'assureur sur la date limite de résiliation. Lorsque l'avis d'échéance est adressé moins de 15 jours avant cette date limite, ou après elle, l'assuré dispose d'un délai de **vingt jours à compter de la date d'envoi de l'avis** (cachet de la poste ou horodatage) pour dénoncer la reconduction. Si l'avis n'a pas été envoyé du tout, l'assuré peut résilier à tout moment à compter de la date de reconduction. Pour comprendre la mécanique précise, consultez l'article [résiliation Châtel](/academy/resiliation-chatel-avis-echeance-assurance).

Le **motif de hausse tarifaire** n'est pas une cause de résiliation prévue par la loi générale, mais figure dans la quasi totalité des conditions générales avec un délai contractuel (souvent 15 à 30 jours après notification de la hausse). Vérifier la rédaction des conditions générales avant d'invoquer ce motif est indispensable, car le délai est court et la procédure formelle.

Le **changement de situation** (déménagement, vente, mariage, divorce, retraite, changement de profession, prévu à l'[article L113-16 du Code des assurances](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006792057)) ouvre également une résiliation infra annuelle, avec un préavis d'un mois.

Motif

Délai préavis

Date d'effet

Pièces à fournir

Hamon (>12 mois)

1 mois après notification

1 mois après réception assureur

Aucune

Châtel (avis tardif)

20 jours après date d'envoi de l'avis

Reconduction dénoncée

Copie enveloppe tampon

Châtel (avis absent)

À tout moment dès reconduction

Date d'envoi LRAR

Preuve d'absence d'avis

Hausse tarifaire

15 à 30 jours selon CG

Date notifiée

Avis d'échéance

Déménagement (L113-16)

1 mois

1 mois après LRAR + justificatif

Bail nouveau, état des lieux

Vente (L113-16)

1 mois

1 mois après LRAR + acte

Acte de vente

## Stratégie combinée, exemple chiffré

Prenons le cas d'un propriétaire d'un appartement de 65 m² à Lyon qui reçoit son avis d'échéance : prime de 348 euros HT contre 312 euros l'année précédente, soit +11,5 pour cent. La hausse se décompose en 3 pour cent d'indexation FFB, environ 8 pour cent de fin de tarif d'appel (il est en troisième année chez son assureur), le reste tenant à la mise à jour de la surprime CatNat.

**Action 1**, il compare via un comparateur indépendant. La meilleure offre concurrente, garanties équivalentes, ressort à 268 euros HT, soit une économie de 80 euros par an.

**Action 2**, il vérifie son capital mobilier. Déclaré à 45 000 euros, il dépasse la valeur réelle de ses biens (estimée à 32 000 euros). En recalibrant à 32 000 euros, l'offre concurrente passe à 251 euros HT.

**Action 3**, il accepte une franchise de 300 euros au lieu de 150. L'offre descend à 234 euros HT.

**Action 4**, il résilie son contrat actuel via Hamon (troisième année de contrat, donc largement éligible) et souscrit le nouveau contrat avec date d'effet coordonnée.

Économie finale : 348 moins 234 égale 114 euros par an, soit 33 pour cent de baisse, à garanties équivalentes et sans rupture de couverture.

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## Pièges et erreurs courantes face à la hausse

**Piège 1, accepter sans comparer.** L'inertie est le premier ennemi du portefeuille. Un assuré qui ne compare jamais paye en moyenne 30 pour cent de plus que la médiane du marché sur cinq ans.

**Piège 2, comparer sans contrôler le périmètre.** Une offre 25 pour cent moins chère qui exclut la protection juridique, plafonne les objets de valeur à 2 000 euros et fixe la franchise à 500 euros n'est pas réellement moins chère : elle réduit la couverture. Le comparateur doit afficher les garanties détaillées pour permettre l'arbitrage à périmètre constant.

**Piège 3, oublier la continuité d'assurance.** Pour les locataires, une rupture même d'un jour expose à la résiliation du bail. Pour les propriétaires occupants en copropriété, le règlement impose souvent l'attestation à jour, dont l'absence peut être sanctionnée par le syndic.

**Piège 4, négliger le critère gestion des sinistres.** Le baromètre annuel du Médiateur de l'assurance (publié sur mediation-assurance.org) classe les assureurs sur la qualité de gestion des sinistres. Cet indicateur indépendant éclaire utilement l'arbitrage entre prix et garanties.

**Piège 5, croire que la hausse n'est pas négociable chez le même assureur.** Avant de résilier, un appel au service de fidélisation produit souvent une baisse. L'assureur calcule un coût d'acquisition d'un nouveau client (souvent 80 à 120 euros) et préfère retenir un client existant en accordant 15 à 25 pour cent de remise. La menace de résiliation crédible, devis concurrent en main, reste le levier le plus efficace.

## FAQ : hausse de la prime d'assurance habitation

### Pourquoi ma prime d'assurance habitation augmente-t-elle chaque année ?

Trois mécanismes se cumulent. L'indexation automatique sur l'indice FFB aligne la cotisation sur le coût de la construction, qui atteint 1 197,3 points au premier trimestre 2026. La surprime CatNat, passée de 12 à 20 pour cent le 1er janvier 2025, ajoute environ 17 euros par contrat. Enfin, la sinistralité personnelle et la fin des tarifs d'appel commerciaux pèsent sur les contrats de deuxième et troisième année.

### De combien la surprime CatNat a-t-elle augmenté en 2025 ?

Le taux de la surprime catastrophes naturelles est passé de 12 à 20 pour cent de la prime habitation le 1er janvier 2025, en application de l'arrêté du 22 décembre 2023. Pour l'automobile, il est passé de 6 à 9 pour cent. Cette révision, la première depuis 25 ans, représente une capacité de couverture supplémentaire de 1,2 milliard d'euros par an pour le régime.

### Puis-je refuser l'indexation FFB de mon contrat ?

Non. La clause d'indexation est contractuelle et s'applique automatiquement chaque année tant que vous restez chez le même assureur, sans besoin de votre accord. Le seul moyen d'y échapper consiste à changer de contrat, en résiliant via la loi Hamon ou la loi Châtel, pour souscrire une offre à indexation plus modérée ou à prime fixe temporaire.

### Combien puis-je économiser en changeant d'assureur ?

L'économie moyenne en changeant d'assureur à garanties équivalentes se situe entre 15 et 25 pour cent, l'écart entre l'offre la moins chère et la plus chère atteignant 40 à 60 pour cent pour un même profil. En combinant comparaison, recalibrage du capital mobilier et hausse de franchise, une baisse de 25 à 35 pour cent sur la prime totale est courante.

### Quand puis-je résilier mon assurance habitation ?

Après douze mois de contrat, la loi Hamon autorise la résiliation à tout moment, sans motif ni frais, avec effet un mois après notification à l'assureur. Avant douze mois, la loi Châtel permet de résilier si l'assureur a manqué à son obligation d'information, dans un délai de 20 jours à compter de la date d'envoi de l'avis d'échéance.

## Comment France Épargne vous accompagne

Notre cabinet accompagne les assurés face à la hausse de leur prime habitation, en arbitrant entre la renégociation chez l'assureur actuel et la bascule vers un nouveau contrat.

**Analyse de l'avis d'échéance**

Nous décomposons votre hausse poste par poste (indexation FFB, surprime CatNat, fin de tarif d'appel) pour identifier la part réellement compressible. Retour personnalisé sous six heures ouvrées.

**Mise en concurrence à garanties constantes**

Nous comparons les offres du marché à périmètre de garanties strictement équivalent, seule méthode qui rend l'écart de prix exploitable. Économie moyenne constatée : 15 à 25 pour cent.

**Transition sans rupture de couverture**

Nous coordonnons les dates d'effet entre l'ancien et le nouveau contrat pour qu'aucun jour ne reste sans assurance, un impératif pour les locataires.

Avant d'envoyer votre LRAR, comparez les offres adaptées à votre profil via le [comparateur assurance habitation](/assurance-habitation/comparateur), ou orientez vous avec le [quiz assurance habitation](/assurance-habitation/quiz).

## Conclusion

La hausse de prime d'assurance habitation n'est pas une fatalité. Indexation FFB, surprime CatNat, sinistralité personnelle et fin du tarif d'appel constituent un faisceau de causes qui peut être décomposé pour activer les leviers les plus efficaces. Augmenter la franchise, recalibrer le capital mobilier, comparer les offres et résilier via Hamon ou Châtel sont quatre instruments combinables qui produisent couramment une baisse de 25 à 35 pour cent sur la prime totale. La règle d'or consiste à ne jamais reconduire un contrat par défaut, à comparer chaque année dans les semaines précédant l'échéance, et à structurer la transition sans rupture de couverture. Avec ces réflexes, l'inflation tarifaire reste contenue et le pouvoir d'achat du foyer est préservé.

* * *

**À lire également :**

-   [Résiliation Châtel et avis d'échéance](/academy/resiliation-chatel-avis-echeance-assurance)
-   [Glossaire indice FFB](/assurance-habitation/glossaire/indice-ffb)
-   [Glossaire capital mobilier](/assurance-habitation/glossaire/capital-mobilier)

**Sources :**

-   [France Assureurs](https://www.franceassureurs.fr), chiffres clés de l'assurance 2024 (prime moyenne MRH 299 EUR HT, 46,1 millions de contrats, 13,8 milliards d'euros de cotisations)
-   [Fédération Française du Bâtiment](https://www.outils.ffbatiment.fr/federation-francaise-du-batiment/le-batiment-et-vous/en_chiffres/indices-index/Chiffres_Index_FFB_Construction.html), indice FFB du coût de la construction, T1 2026 (1 197,3 points)
-   [Ministère de l'Économie](https://www.economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/emprunter-et-sassurer/catastrophe-naturelle-comment-fonctionnent-les-indemnisations), régime CatNat et franchises légales
-   [Légifrance, article L113-15-2](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038775140/) du Code des assurances (loi Hamon)
-   [Légifrance, article L113-15-1](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038775145) du Code des assurances (loi Châtel)
-   [Arrêté du 22 décembre 2023](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000048678712) relevant la surprime CatNat de 12 à 20 pour cent
-   [Médiateur de l'Assurance](https://www.mediation-assurance.org), rapport annuel
