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title: "GLI, la Garantie Loyer Impayé entre 2 et 4 pour cent du Loyer Annuel"
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description: "La garantie loyer impayé GLI coûte 2,5 à 5 pour cent du loyer annuel et couvre impayés, contentieux et dégradations. Conditions, comparaison Visale, fiscalité."
keywords: [garantie loyer impayé GLI, GLI prix, GLI Visale, GLI conditions éligibilité, GLI déductible revenus fonciers]
canonical: "https://www.france-epargne.fr/academy/assurance-habitation/gli-garantie-loyer-impaye-prix-conditions-bailleur"
publishedAt: "2026-05-19T10:19:34.329Z"
updatedAt: "2026-06-15T08:05:42.586Z"
readingTimeMinutes: 24
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# GLI, la Garantie Loyer Impayé entre 2 et 4 pour cent du Loyer Annuel

La **garantie loyer impayé**, dite GLI, est l'assurance que de plus en plus de bailleurs souscrivent pour sécuriser leurs revenus locatifs. Le contexte le justifie : les relances dès le cinquième jour de retard concernent près de 20 pour cent des loyers en 2024, contre 6,12 pour cent en 2020 (source : observatoires de gestion locative, 2025), et la durée moyenne d'une procédure d'expulsion s'établit entre huit et douze mois, jusqu'à dix-huit mois et plus en zone tendue. La perte de loyer associée atteint fréquemment dix mille à vingt mille euros pour un appartement parisien. Face à ce risque, la GLI offre une protection couvrant les impayés, les frais de contentieux, les dégradations locatives et parfois la vacance. Le coût se situe entre **2,5 et 5 pour cent du loyer annuel TTC** en contrat individuel, ce qui en fait un investissement modeste au regard du risque évité, à condition de comprendre les conditions d'éligibilité du locataire et d'arbitrer entre GLI privée et garantie publique Visale. Cet article décrit le fonctionnement, les fourchettes de prix, les conditions d'éligibilité, la comparaison avec Visale, la fiscalité et les pièges à éviter.

> **À retenir :**
> 
> -   Le coût d'une GLI individuelle s'établit entre 2,5 et 5 pour cent du loyer annuel TTC, soit 25 à 42 euros par mois pour un loyer de 1 000 euros charges comprises ; un contrat collectif via une agence descend à 1,5 à 3 pour cent.
> -   Le locataire doit présenter un taux d'effort inférieur ou égal à 33 pour cent (loyer charges comprises divisé par les revenus nets) et une situation professionnelle stable, sous peine de refus d'indemnisation au sinistre.
> -   La GLI est juridiquement incompatible avec une caution solidaire, sauf locataire étudiant ou apprenti (article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989, renforcé par la loi ALUR du 24 mars 2014).
> -   La prime GLI est déductible des revenus fonciers au régime réel pour son montant réel (article 31, a bis du 1° du I du Code général des impôts), à reporter ligne 223 du formulaire 2044.
> -   La garantie Visale d'Action Logement, gratuite, plafonne le loyer à 1 940 euros en Île-de-France depuis le 6 janvier 2026 ; au-delà, la GLI privée reste le seul recours.

## TLDR, l'essentiel sur la GLI

La GLI est un contrat d'assurance souscrit par le bailleur (et non par le locataire), qui indemnise les loyers impayés, les charges, les frais de procédure et les dégradations locatives au-delà du dépôt de garantie. Le coût standard d'un contrat individuel s'établit entre **2,5 et 5 pour cent du loyer annuel TTC**, soit pour un loyer de 900 euros mensuels une prime annuelle de 270 à 540 euros. Le locataire doit remplir des **conditions d'éligibilité** strictes au moment de la signature : taux d'effort inférieur à 33 pour cent (loyer charges comprises divisé par les revenus nets), situation professionnelle stable (CDI confirmé, fonction publique, profession libérale établie). La GLI est **incompatible avec la garantie Visale** d'Action Logement : un bailleur ne peut pas cumuler les deux pour un même locataire. La prime de GLI est **déductible des revenus fonciers** déclarés au régime réel, conformément à l'[article 31 du Code général des impôts](https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5807-PGP.html/identifiant=BOI-RFPI-BASE-20-60-20170125). En revanche, depuis la loi ALUR de 2014, la GLI ne peut plus être souscrite simultanément avec une caution solidaire pour un même locataire (sauf locataire étudiant ou apprenti), conformément à l'[article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000044073458).

## Le périmètre exact d'une GLI standard

La GLI couvre quatre périmètres principaux, dont la combinaison dépend du contrat choisi.

**Premier périmètre, les impayés de loyer et charges.** L'assureur indemnise les loyers et charges impayés à partir du premier impayé non régularisé, généralement après un délai de carence de trente jours à compter de la mise en demeure. La durée d'indemnisation varie de **24 à 36 mois** selon les contrats, avec un plafond cumulé qui se situe le plus souvent entre 70 000 et 90 000 euros. Pour un appartement loué 900 euros charges comprises, ce plafond couvre largement la durée d'une procédure d'expulsion classique.

**Deuxième périmètre, les frais de contentieux.** L'assureur prend en charge les honoraires d'huissier (commandement de payer, signification, assignation), les frais d'avocat dans la limite d'un barème contractuel, et les frais de procédure d'expulsion (commandement de quitter les lieux, recours à la force publique). Le plafond se situe généralement entre 5 000 et 10 000 euros par sinistre.

**Troisième périmètre, les dégradations locatives.** Si le locataire quitte les lieux en laissant des dégradations supérieures au dépôt de garantie, la GLI indemnise le surplus dans la limite d'un plafond (souvent 7 700 à 10 000 euros). L'expertise détermine la nature locative ou liée à la vétusté des dégradations, seules les premières étant indemnisables.

**Quatrième périmètre, la vacance locative entre deux locataires.** Cette extension n'est pas systématique. Lorsqu'elle existe, elle couvre la perte de loyer entre la libération du logement et la nouvelle mise en location, dans la limite de deux à trois mois.

Certains contrats premium incluent également la **protection juridique étendue** (litige avec le syndic, recours contre des voisins) et l'**assistance** (recherche de nouveau locataire, état des lieux d'entrée et de sortie). Pour orienter votre choix entre les niveaux de couverture, utilisez le [comparateur assurance habitation](/assurance-habitation/comparateur).

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## Le tarif réel, fourchettes de prix et facteurs de variation

Le prix d'une GLI individuelle se situe dans la fourchette **2,5 à 5 pour cent du loyer annuel TTC**, les néo-assureurs en ligne affichant des prix d'appel dès 2,2 pour cent. Un contrat collectif souscrit via une agence immobilière fait descendre le taux entre **1,5 et 3 pour cent**, car le risque est mutualisé sur un portefeuille de baux. Concrètement, pour un loyer de 1 000 euros charges comprises, la prime représente 25 à 42 euros par mois selon les garanties (source : comparateurs de gestion locative, 2026). Cette fourchette intègre des écarts liés à plusieurs facteurs.

**Le niveau de couverture.** Une GLI basique couvre les impayés et le contentieux pour environ 2,5 à 3,2 pour cent. Une GLI confort ajoute les dégradations pour 3 à 3,8 pour cent. Une GLI premium intègre la vacance et la protection juridique pour 3,8 à 5 pour cent.

**Le profil du locataire.** Un locataire en CDI confirmé hors période d'essai génère un tarif plancher. Un locataire en CDD long ou en intérim de plus de deux ans est accepté avec une majoration. Les locataires en profession libérale ou indépendant établi (plus de trois ans d'activité) sont éligibles selon les compagnies, à un tarif légèrement majoré.

**La nature du bien et la zone géographique.** Les biens en zones tendues (Paris, Île-de-France, métropoles régionales) supportent des tarifs proches du plafond de la fourchette, à cause de la durée moyenne plus longue des procédures et du niveau plus élevé des loyers. Les biens en zones détendues bénéficient de tarifs plus modérés.

**La franchise et le délai de carence.** Une franchise élevée (un mois de loyer) et un délai de carence allongé (deux mois) réduisent la prime de 0,3 à 0,5 point. À l'inverse, l'indemnisation dès le premier mois d'impayé augmente la prime.

Profil du bien

Loyer mensuel TTC

Loyer annuel

Prime annuelle GLI

Pourcentage

Studio province, CDI

480 EUR

5 760 EUR

145 à 195 EUR

2,5 à 3,4 %

2 pièces Lyon, CDI

780 EUR

9 360 EUR

280 à 365 EUR

3 à 3,9 %

3 pièces Paris, CDI

1 450 EUR

17 400 EUR

555 à 700 EUR

3,2 à 4,0 %

4 pièces Bordeaux, profession libérale

1 200 EUR

14 400 EUR

510 à 620 EUR

3,5 à 4,3 %

5 pièces banlieue, CDI cadre

1 900 EUR

22 800 EUR

805 à 970 EUR

3,5 à 4,2 %

Ces fourchettes sont des indications de marché 2025 à 2026. Les tarifs réels dépendent du barème de chaque assureur et de la souscription via un courtier ou en direct.

## Conditions d'éligibilité, le filtre du taux d'effort à 33 pour cent

L'éligibilité du locataire à la GLI conditionne l'acceptation du dossier par l'assureur. Le critère central est le **taux d'effort**, défini comme le rapport entre le loyer (charges comprises) et les revenus nets mensuels du locataire (ou du couple si bail conjoint).

**Seuil standard, 33 pour cent.** La quasi-totalité des contrats GLI exigent un taux d'effort inférieur ou égal à 33 pour cent. Pour un loyer charges comprises de 900 euros, cela implique des revenus nets d'au moins 2 727 euros par mois. Certains assureurs admettent un taux d'effort de 35 pour cent pour des dossiers premium (revenus supérieurs à 4 000 euros) ou pour des baux courts.

**Situations professionnelles éligibles.** Sont acceptés : CDI confirmé hors période d'essai, fonctionnaire titulaire, profession libérale établie depuis trois ans avec liasses fiscales, retraité avec pension régulière, étudiant boursier avec garant éligible. Sont refusés : CDD courts (sauf reconduction visible), intérim de moins de deux ans, période d'essai, demandeur d'emploi sans complément, auto-entrepreneur de moins d'un an. Cette sélectivité explique en partie la montée des dossiers falsifiés, qui atteignent 10 pour cent des candidatures en 2025 contre 6 pour cent un an plus tôt (source : professionnels de la gestion locative, 2025) : le bailleur doit vérifier l'authenticité des justificatifs avant de transmettre le dossier à l'assureur.

**Justificatifs requis.** Trois bulletins de salaire, contrat de travail, dernier avis d'imposition, pièce d'identité, justificatif de domicile, RIB. Pour les indépendants : deux derniers avis d'imposition, attestation INSEE, bilans comptables.

Pour les dossiers limites (taux d'effort légèrement supérieur à 33 pour cent, période d'essai), certains assureurs acceptent avec un garant solidaire éligible. La caution solidaire reste compatible avec la GLI uniquement pour les locataires **étudiants ou apprentis**, conformément à l'exception inscrite à l'[article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000044073458). Pour les autres profils, la loi ALUR du 24 mars 2014 interdit le cumul, sous peine de nullité du cautionnement.

Pour comprendre les arbitrages, lisez l'article comparatif [Visale Action Logement](/academy/visale-action-logement-gratuit-bailleur-locataire).

## GLI ou Visale, le bon arbitrage pour le bailleur

La garantie **Visale** d'Action Logement est une alternative gratuite à la GLI privée. Elle couvre les impayés et les dégradations dans des limites précises, et son fonctionnement a sensiblement évolué au 6 janvier 2026.

Critère

GLI privée

Visale Action Logement

Coût pour le bailleur

2,5 à 5 % loyer annuel (1,5 à 3 % en collectif)

0 EUR (gratuit)

Durée d'indemnisation

24 à 36 mois

36 mois max en parc privé, si impayés dans les 3 premières années du bail

Plafond de loyer mensuel

Variable selon contrat

1 940 EUR zone 1 (IDF), 1 575 EUR zone 2, 1 365 EUR zone 3

Couverture dégradations

Oui (souvent 7 700 EUR)

Oui (jusqu'à 2 mois de loyer)

Frais de contentieux

Oui

Non (à charge du bailleur)

Locataires éligibles

CDI confirmés essentiellement

18 à 30 ans sans condition, ou salariés >30 ans ≤1 710 EUR net

Cumul caution solidaire

Interdit (sauf étudiants apprentis)

Interdit

Procédure

Indemnisation sous 30 à 60 jours

Indemnisation après 2 impayés consécutifs

Récupération sur locataire

Par l'assureur (subrogation)

Par Action Logement (remboursement échelonné)

Depuis la réforme du 6 janvier 2026, Visale couvre jusqu'à 36 mensualités impayées en parc privé, **mais uniquement si les impayés surviennent au cours des trois premières années du bail** (source : Action Logement, visale.fr, 2026). Le plafond de loyer garanti a été relevé à 1 940 euros en zone 1 (Île-de-France), 1 575 euros en zone 2 (villes de plus de 100 000 habitants, Corse, DROM) et 1 365 euros en zone 3. Le loyer garanti reste plafonné à 50 pour cent des ressources du locataire. Visale ne prend pas en charge les frais de contentieux ni les honoraires d'avocat, qui restent à la charge du bailleur, contrairement à la GLI qui les couvre dans son plafond. Le dispositif vise les locataires jeunes (18 à 30 ans, sans condition de revenus) et les salariés de plus de 30 ans aux revenus inférieurs à 1 710 euros nets mensuels.

La GLI privée s'impose dès lors que le loyer dépasse les plafonds Visale, que le locataire ne rentre pas dans les profils éligibles, ou que le bailleur souhaite une couverture étendue incluant les frais de contentieux et un service de gestion. Pour un loyer parisien de 1 800 euros et un locataire cadre de 35 ans, par exemple, Visale est inopérante : la GLI privée est le seul recours.

## La fiscalité de la prime GLI, déductibilité au régime réel

La prime GLI est une **charge déductible des revenus fonciers** au régime réel d'imposition, conformément à l'[article 31, a bis du 1° du I du Code général des impôts](https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5807-PGP.html/identifiant=BOI-RFPI-BASE-20-60-20170125). L'administration fiscale range expressément le « risque d'impayés de loyers » parmi les primes d'assurance déductibles pour leur montant réel et justifié.

Pour activer la déduction, trois conditions doivent être réunies. **Première condition**, la prime doit être effectivement payée au cours de l'exercice. **Deuxième condition**, la facture doit être au nom du bailleur (ou de la SCI s'il s'agit d'une personne morale). **Troisième condition**, le bailleur doit déclarer ses revenus fonciers au **régime réel**, en reportant la prime ligne 223 du formulaire 2044 (ou ligne 223 ou 443 du formulaire 2044 S), et non au régime micro-foncier. Au régime micro-foncier, l'abattement forfaitaire de 30 pour cent remplace la déduction réelle, et la prime n'est pas déductible séparément.

L'optimisation fiscale dépend du taux marginal d'imposition (TMI) du bailleur. Pour un bailleur à 30 pour cent de TMI, une prime annuelle de 400 euros génère une économie d'impôt d'environ 120 euros sur l'impôt sur le revenu. Pour un bailleur à 41 pour cent, l'économie monte à 164 euros. À ces économies s'ajoute la réduction des prélèvements sociaux de 17,2 pour cent assis sur le revenu foncier net, la prime déduite abaissant la base imposable.

Pour les SCI à l'IS, la prime est déductible du résultat imposable au taux applicable (15 ou 25 pour cent selon le seuil). Pour une SCI à l'IR translucide, la déduction se répercute proportionnellement sur les associés à hauteur de leur quote-part. Pour comprendre cette articulation, consultez l'article [SCI familiale et assurance habitation](/academy/sci-familiale-assurance-bien-immobilier).

## Procédure de mise en jeu, du premier impayé à l'indemnisation

La mise en jeu de la GLI suit une procédure encadrée par les conditions générales du contrat. Six étapes structurent le déroulement.

**Étape 1, premier impayé.** Le loyer n'est pas crédité à la date prévue. Le bailleur enregistre l'incident et patiente une quinzaine de jours avant de réagir, pour laisser le locataire régulariser spontanément.

**Étape 2, mise en demeure et déclaration à l'assureur.** Passé un mois sans paiement, le bailleur adresse une **mise en demeure par LRAR** (lettre recommandée avec accusé de réception) au locataire et déclare le sinistre à l'assureur GLI dans le délai prévu au contrat (souvent quinze à trente jours). La déclaration accompagne les bulletins de salaire initiaux et le bail.

**Étape 3, commandement de payer.** Après deux mois d'impayés cumulés, l'assureur missionne (ou demande au bailleur de missionner) un huissier qui délivre un **commandement de payer visant la clause résolutoire** du bail. Le locataire dispose de deux mois pour régulariser, faute de quoi la clause résolutoire est acquise.

**Étape 4, indemnisation des premiers mois d'impayés.** L'assureur commence à indemniser le bailleur à compter de la deuxième ou troisième échéance impayée, selon le délai de carence contractuel. Les sommes sont versées mensuellement et nettes de franchise.

**Étape 5, assignation en référé et procédure d'expulsion.** En l'absence de régularisation après le commandement de payer, le bailleur (ou l'assureur via son réseau juridique) assigne le locataire en référé pour constater la résiliation et obtenir l'expulsion. La procédure dure six à dix-huit mois selon la juridiction, durant laquelle l'assureur continue d'indemniser.

**Étape 6, expulsion et clôture du dossier.** Après obtention du jugement, l'huissier procède au commandement de quitter les lieux, puis à l'expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire. La GLI indemnise les dégradations constatées à l'état des lieux de sortie, dans la limite du plafond contractuel. L'assureur exerce ensuite un **recours subrogatoire** (récupération des sommes versées auprès du locataire débiteur) contre celui-ci.

Pour le bailleur, la GLI évite la trésorerie négative pendant la procédure et garantit une couverture professionnelle des aspects juridiques. Sans GLI, le bailleur supporte seul la perte de loyer, les frais d'huissier et d'avocat, et le risque de non-recouvrement.

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## Cas pratique chiffré, un studio parisien en impayé

Pour illustrer le calcul, prenons un cas représentatif appuyé sur les fourchettes de marché vérifiées.

Un **studio de 28 m² loué 950 euros charges comprises dans le 18e arrondissement de Paris**, occupé par un locataire en CDI confirmé. Le bailleur souscrit une GLI confort à 3,6 pour cent du loyer annuel TTC, soit une prime de 410 euros par an (34 euros par mois). Le locataire cesse de payer au mois de mars.

Déroulé financier. L'assureur indemnise à partir de la troisième échéance impayée, soit dès mai. La procédure aboutit à l'expulsion au bout de quatorze mois. Sur cette période, la GLI verse 13 mois de loyer indemnisés (le premier mois reste à charge selon le délai de carence), soit 12 350 euros, prend en charge 4 200 euros de frais d'huissier et d'avocat, puis 3 100 euros de dégradations constatées au-delà du dépôt de garantie. Le total indemnisé atteint **19 650 euros**, pour une prime annuelle de 410 euros déductible des revenus fonciers (économie d'impôt de 123 euros pour un bailleur à 30 pour cent de TMI). Sans GLI, le bailleur aurait supporté l'intégralité de cette perte, avec un recouvrement incertain sur un locataire insolvable. Le rapport coût-protection illustre pourquoi près d'un bailleur du parc privé sur trois sécurise désormais ses revenus locatifs.

## Pièges et points d'attention

**Piège 1, négliger les conditions d'éligibilité au moment de la signature.** Si le dossier du locataire ne respecte pas les critères stricts (taux d'effort à 33 pour cent, situation professionnelle, justificatifs complets), l'assureur peut **refuser l'indemnisation** lors du sinistre, en invoquant un défaut d'éligibilité initial. Le bailleur doit faire valider le dossier par l'assureur avant la signature du bail.

**Piège 2, cumuler GLI et caution solidaire.** Sauf pour les étudiants et apprentis, le cumul est juridiquement interdit. Une caution solidaire signée alors qu'une GLI est en place est frappée de nullité et ne peut être mise en jeu, le bail lui-même restant valable. Le bailleur qui exigerait les deux s'expose à devoir restituer toute somme réclamée à la caution.

**Piège 3, retarder la déclaration de sinistre.** La quasi-totalité des contrats imposent un délai strict pour déclarer le premier impayé. Une déclaration tardive (par exemple après trois mois d'impayés) entraîne l'application de la **règle proportionnelle de primes** ou un refus de garantie. La règle d'or consiste à déclarer dès le premier mois confirmé impayé, même si la situation paraît temporaire.

**Piège 4, ne pas adapter la GLI à un changement de locataire.** À chaque changement de locataire, le bailleur doit soumettre le nouveau dossier à l'assureur pour validation et obtenir un avenant. Sans cette formalité, la nouvelle location n'est pas couverte, même si la prime continue d'être prélevée.

**Piège 5, sous-estimer la durée de la procédure.** En zones tendues, une procédure d'expulsion dépasse couramment dix-huit mois, la trêve hivernale (1er novembre au 31 mars) suspendant l'exécution pendant cinq mois. Le plafond de 24 mois de certaines GLI devient insuffisant. Pour les biens à fort enjeu, privilégier une GLI 36 mois.

**Piège 6, ignorer l'articulation avec la PNO.** La GLI couvre les flux locatifs, mais ne couvre pas les sinistres matériels affectant l'immeuble. La **PNO** (propriétaire non occupant) reste indispensable en parallèle. Pour comprendre la complémentarité, consultez l'article [PNO propriétaire non occupant](/assurance-habitation/pno-proprietaire-non-occupant).

## Comparateur des principaux acteurs du marché GLI

Le marché de la GLI en France est animé par une dizaine d'acteurs aux positionnements distincts. Sans établir un classement définitif (les conditions évoluent chaque année), quelques repères structurent le choix.

**Assureurs traditionnels (AXA, Allianz, Generali, MMA).** Couverture large, plafonds élevés (souvent 90 000 euros cumulés), réseau d'experts national, tarifs proches du haut de fourchette (3,5 à 4,5 pour cent). Adaptés aux bailleurs multipropriétaires et aux biens à fort enjeu.

**Mutuelles (Macif, Maaf, GMF).** Tarification compétitive (2,8 à 3,6 pour cent), conditions d'éligibilité parfois plus strictes, suivi administratif solide. Adaptés aux bailleurs particuliers détenant un ou deux biens.

**Courtiers spécialisés (Galian, SADA, Bemao).** Produits sur mesure intégrant la GLI à une offre globale (PNO, RC propriétaire, protection juridique). Tarifs négociés via le réseau de courtage, généralement entre 3 et 4 pour cent. Adaptés aux bailleurs cherchant un interlocuteur unique pour l'ensemble de leur patrimoine locatif.

**Plateformes en ligne et néo-assureurs.** Souscription rapide, devis instantané, prix d'appel (2,2 à 3,2 pour cent). Reste à vérifier la qualité du service après-vente et la rapidité de l'indemnisation en cas de sinistre. Adaptés aux bailleurs digitaux gérant leur patrimoine en direct.

Au-delà du nom de l'assureur, trois indicateurs comparent objectivement les offres. Premier indicateur, la **durée d'indemnisation** (24 mois suffisent rarement en zone tendue, 36 mois constituent un standard sécurisant). Deuxième indicateur, le **plafond cumulé** (90 000 euros couvrent la quasi-totalité des situations résidentielles). Troisième indicateur, le **délai de carence** (l'indemnisation à partir du deuxième mois est la norme, le premier mois reste à charge du bailleur).

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## Tendances du marché GLI à horizon 2026 à 2028

Trois évolutions structurent le marché à court terme. **Première évolution**, la pression sur les conditions d'éligibilité, sous l'effet des associations de locataires qui contestent le seuil de taux d'effort à 33 pour cent. Plusieurs assureurs explorent des conditions assouplies (35 à 38 pour cent) pour les revenus supérieurs à 4 000 euros, ce qui ouvrira le marché à des dossiers aujourd'hui refusés.

**Deuxième évolution**, l'intégration croissante de services d'accompagnement (état des lieux numérique, signature électronique, gestion automatisée des relances). Les assureurs digitaux poussent ces innovations qui réduisent les frais et accélèrent l'indemnisation. Pour le bailleur particulier, ces services compensent un tarif légèrement supérieur en absorbant une partie de la charge administrative.

**Troisième évolution**, l'extension de Visale à des publics plus larges. La réforme du 6 janvier 2026 a déjà élargi l'éligibilité aux salariés de plus de 30 ans aux revenus inférieurs à 1 710 euros et aux travailleurs saisonniers, et relevé les plafonds de loyer. Cette montée en charge met une pression à la baisse sur les tarifs GLI pour les profils modestes. Pour les bailleurs qui louent à des publics jeunes ou modestes, Visale reste l'option à privilégier ; pour les autres profils, la GLI privée garde sa place de référence.

## FAQ : garantie loyer impayé GLI

### Quel est le prix d'une garantie loyer impayé ?

Une GLI individuelle coûte entre 2,5 et 5 pour cent du loyer annuel charges comprises, soit 25 à 42 euros par mois pour un loyer de 1 000 euros. Les néo-assureurs en ligne descendent à 2,2 pour cent. Un contrat collectif souscrit via une agence immobilière abaisse le taux entre 1,5 et 3 pour cent grâce à la mutualisation du risque. La prime étant déductible des revenus fonciers au régime réel, le coût net après impôt diminue d'autant.

### Peut-on cumuler la GLI avec une caution solidaire ?

Non, sauf pour un locataire étudiant ou apprenti. L'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989, renforcé par la loi ALUR du 24 mars 2014, frappe de nullité tout cautionnement exigé alors qu'une assurance loyers impayés est souscrite. Le bail reste valable, mais la caution ne peut être mise en jeu. L'exception pour les étudiants et apprentis nécessite un certificat de scolarité, une carte d'étudiant ou un contrat d'apprentissage.

### La prime de GLI est-elle déductible des impôts ?

Oui, au régime réel d'imposition des revenus fonciers. La prime est déductible pour son montant réel, au titre de l'article 31, a bis du 1° du I du Code général des impôts, et se reporte ligne 223 du formulaire 2044. Au régime micro-foncier, l'abattement forfaitaire de 30 pour cent remplace cette déduction et la prime n'est pas déductible séparément. Pour une SCI à l'IS, la prime s'impute sur le résultat imposable.

### Quelles conditions le locataire doit-il remplir pour être éligible ?

Le taux d'effort, soit le loyer charges comprises rapporté aux revenus nets, doit rester inférieur ou égal à 33 pour cent. Le locataire doit justifier d'une situation professionnelle stable : CDI confirmé hors période d'essai, fonctionnaire titulaire, profession libérale établie depuis trois ans, ou retraité avec pension régulière. Les CDD courts, l'intérim de moins de deux ans et les périodes d'essai sont généralement refusés.

### GLI ou Visale, que choisir ?

Visale, gratuite, convient aux locataires de 18 à 30 ans et aux salariés de plus de 30 ans gagnant moins de 1 710 euros nets, pour un loyer plafonné à 1 940 euros en Île-de-France depuis le 6 janvier 2026. La GLI privée s'impose dès que le loyer dépasse ces plafonds, que le locataire n'est pas éligible à Visale, ou que le bailleur veut couvrir les frais de contentieux que Visale laisse à sa charge.

### Combien de temps la GLI indemnise-t-elle ?

Selon le contrat, la durée d'indemnisation varie de 24 à 36 mois, avec un plafond cumulé situé entre 70 000 et 90 000 euros. En zone tendue, où une procédure d'expulsion dépasse souvent dix-huit mois, une couverture de 36 mois constitue le standard sécurisant. La trêve hivernale (1er novembre au 31 mars) suspend l'exécution de l'expulsion et allonge mécaniquement la durée du sinistre.

## Comment France Épargne vous accompagne

Notre cabinet conseille les bailleurs sur l'arbitrage GLI Visale, la sélection du contrat adapté au profil du bien et du locataire, et la coordination avec la PNO. Une vision patrimoniale globale relie la sécurisation des revenus locatifs à la fiscalité foncière et à la transmission du bien.

**Analyse du dossier locataire**

Nos conseillers vérifient l'éligibilité du candidat aux conditions GLI (taux d'effort, situation professionnelle, justificatifs) avant la signature du bail, pour éviter tout refus d'indemnisation au sinistre. Chaque dossier transmis fait l'objet d'un contrôle d'authenticité des pièces, dans un marché où 10 pour cent des candidatures sont falsifiées.

**Sélection du contrat adapté**

Nous comparons les niveaux de couverture (durée d'indemnisation, plafond cumulé, délai de carence) au profil du bien et de la zone géographique, pour calibrer la prime sans surassurance ni sous-couverture.

**Coordination fiscale et patrimoniale**

Nous intégrons la déduction de la prime au régime réel foncier et l'articulation avec la PNO dans une stratégie d'ensemble, qu'il s'agisse d'un bien détenu en direct ou via une SCI.

Avant de signer, comparez les offres adaptées à votre profil via le [comparateur assurance habitation](/assurance-habitation/comparateur), ou orientez-vous avec le [quiz assurance habitation](/assurance-habitation/quiz).

## Conclusion

La GLI est un investissement modeste au regard du risque évité, à condition de respecter les conditions d'éligibilité du locataire et de comprendre l'articulation avec Visale, la caution solidaire et la PNO. Pour un loyer au-dessus des plafonds Visale et un locataire en CDI confirmé, la garantie loyer impayé privée est l'outil de référence. Pour un locataire jeune éligible à Visale et un loyer modeste, la garantie publique d'Action Logement peut suffire. Le bon arbitrage repose sur trois critères : le profil du locataire, le niveau du loyer, et la durée probable d'une éventuelle procédure d'expulsion. Une fois ces paramètres clarifiés, la GLI devient un complément naturel de la stratégie patrimoniale du bailleur, déductible fiscalement au régime réel et compatible avec la grande majorité des montages locatifs.

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**À lire également :**

-   [Visale Action Logement](/academy/visale-action-logement-gratuit-bailleur-locataire)
-   [SCI familiale et assurance habitation](/academy/sci-familiale-assurance-bien-immobilier)
-   [PNO propriétaire non occupant](/assurance-habitation/pno-proprietaire-non-occupant)

**Sources :**

-   [Légifrance, article 22-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000044073458) : interdiction du cumul caution et GLI (loi ALUR), consulté en 2026
-   [BOFiP, BOI-RFPI-BASE-20-60, primes d'assurance déductibles des revenus fonciers](https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5807-PGP.html/identifiant=BOI-RFPI-BASE-20-60-20170125) : article 31 du CGI, montant réel
-   [Service-Public.fr, garantie Visale](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33453) : conditions et plafonds 2026
-   [Action Logement, visale.fr](https://www.visale.fr) : réforme du 6 janvier 2026, plafonds et durée
-   [ANIL, fiche pratique garantir le paiement du loyer](https://www.anil.org) : sécurisation des revenus locatifs
